Journal de bord des dîners conférences de l'AAMMLR

Lovis Corinth Sturm auf Cap Ampeglio

Le lundi 23 janvier 2012


Jacques Boucard et Frédéric Surville ,nous montrent que le caractère exceptionnel de Xynthia repose principalement sur son bilan humain 53 morts. Preuve que l'homme n'a pas su tirer profit de l'expérience du passé en ne prenant pas les mesures de précautions qui auraient dû l'être. L'homme étant le principal responsable des effets catastrophiques de cette tempête. En remontant le cours de l'histoire, on s'aperçoit que plusieurs tempêtes "dites exceptionnelles" sont passées par là. Des études de registres paroissiaux ou d'actes notariés en particulier ont relevé 54 mentions de vimers sur l'île de Ré depuis 1500, dont un ou deux étaient exceptionnels."les archives ont souvent gardé la trace de ces événements extraordinaires, mais la mémoire confirme qu'ils sont plus fréquents qu'on ne ne l'imagine souvent" et d'évoquer" la destruction partielle des digues à dix reprises entre 1711 et1941."Qu'est-ce donc qu'un vimer ? Ce nom désigne toutes les tempêtes de submersion entraînant de gros dégâts : c'est ce que notre région a subi le 28 février 2010. Le 20ème siècle, pour lequel les documents sont bien sûr très abondants a été relativement « calme », et 15 vimers seulement ont été répertoriés.

Bernard Ménard


Le lundi 5 décembre 2011


Le dîner-conférence a réuni une soixantaine d'amis pour une randonnée sous-marine en compagnie de mon ami Alain Michaud (Plongeur-Photographe) des Pertuis Charentais à la Mer Rouge en passant par Ouessant, une résurgence de la Touvre en Charente, Arcachon, la Côte Basque, la Méditerranée. Ce parcours a permis de mieux connaître la diversité de la faune et de la flore cachés dans les fonds aquatiques et sous-marins D'aucuns ont été surpris de découvrir que nos Pertuis ont une grande richesse de vies, même si la visibilité est à peu près nulle du fait des alluvions importantes dans ces lieux. D'autres ont ressenti l'angoisse des plongées dans des épaves. Enfin tous se sont émerveillés sur les couleurs des fonds de Méditerranée et de la Mer Rouge. Merci à Alain.

Henri Bouchon


Peinture de AL Garneray

Le lundi 10 octobre 2011



L'Amiral François Bellec étayant son exposé sur un riche diaporama, démontre que l'attrait des bateaux, pour les hommes, remonte à la plus haute Antiquité. Dès 6000 ans avant JC, ils les représentaient déjà, accompagnant les événements de leur vie (échanges commerciaux, combats, culte de leurs morts). Nombreuses roches gravées, fresques, mosaïques, céramiques, poteries, monnaies, sceaux ou encore miniatures en témoignent, disséminés dans les différents pays du bassin méditerranéen ou encore, dans les fjords norvégiens. Pirogues, canoës, radeaux, barques funéraires des tombeaux égyptiens, navires en roseaux allant chercher l'encens ou les cèdres du Liban, galères à plusieurs rangées de rames, drakkars des mers scandinaves, ou "bateaux ronds" phéniciens, autant d'embarcations propulsées à l'aviron, à la pagaie ou à la voile, autant de caractéristiques évoluant avec l'activité ou le temps. Au début du premier millénaire, l'humanité est encore bien ignorante : "La terre est un disque plat qui flotte dans le ciel"... Face à la mer, on éprouve terreur et fascination. C'est le règne des ténèbres, des monstres apocalyptiques (baleines, sirènes, ...) Elle est malfaisante (invasions, naufrages) N'inspirant donc que très peu l'art, elle est cependant représentée dans des oeuvres allégoriques liées à la mythologie ou à la religion, des ex-voto afin de conjurer le sort, ou pour conter des batailles navales (Tapisserie de Bayeux, en 1066 : conquête normande de l'Angleterre). Au XIIIème siècle, la carte marine apparaît, (diffusion de la boussole, de l'astrolabe, du sextant) La Renaissance et ses grandes découvertes (Copernic, Galilée) vont encourager l'aventure. L'Occident accède peu à peu à une navigation conquérante autour du monde. Le trafic commercial s'intensifie. C'est l'époque de la Hanse (hourques, cogues), des routes maritimes pour la soie et les épices, l'essor de Gènes et Venise (galéasses), la quête de nouvelles terres par l'Espagne, le Portugal (caravelles). La mer apparaît moins hostile... La représentation des bateaux devient synonyme de prospérité, gloire et puissance. L'art maritime se développe d'abord en Espagne (Fernandez à Séville) et en Italie et s'installe aux Pays-Bas : première école hollandaise (Van Dyck, Van De Velde, Storck, Rubens) En France, cet art pâtit du peu d'intérêt que ses rois portent à la mer. L'absolutisme interdit toute représentation d'exploits autres que ceux de la personne royale. La mer et les marins français restent donc longtemps dans l'ombre. (Début XVIIème, Vignon : premier peintre maritime, Callot : 6 gravures sur le siège de La Rochelle pour Louis XIII, Gellée, dit Le Lorrain, influencera de nombreux peintres dont Turner. Plus tard, Vernet réalise pour Louis XV, quinze tableaux des ports de France. Au XIXè, des peintres de l'école anglaise illustrent les batailles que la flotte anglaise livre contre celle de Louis XVI. "L'art officiel de la Marine du Roi", créé pour représenter les victoires, ainsi que l'influence du "romantisme", contribuent à faire naître en France, un véritable engouement pour la mer. Tels  Vernet, d'autres "peintres officiels" restent dans nos mémoires (Hue, De Lautherbourg, Isabey, Garneray).

