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Vocabulaire maritime


version du glossaire de François Boulet en date du 23 novembre 2011FrançoisBoulet

À la bonne heure ! (en anglais « Aye, Aye ! » ou « very well ! ») : Interjection que l'on emploie pour répondre à quelqu'un par qui on a été hélé et qui signifie qu'on a entendu ce qui a été dit.

Abandon :

Abandon (Rôle d'- ) :

Abattre (en anglais « to fall off » ou « to pay off ») : 1 - Pour un voilier, abattre c'est écarter le cap de la direction du vent ; pour un navire à propulsion mécanique, c'est changer de cap au cours d'une manœuvre.
2 - En parlant du vent, abattre signifie calmir.
3 - Abattre en carène est l'opération qui consistait, au temps de la Marine à voiles, à coucher un navire à flot sur un bord en pesant sur des cordages amarrés en haut de ses mâts, pour faire l'entretien de la partie de sa carène sortie de l'eau.

Aberration : En astrométrie, l'aberration est l'erreur apparente de la position observée d´un corps céleste dû, à la fois, au caractère fini de la vitesse de la lumière et aux mouvements de l´observateur et du corps observé.

Abordage (en anglais « boarding », « collision » ou« running foul ») : 1 - L'abordage s'entend de la manière dont un patron gouverne son embarcation lorsqu'elle se rend à une cale ou à un navire, afin de les accoster sans secousses ni chocs.
2 - Un abordage est aussi un choc involontaire et souvent très funeste entre deux navires qui se heurtent inopinément.
Il existe un règlement international pour prévenir les abordages en mer ; le règlement applicable actuellement est entré en vigueur en 1972.
3 - Abordage se dit de la rencontre avec un objet flottant dans la mer.
4 - L'abordage sans heurt est un effet de la houache d'un navire, lorsque cette houache atteint et dérange un autre navire ou un objet qui est en mer ou à quai, après que le premier navire est passé avec une grande vitesse à une petite distance du second navire ou de l'objet.
5 - Dans une acception particulière, l'abordage est une manœuvre de guerre par laquelle on s'approche assez d'un bâtiment ennemi pour pouvoir lancer des grappins dans son gréement et s'y tenir accroché ; l'on a, alors, la faculté de pouvoir sauter sur son pont et l'espoir de l'enlever, en se battant corps à corps.

Aborder (en anglais « to board » ou « to run foul ») : Aborder est faire un abordage.
1 - Lorsqu'on veut accoster une cale ou à un navire, on « aborde à cette cale » ou on « aborde àce navire » et on dit « faire un abordage ».
2 - Lorsqu'il s'agit d'un fait inopiné et accidentel, on « aborde un navire » ou on est « abordé par un navire » et on dit « faire un abordage » ou « recevoir un abordage »
3 - Lorsqu'il s'agit d'un fait de guerre, on « aborde un navire » et on dit « monter à l'abordage » ou « aller à l'abordage ».

Accastillage (en anglais « upper work »): Ce mot vient de « castel » qui signifie château du navire ; il s'agissait initialement de la ligne peinte sur la coque du navire pour séparer les œuvres vives (la partie immergée du navire) et les œuvres mortes.

Acconier (en anglais « lighterman ») : Personne ou entreprise chargée du chargement, de l'arrimage, de l'accorage et du saisissage des marchandises au départ ou du désaisissage et du déchargement des marchandises à l'arrivée.
Contrairement au stevedore, l'acconier remplit également le rôle du transitaire ; le transitaire prend soin de la cargaison dès l'instant où les chargeurs la lui ont confiée ou, après son déchargement, jusqu'à ce que les réceptionnaires en prennent livraison.
N.B. : Dans les ports de Mer du Nord, de Manche et d'Atlantique le stevedore et le transitaire exercent chacun leur métier ; les deux professions peuvent être exercées sous la même raison sociale, parfois par le même personnel mais, dans ce cas, les réserves de l'un concernant l'état de la marchandise doivent néanmoins être notifiées à l'autre par lettre recommandée.
Dans les ports de Méditerranée, le stevedore et le transitaire sont juridiquement remplacés par l'acconier.
Remarque : Le saisissage, l'accorage ou le désaisissage sont quelquefois confiés à des entreprises spécialisées.

Accorage (en anglais « propping »): Action d'accorer.

Accore (en anglais « steep ») : Escarpé, raide.
1 - Une côte, un rocher, un banc sont accore lorsque celles de leurs parties latérales qui sont baignées par la mer sont à pic ou à peu près, ce qui permet à un navire de s'en approcher à petite distance.
2 - Une accore (en anglais « prop » ou « edge ») est une pièce de bois droite qui sert à la fois à placer, à soutenir et à maintenir un objet quelconque dans une position déterminée.
3 - Une accore concoure encore à certaines manœuvres de force et de précision.
On lui donne plus ou moins d'inclinaison ou, en terme de marine, de pied, suivant l'effet que l'on veut produire.
Le bout d'en haut vient butter sous un taquet cloué ou fixé sur l'objet à soutenir.
L'extrémité opposée repose sur une semelle garnie d'un autre taquet dit de retenue, fixé au navire ou à une autre pièce de chargement déjà accorée ; c'est entre ce taquet et le pied de l'accore que l'on force, à coups de masse, des coins de burin. Le premier effet résultant de ces chocs est de comprimer le bois et de mettre l'étançon en faix ; si cette action continue, elle tend à diminuer l'inclinaison de l'accore et, par conséquent, à imprimer un double mouvement au point où le bout d'en haut est appliqué..

Accorer (en anglais « to prop ») : Tenir, fixer par exemple à l'aide de pièces de bois, un objet quelconque ou une marchandise afin de s'opposer à son déplacement.

Accoster (en anglais « to accost ») : S'arrêter le long d'un navire, parallèlement à lui ; s'arrêter le long d'un quai ; d'un ponton.

Accroupissement (en anglais « squat »): Combinaison de la déformation du plan d'eau (en anglais « settle­ment »), et d'une modification du tirant d'eau, accompagnée d'un changement d'assiette (on observe plutôt un enfoncement de l'arrière si le navire est large ou un enfoncement de l'avant si le navire est long).
L'accroupissement augmente avec la vitesse du navire ; il semble parfois accentué par petits fonds, lorsque le clair sous quille est réduit.
L'accroupissement se produit de manière certainement importante, quoique souvent difficile à observer, lorsque le clair sous quille est important : nous étions à bord d'un navire qui faisait route en rivière, vers l'amont, avec le flot et à bonne allure, au-dessus d'une fosse assez profonde ; le navire a heurté le fond à la sortie de la fosse, alors que la sonde à cet endroit était supérieure à celles qu'il avait rencontrées sans problèmes dans l'embouchure de la rivière ; dans ce cas, l'accroupissement était supérieur lorsque la hauteur d'eau était plus grande.
Par petits fonds, le phénomène d'accroupissement commence par une diminution de la vitesse-fond, à une réduction de l'allure de la machine, puis par des écarts de part et d'autre de la consigne du pilote automatique, et par le grossissement de la vague d'étrave ou de la vague de l'arrière, selon que le navire est plutôt long ou plutôt large ; des vibrations nouvelles peuvent survenir.
Sur un navire large, la vague de l'arrière gagne progressivement vers l'avant jusqu'à se retrouver au niveau de la timonerie.
Dans des cas extrêmes, un navire faisant route en avant peut se trouver soudainement stoppé sur la vase, alors que l'hélice tourne encore normalement ; dans un tel cas, il peut suffire de stopper l'hélice, puis de la remettre en avant, d'abord à faible allure, pour que le navire reprenne ensuite sa route en avant à vitesse normale.
Exemple célèbre d'accroupissement :
Le 7 août 1992 vers 21h58, le paquebot britannique « Royal Mail Ship Queen Elisabeth 2 » (QE2), longueur 293,52 mètres, largeur 32,07 mètres, tirant d'eau maximum 9,944 mètres, a talonné sur des roches dans Vineyard Sound, Massachusetts, aux États-Unis.
Ces roches étaient à des profondeurs de 33 et 34 pieds dans une zone où la sonde minimale portée sur les cartes était de 39 pieds.
Le pilote estimant que la hauteur de la marée était de 2 pieds, et sachant que le tirant d'eau maximum du QE2 lu à l'arrêt, au départ d'Halifax, était de 32 pieds et 4 pouces, on arri­va à la conclusion que les fonds dans la zone de talonnage étaient forcément inférieurs aux 39 pieds indi­qués sur la carte.
Ce raisonnement ne tient toutefois pas compte de l'impor­tant accroupissement (squat) d'un navire filant 24,5 nœuds avec moins de 10 pieds d'eau sous la quille. Il n'y avait pas de mou­vement de plate-forme dû à la mer, car il n'y avait pas de houle et le vent était de force 2 seulement.
Deux expertises indépendantes concernant l'accroupissement que pouvait avoir subi le QE2 filant 24,5 nœuds avec moins de 10 pieds d'eau sous la quille permettent, mal­gré quelques divergences, de placer la valeur de cet accroupissement dans une four­chette de 4 à 8 pieds.
Ces valeurs sont nettement supérieures à l'esti­mation de 1,5 à 2 pieds donnée par le commandant, lorsqu'il a été entendu par les enquêteurs.
Il faut noter que le QE2 ne dispo­sait pas, dans sa documentation, de tables ou d'abaques donnant des valeurs d'accroupissement propres au navire en fonction de sa vitesse et du clair sous quille.
Dans la zone concernée, la carte amé­ricaine 13218 avait été en grande partie basée sur le levé de 1939 ; les cartes britanniques utilisées à la passerelle du QE2 avaient été établies à partir de cartes américaines d'échelle légère­ment supérieure. Il y a complète cohé­rence entre ces cartes. Sur les cartes britanniques la sonde 6 brasses 3 pieds (39 pieds) était accompagnée de la mention « R », alors que sur la carte américaine la sonde 39 pieds l'était de la mention « rky », ce qui signifie que la zone est rocheuse. Ces cartes ne comportaient aucune indica­tion sur la date des levés, l'espace­ment des profils de sonde et la fiabi­lité des données qui y figurent.
L'hydrographie de la zone avait été effectuée en 1939 au moyen d'un sondeur acous­tique sans enregistreur. Les profils de sondes (routes suivies par le navire sondeur) étaient espacés de 400 m. La sonde 39 pieds avait été obtenue sur un profil qui comportait avant et après ce minimum des sondes de 50 et 52 pieds. Les deux profils qui l'encadraient n'avaient pas fait apparaître de relève­ment notable du fond dans la zone voisine de la sonde 39 pieds.
Les levés effectués après l'accident dans la zone du talonnage ont révélé l'existence de plusieurs têtes de roches à des profondeurs inférieures à 39 pieds. Deux roches sur lesquelles on a constaté des traces d'impact de la coque du QE2 sont respective­ment à 34,2 pieds et 33,6 pieds de pro­fondeur. La sonde la plus faible trouvée dans la zone est de 31,5 pieds. Elle est heureusement à 150 m de la route suivie par le QE2.

Acculement d'une varangue : L'acculement d'une varangue est sa flèche par rapport à la quille.

À cordes et à mâts (en anglais « under bare poles ») : Naviguer, courir, fuir à cordes et à mâts (ou à mâts et à cordes) c'est faire vent arrière avec toutes les voiles serrées, et par la seule poussée du vent sur la poupe, sur les mâts et sur le gréement.

Adonner (en anglais « to veer aft » ou « to lengthen ») : En parlant du vent pour un navire à voiles, ce mot signifie qu'il devient plus favorable qu'il ne l'était auparavant ; on peut alors soit se mettre à la route voulue, soit s'en approcher.
On mesure par quarts ou par moitiés de quart la quantité dont le vent a adonné.
Sous une autre acception, un cordage neuf ou une toile adonnent s'ils s'étendent lorsqu'ils sont mis sous tension.

Affaler (en anglais « to ease » ou « to lower ») : Affaler un cordage, c'est en faciliter le passage dans une poulie ou ailleurs, lorsqu'on veut aider à un effort auquel ce cordage s'oppose ; cette opération s'effectue à la main.
Ce verbe s'emploie aussi dans le sens de descendre : on affale un voilier, un gabier dans une chaise, un calfat le long du bord, pour qu'ils puissent travailler à des réparations dans la voilure, dans le gréement ou à la coque ; on affale un canot, quand on le met à la mer ; on affale un objet quelconque lorsqu'on l'attache à un bout de cordage pour l'envoyer d'un lieu à un autre moins élevé.

Affourcher (en anglais « to moor across ») : Mouiller deux ancres sur l'avant du navire, l'angle entre leurs deux câbles-chaînes faisant un angle d'environ 60°.
Après le mouillage des deux ancres, il faut qu'elles se trouvent l'une par rapport à l'autre, dans une direction perpendiculaire à celle du vent le plus à craindre, afin qu'elles travaillent ensemble.
L'affourchage ne donne pas plus de sécurité pour la tenue qu'une seule ancre avec une longueur suffisante de câble, mais on y voit quelquefois l'avantage de restreindre l'espace nécessaire aux évitages.

Affrètement (en anglais « chartering ») : Mode d'exploitation d'un navire loué selon convention qui consiste à l'utiliser à la demande.
On distingue l'affrètement à temps, l'affrètement au voyage et l'affrètement coque nue.
Dans l'affrètement à temps, un transporteur met un navire à la disposition d'un chargeur à partir d'une date fixée pour une période déterminée. Le transporteur garde la gestion nautique du navire mais abandonne sa gestion commerciale.
Dans l'affrètement au voyage, un transporteur met un certain volume à bord d'un navire à la disposition d'un chargeur pour transporter ses marchandises d'un port de départ à un port d'arrivée. Le transporteur garde la gestion nautique du navire et sa gestion commerciale.
Dans l'affrètement coque nue, le propriétaire d'un navire abandonne la gestion nautique et commerciale à un loueur.
Remarque : Les contrats de transport des marchandises ou des passagers sont une alternative aux contrats d'affrètement.

Âge de la Lune : Nombre de jours écoulés depuis la nouvelle lune.

Âge de la marée : Retard entre le maximum d'amplitude de la marée et le maximum d'action des astres générateurs ; pour une marée de type semi-diurne, c'est l'intervalle de temps qui sépare une pleine lune ou une nouvelle lune de la vive-eau qui suit ; à Brest l'âge de la marée pour la composante semi-diurne est approximativement de 36 heures alors qu'il est de 4 jours et demi pour la composante diurne.
Pour une marée de type diurne, c'est l'intervalle de temps qui sépare le passage de la Lune à ses tropiques de l'instant de la vive-eau qui suit.

Agitée (Mer -) : État de la mer quand les vagues ont une hauteur significative comprise entre 1,5 et 2,5 mètres.

Aiguille : Les aiguilles à voiles sont cylindriques vers le chas (trou par lequel passe le fil) et triangulaires vers la pointe ; le carrelet le l'aiguille est cette partie triangulaire, dont les arêtes doivent être adoucies sous peine de couper les fils de la toile.
Il y a quatre espèces d'aiguilles à voiles : ce sont les aiguilles à ralinguer, à basaner, à faire des œillets et à merliner et enfin les aiguilles à coudre.

Aiguilletage (en anglais « lashing »ou « seizing ») :Amarrage qui s'effectue, ordinairement, entre les extrémités de deux objets, au moyen d'un petit filin qui passant, par tours multipliés, dans des peillets, bagues ou anneaux.

Aiguillette (en anglais « lashing »ou « lanyard ») :Filin destiné à faire un aiguilletage et proportionné à l'effort qu'on en attend.

Aileron : 1 -
2 - Terme d'atelier de voilerie qui signifie l'ensemble des pointes de côté d'une voile carrée.
Ainsi dira-t-on ; l'aileron de tribord d'un hunier, d'un perroquet, etc.

Ais : Planche de bois.

Ajut : Nœud facile à défaire et qui sert à joindre deux cordages.

Ajut (Faire - ) : Joindre un cordage un autre qui se révèle trop court afin de l'allonger.



Albédo : Quantité de lumière, en pourcentage, que réfléchit un corps non lumineux.
Plus le pouvoir réfléchissant est important, plus son albédo est élevé : 0,85 pour la craie, 0,70 pour les nuages, 0,31 pour le granit, 0,04 pour la lave.
L'albédo de la Lune est 0,12, c'est-à-dire qu'elle renvoie 12 pour 100 de la lumière qu'elle reçoit du Soleil.

Alidade :

Alidade électronique (en anglais« electronic bearing line » ou « EBL ») :

Alignement (en anglais « leading line ») : Ligne formée par deux amers ou objets remarquables à terre ou en mer (clocher, tour, maison, arbre, balise, phare).
Remarque : On dit que l'on relève « l'amer A par l'amer B » lorsque l'amer A est plus éloigné que l'amer B.