F. Legendre

Le Spray of Saint Briac par un écolier de Jard sur Mer

Le lundi 4 avril 2011



Guy Bernardin, héritier d'une longue tradition familiale, a été élevé à Saint Briac. Son grand-père était capitaine, son arrière grand-père, cap-hornier. Il a lui-même couru l'OSTAR, le BOC Challenge, le Vendée Globe, la route du rhum, passé six fois le Cap Horn... En 2005 il entreprend un tour du monde en solitaire sur le Spay of St Briac, fidèle réplique construite en 1974 du yawl aurique de 11m20 avec lequel Joshua Slocum accomplit le premier tour du monde en solitaire entre 1895 et 1898. Le tour du monde de Guy Bernardin est à la fois un hommage au navigateur et une expérience pour comprendre de l'intérieur la marche d'un voilier mythique du XIX° siècle. C'est le film tiré de cette aventure qu'il nous a présenté hier 4 avril 2011. Un film composé de belles images de mer, de pudeur, d'humour discret et de silence. Comme l'évoque une institutrice de Jard sur mer dont les élèves correspondaient avec Guy Bernardin : nous ne sommes pas dans un documentaire télé où le héros « solitaire » est entouré d'une équipe invisible, nous ne sommes pas dans la fiction. Nous sommes dans le vrai.

Richard Lick

Coureau d'Oléron

Le lundi 7 Mars 2011

Monsieur Parlier, Directeur d'une entreprise d'expertise environnementale située à La Rochelle, nous présente les quatre piliers du Nouvel Aménagement Côtier en fonction de leur utilité :
1. Protectrice L'aménagement peut se faire en gagnant du terrain sur l'océan (par le dépôt d'alluvions comme dans la baie de l'Aiguillon), en construisant sur la mer (ex: le port du Havre ou à Dubaï). La construction de digues et la conservation du sable sur les plages (en transportant le sable déplacé par camion, drainant la plage, installant des filets ou des palissades, ou solution plus farfelue: en bétonnant le fond de la mer !). On peut aussi utiliser des zones tampon comme réservoir en cas d'inondation.
2. Productive Après la production des huîtres dans l'estran, les ostréiculteurs l'ont déplacée en pleine eau où la nourriture est plus abondante. Des solutions plus écologiques et moins coûteuses que les corps morts sont préconisées pour fixer les filières comme par exemple une longue vis enfoncée dans les fonds sous marins.
3. Energétique
-A partir du vent : Les éoliennes commencent à se multiplier (ex: à 14 km du Tréport : 141 éoliennes ont été installées).
-A partir du courant marin comme le barrage de la Rance (le plus important au monde) les hydroliennes ou le projet du cerclage autour du Pont de l'île de Ré.
-A partir de la houle en utilisant des bouées avec pistons ou une grande chenille qui se déplace sur l'eau (fonction dynamo).
-A l'aide de la chaleur par un échange thermique (système de la pompe à chaleur).
-L'osmose ou la fonction d'électrolyse.
4. Récréative. Balades en plongée dans des sentiers sous marins aménagés avec des récifs artificiels (béton, vieux bateaux coulés) pour accroître les poissons. Littoral dessiné de façon à provoquer de belles vagues régulières pour le surf.
En conclusion, des projets variés lancés dans le monde entier bénéficieront de toutes ces innovations développées par de nombreuses entreprises.