Allège (en anglais « lighter »): Petit bâtiment destiné à recevoir une partie de la marchandise d'un gros bâtiment qui ne peut pas aller au quai de chargement ou de déchargement en raison de ses dimensions.

Allonge (en anglais « futtock »): 1 - Élément supérieur d'une membrure situé dans le prolongement du genou.
2 - Terme de construction navale qui désigne des pièces de construction, ou même de mâture, fixée le long d'une autre par l'une de ses extrémités, et qui la dépasse en longueur par l'autre extrémité.
Lorsqu'une pièce, un couple par exemple, a plusieurs allonges, on les distingue entre elles par les noms de première, deuxième, troisième allonge, et ainsi de suite en commençant par la plus basse ; celle qui termine la hauteur du couple se nomme allonge de revers lorsque sa courbure entre dans le navire et qu'elle en diminue la largeur à cet endroit.
3 - Terme d'atelier de voilerie qui désigne la réunion des bouts de laizes employés à augmenter la chute d'une voile carrée ; l'allonge s'assemble à part et ensuite on la pose à points debout ; si l'écart en plein ,'est pas sous une bande de ris, on le recouvre avec un renfort large de 5 cm.

Allongement : L'allongement est l'effet du premier travail que fait un cordage neuf. L'allongement est, au contraire, peu sensible dans les cordages qui ont servi.
C'est pour cela qu'on emploie pour certaines ralingues des filins demi usés et que, lorsqu'on en emploie de neufs, il faut les faire allonger sous le palan, afin qu'une fois placés dans la voile ils n'y allongement plus.
On évite de dépasser certaines limites ; on ne dépasse pas le tiers de l'effort total que le cordage est appelé à supporter car il serait trop énervé pour faire un bon usage.
Les toiles à voile aussi ont leur allongement, qui a lieu dans le sens de la chaîne, à cause de leur mode de fabrication ; cet allongement est d'environ 3 pour 100.

Allure (en anglais « sailing trim », « trim », « way of sailing »): Direction que suit un navire à voiles par rapport au vent ; on en distingue trois principales : l'allure du vent arrière, l'allure largue et l'allure du plus près.
Un navire tient l'allure du plus près lorsque la direction de sa route est celle qui s'approche le plus de celle du vent, en allant, autant que possible, à l'encontre du vent, et que ses voiles sont amurées, bordées, brassées et éventuellement halées en bouline, autant qu'il est nécessaire pour qu'elles aient la plus grande efficacité possible. À bord des bâtiments à traits carrés, les vergues font alors un angle de 3 quarts avec la direction de la quille, et le vent fait un angle de 6 quarts avec la direction de la quille : sous l'allure du plus près, l'impulsion du vent sur les voiles s'effectue sous un angle voisin de 3 quarts.
L'allure du plus près, où toutes les voiles portent ensemble, est celle où on peut juger la coupe et la confection d'une voilure ; si cette coupe et cette confection sont bonnes, on n'a pas besoin de haler les boulines pour porter au vent.
Si le vent adonne ou si le navire laisse arriver, l'allure change et on change aussi la disposition des voiles en les brassant ou en les brassant au vent, et cela, d'une quantité angulaire égale à la moitié de celle dont le vent a adonné.
Sous l'allure du grand largue, la direction de la route fait un angle de 12 quarts avec celle du vent.
L'allure est la vitesse d'un navire à propulsion mécanique.
On appelle allures les qualités bonnes ou mauvaises d'un navire ; on dit qu'un navire a de bonnes ou de mauvaises allures, suivant qu'il gouverne bien ou mal, que ses mouvements sont doux ou durs, qu'il tient bien la mer, etc.

Amarrage (en anglais « mooring », « lashing », « seizing ») : L'amarrage d'un navire est l'opération par laquelle on le retient à son poste, en rade ou dans le port, à l'aide de câbles, aussières, grelins, chaînes, fixés à des ancres, à terre ou le long des quais.
En rade, on distingue parfois l'amarrage du mouillage, en n'entendant par mouillage seulement le lieu où le navire est mouillé.
En voilerie, l'amarrage s'entend surtout de celui qu'on fait aux points d'écoute des voiles pour prévenir l'écartement des ralingues et ménager la toile à l'angle du point ; il ne faut pas que l'amarrage des points d'écoute comprime le filin ; il doit être sans bridures et couché sur la toile, de manière à laisser les deux ralingues libres dans leur action ; les amarrages bridés peuvent causer la rupture des points d'écoute.

Amarre (en anglais « mooring line »): Cordages en fibres naturelles ou synthétiques, chaînes ou fils d'acier qui servent à l'amarrage, au touage, au halage, au remorquage d'un navire.
On distingue les amarres de bout ou qui viennent de l'avant (en anglais « head lines »), celle de la poupe ou qui viennent de l'arrière (en anglais « stern lines »), celles de travers dont la direction est perpendiculaire à la longueur du navire (en anglais« breast lines »), celles qui rappellent de l'avant vers l'arrière ou de l'arrière vers l'avant et qui empêchent les mouvements dans le sens de la longueur (en anglais « spring lines »).

Âme d'un cordage :

Amener (en anglais « to lower »): Abaisser, faire descendre.
Amener une vergue et sa voile, c'est larguer et filer les drisses.
On dit aussi amener les perroquets sur le ton, les huniers à mi-mât, la grand vergue sur les porte-lofs.
Amener se dit aussi d'une embarcation, d'un fardeau, d'engins pesants soulevés avec un cartahu et qui sont suffisamment hissés pour être reçus à bord.
Amener son pavillon est une expression consacrée pour indiquer qu'un bâtiment ou un navire, contraint par des forces ennemies, manifeste, en faisant descendre son pavillon national, qu'il se constitue prisonnier.
Amener le pavillon est une cérémonie imposante qui a lieu au coucher du Soleil ; c'est lentement qu'on y procède ; toutes les personnes qui se trouvent sur les ponts ou dans le gréement s'arrêtent ou cessent leurs travaux, elles se tournent vers le pavillon et chacun se découvre, en signe de respect, devant ce symbole de la nationalité.

Amer (en anglais « mark »): Tout objet fixe et remarquable, visible de la mer, situé sur une côte ou en mer ; les amers sont repérés sur certaines cartes ; ils sont employés soit seuls, soit en combinaison avec d'autres amers pour effectuer des relèvements.

Amphidromique (Point - ) : Point où l'amplitude de la marée est nulle et où les lignes cotidales se rejoignent.
La marée observée est une onde stationnaire résultant de la combinaison d'un très grand nombre d'harmoniques de périodes et de phases différentes ; cette onde tourne autour de points fixes appelés points amphidromiques où l'amplitude de la marée est nulle.
Un de ces points se trouve au milieu de l'océan Atlantique Nord ; il y en a trois en mer du Nord.

Amplitude (en anglais « amplitude ») : Arc de l'horizon compris entre le point cardinal est ou le point cardinal ouest et un point de l'horizon.
L'amplitude se compte de 0° à 90° à partir de l'est si l'astre est dans l'est, à partir de l'ouest si l'astre est dans l'ouest.
Le sinus de l'amplitude (A) d'un astre à son lever ou à son coucher vrai est égal au rapport du sinus de la déclinaison (D) de l'astre au cosinus de la latitude (φ) du lieu d'observation : sinus A = sinus D / cos φ
- Amplitude ortive : arc de l'horizon compris entre le point cardinal est et le point où le centre d'un astre coupe l'horizon lors de son lever ;
- Amplitude occase : arc de l'horizon compris entre le point cardinal ouest et le point où le centre d'un astre coupe l'horizon lors de son coucher.

Amplitude de la marée : 1 - Différence entre le niveau moyen de la marée et le niveau des plus basses mers astronomiques.
2 - Le demi- marnage d'un marée donnée est la pseudo-amplitude de cette marée.
Remarque : Jusqu'à la fin des années 1960, on appelait amplitude de la marée ce que l'on appelle maintenant le marnage ; il ne faut plus le faire, même si certains ouvrages, recopiant ce qui était écrit dans des manuels anciens, confondent encore amplitude et marnage.

Amure (en anglais « tack ») :Cordage destiné à établir le point inférieur (appelé point d'amure) qui se trouve du côté du vent d'une basse voile, soit carrée, soit à bourcet ; ou encore le point inférieur de l'avant d'une voile aurique ou latine.
Pour les voiles carrées ou à bourcet l'amure est une manœuvre courante ; pour les voiles auriques ou latines l'amure est généralement courante, c'est-à-dire amarrée à poste fixe.
Les bonnettes ont des amures qui sont des manœuvres courantes.
On dit qu'un navire est tribord amures ou on dit qu'il a les amures à tribord s'il gouverne plus près que l'allure du largue et qu'il reçoit le vent par tribord.

Ancre (en anglais « anchor ») :On distingue les ancres à jas, les ancres à pattes articulées dans laquelle les pattes n'adhèrent pas à la verge, les ancres socs, etc. Près de la boucle à laquelle est fixé le câble, qui reçoit le nom de cigale ou d'organeau, on place le jas (sur les ancres à jas). Les ancres à pattes articulées n'on pas de jas.
On laisse tomber l'ancre pour immobiliser le navire en un point donné.
L'ancre à jas est constituée d'une pièce de fer forgé ou d'acier de forme conique appelée verge, munie de deux bras ou pattes armées de becs la fixant au fond, et reliée au navire par une chaîne ou un cordage appelé câble d'ancre. La largeur de métal avoisinant les becs se nomme oreilles. Le gros bout de la verge qui se trouve au point de sa réunion avec les pattes se nomme collet.

Ancre de détroit (en anglais « straight anchor ») : L'ancre de détroit ou ancre installée en galère, est tenue sous le beaupré par son orin, lequel est un orin entier ; cette disposition est employée par les navires à voiles dans les détroits ainsi que dans les mers peu profondes où les calmes et les courants forcent à des mouillages fréquents.

Ancre de la rivière Ems (en anglais « Ems river anchor ») : Ancre placée à l'arrière du navire et qui, lorsqu'elle est mouillée en plus de l'ancre de l'avant, empêche le navire d'éviter à chaque renverse de courant dans une rivière ou un estuaire de faible largeur.
L'ancre de l'avant et l'ancre de l'arrière deviennent ainsi, tour à tour, ancre de flot et ancre de jusant.

Ancre de touage : Ancre servant à déhaler (ou touer) le navire sur rade.

Ancre du large : C'est l'ancre du bord opposé au bord qui est accosté au quai ; en mouillant l'ancre du large à une distance suffisante du quai avant d'accoster, on pourra aider le navire à s'écarter du quai au moment de la manœuvre de départ.

Ancre flottante, Ancre de cape : Tronc de cône ouvert à chaque bout, en forte toile, mis à l'eau dans le mauvais temps et retenu par une amarre de quelques dizaines de mètres de longueur tournée à bord du navire.
L'ancre flottante utilisée en ancre de cape, permet de conserver l'avant d'un petit navire dans la direction du vent, et de tenir ce navire debout à la lame pendant un gros temps à la mer et réduire la dérive, lorsqu'on ne peut pas employer d'autres moyens.
L'ancre flottante est utilisée pour le navire en fuite si son câble est amarré à l'arrière.
Un hâle à bord sert à rentrer l'ancre flottante.

Ancre de touage : Ancre servant à déhaler (ou touer) le navire sur rade.

Ancre du large : C'est l'ancre du bord opposé à celui qui est accosté au quai ; en mouillant l'ancre du large à une distance suffisante du quai avant d'accoster, on pourra aider le navire à s'écarter du quai au moment de la manœuvre de départ.

Ancre haute et claire : « L'ancre est haute et claire » se dit au moment où l'on voit l'ancre sortir de l'eau pour indiquer qu'elle n'est pas surpattée, que les pattes sont vers le bas et que l'ancre n'est pas engagées par une chaîne, un câble ou quelque épave qu'elle aurait attrapée au fond de la mer.

Angle au pôle : Angle moindre que 12 heures ou 180° formé par le cercle horaire d'un astre et par le méridien supérieur du lieu.
L'angle au pôle se compte de 0° à 180° ou de 1 heure à 12 heures à partir du méridien supérieur vers l'ouest si l'astre est dans l'ouest et vers l'est si l'astre est dans l'est.

Angle de phase de la Lune : Angle formé par l'axe Terre-Lune et l'axe Terre-Soleil ; cet angle détermine la fraction de l'hémisphère éclairé de la Lune que nous pouvons voir de la Terre.

Angle horaire (en anglais « GH ») :L'angle horaire est l'une des coordonnées horaires.
L'angle horaire d'une direction, en un lieu donné, est l'angle dièdre du cercle horaire de la direction et du méridien du lieu pris comme origine.
L'angle horaire un angle mesuré du centre de la Terre qui se compte sur l'Équateur à partir du méridien origine, de 0° à 360° de l'est vers l'ouest ; à un instant donné, l'angle horaire origine d'un astre Ahao (en anglais« GHAo ») est l'angle compris entre le méridien origine et le méridien terrestre qui comprend la verticale de l'astre.
L´angle horaire est compté positivement dans le sens rétrograde
L'angle horaire local Ahag (en anglais« GHAg »)en un lieu de longitude G est l'angle compris entre le méridien de ce lieu et le méridien terrestre du lieu à la verticale duquel se trouve l'astre.
La différence entre l'angle horaire origine et l'angle horaire local est égale à la longitude du lieu.
L'angle horaire est complémentaire de la déclinaison pour définir la position d'un astre à un instant donné.

Angle horaire astronomique : Angle formé par le cercle horaire d'un astre et le méridien supérieur du lieu ; il se compte sur l'Équateur à partir du méridien origine, de 0° à 360° en allant vers l'ouest

Anguillers (en anglais « limber holes ») : Petits canaux ou conduits pratiqués de chaque côté de la carlingue destinés à conduire les eaux de la cale aux aspirations des pompes.

Année : Période de temps approchant la durée de la révolution de la Terre autour du Soleil et adoptée comme unité de durée.
Il est d'usage de subdiviser l'année en mois (généralement au nombre de douze) qui représentent une période comptant un nombre entier de jours, et dont la durée (très variable et comprise généralement entre 28 et 31 jours) tend à se rapprocher de la durée du cycle lunaire.
L'année commençait à l'équinoxe d'automne pour les Égyptiens, les Chaldéens, les Perses, les Syriens, les Phéniciens, les Carthaginois.
Les Juifs fixent l'origine de leur année civile en septembre ou en octobre, tandis que leur année ecclésiastique commence avec la nouvelle lune qui suit l'équinoxe de printemps.
Les Grecs comptèrent leur année à partir du lendemain du solstice d'hiver, puis au lendemain du solstice d'été.
Les Romains firent commencer l'année à l'équinoxe de printemps sous Romulus, au solstice d'hiver depuis Numa, et au ler janvier lors de la réforme julienne.
Les Musulmans commencent l'année au moment où le Soleil entre dans le Bélier.
Les Chinois commencent l'année à la nouvelle lune qui suit l'entrée du soleil dans les Poissons.
Les Mexicains plaçaient l'origine de l'année au 23 février, époque de l'apparition de la verdure.
En Alsace l'année civile commençait le jour de Noël ; le pape Innocent XII fixa le Nouvel An au premier janvier à partir de 1691.
En Angleterre, l'année commença le 25 mars jusqu'en 1752 ; à cette époque, on prit pour origine le 1er janvier et l'année 1751, commencée le 25 mars, fut terminée le 31 décembre, raccourcie de près de trois mois.
En France, sous les rois Mérovingiens, l'année commençait le 1er mars, jour de la revue des troupes ; sous les Carolingiens, elle commença à Noël ; sous les Capétiens, le jour de Pâques qui varie du 22 mars au 25 avril ; un édit de Charles IX de 1563 ordonna que l'année commencerait désormais le 1er janvier ; l'année républicaine eut pour origine le 1er vendémiaire, qui tombait le 22 ou le 23 septembre.
L'année ecclésiastique commence en France et en Angleterre au premier dimanche de l'Avent.

Année anomalistique : Temps que la Terre met à retourner à son périhélie ; c'est-à-dire, en termes géocentriques, le temps qui s'écoule depuis le moment où le Soleil est dans son apogée jusqu'à celui où il y arrive de nouveau, après une révolution entière ; ainsi, l'année anomalistique est de 365,259635864 jours, soit 365 jours 06 heures 13 minutes 53,00 secondes.
L'année anomalistique est plus longue que l'année solaire de 26 minutes 35 secondes, parce qu'il faut ce temps-là au Soleil pour parcourir les 65 secondes et demie dont son apogée avance chaque année.
Cette période est également plus longue que l'année sidérale, car le périhélie possède un mouvement annuel de 44,76 secondes dans le sens du mouvement du Soleil, de telle sorte que cet astre doit, pour atteindre le périgée, parcourir un arc supérieur à 360°.