Nicole Godefroy

Le 24 janvier 2011

Conférence très particulière , par le thème d'abord : « exemple de Management « mais aussi par le choix du support pour l'argumentation : « l'expédition Shackleton ».

Conférence très particulière également par l'originalité de la présentation : projection , lumière tamisée, intervention d'un lecteur nous relatant des extraits de journaux de bord des marins , dans une salle disposée en salle de spectacle.

Conférence très particulière enfin parce que , à la demande du conférencier , notre Association a fait un don à l'Association Française des Syndromes d'Ehlders-Danlos (maladie génétique rare et invalidante ).

Monsieur Jean-Claude Lefrère, conseiller en commerce international à la CCI de Rochefort nous a largement conté , d'une manière très vivante , l'extraordinaire épopée d'Ernest Shackleton et de ses 27 hommes d'équipage de l'Endurance d'octobre 1914 à Août 1916 en Antarctique . Conditions de survie extrême au prix d'incroyables difficultés après que le bateau fut bloqué et détruit par les glaces.

Passionné de management, ,Jean-Claude Lefrère s'est appliqué à nous démontrer comment Shackleton « archétype du leadership non-anxieux » a su comprendre ses hommes, les écouter ,partager avec eux les tâches quotidiennes ,faire preuve d'un « optimisme réaliste » mais surtout « montrer l'exemple « et prendre les bonnes décisions au bon moment afin de sauver tout son équipage. Exploit unique à l'époque dans les expéditions Antarctiques .

Le nom de Shackleton résonne effectivement chez les cadres du monde contemporain. Son exemple de management figure dans les programmes d'éducation managériale de plusieurs universités Américaines.

Soirée riche et émouvante avec un remarquable pédagogue.

Armelle et René Le Cavorzin


Lundi 4 octobre 2010, en présence de Mme Allier, fille de l'amiral Meyer, et devant 150 Amis, MM. Kalbach et Lebleu, remarquables conférenciers, nous ont fait revivre l'extraordinaire négociation menée par le commandant Meyer auprès du vice-amiral Schirlitz, qui assurait le commandement de la côte atlantique et de la place de La Rochelle, afin de sauver la ville de la destruction. Photos familiales à l'appui, ils montrèrent comment leur formation de marins et leurs mêmes racines protestantes avaient pu contribuer favorablement à l'estime réciproque de ces deux ennemis.

Jean Michel Fn

Le 8 novembre 2010, Monsieur Y. Bouvard a parlé des canaux de Suez et de Panama et des routes maritimes. Il a rappelé l'histoire et les caractéristiques des canaux et montré leur rôle dans le développement de routes maritimes parmi les plus importantes. Puis il a évoqué les qualités que doit avoir une route maritime : sûreté et rentabilité. Aujourd'hui apparaissent des alternatives aux routes traditionnelles, d'autant plus que les deux canaux interocéaniques ne peuvent plus accueillir des navires de plus en plus gros. Ce sont la route du Cap, les routes de l'Arctique et aussi les routes terrestres qui traversent l'Amérique du Nord et l'Amérique centrale. Pour faire face à ces concurrences, les autorités du canal de Panama ont mis en oeuvre l'agrandissement de son gabarit.

Pierre Gillardot

Vendredi 11 juin : Conférence de Marcel Le Roux sur Primauguet.
Cet après-midi à 15 heures, 54 Amis se sont retrouvés dans l'auditorium pour écouter Marcel Le Roux nous parler de Primauguet. Une exposition de livres avait été préparée par les bénévoles de la bibliothèque nous présentant quelques beaux livres sur la navigation au temps de Primauguet.
Primauguet s'appelait en fait Hervé de Porzmoguer ; il est né en Bretagne à Plouarzel vers 1470. Sa famille possédait un manoir dont il reste encore quelques pierres. Il apprit à naviguer dans le chenal du Four où il acquit ses galons de capitaine. A cet endroit, le seul repère pour les marins était la Tour de l'Abbaye Saint Matthieu, une Tour à feu. Il escorta de nombreux convois sur la façade atlantique ; on parlait de «Porzmoguer et sa bande» et son importance comme chef de guerre était bien établie. On pilla et brûla son manoir pendant l'une de ses absences... acte de vengeance ? Il partit alors vivre à Morlaix.

En 1490, Anne de Bretagne épousa Charles VIII, puis Louis XII au décès du premier. Le Duché de Bretagne a gardé une certaine indépendance et Anne fit construire une carraque La Cordelière. Elle rencontra Porzmoguer et lui confia le commandement de La Cordelière basée à Brest. Porzmoguer accueillit ce projet avec enthousiasme, son manoir avait été détruit par les anglais... Henry VIII, roi d'Angleterre, se préparait à attaquer la flotte française en Bretagne avec deux douzaines de carraques, beaucoup plus que n'en possédaient les français. L'amiral Howard quitta l'Angleterre le 9 août 1512. Pendant ce temps Porzmoguer avait invité des amis à bord de La Cordelière et c'était la fête.

Au matin du 10 août, ordre d'appareillage à tous les navires, les invités n'eurent pas le temps de descendre à terre. Très vite la flotte franco-bretonne dut se résoudre à faire machine arrière : les anglais étient beaucoup plus puissants. Mais La Cordelière resta en arrière, elle fut attaquée par plusieurs navires anglais. Porzmoguer réussit à mettre en péril la Mary-James et le Sovereign, mais le Regent resta là malgré la riposte furieuse du capitaine français. Les deux navires étaient accrochés bord à bord, une bataille terrible, une lutte corps à corps sur le pont de La Cordelière... Porzmoguer vit l'issue fatale du combat ; il descendit à la réserve de poudre, y mit le feu, entraînant l'explosion de La Cordelière mais aussi du Regent, protégeant ainsi le reste de la flotte française. Porzmoguer mourut à 42 ans, en héros ; aussitôt Germain Brice composa un cénotaphe qui fit pleurer la duchesse de Bretagne bouleversée par la disparition tragique de La Cordelière et de son capitaine. Une stèle de granit a été érigée à la Pointe de Plouarzel, mais la plaque relatant le nom du héros a disparu.

Aucune épave n'a été retrouvée et faute de financement, le groupe de recherche a abandonné ses travaux.

Un buste de Porzmoguer , dit Primauguet, se trouve à bord de la frégate Primauguet, mais bien qu'adoptée par la marine, cette sculpture est le fruit de l'imagination !
Elisabeth COMBES

Le partage de l'eau douce l'été en Charente Maritime par Marc Commenge, 24 avril 2010
L'eau douce est à travers le monde une source de conflits. Pourtant les solutions techniques sont connues. Partager l'eau douce est une nécessite vitale que l'on résout d'autant mieux qu'on accepte de respecter le point de vue des uns et des autres. « Aucun aménageur n'a jamais raison tout seul » nous dit M. Marc Commenge, ancien directeur de l'Union des marais de Charente Maritime. Notre département est un cas intéressant car l'été, il est confronté à une pénurie d'eau douce. Les solutions sont à inventer en respectant l'agriculture, l'ostréiculture, la chasse, la protection de la nature et le tourisme...