Année calendaire : Les années calendaires, ou années civiles, sont des périodes de temps définies de façon conventionnelle pour répondre aux nécessités de la vie sociale, de telle sorte que leurs durées se rapprochent autant que possible des années astronomiques, tout en comptant un nombre entier de jours.
Année solaire : Lorsqu'on rapporte la durée de l'année civile au mouvement du Soleil, on parle d'année solaire et de calendrier solaire ; la plupart du temps l'année astronomique dont on cherche à se rapprocher le plus est l'année tropique ; mais certains calendriers (au Sri-Lanka et en Afrique, notamment) visent plutôt à définir une année proche de l'année sidérale.
Du fait de l'incommensurabilité de la durée de la révolution de la Terre sur son orbite et de sa durée de rotation sur elle-même, le problème posé par la définition d'une année civile n'a pas de solution qui pourrait se donner comme définitivement établie.
La solution la plus simple est celle qui avait été adoptée par les anciens Égyptiens qui donnaient à l'année calendaire 365 jours pile : c'était l'année vague qui induisait la définition d'une période de 1 460 ans, dite période sothiaque ou caniculaire au bout de laquelle les années égyptiennes coïncidaient de nouveau à peu près avec les années solaires.
Année lunaire : Quand on rapporte la durée de l'année au mouvement de la Lune et à la durée de l'année astronomique lunaire, on définit ce qu'on appellera une année civile lunaire.
L'année astronomique lunaire est la succession de douze lunaisons valant chacune 29 jours 12 heures 44 minutes et 02,8 secondes, c'est-à-dire 354 jours 08 heures 48 minutes et 34 secondes. L'année civile lunaire lui répond est pour sa part composée tantôt de 12, tantôt de 13 mois ou lunaisons.
Comme on le voit, cette définition n'est pas complètement indépendante de la définition de l'année solaire dont on cherche à se rapproche en multipliant par 12 ou par 13 la durée de la lunaison.
Les années musulmanes sont essentiellement lunaires.
Année luni-solaire : Quand les mouvements de la Lune et du Soleil sont tous les deux pris en compte et que leurs périodes respectives jouent à égalité dans la définition de l'année, celle-ci est dite luni-solaire.
Comme une année lunaire de 12 lunaisons est plus courte de 11 jours que l'année solaire, au bout de trois ans, il se trouve 33 jours de trop, dont on en prend 30, pour former un mois lunaire, que l'on ajoute à l'année, qui se trouve par là composée de 13 mois ; ce treizième mois ajouté est appelé mois embolismique.
Les divers calendriers luni-solaires peuvent choisir des années et des rythmes très variables pour intercaler ce mois supplémentaire.
Les années juives et plusieurs des anciennes années en usage en Grèce et en Inde se rangent dans cette catégorie.

Année de Dionysius (La Grande - ) Les églises chrétiennes de l'Orient et de l'Occident s'étaient, dès leur origine, efforcées de mettre le retour de leurs fêtes en accord avec le ciel astronomique.
Vers l'an 465 le pape Hilaire demanda à Victorius d'Aquitaine d'introduire de l'ordre dans le calendrier ; combinant le cycle lunaire (cycle de Méton) de 19 ans, avec un cycle solaire de 28 ans, Victorius imagina une Grande Année de 532 ans, qui est le produit de 19 par 28 ; cette période devait avoir l'avantage de ramener la Lune de Pâques au même mois et au même jour de la semaine après 532 ans.
Cela serait vrai si l'année était rigoureusement de 365 jours et 06 heures, et que le cycle de Méton fût exactement de 19 ans ; or cela n'est pas.
L'invention n'en était pas moins ingénieuse et elle aurait mérité de porter le nom de Victorius, mais ce fut Denys le Petit (Dionysius), abbé romain, qui lui donna le sien par suite d'une correction qu'il y introduisit.

Année gaussienne : Période de révolution T = 365,2568983 jours, qui est donnée par la troisième loi de Kepler :
a3/T2 = G (MS+MT)/4π²,
a est le demi-grand axe de la Terre,
G la constante de la gravitation,
MS la masse du Soleil,
MT celle de la Terre.
Remarque : Cette définition de l'année repose sur une logique particulière ; Gauss exprime les distances et le durées en fonction des caractéristiques du Système solaire.

Année grégorienne : L'année grégorienne, qui sert de base au calendrier grégorien, est aujourd'hui en usage dans la plupart des pays ; elle a été instaurée en 1582 par le pape Grégoire XIII, d'après les calculs Lilius et de Clavius notamment.
Dans le calendrier grégorien on donne à l'année en cours une longueur qui varie selon les règles suivantes :
Première règle : une année ordinaire, ou commune, possède 365 jours, comme l'année vague de l'ancien calendrier égyptien.
Deuxième règle : lorsque le numéro de l'année est divisible par quatre (autrement dit tous les quatre ans) on intercale un jour supplémentaire pour former ce qu'on appelle une année bissextile.
Une année sur quatre a donc 366 jours, ce qui définit une année moyenne longue de 365,25 jours ; cette longueur était celle de l'année dite julienne, définie par Sosigène à l'instigation de Jules César en 46 av. J.-C., et que la réforme grégorienne justement a abolie.
L'année astronomique tropique étant de 365,242216 jours, l'année julienne est trop longue.
Troisième règle : les années séculaires (1700, 1800, 1900, etc.) sont communes (on renonce à l'intercalation d'une année bissextile) sauf quand le nombre de siècles est divisible par quatre (1600 et 2000 ont été bissextiles).
La moyenne des durées des années civiles pendant cette période tombe alors à 365,2425 jours, ce qui fournit la durée de l'année grégorienne.
Ce n'est déjà pas mal, mais ce n'est pas parfait : pour chaque période de 3000 ans le calendrier grégorien compte un environ jour de trop.

Année d'Hipparque (La Grande - ) :Cette Grande année, dont l'invention est attribuée à Hipparque, est composée de 304 ans dans l'espace desquels il y a 1760 mois lunaires synodiques presque exactement.
Cette période est plus exacte que celle de Méton.

Année de Méton (La Grande - ) ou cycle de Méton : La définition de ce cycle est due aux astronomes grecs Méton et Euctémon (Ve siècle av. J.-C) qui avaient remarqué que, au bout de 19 années comprenant 235 lunaisons, les nouvelles lunes reviennent à peu près aux mêmes dates de l'année.
Le rang d'une année dans un cycle de 19 années permet de connaître les dates des nouvelles lunes de cette année.
Les dates des fêtes grecques étaient calculées en fonction du premier jour de l'année ; l'année commençait le jour de la nouvelle lune qui suivait immédiatement le solstice d'été.
En raison de l'insuffisance des connaissances astronomiques, le moment du retour du solstice d'été n'était pas toujours bien déterminé et il s'ensuivait parfois une confusion dans la célébration des fêtes.
La détermination de la date du solstice d'été en utilisant le nouveau cycle avait été proposée à Athènes par Méton et elle fut acceptée ; un siècle plus tard, elle avait été adoptée par presque toutes les villes et colonies grecques ; le rang de l'année en cours dans le cycle de Méton était inscrit en lettres d'or sur les monuments publics ; de là vient l'appellation nombre d'or donnée au nombre qui, dans ce cycle, marque le rang de l'année.

Année sidérale : Temps employé par le Soleil pour revenir au méridien d'une même étoile, c'est-à-dire pour parcourir 360° sur son orbite ; elle vaut 365,256363051 jours solaires moyens (365 jours 06 heures 09,54 minutes).
Comptée en jours sidéraux, la même durée comprendrait un jour de plus.
Cette période est plus longue que l'année tropique, en raison des mouvements de précession et de nutation ; le point équinoxial ayant un mouvement annuel de 50,1" en sens inverse du mouvement du Soleil, cet astre revient au nouvel équinoxe avant d'avoir décrit l'arc de 360° ; l'effet de la nutation est beaucoup moindre.

Année tropique (aussi appelée année solaire). - C'est la durée entre deux passages successifs au point vernal γ, autrement dit l'intervalle entre deux équinoxes de printemps consécutifs ; elle vaut 365,24218967 jours solaires moyens (365 jours 05 heures 48 minutes et 45,97 secondes).
Après cette période, les saisons se reproduisent dans le même ordre.
Dans cette évaluation on ne tient compte que de la précession solaire, mais non de la nutation, ce qui a pour effet de rendre l'année tropique tantôt un peu plus courte, tantôt un peu plus longue que ne l'indique le nombre que l'on vient de donner.
Par l'effet de la précession, l'année tropique est un peu plus courte que l'année sidérale.
Si au lieu d'exprimer la durée de l'année tropique en jours solaires moyens, on voulait l'exprimer en jours sidéraux, il faudrait ajouter un jour.

Annexe (en anglais « jolly ») : Petite embarcation n'ayant pas d'existence propre au regard de l'administration de la marine, et utilisée exclusivement au service du navire auquel elle appartient.

Anode :

Antenne (en anglais « lateen yard », « row ») :Nom donné aux vergues des voiles latines ; ces vergues sont toujours longues, formées de plusieurs pièces pièces roustées ensemble et assez minces aux deux bouts ; l'un de ces bouts s'apique tout bas, l'autre est relevé à l'arrière du mât.
L'amure d'une voile à antenne est ordinairement mobile suivant les allures. Au plus près on la hâle à bloc. Si le vent adonne, on mollit l'amure : l'antenne devient presque horizontale et, quand on l'amène à cause du mauvais temps, la voile très inclinée ressemble à une tente.
On navigue très bien vent arrière avec l'antenne près de la position horizontale : le centre de voilure du navire est très bas et celui-ci roule peu.
Le point de drisse d'une voile latine est ordinairement au cinquième de l'antenne.
On appelle encore antenne un rang transversal de gueuses, ou de barriques, ou de caisses arrimées dans la cale d'un navire.

Anti-retour de mer (en anglais « anti clutter sea ») :

Aperçu (en anglais « understood ») :Ce mot s'emploie pour indiquer qu'on a vu et compris un signal. Le pavillon do code international des signaux a valeur d'aperçu.

Apériteur (en anglais « leading underwriter ») : Premier signataire en tête des coassureurs.
C'est avec lui que sont discutées et arrêtées les clauses et conditions de la police (on dit aussi « compagnie apéritrice »).

Aphélie : Voir Apoastre.

Apiquer (en anglais « to peek up », « to point ») :Faire pencher ou incliner dans la direction du haut ou du bas.
On apique ses vergues en pesant sur l'une des balancines plus que sur l'autre pour diminuer l'espace occupé par le bâtiment dans un port, surtout si l'on est près d'un quai ou qu'on passe près du tablier d'un pont levant en position levée.
Apiquer les vergues est aussi un signe de deuil ; dans ce cas elles sont apiquées à contre les unes des autres, c'est-à-dire celles d'un mât d'un bord et celles d'un mât voisin de l'autre bord : on dit dans ce cas qu'elles sont en pantenne.
Le câble d'ancre apique quand il vient presque à pic ou qu'on commence à se trouver à pic sur ce câble.

Apoastre : Sur une orbite elliptique, le point le plus éloigné du foyer de l´ellipse occupé par le corps central.
L´apoastre est appelé apogée lorsque le corps central est la Terre, aphélie lorsque le corps central est le Soleil.

Apogée : L'apogée est le point de l'orbite elliptique d'un corps (Soleil, Lune ou satellite artificiel) gravitant autour de la Terre et où ce corps se trouve à la plus grande distance de la Terre.
Pour le Soleil il s'agit de son orbite apparente.

Appareillage :

Appareiller (en anglais « to get ready ») : Exécuter la manœuvre qui consiste à mettre sous voiles, à déployer les voiles pour les soumettre à l'action du vent et à quitter le mouillage.
Actuellement, appareiller c'est commencer à faire route après avoir largué la dernière amarre si le navire était amarré à quai, après que l'ancre a dérapé s'il était au mouillage, ou dès qu'il flotte s'il était échoué.

Apparence : L'apparence est ce qui est probable.
L'apparence du temps est le temps probable qu'il va faire au vu des circonstances météorologiques : aspect du ciel et de la mer, pression atmosphérique, vents, etc. qu'un marin local a pu observer.
L'apparence du temps est différente des prévisions du temps diffusées par les services de la météorologie ; les deux convergent parfois, mais les marins pratiques d'un lieu observent parfois des différences sensibles entre le temps qu'il fait dans ce lieu et les prévisions diffusées la veille par les radios côtières pour la zone.
Lorsqu'au port de La Pallice on entend les stations côtières annoncer un nouveau coup de vent, alors que le mauvais temps est là depuis la veille, on se dit que la fin du coup de vent est vraiment proche, surtout si le vent a déjà halé le nord-ouest.

Appel (en anglais « growing ») :S'entend de la direction naturelle d'un cordage disposé pour fonctionner.
Venir à l'appel d'un câble sur lequel on est mouillé c'est éviter, c'est-à-dire tourner, jusqu'à ce que le câble se trouve venir droit de l'avant du navire.
On change l'appel d'un cordage en faisant passer son courant dans une poulie ou sur un rouleau qui en modifie la direction.
Une manœuvre appelle droit si elle arrive directement au point où la force est appliquée ; elle appelle en étrive s'il y a un changement de direction opéré par une poulie, un rouleau ou un point d'appui.

Approches : Parages proches de la côte, lorsqu'on se trouve à terre.
Les parages proches de la côte, lorsqu'on se trouve en mer, du côté du large, s'appellent, en français, des « atterrages ».

Apsides : Les apsides sont les points de l'orbite d'un corps céleste où celui-ci se trouve à la position la plus proche ou la plus éloignée de l'objet autour duquel il tourne.
En général ces points se nomment apoastre ou périastre.
Dans le cas des corps de notre système solaire en orbite autour du Soleil, on se sert plutôt des termes aphélie et périhélie et, lorsqu'il s'agit de l'orbite lunaire autour de la Terre, des expressions apogée et périgée.

Araignée (en anglais « crow foot ») : Sorte de réseau où le nombre des brins en menu filin est largement supérieur à trois ; tous les brins partent d'un même point et vont s'amarrer dans des directions différentes.
Une araignée de hamac est un réseau de 18 petites lignes de 75 cm de long ; tous les brins sont capelés sur un anneau en fer auquel est également fixé le raban qui sert à suspendre le hamac ; on place une araignée à chacun des bouts du hamac, ce qui lui donne, quand il est suspendu, la forme propre à recevoir une personne couchée.

Arborer (en anglais « to hoist ») : Élever, déployer, faire flotter un pavillon au bout d'un mât ou d'une vergue.
Dans la Méditerranée, arborer s'emploie pour mâter.

Arbre porte-hélice (en anglais « propeller's shaft ») : Pièce métallique cylindrique allongée servant à transmettre le mouvement de rotation du moteur à l'hélice qui est fixée à son extrémité arrière.
Lorsque l'arbre d'hélice est composé de plusieurs parties, on parle de ligne d'arbres.

Arc (en anglais « cambering ») : Courbure provenant d'une déformation. Se dit en parlant de pièces de construction, de mâts, de vergues, et notamment de la quille d'un bâtiment lorsque ses extrémités sont plus élevées que son milieu.
L'arc se mesure par sa flèche qui est la longueur comprise entre le sommet de la partie courbée et la ligne qui joint les deux parties extrêmes.
L'arc de la quille est la déformation observée quand ses extrémités sont plus élevées que le milieu.
Le contre-arc de la quille est la déformation opposée, quand le milieu est plus élevé que les extrémités.

Arc capable : (Voir Capable)

Arcasse (en anglais « stern frame ») : Type de structure arrière de la charpente des bâtiments postérieur au Moyen-Âge.
L'arcasse est l'une des trois pièces de la poupe, avec la voûte et le tableau.
L'arcasse se compose de l'étambot et de plusieurs barres assemblées sur cette pièce, transversalement à la direction de la quille : la barre d'arcasse en haut, puis la barre d'hourdi et la barre de pont ; la plus basse est le fourcat d'ouverture et celles du milieu sont les barres d'écusson (un fourcat est une petite varangue en forme de fourche).

Archipompe [spécialement sur les navires de l'ancienne marine à voiles] (en anglais« pump-well ») : Enclos rectangulaire en fortes planches clouées sur plusieurs épontilles ; l'archipompe s'élève jusqu'au faux-pont et descend en bas, à fond de cale. Cet enclos est destiné à préserver les pompes de tout choc et à pouvoir y travailler ou les changer au besoin (spécialement sur les navires à voiles de l'ancienne marine).

Ardent (en anglais « griping ») :Un navire est ardent quand il a tendance à venir de lui-même au vent plutôt qu'à rester le cap en route.