C'est au plus sec de l'année que la demande est la plus forte : les estivants bien sûr, mais aussi le plancton des naissains d'huitres, la survie des bovins, l'irrigation des terres cultivées. Or 70% des longs étés sont secs, les petits cours d'eau ont un débit nul et la Charente tombe à 5 m3/seconde ! Les réserves d'eau douce sont nécessaires. Elles ne peuvent pas être faites dans les zones karstiques perméables, reste le marais aux argiles étanches. La platitude de notre pays permet de redistribuer l'eau où on en a besoin. Mais pour cela il faut s'entendre ! La réserve de 150 Ha de Breuil Magné est un exemple encourageant d'harmonie entre les différents intérêts. Mais ailleurs les recours devant les tribunaux se multiplient. Les délais s'allongent. Mais M. Commenge reste optimiste : à terme la régulation de la ressource en eau par des réserves est incontournable.
Richard Lick

Le lundi 1er mars, M. Jean-Paul Léger vient nous parler de son métier - officier radio de la marine marchande - "métier qui n'aura duré qu'un siècle". Pour y accéder : une première formation d'opérateur radio sanctionnée par un certificat, une seconde, d'officier radio, sanctionnée par un diplôme et des brevets. Historiquement, le naufrage du Titanic, en 1912, fait connaître très largement le rôle de l'officier radio. Les deux radios du bord, Jack Philips et Harold Bride - le premier disparut dans le naufrage - ont émis jusqu'au bout leur message de détresse, le maintenant célèbre SOS. Malheureusement, le radio du bateau le plus proche était parti se coucher. L'inconvénient de la présence d'un seul opérateur radio par navire, avec l'arrêt de réception des messages pendant son sommeil, est apparu et a provoqué la décision d'embarquer deux radios, jusqu'à la mise en place de l'auto-alarme du récepteur.

En dehors des communications radio avec les autres navires, les ports de destination, les familles des marins, du diagnostic à distance avec l'hôpital de Toulouse, le travail de l'officier radio comprend l'entretien et le dépannage de la radio, du radar, du sonar, le relevé goniométrique, voire la gestion de la bibliothèque, du cinéma de bord, ou de l'infirmerie.

Ce métier a conduit M. Léger à naviguer

- dans l'Atlantique : cabotage sur les côtes américaines et mexicaines, minéralier vers l'URSS,

- en Méditerrannée : cabotage sur un pinardier, en Crête, en Algérie,

- dans le Pacifique sud : Papouasie-Nouvelle Guinée, Tasmanie,

- dans l'Océan indien : côte africaine, Madagascar, Réunion,

- dans l'Antarctique sur un navire assurant le ravitaillement des Français et des Australiens de l'expédition Paul-Emile Victor,

et enfin sur des navires océanographiques : le Capricorne, sur les côtes d'Afrique, pour déterminer les réserves de poissons par écholocation, et le Coriolis, de l'ORSOM, dans le Pacifique, à la recherche de nodules polymétalliques et pour l'étude des fonds.

M. Léger nous précise avec humour que les escales n'ont rien à voir avec le tourisme !

En conclusion, une vie passionnante racontée par un homme passionné.
Betty Gourdon

Dîner conférence du 7 décembre 2009
Monsieur Jacques Depin, Président d'honneur de l'Université du Temps Libre , a exposé la tragédie des cuirassés allemands lors de la Seconde Guerre Mondiale : Erreurs d'utilisation de ces navires et les incohérences d'Hitler, qui avait donné l'ordre de ne pas engager le combat avec les navires de force égale ou supérieure, pour se consacrer à la destruction des convois de ravitaillement à destination de l'Angleterre et de la Russie. L'amiral Lutjens commit des erreurs tactiques fondamentales ; sous estimation des besoins en carburant du Bismarck ; Puis, pour rejoindre la mer du Nord, l'escadre (Bismarck, Prinz Eugen et deux destroyers) emprunta les détroits en plein jour, où les navires furent repérés, permettant aux Britanniques la destruction de l'escadre Allemande.
Bernard Menard


Dîner conférence du lundi 5 octobre 2009
120 Amis ont suivi avec beaucoup d'intérêt l'excellente conférence de Mickaël AUGERON, maître de conférence à l'Université de La Rochelle, sur les pirates et corsaires huguenots à La Rochelle au XVIe siècle.

A partir de la seconde moitié du XVIe siècle, les actes de piraterie par les huguenots, en particulier en provenance de La Rochelle se multiplient. Il s'agit au départ de piraterie d'opportunité. Il était en effet tentant, lorsque l'on pratiquait la grande pêche à Terre Neuve ou que l'on naviguait près des côtes de Floride, des Antilles, du Brésil ou de l'Afrique, d'arraisonner des navires emplis d'or ou de marchandises. D'autant qu'il s'agissait de navires de la très catholique Espagne. Les pirates ont enregistré des succès spectaculaires tels les prises de Santiago de Cuba au Panama ou La Havane à Cuba, qui obligèrent l'Espagne à renforcer ses colonies et à protéger ses bateaux. Avec les guerres de religion en France, le conflit prend une autre dimension. L'Amiral de Coligny et Henri de Navarre décident d'accorder le statut de corsaires aux pirates qui le souhaitent. Ils sont rejoints par des équipages anglais et hollandais qui veulent profiter de ce nouveau statut pour attaquer les flottes catholiques. Entre les années 1550 et le siège de La Rochelle en 1628, La Rochelle aura été une menace pour l'Europe catholique.
Bob Nicolas


Dîner conférence du lundi 2 mars 2009
Quelle soirée étonnante que celle de ce lundi 2 mars 2009 réunissant les Amis du Musée Maritime pour son traditionnel rendez-vous mensuel, où il s'en est fallu de peu que notre dîner conférence soit sans conférence : l'orateur ayant oublié simplement son rendez-vous !!!

Mais grâce à l'à-propos de nos dévoués organisateurs tout rentrera vite dans « l'ordre » avec l'inversion du programme.

Ce fut donc en dessert qu'avec maestria et sans aucune note, Monsieur Dominique Droin nous régala avec la vie ô combien mouvementée de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais. Étonnante aussi la biographie de ce dernier : tout à la fois écrivain, horloger, inventeur, musicien, politicien, espion, vendeur d'armes, armateur etc.

L'accent fut mis sur ses rapports avec la ville de Rochefort où il acheta le vieux vaisseau « l'Hippopotame » qu'il renommera le « Fier-Rodrigue ».

Je ne vous en relaterais pas plus (n'en n'ayant ni le talent, ni la compétence) mais vous renvoie vers le livre de notre conférencier « La Rochelle-Rochefort & Beaumarchais » qu'il nous a proposé avec dédicace en fin de séance.
Un grand merci à tous pour ce grand moment de convivialité et de culture.

Dîner conférence du lundi 26 janvier 2009
Merci à François-Xavier Pelletier, ethnologue et réalisateur et à Catherine Lacroix, son épouse, productrice, pour leur film « Cueilleurs de vie ».
Ils ont présenté, à la centaine d'Amis présents ce soir-là, leur combat pour la défense d'une culture ancestrale « la pêche du mulet avec l'aide des botos (ou dauphins)»Ce film est l'aboutissement d'une histoire d'amour retraçant le quotidien entre une communauté de pêcheurs d'origine açorienne, sur la côte sud du Brésil, dans l'état de Santa Katerina, et «les botos«.

Il nous décrit le travail long et difficile du dauphin qui, par ses sauts, ses contorsions, ses battement de queue, ses approches particulières, conduit le mulet dans l'épervier (filet) du pêcheur.

Tous les pêcheurs connaissent chaque dauphin par leur nom : Borranichina, Tafarel, Escubi... entre autres.

Pour se nourrir, les dauphins n'ont pas besoin de l'homme, mais les pêcheurs ont besoin des dauphins pour vivre. A la moindre erreur du pêcheur (lancer du filet non conforme, comportement différent...) le dauphin boude, il ne travaille plus.

Mais cette pêche, dans la lagune, devient de plus en plus difficile face à l'industrialisation, c'est la lutte inégale entre les chalutiers (120 tonnes/an) et l'artisan avec son épervier (quelques poissons par jour).

La pollution dans le lagon devient de plus en plus envahissante et cause, à court terme, la mort des dauphins.

L'espoir est toujours là, dans le coeur de François-Xavier PELLETIER, qui noue, avec son épouse, une relation harmonieuse avec la nature afin d'éclairer le quotidien de ces personnages exemplaires.
Rose-Marie Menou