Armateur : L'armateur est celui qui exploite le navire en son nom, qu'il en soit ou non propriétaire (loi n° 69-8 du 3 janvier 1969 relative à l'armement et aux ventes maritimes - art. 1er).
Le propriétaire ou les copropriétaires du navire sont présumés en être l'armateur.
En cas d'affrètement, l'affréteur devient l'armateur du navire, si le contrat d'affrètement le prévoit et a été régulièrement publié.

Armer (en anglais « to fit », « to man ») : Mâter, gréer, lester, arrimer et embarquer à bord d'un navire l'équipage, le matériel, les approvisionnements et tout ce qui est nécessaire pour que ce navire navigue.

Armement (en anglais « fitting out ») : Matériel mobile nécessaire à la navigation d'un navire ; totalité des objets dont ce navire est muni.
Sur un navire de commerce, le chargement n'est pas compris dans l'armement.

Arrimage (en anglais « stowage »ou « trimming »): Placement et répartition selon l'ordre le plus convenable, le plus propre à leur conservation et qui exige le moins d'espace des objets, du matériel ou des marchandises à bord d'un navire.

Arrioler (S'-) : La mer s'arriole lorsque, le vent ayant changé, les anciennes lames cèdent à celles qui s'élèvent.

Arriver (en anglais « to bear away ») : S'écarter du vent.
Pour un voilier, c'est tourner du côté opposé à celui d'où vient le vent, c'est-à-dire que la direction de la route fait un angle de plus en plus ouvert avec celle du vent..

Arrondir (en anglais « to sail round ») : Contourner les abord d'un cap, d'une île, d'un rocher sans s'en approcher trop près, ni des hauts fonds ou dangers qui peuvent les avoisiner.

Arsenal : Établissement industriel pouvant utiliser plus de 1000 ouvriers pendant les périodes de guerre, chargés de la construction et des réparations des vaisseaux, frégates et autres bâtiments de guerre.

Artimon (Mât d'- ) (en anglais « mizen sail »): Le mât d'artimon est le plus petit des trois bas mâts verticaux d'un navire dit à trois mâts. Le mât d'artimon est situé sur l'arrière du grand mât.

Artimon (Voile d'- ) (en anglais« mizen sail »): Voile aurique qui s'envergue sur la corne de brigantine, se lace au mât d'artimon et se borde au couronnement.
La voile d'artimon peut remplacer la brigantine dans le mauvais temps.

Ascension droite : L'ascension droite est l'une des coordonnées équatoriales polaires
L'ascension droite d´une direction, pour une date donnée est l'angle dièdre du cercle horaire de la direction et de celui de l´Équinoxe pris comme origine.
Équivalent céleste de la longitude pour indiquer une position sur la sphère céleste, l´ascension droite se compte sur l'équateur céleste, à partir du point vernal, toujours vers l'est ; elle est comptée positivement dans le sens direct, parfois en degrés, de 0° à 360° , plus généralement en heures de 0h à 24h (1h = 15°).
L'ascension droite est notée α ou AR (ascensio recta).

Ascension droite d'un astre : Coordonnée équatoriale qui, associée à la déclinaison, détermine la position précise d'un point sur la sphère céleste.
L'ascension droite est l'équivalent de la longitude terrestre.
C'est l'arc de l'Équateur compris entre le point vernal γ (équinoxe de printemps) et le pied du cercle de déclinaison passant par le centre de l'axe.
Elle se compte de 0° à 360°, ou de 0 à 24 heures, à partir du point vernal en allant de l'ouest vers l'est.

Assemblage (en anglais « stowage »ou « trimming »):

Assembler (en anglais « stowage » ou « trimming »):

Assiette (en anglais « trim »): Situation d'un navire au regard de ses tirants d'eau.

Assistance : L'assistance en mer est le fait de porter secours à un navire en danger ou en péril.
À la différence du sauvetage, qui est le fait de porter secours exclusivement à des personnes, sans obligation de secours au navire, l'assistance implique, outre le sauvetage des personnes, obligatoire en toutes circonstances, le secours du navire.
L'assistance en mer est une obligation absolue du capitaine de chaque navire ; elle n'est limitée que par le danger ou le péril « sérieux » pour le navire, son équipage et ses passagers.
Le refus d'un capitaine de porter assistance à une personne en mer « en danger de se perdre » (en perdition) est puni d'une amende de 25.000 FF et ou d'une peine d'emprisonnement de deux ans.
L'assistance donne droit à une rémunération « équitable », sous la seule condition de l'utilité de l'assistance.
Ce droit à rémunération est toutefois limité par :
- la valeur de la chose sauvée (la rémunération ne peut dépasser la valeur de la chose effectivement sauvée, de sorte que le propriétaire peut accepter de délaisser la chose) ;
- le refus raisonnable du navire d'être secouru ;
- dans le cas où l'assistance est portée par un remorqueur, que le service rendu soit exceptionnel, et qu'il soit différent de la mission de remorquage.
Remarque : Le sauvetage ou l'assistance aux personnes a toujours été gratuite car, la vie d'un homme libre n'ayant pas de prix, il est impossible de fixer le montant de la rémunération équitable.

Assurance (en anglais « insurance ») :Engagement, pour une somme convenue, pris par une personne ou par une compagnie dite d'assurance, de se charger des pertes ou dommages qui pourront éprouver à la mer un bâtiment ou les marchandises qu'il transporte. L'acte qui contient cet engagement s »appelle police d'assurance ; le prix convenu, payable à l'avance, prime d'assurance ; et le local où l'on passe le contrat, chambre d'assurance.
Dans le Levant (en Méditerranée) assurette se disait souvent pour assurance.

Astrolabe (en anglais « astrolabe ») : Instrument utilisé pour résoudre les problèmes d'astronomie de position.
Inventé dans l'antiquité grecque, l'astrolabe a été introduite Espagne par les Arabes au XIIIème siècle puis utilisée dans toute l'Europe.

Astronomie : L'astronomie (du grec ἀστρονομία) est la science de l'observation des astres.
L'astronomie cherche à expliquer et à prévoir les positions des astres ainsi que leurs propriétés physiques et chimiques.

Atterrages (en anglais « landfall »ou « approaches »): Action de s'approcher de la terre pour la découvrir, reconnaître et diriger sa route en conséquence.
Endroit où il faut agir et manœuvrer pour découvrir la terre.
Parages proches de la côte, vus du côté du large (les parages proches de la côte, vus du côté de la terre, s'appellent les « approches »).
Les atterrages d'une côte sont définis par toute la zone intermédiaire entre le large, matérialisé par les grands fonds, et la zone côtière à l'intérieur des isobathes de 200 mètres où l'on peut utiliser la sonde à main ou le sondeur à ultrasons pour trouver sa position.
Remarque : En français, les « approches »d'une côte sont les abords de la côte vus du côté de la terre ; c'est un terme qui concerne les biffins, pas les marins.

Auloffée (en anglais « coming to » ou « yaw to the luff ») : Mouvement du navire autour de son axe vertical en vertu duquel, tout en faisant route, la direction de son cap ou de sa quille fait un angle de moins en moins ouvert avec la direction du vent.
On ne dit guère qu'on a fait une auloffée que lorsqu'on marche à une allure comprise entre le largue et le plus près ; dans les autres cas, on dit qu'on est venu au vent ou sur un des deux bords, de tant de quarts ou de degrés.

Aurique (en anglais « bermudo sail ») : Terme générique par lequel on qualifie les voiles trapézoïdales telles que celles qui se hissent dans la direction des étais (voiles d'étai) ou s'enverguent sur des cornes (voiles à corne).
Les voiles à livarde sont encore des voiles auriques.
Les voiles auriques n'étant pas symétriques, elles ont un côté d'amure invariable.
Les brigantines, artimons, voiles d'étai sur corne sont des voiles auriques.
Les voiles de chaloupes ou d'embarcations, encore appelées voiles à bourcet, les flèches-en-cul sont aussi des voiles auriques.
Au contraire, les bonnetes sont quadrangulaires mais ne sont pas des voiles auriques.
Les voiles auriques sont faites pour tenir le vent.

Aussière (en anglais « hawser ») :Cordage composé de trois et quelquefois de quatre torons commis en une seule fois ; chacun de ces torons contient au moins six fils de caret. Les aussières servent souvent d'amarres ou de remorques. Les aussières étant commises vers la droite se tournent sur les taquets ou les bittes de gauche à droite.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

Avances (en anglais « advance money ») : Sommes payées aux officiers et aux marins au moment de leur embarquement et avant de partir en mer, sous la forme d'acomptes à valoir sur leurs gains futurs, solde et traitement de table.

Avarie (en anglais « average ») : Il existe deux sortes d'avaries par nature : les avaries dommages, qui sont les dommages supportés par le navire et ses apparaux, ou la perte et les dommages supportés par les marchandises ; et les avaries frais, qui sont des dépenses exceptionnelles engagées pour le navire ou sa cargaison ; par exemple des dépenses engagées pour faire relâche dans un port de refuge.
On distingue d'autre part : Les avaries particulières, qui sont à la charge personnelle de ceux qui les subissent ; et les avaries communes, qui sont à la charge tous ceux qui ont des intérêts dans le voyage maritime.
Exemples d'avaries :
1 - Dommage éprouvé par un navire dans quelqu'une de ses parties ; en particulier c'est une dégradation, un dégât survenu à un objet quelconque.
2 - Dépense non prévue engagée pour le navire ou pour la cargaison ; par exemple les rançons pour racheter le navire ou des membres d'équipage, les droits de pilotages dans un port de relâche.
3 - Gratification accordée à un capitaine du commerce pour les bons soins qu'il a pris de la cargaison.
4 - On appelle avaries communes les dépenses extraordinaires et les sacrifices décidés par le capitaine pour la sauvegarde de l'expédition maritime ; le navire, le fret et la cargaison contribueront tous au paiement des dépenses ainsi engagées.

Avarie commune : Le principe de l'avarie commune pose que, confrontées à un péril susceptible d'entraîner leur perte collective, les propriétés - corps et cargaison - engagées dans la même aventure maritime doivent supporter, à proportion de leurs valeurs finalement sauvées, les dépenses et les sacrifices exceptionnels décidés volontairement et raisonnablement par le capitaine pour permettre le salut de l'expédition.
La pratique des avaries communes est régie conformément aux clauses écrites dans le titre de transport (connaissement ou charte-partie) et acceptées par les parties (transporteur et chargeur) ou, à défaut, selon la loi nationale.
Le règlement des avaries communes est une opération très compliquée, très longue et très coûteuse : c'est particulièrement le cas lorsqu'il s'agit d'un navire transportant plus de 10 000 conteneurs de marchandises diverses plus ou moins convenablement déclarées.
Une marchandise déclarée au-dessous de sa valeur sera remboursée à partir de sa valeur déclarée si elle est perdue, mais elle contribuera selon sa vraie valeur si elle est sauvée.
Les règles internationales concernant les avaries communes ont été adoptées aux Congrès tenus à York (Royaume Uni) en 1864 (11 règles rédigées en anglais) puis à Anvers (Belgique) en 1877 (12 règles) ; elles sont connues sous le nom de « Règles d'York et d'Anvers » ou RYA (en anglais « York Antwerp Rules » ou YAR).
Les Règles d'York et d'Anvers (RYA) ont été révisée à de nombreuses reprises, notamment en 1890 (18 règles), 1924 (sept règles précédées de lettres et vingt-trois règles précédées de chiffres), 1950 (addition de la règle d'interprétation qui établit la liaison entre les Règles avec lettres et les Règles chiffrées), 1974, 1990, 1994 (addition de la règle paramount, ou règle suzeraine) et 2004 (RYA 2004).
Les RYA 2004 sont constituées d'une règle d'interprétation (en anglais rule of interpretation), d'une règle fondamentale (en anglais rule paramount), de 7 règles précédées d'une lettre (de A à G) et de 23 règles précédées d'un numéro en chiffres romains (de I à XXIII).
Depuis le XIIème siècle, les avaries communes ont fait l'objet en droit français écrit de textes (rôles d'Oleron, Consulat de la mer, Guidon de la mer) ; d'édits ; d'ordonnances (1681) ; de lois (n° 67-545 du 7 juillet 1967) ; de décrets (n°68-65 du 19 janvier 1968).
Le règlement des avaries communes est une opération très compliquée, très longue et très coûteuse : c'est particulièrement le cas lorsqu'il s'agit d'un navire transportant plus de 10 000 conteneurs de marchandises diverses plus ou moins convenablement déclarées.
Une marchandise déclarée au-dessous de sa valeur sera remboursée à partir de sa valeur déclarée si elle est perdue, mais elle contribuera selon sa vraie valeur si elle est sauvée.
Cette institution des avaries communes date de l'Antiquité : la loi rhodienne grecque avait été adoptée par les Romains sous le nom de lex rhodia de jactu et elle concernait les avaries communes et notamment le jet à la mer des marchandises et des apparaux du navire pour l'alléger.
En réalité, le système des avaries communes peut être maintenant considéré comme archaïque et dépassé : les assureurs ou les réassureurs finiront, de toutes façons, par payer les dommages subis par les biens assurés ; donc on peut souvent gagner du temps et éviter de perdre beaucoup d'argent en s'abstenant En réalité, de déclencher une procédure d'avaries communes.

Avarie particulières (en anglais« particular average ») : Détériorations, manquants ou perte de la marchandise elle-même au cours du transport, qu'il soit maritime, fluvial, terrestre ou aérien, dont le chargeur ou propriétaire est la seule victime (les avaries sont alors particulières à un seul intérêt, par opposition aux avaries communes).

Azimut (en anglais « azimuth ») : L'azimut est l´une des coordonnées horizontales.
L'azimut est l´angle dièdre de la verticale contenant la direction et de la verticale contenant le pôle céleste sud (pour les astronomes) ou nord (pour les marins) pris comme origine.
L´azimut est compté positivement dans le sens rétrograde.
L'azimut est l´angle formé au zénith par le méridien supérieur du lieu du côté du pôle élevé et le vertical de l'astre.
Pour les marins, l'azimut se compte sur l'horizon de 0° à 180° vers l'est ou vers l'ouest à partir du point cardinal de même nom que le pôle élevé, ou encore de 0° à 360° à partir du pont cardinal nord vers l'est..

Bâbord (en anglais « larboard »ou « port »): Partie d'un navire située à main gauche d'un observateur situé sur ce navire, dans l'axe, lorsqu'il regarde vers l'avant du navire.

Baderne (en anglais « mat ») : Tissu en grosses tresses fait avec du gros fil de caret, et qu'on emploie pour garantir certains endroits d'un frottement répété ou pour amortir certains chocs.
On utilise un tissu comparable en fibres de verre pour la fabrication ou la réparation des bateaux en matériaux synthétiques (polyester ou autres) ; beaucoup utilisent le mot anglais pour désigner ce type de baderne.
Au figuré et familièrement, on appelle « baderne » une personne sans énergie et dont on n'attend plus rien.

Bague (en anglais « ring »ou « hank »): Anneau, cercle en fer, en bois ou en cordage, employé pour enverguer les voiles à draille, ou pour garnir les œils de pie des bandes de ris et des rabans d'envergure.
C'est encore la boucle, l'anneau, l'œillet qui termine certains cordages tels que la tournevire ou qui forme le collier d'un étai.
Les bagues d'amarrage sont de gros anneaux en fer fixés sur des caisses flottantes, pour servir à l'amarrage des navires ; il y a aussi des bagues semblables scellées dans les quais.

Baie (en anglais « bay ») : Sinuosité dans une côte, formant un enfoncement où pénètre la mer, mais qui comme lieu de mouillage ne présente pas un abri suffisant du côté du large.
Une baie est plus grande qu'une anse, mais elle est plus petite qu'un golfe.

Baille (en anglais « bucket ») : Sorte de baquet pouvant contenir de l'eau.
Des bailles peuvent aussi recevoir les lignes de sonde ou les drisses des huniers.

Balancine (en anglais « lift ») : Cordage qui est capelé vers chaque extrémité d'une vergue, se rend au haut du mât qui porte la vergue et descend ensuite sur le pont ; la balancine s'arrête dans la hune s'il s'agit des vergues de perroquet ou de cacatois.
Les balancines soutiennent les extrémités de vergues et permettent de les apiquer ou de les manœuvrer dans le sens de la hauteur.

Baleine [au figuré] : Lame qui passe accidentellement par-dessus le bord et mouille le pont ainsi que les hommes qui s'y trouvent.

Baleinière (en anglais « whale boat ») : Embarcation appropriée à la pêche à la baleine.
Les baleinières sont des embarcations de formes élancées, convenablement épaulées, s'élevant bien à la lame et marchant bien ; elles se tiennent très bien dans de grosses mers ; elles peuvent suivre leeur navire à la traîne sans emplir.

Balestron : Nom donné, en Méditerranée, à une livarde.

Balise (en anglais « beacon ») : Longue tige de fer surmontée d'une marque latérale ou cardinale et établie sur une roche pour signaler la position de cette roche quand la marée la recouvre. La balise peut porter également un feu, la nuit.
Toute marque, tout objet ayant le même but peut s'appeler balise.

Ballast (en anglais « ballast ») : Sable, gravier de carrière ou pierres concassées pouvant servir de lest dans les fonds des navires.



Ballon (Faire - ) : Une voile que l'on est en train de carguer un peu tard dans le mauvais temps, et qui n'est déjà plus établie, peut se gonfler par le vent et ainsi faire ballon ; si elle vient à battre, elle se déchire et est arrachée par le vent dans un bruit de tonnerre.

Banche (en anglais « bank ») : Ce mot qui dérive de banc, signifie à peu près la même chose ; cependant, on entend plus particulièrement par banche un banc de roches plates, près de la surface de la mer et qui ne découvre jamais.

Bande (en anglais « lying along ») : Inclinaison d'un navire sur un bord, en vertu d'un vent de côté si le navire est sous voiles, soit en raison d'un chargement déséquilibré d'un bord par rapport à l'autre.
La bande ou l'inclinaison d'un navire sous voiles est peu nuisible à la marche de ce navire tant qu'elle ne dépasse pas un angle moyen de 8° à 10° ; au-delà de cette limite, l'assiette de la flottaison est trop altérée et l'on remarque que l'addition de voiles hautes, par une brise fraîche, ne contribue aucunement à augmenter le sillage, et peut même le diminuer.
Dans une autre acception, une bande est une fraction de laize de toile à voile, coupée en travers ou selon le fil de trame ; la bande est aussi la chute arrière d'une voile latine.
Une bande de ris est le renfort en toile cousu sur la ligne dans laquelle sont placés les œils de pie et où passent les garcettes qui servent à prendre les ris.

Bannière (en anglais « ship's ensign ») : Autrefois on donnait le nom de bannière au pavillon de poupe du navire.

Banquise (en anglais « fast ice ») : Amas de glaces flottantes qui entravent et gênent la navigation.
Les intervalles qu'on trouve dans les banquises sont nommés clairières.

Baptême (en anglais « ducking ») : Cérémonie burlesque qui a lieu la veille ou le jour où un navire coupe les tropiques ou l'Équateur ; elles consistent surtout à mouiller à l'eau de mer celles des personnes embarquées qui passent ces lignes pour la première fois.

Baraterie (en anglais « barretry ») : Infidélité d'un capitaine du commerce qui abuse d'une manière quelconque de la confiance qui lui a été accordée.

Barbotin (Chaîne de - ) :

Barbotin (Couronne de - ) : Couronne en fer comportant les empreintes des mailles de la chaîne ; cette couronne est encastrée autour de la poupée du guindeau et elle est utilisée pour faciliter le virage de la chaîne de l'ancre qui s'y enroule.
Des couronnes de Barbotin montées sur des poupées de cabestans ou de treuils, sont utilisées pour manœuvrer les câbles-chaînes utilisés sur les navires.

Bardi (en anglais « shifting board ») : Un bardi est une cloison longitudinale provisoire à l'aide de laquelle on sépare les grains chargés en cale, pour éviter leur désarrimage en cas de gîte ou de roulis.
Dans une autre acception, le bardi est une sorte de plancher calfaté par lequel on augmente la largeur vers l'intérieur des passavants d'un navire que l'on a l'intention d'abattre en quille ; l'utilité de ce plancher est d'empêcher l'eau d'entrer à bord par l'ouverture qui existe entre les deux passavants lorsque, dans l'opération de l'abattage, le pont du navire parviendra à sa plus grande immersion.

Baril (en anglais « barrel ») : Petite barrique.

Baromètre (en anglais « barometer ») : Sorte de balance servant à mesurer le poids de la colonne d'air atmosphérique dont elle donne exactement le poids.
Les baromètres de Torricelli à mercure suivent la loi des tubes communicants.
Dans les baromètres anéroïdes, la pression atmosphérique s'exerce sur une enceinte métallique parfaitement close et partiellement vide d'air ; celle-ci se déforme de façon élastique en fonction de la pression atmosphérique. Un système mécanique de précision permet d'amplifier les mouvements de la surface de l'enceinte métallique, d'indiquer la pression atmosphérique sur un cadran ou de l'inscrire à l'aide d'une plume chargée d'encre sur un tambour faisant un tour complet en une semaine.
Pour lire un baromètre anéroïde à cadran, on commence par placer l'aiguille mobile jaune vis-à-vis de l'aiguille bleue ; puis on tapote la vitre du baromètre avec le doigt ; on connait la tendance barométrique selon que l'aiguille bleue se trouve à gauche ou à droite de l'aiguille jaune, après que les jeux dans le mécanisme ont été rattrapés ; l'aiguille bleue indique la pression exacte du moment.

Barre (en anglais « steering gear », « wheel » ou « tiller ») : L'ensemble de l'appareillage utilisé pour actionner le safran du gouvernail.
Quand on dit « la barre à droite dix », le safran du gouvernail doit être orienté à 10° sur tribord.

N.B. - Au contraire, si l'on dit « la barre à tribord dix », le safran du gouvernail doit être orienté à 10° sur bâbord.

Barre d'arcasse : Pièce de charpente associée à un arrière en arcasse et disposée transversalement sur le sommet de l'étambot.

Barre hydrographique (en anglais « wire drag ») : Barre tirée horizontalement dans l'eau à une certaine profondeur pour s'assurer que le fond de la mer dans un endroit est toujours supérieure à cette profondeur

Barrique (en anglais « cask ») : Futaille qui contenait habituellement le quart d'un tonneau et qui sert à transporter des liquides. Actuellement une barrique contient 200 litres.

Barrot (en anglais « barling » ou « beam ») : Un barrot est, pour les ponts de l'entrepont, des gaillards et de la dunette, ce qu'un bau est pour le premier et le second pont.
Les barrots font l'office de poutres à l'égard des ponts qu'ils supportent.
Barroter c'est emplir de marchandises les cales du navire jusqu'aux barrots de l'entrepont.

Barque (en anglais « punt » ou « lighter ») : Nom générique des navires de peu de capacité ou dont le port ne dépasse pas 150 tonneaux.
Les barques n'ont ordinairement qu'un seul mât, mais on en voit à deux mâts, qui sont pontées et qui servent au cabotage.
Beaucoup des bateaux qui naviguent en rivière se nomment barques.

Basane (en anglais « soft leather ») : Peau séchée et préparée qu'on emploie au même usage que le cuir mou ; on l'emploie notamment pour recouvrir les ralingues et les garantir contre le ragage des étais et des autres manœuvres.

Basaner : Coudre la basane autour d'une ralingue de bordure.

Basse (en anglais « ridgel ») : Banc de roches ou de corail qui s'approche très près de la surface de la mer mais qui ne découvre pas.

Basse Mer (en anglais « low water ») : Moment de la marée où le niveau de la mer est minimal.

Basses voiles : Sur les navires qui ont plusieurs voiles superposées les basses voiles sont les voiles principales portées sur les bas mâts.
Quand le phare est carré, les basses voiles le sont aussi.
Quand le phare est grée en goélette, les basses voiles sont les deux voiles auriques (celles que sur un brick on appellerait brigantine ou misaine goélette).

Bassin (en anglais « dock ») : Partie retirée d'une rade ou d'un port où les bâtiments sont à l'abri du vent et de la grosse mer.
C'est aussi une grande enceinte maçonnée dans laquelle les eaux de la mer sont introduites par un pertuis muni de portes et de largeur suffisante pour permettre le passage des navires.

Bastingage (en anglais « fence », « nettings ») : Filets doublés de toile peinte, établis sur le plat-bord et le long des gaillards, de manière à y former une sorte d'encaissement long et continu au moyen de chandeliers en fer et de filières : ils servent à loger, pendant le jour, les hamacs de l'équipage.
On les recouvre d'une autre toile peinte qui garantit les hamacs de la pluie et de l'humidité ; mais on les laisse découverts quand il fait beau, pour aérer les hamacs.
Les toiles de bastingage sont enduites avec de l'huile chaude, puis peintes, et ensuite doublées d'une deuxième toile intérieure qu'on n'huile ni ne peint, parce qu'elle doit porter les hamacs.

Bâtard : Le mot bâtard est quelquefois synonyme de semblable.
On dit que deux voiles sont bâtardes quand elles ont les mêmes dimensions et qu'elles peuvent se remplacer réciproquement.

Batardeau (en anglais « dam », « water-boards ») : Un batardeau est une sorte de digue à l'intérieur de laquelle on extrait, à l'aide de pompes, l'eau qui peut y être contenue.

Batayoles (en anglais « stanchions of nettings ») : Montants en fer ou en bois qui servent à supporter les lisses ou des bouts de filin destinés à faire l'office de garde-corps.

Bateau (en anglais « boat ») : Nom générique pour les constructions flottantes de petites dimensions., généralement employés sur les côtes, les rades, les fleuves, les rivières, les lacs et dans les ports.

Bâtiment (en anglais « vessel ») : Nom générique pour les constructions flottantes de grandes dimensions, disposées pour naviguer en pleine mer. Le mot navire (et autrefois vaisseau) sont des noms génériques exprimant la même idée que bâtiment. Jadis, on disait bâtiment de commerce et vaisseau de guerre, actuellement on dit navire de commerce et bâtiment militaire.
On trouve parfois le nom « vaisseau » à la place de « navire » pour traduirs le mot anglais « vessel », dans des traductions fantaisistes ou dans les transpositions des articles de presse américains que lisent sur leur écran les présentateurs du journal télévisé.

Batterie :

Batture (en anglais « reef ») : Fond assez étendu de roches ou de coraux, sur lesquels il est rare que la mer brise ; quand il fait calme, on voit souvent des remous dessus.

Bau (en anglais « beam ») : Poutre placée en travers du navire qui relie les deux murailles et qui soutient les bordages des ponts.
Les baux sont installés et retenus par leurs extrémités façonnées en queue d'aronde, dans des ceintures appelées bauquières ; ils participent à la tenue transversale de la coque.
Le maître bau est celui qui est situé dans la plus grande partie du navire et qui correspond au maître-couple ; ordinairement, il se trouve en avant du milieu de sa longueur.
La largeur hors-tout d'un navire est toujours plus grande que le maître-bau, ne serait-ce que parce que, de chaque bord, s'ajoute l'épaisseur du bordé.
Les baux ont du bouge, c'est-à-dire un renflement sur le milieu de leur partie supérieure, afin d'aider à l'écoulement des eaux.

Bauquière (en anglais « bowsprit ») : Ceinture intérieure d'un navire qui sert à relier les couples entre eux et à soutenir les baux par leurs extrémités.
Il y a une bauquière à la hauteur de chaque pont et des gaillards.

Beau (en anglais « fair » ou « fine ») :Le temps est beau quand le ciel est serein, la mer peu agitée et le vent égal et modéré.
La mer est belle quand elle est unie.

Beaupré (en anglais « bowsprit ») : Mât qui dépasse obliquement à l'avant d'un navire à voiles ; il porte sur la tête de l'étrave et son pied repose sur un des ponts inférieurs.
Le beaupré et son bout dehors servent d'appui inférieur aux focs et aux étais des mâts qui surmontent le mât de misaine.
Le beaupré a ordinairement le même diamètre que le mât de misaine et sa longueur par delà l'étrave est égale au maître bau.

Berges (ou Barges) (en anglais« rocks » ou « banks ») : Groupe de rochers qui sont situés dans le voisinage d'une côte et dont le sommet s'élève peu au-dessus de l'eau.

Berne (Pavillon en -), (en anglais « ensign a waft») : Mettre son pavillon en berne, c'est hisser son pavillon national en ne laissant que le bout de sa queue déferlée.
On s'en sert ainsi comme marque de deuil, ou comme signal pour appeler le pilote ou encore l'équipage s'il est à terre, ou pour demander du secours.
On peut ajouter un ou plusieurs coups de canon.
On peut également garder le pavillon à mi-drisse pour marquer le deuil.

Bitord (en anglais « yarn » ou « spurn yarn ») :Menu cordage constitué par deux fils à caret de deuxième brin commis ensemble.
L'écheveau s'appelle manoque de bitord.
Le bitord blanc n'est pas goudronné, le bitord noir est goudronné.
Le bitord a reçu une torsion dans le sens contraire du filage des fils à caret.
Le bitord s'ourdit ordinairement sur une longueur de 50 mètres.
Le bitord sert à fourrer diverses manœuvres, c'est-à-dire à les entourer d'une couche qui doit les protéger de l'usure par frottements, à faire des badernes, des paillets, de la filasse, des petits saisissages etc.
Le bitord trempé dans du suif fondu est utilisé pour garnir les presse-étoupe de pompes.
La résistance à la rupture du bitord est très faible.
Lorsqu'on utilise du bitord pour faire des garnitures de pompes, on le trempe dans du suif fondu.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

Bittard (en anglais « sheet bitt ») : Cylindre vertical servant à capeler une amarre ; une barre horizontale, appelée paille ou traversin, le traverse dans sa partie haute pour que l'amarre ne puisse pas se décapeler d'elle-même.

Bitte : 1 - Pilier cylindrique, massif et court, placé à l'avant des navires, et autour duquel on enroule les amarres.
2 - Borne métallique placée sur un quai et servant à l'amarrage des navires.
Remarque : toujours écrire ce mot avec deux « t » pour ne pas le confondre avec le mot qui ne prend qu'un « t » et qui est utilisé populairement pour désigner le membre viril.

Bittes (en anglais « bitts ») : Cylindres métalliques fixés par groupes de deux, verticalement sur le pont d'un navire et servant à tourner les amarres.

Bitton (en anglais « small bitt ») : Petite bitte servant à tourner divers cordages.

Bitture (en anglais « range of cable ») : Longueur de chaîne, de remorque ou d'amarre élongée sur le pont, qui filera seule lorsque la chaîne d'ancre, la remorque ou l'amarre sera envoyée.

Blin : Cercle en fer servant de chouquet sur les mâts et sur les vergues, ou servant à porter les bouts-dehors.
Sur les basses vergues il y en a deux de chaque bord, un au bout, et un second plus en dedans, qui est à charnières.

Boire : On fait boire quand on fronce à très petits plis une toile ou une ralingue en les cousant, parce que leur longueur est plus grande que celle de la toile à laquelle on les joint.
Dans le ralingage on fait boire tantôt sur la toile, tantôt sur la ralingue, selon que l'une ou l'autre est la plus longue.
Dans la couture d'assemblage on boit sur la laize la plus longue, et pour cela on la pose en dessus, assemblant toujours sur la plus courte, que l'on maintient constamment raide.
Un bon voilier doit savoir boire deux centimètres au moins par mètre de couture, sans froncis apparent pour l'œil.

Bois mort : Partie d'un mât ou d'une vergue sur laquelle on n'établit pas de voiles ; par exemple les bouts des vergues en dehors des empointures des voiles.

Bollard (en anglais « bollard ») : Gros fût métallique, souvent en fonte d'acier, à tête renflée, scellé au bord d'un quai pour capeler l'œil des amarres.

Bôme (en anglais « spanker boom ») : Sorte de vergue qui s'appuie par un bout terminé en croissant sur le mât d'artimon ; sur l'autre bout qui dépasse en dehors du couronnement on borde la voile appelée brigantine qui est lacée au mât d'artimon et qui est enfilée sur sa corne.
On dit indifféremment « bôme » ou « baume » ou « gui ».

Bonnette (en anglais « studding sail») : Nom générique d'une sorte de voile en toile légère, ordinairement carrée qui, à l'aide de bouts-dehors, s'installent à côté et en dehors de la plupart des voiles principales afin d'augmenter, au besoin, la surface de la voilure.
On distingue, de bas en haut : les bonnettes basses, les bonnettes de huniers, les bonnettes de perroquet et les bonnettes de cacatois.

Bon plein :

Bon quart ! (en anglais « good look out ! ») : Cri proféré, pendant la nuit, pour exciter les matelots à effectuer une veille attentive.

Bordage (en anglais « board ») : Planche épaisse employée pour recouvrir les membrures, les baux et des barrots.
Celles qui sont appliquées sur la carène s'appellent bordages de carène quand c'est à l'extérieur, et vaigres quand c'est à l'intérieur.
Celles qui sont appliquées sur les baux et des barrots s'appellent bordages de pont.
Une file de bordages de carène qui s'étend de l'avant à l'arrière du navire s'appelle une virure.

Bordé : Ensemble des bordages constituant le revêtement extérieur de la coque du navire.
Un bordé est à franc-bord lorsque les bordages sont disposés bord à bord ; il est à clin quand les bordages se recouvrent partiellement.

Bordée (en anglais « watch ») : L'équipage peut être réparti en trois bordées à la mer : la bordée de bâbord (les bâbordais) et la bordée de tribord (les tribordais) assurent le quart, et la bordée du milieu fait l'entretien courant du navire.
La répartition de l'équipage peut également se faire en quatre bordées : trois bordées pour le quart et la bordée du milieu pour l'entretien courant du navire.

Border (en anglais « to hal aft the sheet ») : Border une voile, c'est achever de tendre la partie inférieure de cette voile en halant sur son écoute.
Border plat une voile, c'est raidir le plus possible son écoute ; une voile borde plat lorsque, son écoute ou ses écoutes étant bien raidies, les sections horizontales de cette voile sont droites ou à peu près.

Bordure : Côté inférieur des voiles. Selon les cas elle peut être droite, ronde ou échancrée. Quand la bordure est droite ou quand elle est échancrée, sa ralingue est plus forte que les autres. Quand, au contraire, la bordure est ronde, sa ralingue est faible et légère.

Bornage (en anglais « limited coasting trade ») : Le bornage était la navigation faite par une embarcation jaugeant 25 tonneaux au plus et autorisée à faire des traversées de 15 lieues marines (45 milles) au plus.

Bosse : 1 - (en anglais « stopper ») Morceau de fort cordage fixé au navire par une de ses extrémités, l'autre servant à retenir un câble, une aussière, une manœuvre, une amarre dans l'état de tension qu'ils doivent posséder en les enveloppant par des tours serrés et multipliés.
2 - (en anglais « boat rope ») Cordage servant à amarrer une embarcation à flot sur le côté ou à l'arrière d'un navire, à un quai, sur une bouée, etc. Cordage qu'on lance à un canot qui accoste afin qu'il puisse s'en servir pour s'amarrer.
3 - (en anglais « gog rope ») Cordage dont chacune des extrémités est fixée à l'arrière d'un navire remorqueur pour brider la remorque afin qu'elle rappelle l'arrière du remorqueur vers le remorqué lorsque qu'il est tiré par sa remorque sous tension.

Bosser : Maintenir, fixer ou arrêter une chaîne ou une manœuvre à l'aide d'une ou de plusieurs bosses.

Bossoir (en anglais « cat head ») : Pièce de bois débordant du navire et servant à suspendre des ancres, des embarcations ou différents objets en dehors de la muraille du navire.
Sur les navires à voiles, l'homme de bossoir se tenait près du bossoir de l'ancre au vent pour faire la veille et avertir l'officier chef de quart, qui se tenait sur la dunette et qui avait la vue masquée par la voilure et le gréement, de ce qu'il voyait devant la navire.
On continue traditionnellement à appeler « homme de bossoir » le veilleur de quart à la passerelle des navires actuels à propulsion mécanique.

Bouchain : Partie basse de la carène située à la jonction entre les fonds et le départ des flancs.

Bouge (en anglais « rounding ») : Convexité qu'on donne à diverses pièces de construction transversales telles que baux, barrots, barrotins, barres d'arcasse, et autres, afin d'imprimer aux bordages qui les recouvriront, la forme et les contours convenables.

Bouline (en anglais « bowline ») : Manœuvre en araignée frappée sur des ralingues de côté d'une voile carrée, ou sur la ralingue de l'avant d'une voile à bourcet, à l'effet d'ouvrir cette voile lorsqu'on navigue au plus près.

Bouquet : Ensemble groupé des poulies d'amure, d'écoute et de cargue-point des basses voiles.

Bourcet (Voiles à - ) (en anglais « sail of a lugger ») : Terme générique d'une sorte de voile quadrangulaire, comme on en voit sur les lougres ou les chasse-marées, à la drisse frappée au tiers de la vergue vers l'avant.
Par cette disposition, le point d'amure est toujours du même côté de la voile, et la ralingue de chute qui aboutit au point d'amure est plus courte que celle qui aboutit au point d'écoute, d'où il suit que la vergue est apiquée sur l'avant ; les deux tiers de la surface de la voile se trouvent sous le vent du mât.
On peut avoir des voiles d'une surface considérable avec des mâts assez courts et faciles à tenir.
On dit indifféremment voile à bourcet ou voile au tiers.

Bourlinguer (en anglais « to work very hard ») : Éprouver de la fatigue à cause du mauvais temps, ou de manœuvres longues et pénible : il s'applique à l'équipage ou au navire.

Bourrelet équatorial : La Terre a approximativement la forme d'une sphère légèrement aplatie aux pôles et dotée d'un bourrelet à l'Équateur.
L'épaisseur du bourrelet équatorial est d'environ 21 km.

Bout (en anglais « head » ou « bit ») :Ce mot signifie quelquefois proue ou avant d'un navire (on dit amarre de bout pour désigner une amarre qui part de l'avant du navire) ; il signifie quelquefois extrémité et quelquefois morceau ou partie.
Remarque. - certains utilisent le mot bout isolément pour signifier « bout de cordage » ou « bout de corde », quand ils ne connaissent pas le nom de la manœuvre ou du cordage qu'ils veulent désigner.

Boute (en anglais « cask ») :Synonyme de « futaille » ou de « pièce à eau ».

Bouteilles (en anglais « quarter galleries ») : Sorte de cabinets en forme de demi-tourelles qui débordent, bâbord et tribord, du tableau de la poupe et de la galerie ; ils sont décorés à l'extérieur, pour l'ornement de cette partie.
Ces cabinets servent de lieux d'aisance pour l'État-Major.
La sole inférieure de chaque bouteille repose sur un massif appelé cul de lampe.
Des fenêtres à l'extérieur donnent de l'air et du jour aux bouteilles.
Un tuyau en plomb se dégorge dans la mer, une soupape empêche l'eau de la mer de pouvoir s'élever jusqu'au siège.
Au-dessus des bouteilles se trouve un réservoir en plomb qu'on emplit d'eau de mer, communiquant au tuyau par un robinet et destiné à assurer sa propreté.

Branche de bouline : Espèce d'araignée ou de réseau en filin qu'on frappe sur les côtés de chute des voiles carrées, et même de certaines voiles auriques, afin de les orienter plus près du vent.
Les pattes de bouline qui servent de dormant à ces branches sont régulièrement espacées sur les ralingues de chute, et l'action de la bouline est ainsi transmise à tout le côté du vent de la voile.
Quand les voiles sont très bien faites et suffisamment échancrées en chute, les boulines y sont inutiles ou même nuisible.

Branle (en anglais « hammok ») : Hamac, lit en toile d'un matelot, suspendu à deux crocs.

Brasse (en anglais « fathom ») :Mesure anglaise d'une longueur de 5 pieds (1,62 m) ou de 6 pieds.
Le pied anglais (1 foot = 0,304800601 m) et la brasse anglaise (1 fathom = 1,828803606 m) sont encore utilisés en imprimerie, en aéronautique et pour mesurer la profondeur de la mer sur certaines cartes marines anciennes étrangères.
En France seulement, où la longueur du pied du roi était supérieure à celle pratiquée dans les pays voisins, la brasse a été redéfinie en « brasse nouvelle » de 5 pieds de 0,3248406 m, soit 1,624203 mètre (loi du 10 décembre 1799).
Remarque 1 : La toise, en France, est égale à 6 pieds, soit 1,9490436 mètre ; la toise métrique est égale à 2,00 mètres exactement..
Remarque 2 : Dans les systèmes basés sur un pied inférieur, égal ou à peine supérieur à 30 centimètres, cinq pieds correspondent au double pas.

Brasser (en anglais « to brace ») : Agir sur une ou plusieurs vergues par l'effet de cordages ou de manœuvres appelés bras, pour les faire tourner autour de leurs suspentes.

Brassiage (en anglais « depth of water ») : Détermination du nombre de brasses rapportées par la ligne de sonde ou qui existent sur le fond.
Les petits brassiages sont inférieurs à 6 brasses (10 mètres) et les grands brassiages excèdent 40 brasses (65 mètres).

Breton (en anglais « abeam ») :Une marchandise, un objet est arrimé en breton quand il est en travers de barque, c'est-à-dire que sa longueur est dans le sens des baux.

Brider (en anglais « to seize » ou « to rack ») : Serrer étroitement.

Brig, brick, bric (en anglais « brig ») : Le brig est une sorte de bâtiment provenant du brigantin qui est plus petit.
Le brig a deux mâts (grand mât et mât de misaine) portant hunes et gréant des cacatois et des bonnettes.
Certains brigs de commerce portaient jusqu'à 300 tonneaux.
Des brigs de guerre de rang inférieur étaient employés pour la police des côtes.
Les cannonières-brigs , en temps de guerre, escortaient et protégeaient les convois.

Brigantine : Voile aurique, quelquefois volante, le plus souvent à poste fixe, que l'on assujettit par deux de ses ralingues, sous la corne et contre le mât qui porte cette corne, qui est le mât d'artimon pour un trois-mâts et le grand mât pour un brig ou un autre navire à deux mâts.

Brin (en anglais « combings of the hemp ») : Mot qui sert à désigner la qualité du chanvre utilisé : un cordage est du premier brin (en anglais « best part of the hemp ») quand il n'y entre que les filaments les plus longs, les plus purs ; ce qui reste sur la carde qui a servi à peigner le chanvre et à séparer le premier brin est peigné une seconde fois et fournit les éléments inférieurs en qualité dont on confectionne les cordages de deuxième brin ; le reste, qu'on dit de troisième brin, n'est propre qu'à faire des cordages de peu de valeur qu'on ne doit pas utiliser pour le gréement, ou à fournir de l'étoupe.

Brion (en anglais « fore foot ») : Pièce de construction servant à lier la quille qu'elle termine et l'étrave dont elle commence le contour en se relevant.

Bringuebale (en anglais « handle ») :Levier qui sert à mouvoir la tige et le piston de certaines pompes au-dessus desquels il est fixé.

Bris (en anglais « wrecks ») : Objets, parties de navire qui reviennent au rivage lorsque ce navire a fait naufrage.

Bris (Droit de - ) : Jadis, en cas de naufrage, toutes les épaves, tous les débris appartenaient a priori au seigneur propriétaire des côtes où ils s'échouaient ; actuellement ils sont remis en principe à l'administration des Affaires maritimes (si elle existe encore ?) qui les vend et en reverse la valeur à l'Établissement National des Invalides de la Marine, sauf si leur propriétaire a été identifié..
Parfois, les habitants de la côte, devenus pilleurs d'épaves après un naufrage, se précipitent pour ramasser tout ce à quoi ils prêtent de la valeur, c'est-à-dire pratiquement tout ce qui arrive à la côte.
Cela s'est toujours fait et les agents du seigneur, du roi ou de la République ont toujours essayé de l'empêcher.
En 1390, le duc de Bretagne Jean IV avait accordé aux moines de Saint-Mathieu de Fine Terre, à l'extrémité de la Bretagne, les dîmes des bris (ou brieux) qui consistaient dans la dixième partie de la coque, du gréement et de la cargaison des navires perdus à la côte.
Le 24 janvier 1498, Charles VIII a confirmé par lettres patentes ce droit de brieux aux religieux de Saint-Mathieu pour les ports et havres de Brest et du Conquet.

Brisants (en anglais « breakers ») :Mouvement vif et irrégulier de la mer, produit par la rencontre des lames avec des écueils, tels que rochers, bancs, à fleur d'eau ou à peu près.

Bronze (en anglais « brass ») :Mélange de suivre rouge et d'étain, presque toujours mêlé de zinc, de fer ou de plomb, dans des proportions variables, suivant l'emploi auquel il est destiné.

Brouillard (en anglais « fog ») :Le brouillard météorologique est habituellement appelé « brume », voire « brume épaisse » par les marins.
Les Bretons appellent brouillard ce que l'on appelle habituellement « crachin ».

Bruine (en anglais « thin rain ») : Pluie fine qui ressemble à de la brume.

Brumailleux : Se dit d'un temps humide où l'horizon est flou et où la visibilité est incertaine mais suffisante pour naviguer sereinement.

Brume (en anglais « fog ») : C'est le nom que les marins donnent au brouillard.

Burin : Sorte d'épissoir conique en bois dur ou en fer, très souvent employé dans les travaux de voilerie.

Buriner : Agrandir avec le burin l'ouverture d'une patte pour y mettre la cosse.

Cabaner : Renverser une embarcation pour la mettre la quille en l'air sur un quai ou une plage, faisant ainsi un abri.
Cabaner se dit aussi familièrement d'un bateau ou d'une ancre pour signifier chavirer.

Cabillot : Sorte de cheville de fer ou de bois tourné.
Des cabillots sont utilisés pour fixer des pattes, des manœuvres courantes, des amarrages : on les glisse verticalement dans des trous de râteliers.
Les cabillots employés dans la voilerie sont en bois, de 0,10 m à 0,15 m de longueur, et portent au milieu une petite rainure circulaire qui sert à les estroper et à les fixer.
On met des cabillots sur les œillets de cargue-fond, afin que les cargues puissent être frappées très rapidement dans les changements de voiles.
On frappe aussi les cargue-boulines sur cabillots.

Câble (en anglais « cable ») :À l'origine, gros et fort cordage composé de trois aussières commises au tiers ; c'était un grelin.
Le principal câble d'un navire servait à retenir l'ancre lorsqu'elle avait été mouillée ; une extrémité du câble tenait, par un nœud nommé étalingure, à l'organeau de son ancre.
Quand le câble en chanvre a été remplacé par une chaîne, on l'a appelé « câble-chaîne » ; on dit aussi « chaîne de l'ancre »..
La longueur standard d'un câble était autrefois de 120 brasses, soit environ 195 mètres ; les glènes d'amarres ont actuellement une longueur de 200 mètres.
Le câble se caractérise par sa fabrication, indépendamment de son diamètre ou du matériau qui le compose.
Un câble est constitué de plusieurs éléments commis ensemble, c'est-à-dire retordus, dans le sens contraire du sens de torsion des éléments.
Les utilisations des câbles sont multiples ; si les tailleurs se servent de fil câblé pour leurs machines à coudre, on utilise des câbles d'acier pour lever les plus lourdes charges ou pour remorquer les navires les plus gros.

Câble-chaîne : voir le mot « Chaîne ».

Câbler : Commettre ensemble les éléments d'un cordage en les tortillant dans le sens opposé au sens de tortillement de ces éléments.

Câblot (en anglais « painter ») :Amarre d'une longueur qui va jusqu'à 100 mètres, et qui sert à tenir les embarcations quand elles sont au mouillage sur leur grappin.
Comme les câbles, le câblot se compose de trois cordages, mais moins gros, qui sont commis ensemble.

Cabotage (en anglais « coasting trade ») : Le petit cabotage est la navigation qui doit se faire de cap en cap, sans perdre la terre de vue.
Le grand cabotage s'étend à toute la Méditerranée, à la Baltique, à l'Islande, à Terre-Neuve et le long de la côte d'Afrique, jusqu'à Dakar.

Cacatois (en anglais « royal sail ») : Petite voile légère et de beau temps, de forme carrée, qui surmonte les voiles de perroquet et de perruche et forme le haut de la voilure..

Cadène : Synonyme de chaîne, quand il s'agit des haubans.

Cagnard (en anglais « weather cloth ») : Abri que l'on forme sur le pont, avec une forte toile peinte, pour préserver les matelots de quart quand il fait mauvais temps.

Caillebottis (en anglais « gratings ») : Treillis en bois qui sert à recouvrir certaines parties intérieures d'un navire, notamment les écoutilles.
Les caillebottis permettent à l'air et à la lumière de pénétrer entre les ponts, tout en servant d'obstacle aux chutes.
Des caillebottis en métal sont utilisés dans la machine pour servir de parquets.

Calaison (en anglais « draught of water ») : Quantité dont un navire s'enfonce dans l'eau ; c'est ce qu'on appelle aussi le tirant d'eau.

Calandre : Machine qui sert à lisser et lustrer les tissus.
Les toiles à voile sont calandrées, c'est-à-dire lustrées à la calandre. Quelques fois elles le sont trop, en ce sens que la pression des cylindres a dérangé la disposition des trames ; ces toiles trop calandrées durent peu.

Cale (en anglais « hold ») :Volume intérieur au fond du navire, depuis le pont le plus bas jusqu'à la carlingue ; les plus grandes cales sont destinées à recevoir la cargaison.
Lorsque l'intérieur du navire est divisé en plusieurs sections par des cloisons, on numérote les cales en partant de l'avant vers l'arrière ; on a ainsi, par exemple, la cale une, la cale deux, la cale quatre tribord, la cale six bâbord, etc.

Cale (en anglais « lanch ») :Terrain en pente, dont l'inclinaison est habituellement de un centimètre sur douze, placé au bord de l'eau, et dont la surface a été préparée de manière à ne pouvoir s'affaisser sous les poids qu'il doit avoir à supporter.
On construit des cales de mise à l'eau pour les petits navires, des cales de construction de gros navires.
On appelle cale sèche un bassin qui peut être fermé par une porte et dans lequel on peut enlever l'eau au moyen de pompes ; les navires qui sont entrés lorsque la porte était ouverte reposent sur des tins au fond de la cale lorsque toute l'eau a été retirée ; certains navires doivent être retenus en position verticale à l'aide d'accores qui sont appuyées sur leur coque et sur les murs de la cale sèche.
Cale peut aussi être synonyme d'embarcadère : c'est une rampe en maçonnerie ou en bois, pratiquée le long d'un quai, et qui descend vers la mer afin de fournir aux bateaux et aux embarcations un moyen facile d'accoster à toutes les époques de la marée pour embarquer ou débarquer des personnes ou des objets.

Calendrier : Par commodité, on a proposé un mode de classement des calendriers, selon le principal cycle astronomique sur lequel il repose.
On reconnaît ainsi des années qualifiées de solaires, de lunaires, et de luni-solaires, mais d'autres approches existent également (chez les Mayas et les Aztèques, par exemple).

Calendrier grégorien : Calendrier introduit par le Pape Grégoire XIII en 1582, en remplacement du Calendrier julien.
Le calendrier grégorien ne diffère du calendrier julien que par la répartition des années bissextiles et par un décalage de dix jours à l´origine, le vendredi 15 octobre 1582 (grégorien) ayant succédé au jeudi 4 octobre 1582 (julien).
Les années bissextiles sont les mêmes que dans le calendrier julien sauf pour les années dont le millésime est multiple de 100 sans l´être de 400. Ainsi 1700, 1800 et 1900 sont communes alors que, comme dans le calendrier julien, 2000 est bissextile.
La durée moyenne de l´année grégorienne (365.2425 jours) est une bonne approximation de l'année tropique.
Le calendrier grégorien est actuellement en usage dans la plupart des pays.

Calendrier julien : Calendrier introduit par Jules César, en - 45 (46 avant J.-C.), en remplacement du calendrier romain. Il comprend trois années communes de 365 jours, suivies d´une année bissextile de 366 jours, dans laquelle le mois de février est de 29 jours. La durée moyenne de l´année julienne (365.25 jours) est une approximation médiocre de l´année tropique ce qui a conduit au remplacement du calendrier julien par le calendrier grégorien.
Le calendrier julien est utilisé par les historiens et les astronomes pour des dates antérieures à sa création ; il s´agit alors d´un calendrier fictif ayant les mêmes règles de construction.
Les historiens notent 1 avant J.-C. l´année qui précède l´an 1 de l´ère chrétienne, et cette année est bissextile.
Les astronomes notent 0 l´an 1 avant J.-C. des historiens (cette année est bissextile), -1 l´an 2 avant J.-C. (cette année est commune) etc.; l'introduction d'une « année zéro » conserve la validité de la règle des années multiples de 4.

Caler : Action d'abaisser une partie d'un mât.

Calfater (en anglais « to calk ») : Remplir, boucher les joints des bordages d'un navire avec des cordons d'étoupe ; ces cordons d'étoupe sont enfoncés à force, jusqu'à vingt entre deux bordages de carène, et recouverts de brai pour les empêcher de pourrir par l'eau.

Caliorne (en anglais « winding tackle ») : Très gros et très fort palan formé d'une poulie double et d'une poulie triple dont l'une porte un croc.

Cambusard : Vin conservé en touques et servi à l'équipage.

Cambuse (en anglais « steward's room ») : Magasin placé sous la surveillance du commis aux vivres, où l'on place une quantité de vivres qui doit pouvoir suffire pour cinq jours ; on y fait la distribution des vivres.

Can : Nom donné à la surface la plus étroite d'une pièce de bois, dans sa longueur.
On dit que l'on place une pièce « de can », c'est-à-dire sur cette surface étroite, comme on dit « à plat » sur la surface la plus large.
Si cette pièce reposait sur la surface d'une de ses extrémités, on dirait qu'elle est « debout ».
Remarque : Certains disent « de champ » au lieu de « de can ».

Canevas de Mercator :

Canon :

Canot (en anglais « yawl ») :Petit bateau non ponté, léger, fin, solide, installé pour aller à la voile ainsi qu'à l'aviron.

Canotier (en anglais « boatman ») :Marin local chargé de l'amarrage et du démarrage des navires qui font escale dans un port.
En Atlantique et en Manche, on emploie plutôt le mot « lamaneur ».

Cap (en anglais « head ») : Extrémité pointue à l'avant du navire ; le cap (d'un navire) est une ancienne appellation de l'étrave du navire.
« Direction du cap » ou « cap » : angle formé par la quille du navire et la direction du nord.
Le cap est le rumb de vent suivi par le navire.

Le cap du compas est cette petite marque verticale peinte en noir à l'intérieur de l'habitacle du compas, sur sa paroi avant ; cette marque est située dans le même plan longitudinal que le pivot de la rose.

La graduation de la rose vis-à-vis de cette marque noire correspond à l'orientation de la quille du navire par rapport au nord de la rose, c'est-à-dire par rapport au nord du compas.
Lorsqu'un cap a été donné comme consigne au timonier, à l'interrogation « où est le cap ? » (en anglais « how winds the ship ? »), celui-ci répond « en route » si l'angle entre le nord et la direction du cap du navire correspond exactement à la consigne ; ou encore, par exemple, « dix à gauche » si le cap du navire est dans une direction 10° ouest par rapport à la consigne, ou « cinq à droite » si le cap du navire est dans une direction 5° est par rapport à la consigne.

« Tout marin, pour dompter les vents et les courants,

Met tour à tour le cap sur des points différents,

Et, pour mieux arriver, dévie en apparence. »

(Victor Hugo, « Les contemplations », tome premier, ligne 3495).

Cap au compas : Rumb de vent suivi par le navire lu sur le compas sans aucune correction.

Cap magnétique : Rumb de vent suivi par le navire lu sur le compas corrigé de la déclinaison.

Cap vrai : Rumb de vent suivi par le navire lu sur le compas corrigé de la variation.

Cap de mouton (en anglais « dead eye ») : Morceau de bois très dur de forme arrondie, portant trois ou quatre trous permettant de faire passer le courant d'un palan, et muni d'une engoujure sur sa circonférence pour le fixer au navire.
Deux caps de mouton et une ride passée en forme de garant sont une sorte de palan qu'on emploie pour raidir ou rider les haubans.

Capable (Arc - ) : Définition : Ensemble des points M d'où on peut voir 2 points A et B sous un angle constant α ; c'est une portion de cercle de centre O appelée arc capable AB.
Propriété
: L'angle observé au centre du cercle est le double de l'angle observé en un point quelconque de l'arc capable.
Utilisation à la mer : La méthode de l'arc capable est utilisée à la mer pour déterminer avec une très grande précision la position du navire en vue de terre. On observe deux amers à terre (un phare, un musoir ou un clocher, par exemple) et on détermine l'angle entre leurs deux relèvements. En traçant sur la carte l'arc capable correspondant à ces deux amers et à l'angle mesuré, on obtient un arc de cercle sur lequel le navire se situe nécessairement. En recommençant la même opération avec une deuxième couple d'amers, on obtient un second arc de cercle. La position du navire correspond exactement à l'intersection des deux arcs.
Au lieu de choisir deux paires d'amers, on peut utiliser trois amers et on mesure les angles entre les relèvements de l'amer milieu et de chaque amer extrême.
Les mesures des angles entre les relèvements des couples d'amers peuvent se faire à l'aide d'un théodolite ou, à défaut, au moyen du sextant tenu horizontalement, avec une plus grande précision qu'en relevant les amers avec le compas du navire.
La méthode de l'arc capable a été enseignée dès le début du XVIII ème siècle ; elle a été appliquée par Charles-François Beautemps-Beaupré à l'hydrographie française et elle est encore utilisée au cabotage.

Capacité de manœuvre restreinte (À -) :voir « Manœuvre (Capacité de - restreinte) ».

Cape (en anglais « lying to ») : Manœuvre qui a pour but de mettre un navire en mesure de supporter un mauvais temps avec la moins de voiles possible, de perdre peu sous la rapport de la route, et de recevoir le choc des lames de la manière la moins désavantageuse.
Si le navire garde assez de sillage pour gouverner, on parle de cape courante.
À la cape sèche, on se tient en travers au vent en mettant la barre du côté de sous le vent.
Un navire à la cape par cause de gros temps a beaucoup à souffrir des coups de mer et de ses propres mouvements de tangage ; le gouvernail étant exposé, on le ramène à zéro quand on prévoit des chocs trop considérables, et on remet la barre ensuite du côté sous le vent pour tenir la cape.
À la cape courante, on établit les voiles nécessaires pour pouvoir tenir le cap.

Capeler (en anglais « to fix upon a mast's head ») :Passer la boucle d'extrémité d'un cordage ou d'une amarre de manière à lui faire embrasser le tour d'un mât, d'un bollard, d'un bittard ou d'un taquet de manière à ce que le cordage soit arrêté en ce point.

Capion : Les capions d'un navire sont ses extrémités ; ainsi la distance du capion d'étrave au capion d'étambot, est égale à la longueur du navire de tête en tête ou d'une extrémité à l'autre.

Capitaine (en anglais « captain ») :

Capon (en anglais « cat block ») : Fort palan dont les garants passent, d'un côté, sur les réas des bossoirs, et de l'autre, sur ceux d'une grosse poulie à croc, à l'effet de saisir par l'organeau une ancre que l'on vient de lever, et de la hisser jusqu'au bossoir, en halant sur le palan.

Capot (en anglais « hood »,« oversetting ») : Capuchon, couverture pour garantir de la pluie le matériel ou les ouvertures qui donnent sur le pont ; les capots sont en toile peinte ou plastifiée, et il y en a pour les pompes à incendie, les cabestans, les claires-voies, les roues du gouvernail, les échelles et les panneaux.
Faire capot se dit des embarcations non pontées qui chavirent.

Cardan (Suspension à la - ) : Moyen de suspension permettant de rendre très peu sensibles le tangage et le roulis pour les objets ainsi suspendus.
Deux cercles concentriques, horizontaux au repos et appelés balanciers, sont susceptibles de tourner chacun sur deux sortes de boulons formant le prolongement d'un diamètre ; les axes de ces deux diamètres se coupent à angle droit.

Cardinal : Terme de géographie signifiant « principal » ;il s'applique aux quatre points principaux de l'horizon, le nord, le sud, l'est et l'ouest.

Carène (en anglais « buoyant part of the hull » ou « careen ») : Partie de la coque d'un navire qui est immergée quand celui-ci est chargé et prêt à naviguer.
La partie immergée d'un navire est appellée également « les œuvres vives », par opposition aux « œuvres mortes » qui désignent la partie émergée du navire.

Caréner (en anglais « to repair» ou « to careen ») : Réparer les fonds et la partie submergée du navire lorsqu'il est chargé.
Cette opération se déroule dans une forme de carénage, sur un gril, rarement à flot, et consiste à nettoyer la carène et, s'il y a lieu, à en réparer les parties défectueuses et à la peindre.

Caret (en anglais « reel ») : Le caret est le touret sur lequel on enroule les premiers fils que l'on fabrique avec du chanvre.

Cargue (en anglais « brail ») : Corde ou manœuvre qui sert à retrousser une voile sur elle-même, quand on veut la soustraire à l'action du vent.
Les voiles carrées se retroussent sur leurs vergues ; les voiles auriques se retroussent à quelques points de leurs mâts, de leurs cornes ou de leurs drailles.
Plus une voile a de cargues, plus elle devient facile à serrer.

Carguer : Agir sur une voile ou sur plusieurs par l'effet des cordes ou manœuvres nommées cargues ; c'est retrousser les voiles vers leurs vergues, leurs mâts ou leurs drailles, afin de les soustraire à l'action du vent, ou de pouvoir les serrer avec facilité.

Carlingue : Pièce de bois très dur de même largeur que la quille et fixée au-dessus d'elle de manière à améliorer la tenue des varangues.

Carreau (en anglais « waist rail ») : Sorte de préceinte qui se trouve à la hauteur du pont le plus élevé.
Le bordage de carreau a plus d'épaisseur que celui qui est au-dessous.

Carré : Salon-salle à manger des officiers ou des maîtres.

Cartahu (en anglais « hauling line ») : Cordage ou filin dont on fait usage pour soulever des objets ; le cartahu peut passer par une poulie pour accroître son action, la force de levage est alors multipliée par deux mais la vitesse de levage est divisée d'autant.

Carte (en anglais « chart ») : Représentation plane de la Terre.
- La principale propriété d'une carte est de faire correspondre, sur cette carte, pour chaque point de la Terre, une image de ce point selon une loi appropriée au problème à résoudre.
- La projection utilisée pour la réalisation d'une carte marine est une transformation qui fait correspondre à tout point de la Terre un point de la carte.
- Le choix du type de la projection utilisé pour construire la carte dépend du but poursuivi par le cartographe et de l'usage qu'en feront les utilisateurs finals.
- On s'efforce de préserver l'information choisie comme essentielle (conservation des angles ou des rapports des surfaces).
- Une carte conforme conserve les valeurs des angles mesurés dur la Terre, mais les rapports des longueurs et des surfaces ne sont pas conservés ; une carte conforme conserve les angles et permet de trouver graphiquement les directions des routes entre des points portés sur cette carte.
- Une carte équivalente conserve les rapports des surfaces et des longueurs ; en revanche, les valeurs des angles ne sont pas conservées.

Carte marine (en anglais « nautical chart ») : Représentation conventionnelle, sur une surface plane en papier fort, de la surface quasi-sphérique de la Terre.
- Les cartes marines ont pour principal but de donner une solution graphique au problème de l'estime ; on y fait également figurer le dessin des côtes, les points remarquables à terre et, si possible, les sondes et la nature des fonds.
- La carte marine est un support des connaissances et une aide à la décision.
- Les cartes marines ont remplacé les globes terrestres sur lesquels on a résolu les problèmes de navigation jusqu'au XVIII ème siècle ; les cartes marines permettent d'obtenir une plus grande précision que les globes les plus gros : sur un globe de 60 centimètres de rayon, un millimètre représente une bonne dizaine de milles.
- Une carte conforme est une carte dans laquelle les valeurs des angles sur la Terre sont conservées sur la carte ; dans le cas d'une carte conforme, les rapports des longueurs et des surfaces ne sont pas conservés.
- Une carte équivalente est une carte dans laquelle les rapports des longueurs et des surfaces sont conservés. Dans le cas d'une carte équivalente, les valeurs des angles ne sont pas conservées
- Les cartes marines les plus utilisées jusqu'aux latitudes de 60° sont les cartes dites de Mercator (en anglais « Mercator chart »). Ce sont d'abord des canevas de droites verticales parallèles et équidistantes représentant les méridiens et de droites perpendiculaires aux méridiens représentant les parallèles ; d'autres informations telles que les traits de côtes, les profondeurs marines et des détails terrestres de la zone couverte y figurent également.
- Édouard Wright (1561-1615) a clairement énoncé la propriété fondamentale de la carte de Mercator : la similitude des petites figures et donc la conservation des angles.
- Les cartes de Mercator sont conformes, donc un angle relevé sur la Terre est représenté, sur la carte, par un angle de même valeur.
- Sur la carte marine en projection dite de Mercator, toutes les loxodromies sont représentées par des lignes droites.
- Un marin navigant à cap constant suivra une route loxodromique car il coupera tous les méridiens à cap constant ; la représentation de cette route sur la carte marine sera une droite.
- L'azimut d'un amer ou d'un alignement est l'angle que fait son relèvement par rapport au Nord, ce qui revient à dire qu'il s'agit de l'angle qu'il fait par rapport au méridien de l'observateur ; la représentation d'un relèvement sur la carte marine est une droite.
- Les cartes de Mercator sont des cartes réduites : les degrés de longitude lus sur les parallèles sont tous égaux ; pour obtenir que le rapport d'un élément de méridien à un élément de parallèle soit le même sur la carte et sur la Terre, on donne aux degrés de latitudes lus sur les méridiens une étendue de plus en plus grande à mesure qu'on s'éloigne de l'Équateur.
- La loi de progression des minutes de latitude de la carte de Mercator est telle que chaque parallèle terrestre de latitude φ (en degrés) est représenté, sur la carte, par une droite parallèle à l'équateur, dont la distance à l'équateur (en minutes d'équateur) est égale à la fonction L (φ), appelée variable de Mercator ou latitude croissante λ de φ.
- La latitude croissante λ de la latitude φ (en degrés) est égale au logarithme népérien de la tangente de la demi-latitude augmentée de 45° :

λ = L (φ)= ∫dφ / cosφ = Log tg ( φ/2 + 45 )
-
L'échelle en un point de la carte de Mercator varie selon la latitude de ce point et selon la direction choisie ; on définit cependant une échelle moyenne pour une carte donnée.
- Remarque : Le canevas rigoureux de la carte de Mercator n'a vraiment pu être tracé que le jour où la règle de l'espacement entre les parallèles a été posée sous forme mathématique ; pour cela il afallu attendre l'invention du calcul différentiel et intégral par Leibniz (fin du XVIIème siècle), et l'invention des logarithmes par Neper en 1620.

- La projection de Mercator devient d'un emploi problématique au-delà de 60° de latitude parce que la déformation des distances est importante aux latitudes élevées.

Cartouche de la carte (en anglais « ») : Cadre inscrit dans la carte et contenant le titre de la carte, des remarques, l'échelle moyenne de la carte et beaucoup de renseignements utiles au navigateur.

Casernet (en anglais « log book ») : Livre, cahier ou registre d'une forme déterminée ayant des colonnes à indications ou usages prescrits, tenu à bord par le chef du quart qui le signe aussitôt qu'il est remplacé par un autre chef de quart.

Catamaran (en anglais « catamaran ») : Radeau en usage sur la côte de Coromandel, servant à passer des barres et à pêcher au large. Il se compose de plusieurs pièces principales couchées côté à côté, et fixées au moyen de cordages.
Les catamarans n'ont à bord que des lascars qui les manœuvrent avec beaucoup d'habileté.
Le mot catamaran désigne maintenant toutes sortes de radeaux utilisés dans les ports.
On appelle catamarans des bateaux de plaisance ou de pêche constitués de deux coques quasi-identiques, reliées par des traverses fixes.

Cause : La cause est ce qui fait qu'un chose existe, est ce qu'elle est, agit au dehors ; c'est l'ensemble des conditions nécessaires et suffisantes qui expliquent un fait complexe ou sont à l'origine d'un événement.
Platon distingue la cause de la condition.
- La cause est ce par quoi une chose existe ;
- La condition est ce sans quoi la cause ne peut agir.
Aristote distingue quatre causes toujours présentes dans l'explication totale d'un effet ; S'agissant d'une statue,
- Le marbre est la cause matérielle ;
- Le projet est la cause formelle ;
- Le sculpteur est la cause efficiente ;
- La représentation, la beauté ou la rémunération est la cause finale.

Cayenne (en anglais « tender ») : Vieux vaisseau installé en caserne flottante pour des marins qui attendent une affectation.

Ceintre (en anglais « swifter ») : Ceinture dont on entoure les navires ou les embarcations à la flottaison ou dans les hauts, pour les fortifier quand ils prennent ou débarquent un fort chargement ; on les garantit ainsi de l'effet des chocs au moment des accostages ou des abordages.

Centre de carène (en anglais « center of buoyancy ») : centre du volume de la carène ; c'est aussi le centre de gravité du volume d'eau qui remplacerait la carène du navire s'il n'y était pas.

Centre de gravité ou barycentre des masses pesantes :

Centre d'inertie :

Centre de masse : Le centre de masse est un point unique, situé à l'intérieur du navire.
Le
centre de masse pesante est déterminé avec une précision centimétrique avant de charger le navire pour en connaître les tirants d'eau et la stabilité au départ du port.
Le
centre de masse inerte est le point qui aurait la même accélération que dans le cas présent si toutes les actions extérieures qui s'exercent sur le navire lui étaient appliquées.
Nous admettons que le centre de masse inerte et le centre de masse pesante sont nécessairement confondus.
Deux propriétés fondamentales du
centre de masse :
1. - On ne modifie pas le mouvement d'un navire si l'on applique au centre de masse de ce navire deux forces de même module, de même direction mais de sens opposés.
2. - Le déplacement du centre de masse d'un navire est le même que l'on applique une force en un point quelconque du navire ou qu'on l'applique au centre de masse lui-même.
On sait décrire la position du centre de masse d'un navire à chaque instant si l'on connaît sa position initiale, sa vitesse initiale et les actions extérieures qui modifient ensuite cette vitesse.
Les actions extérieures sont caractérisées par une intensité, un point d'application, une direction et un sens.
Chaque action extérieure appliquée au navire modifie le mouvement du navire par rapport à l'eau et par conséquent la réaction qu'oppose la carène à la rencontre avec l'eau.
Remarque : La réponse de la carène à l'écoulement de l'eau est elle-même une action extérieure.

Cercles de distance ;

Cercle de distance variable :

Cercle horaire : Le cercle horaire d'une direction est le demi-grand cercle de la sphère céleste contenant les pôles célestes et le point de la sphère céleste associé à la direction. Le cercle horaire est donc perpendiculaire à l'Équateur céleste.

Cercle horaire d'un astre : Demi grand cercle de la Terre joignant les deux pôles et passant par l'astre.
On l'appelle également cercle de déclinaison de l'astre.

Certificat d'assurance (en anglais « insurance certificate ») : Document qui atteste que la marchandise désignée est assurée en indiquant le mode d'assurance, les conditions et l'étendue de la garantie, ainsi que le montant des valeurs assurées.
Il peut être établi à personne dénommée, à ordre ou au porteur.
Il est négociable.

Certificat d'avaries (en anglais « survey report ») : Document délivré par le commissaire d'avaries dans lequel il consigne l'existence, la nature, la cause, l'origine et l'importance des dommages et des pertes.

Chaîne (en anglais « chain ») : 1 - Pour le mouillage, les chaînes de Barbotin qui sont maintenant utilisées pour les lignes de mouillage peuvent supporter de très grands efforts et elles ont l'avantage de transmettre le mouvement dans des directions très variées.
Le mot « chaîne » ou l'expression « chaîne de l'ancre » se substituent maintenant à l'ancienne expression « câble-chaîne ».
2 - En construction, on appelle également chaîne des morceaux de fer travaillés sous la forme de lattes, barres, anneaux ou chaînons, servant à fortifier, à consolider certaines parties d'un navire ou employé pour fournir des points ou des moyens de résistance, d'appui, d'action ; par exemple les chaînes de haubans.
3 - En voilerie, la chaîne d'une toile à voile est la réunion des fils qui sont disposés dans la longueur des laizes ; lorsque l'on coupe les voiles, on doit se rappeler que la chaîne des toiles s'allonge davantage que la trame.

Chaise : 1 - Petit siége volant qui sert à hisser les voiliers dans la mâture pour y faire des réparations sur place ; il consiste ordinairement en une petite planchette en bois suspendue aux branches d'une araignée, au centre de laquelle on frappe un cartahu.
Quelquefois la chaise est seulement en sangle, ou même en corde.
2 - En construction, support vertical de l'arbre d'hélice sous la coque du navire.

Chaloupe (en anglais « longboat ») : La chaloupe est la plus grande des embarcations d'un navire ; elle est destinée aux travaux de force.

Chambre (en anglais « cabbin ») : Autrefois, logement, salon, salle, pièce qu'on ménage à bord pour les officiers ainsi que pour les maîtres.
La grand-chambre (en anglais « ward room ») était celle du Conseil ; on l'appelle maintenant le carré des officiers.
Remarque : Le mot chambre, qui est encore utilisé sur les bâtiments de guerre, est remplacé sur les navires civils par le mot « cabine ».

Chambre d'assurance (en anglais « insurance office ») : Bureaux où se tiennent les négociants qui se livrent à la spéculation des assurances.

Chandelier (en anglais « stanchion ») : Barre, tige, montant, support destiné à être placé dans une position verticale et servant pour les bastingages, pour fixer les tire-veilles, pour placer des fanaux et pour d'autres usages.

Charge (en anglais « load ») : Totalité des poids et objets qu'un navire peut porter sans que ses qualités nautiques soient altérées.
La ligne de charge (en anglais « load water line ») est la section horizontale faite à fleur d'eau, et qu'on peut marquer à la peinture autour de la carène, lorsqu'un navire a pris sa charge.

Charge de rupture : La charge de rupture d'un cordage est l'effort qu'il supporte au moment où il se rompt ; il est imprudent de faire subir à un cordage plus de la moitié de la charge de rupture.

Au moment de la rupture, le cordage a subi un allongement qui dépend de sa nature.

La charge de rupture d'un cordage imbibé d'eau ou taché d'huile ou de graisse est diminuée.
Les nœuds pratiqués dans la longueur ou à l'extrémité d'un cordage diminuent sa charge de rupture.

Charger (en anglais « to load ») : Embarquer, arrimer à bord, accorer et saisir éventuellement tous les objets du chargement et de la cargaison.

Chargeur (en anglais « shipper ») : Personne qui, pour son compte ou pour celui de ses commettants, fournit à une navire les objets de sa cargaison.

Charnier (en anglais « scutled cask ») : Espèce de barrique, ordinairement en forme de cône tronqué, qui contenait l'eau montée sur le pont pour désaltérer l'équipage. ; ils étaient munis d'un robinet ainsi que d'un filtre pour épurer l'eau.

Charpentier (en anglais « carpenter ») :

Charte-partie (en anglais « charter-party ») : Contrat réel d'affrètement d'un navire, au voyage ou à temps.
Pour un affrètement au voyage, on y précise le nom du navire, le nom du propriétaire du navire, le lieu de départ et celui de destination, le taux de fret et toutes les conditions.
Anciennement, ce contrat était déchiré en deux parties et chaque contractant en gardait une ; le rapprochement des deux parties permettait de s'assurer qu'elles étaient authentiques.

Chasse-partie : Convention entre pirates pour la distribution de leurs prises.

Chasser (en anglais « to be driven ») : Un navire au mouillage chasse sur ses ancres lorsqu'il entraîne ses ancres sous l'effet du vent, du courant, de la mer ; on dit aussi que les ancres chassent (en anglais « the anchors drag »).

Château : Superstructure construite sur le pont supérieur qui s'étend d'un bord à l'autre du navire.

Chatte (en anglais « grapple hook ») : Grappin dont les pattes n'ont pas d'oreilles.
La chatte permet de défaire les tours dans les câbles qui tiennent un navire affourché ; elle permet de repêcher des objets tombés à la mer ou de dégager des cordages flottant dans l'eau.

Chaumard (en anglais « sheave hole ») : Bloc solidement fixé sur le pont, parfois garni de forts réas à l'effet de recevoir des amarres, qui sert à orienter les efforts à exercer.
Toutes les parties présentent des arrondis pour éviter d'user ou de couper les amarres ou les remorques.

Chaussure de clown : Prudence excessive qui augmente exagérément la valeur du pied de pilote adopté : on dit ainsi « ce n'est pas un pied de pilote, c'est une chaussure de clown ».

Chavirer (en anglais « to capsize ») : Un navire chavire quand il tourne sur lui-même autour de son axe longitudinal et qu'il est renversé sens dessus dessous, ou au moins sur l'un de ses côtés. Capoter s'emploie dans le même sens pour les embarcations non pontées.
On chavire une amarre quand on remplace une extrémité par l'autre, par exemple pour répartir les usures.
On chavire un sas quand on ferme les portes ouvertes et que l'on modifie le niveau de l'eau dans le sas pour ouvrir les autres portes.

Chemise : Partie de la voile qui lui sert d'enveloppe quand elle est serrée.
La chemise s'usant rapidement par le frottement des cargues et des rabans de ferlage, on est obligé de la changer souvent.

Chenal (en anglais « channel ») : Sorte de canal étroit où la mer qui le remplit a une profondeur suffisante pour le passage des navires.

Chenaler (en anglais « to sail through a channel ») : Naviguer dans un chenal, en suivre les sinuosités.

Cheval (Petit -) : Le petit cheval est une machine auxiliaire, autrefois d'une puissance d'environ un cheval-vapeur, qui permet d'avoir du courant électrique pendant les escales alors que les machines principales sont à l'arrêt.
L'auxiliaire qui permet d'obtenir la pression sur le collecteur d'incendie, notamment pour laver l'ancre que l'on vient de remonter du fond, ou pour faire la propreté générale des ponts, est connu sous le nom de « cheval de lavage ».
Remarque : lorsque l'expression « le cheval de lavage » est prononcée par un maître d'Équipage breton, une oreille étrangère aux choses de la mer comprendra « le cheval de la vache », de la même manière qu'elle entend « un boutte » lorsque le même maître d'Équipage désigne le bout (d'une manœuvre ou d'une amarre) ou encore un bout (de cordage), d'où la confusion parfois observée entre cette extrémité et la manœuvre désignée ou l'amarre entière ou encore un morceau de cordage quelconque.

Choquer (en anglais « to check ») : Diminuer la raideur d'un cordage tendu en le filant par à coups sur les bittes où il est tourné.

Chouquet :

Chronon : Le chronon, ou temps de Planck, est la durée élémentaire au-dessous de laquelle, selon la théorie quantique, il est impossible d'effectuer une mesure de temps.
Le chronon, ou temps de Planck, est égal à : 5,4 * 10 - 44 seconde.

Chute : Ce mot indique toujours une dimension peu éloignée de la verticale.
Dans presque toutes les voiles les chutes sont comptées dans le sens des laizes : la chute d'un foc, qui est la distance de son point de drisse à son point d'écoute, la chute arrière d'une voile aurique qui est la distance de son pic à son point d'écoute, la chute au mât d'une voile carrée, la chute en dedans d'une bonnette, etc. sont comptées dans le sens des laizes.
Pourtant il y a des exceptions : la chute au mât d'une voile aurique est comptée sur le mât et dans le sens des hypoténuses de coupe ; la chute d'en dehors d'une bonnette, la chute au côté d'un hunier sont dans le même cas.

Cigale (en anglais « ring of an anchor ») : Anneau, organeau d'une ancre ou d'un grappin d'embarcation ; ce mot qui n'a pas d'autre signification en marine convient mieux qu'anneau ou organeau.

Cipié ou Sipié ou Six pieds : Appellation familière et légèrement irrespectueuse de l'ingénieur-mécanicien chef du service énergie-propulsion sur les bâtiments militaires.
L'appellation est née d'un jeu de mots : les autres spécialités lui prêtaient l'habitude de « brasser de l'air », comme on dit en argot, c'est-à-dire de se donner beaucoup d'importance ; c'est ainsi que l'ingénieur mécanicien, le cipié, avait la réputation de ne quitter son trou que pour monter à la passerelle pour brasser de l'air et interpeller le « con » qui n'avait pas respecté les paliers de montée en allure de la machine.
Remarque : La brasse anglaise que l'on utilise en aéronautique ou pour mesurer les profondeurs de la mer, chacun le sait, est une longueur équivalente à 6 pieds ; d'où le jeu de mots.

Civadière (en anglais « sprit sail ») : Voile carrée qui était destinée à se gréer sous le mât de beaupré.
On l'établissait jadis sur la vergue de civadière en dessous du beaupré.
Elle était maintenue verticalement par des poids fixés à ses points, et retenue par des écoutes qui passaient dans des sabords de la batterie basse.
La civadière utilisait le vent qui passe en dessous du beaupré.
Dans les guerres maritimes de l'Empire, plus d'un navire désemparé lui a dû de pouvoir manœuvrer sur le champ de bataille.

Clair sous quille (en anglais « under keel clearance ») : Hauteur d'eau entre le dessous du navire et le fond de la mer.

Claire-voie : Sorte de panneau, placé sur une écoutille du pont supérieur.
Ce panneau est ordinairement en deux parties formant toit pour l'écoulement des eaux et garnies de glaces afin de laisser pénétrer le jour dans les batteries, chambres, ou parties du navire qui se trouvent au-dessous.

Clan (en anglais « sheave hole ») : Lorsqu'un réa tourne dans une mortaise pratiquée dans un massif du navire, dans une vergue ou dans un mât, on appelle ce dispositif un clan, et non pas une poulie.

Classes : Les marins des classes, dans la marine de guerre, étaient ceux qui venaient de l'Inscription maritime.
Toutes les gens de mer civils de 18 à 50 ans étaient inscrits ou classés dans leur quartier ; les différentes classes n'étaient mises en réquisition pour le service sur les bâtiments de guerre que suivant l'importance des besoins.
L'institution et le régime des Classes datent des Ordonnances du 17 décembre 1665 et du 22 septembre 1668 sur l'enrôlement général des matelots par Classes.
Les « Commissaires aux classes » étaient chargés d'enrôler et d'administrer les gens de mer pour fournir à la marine de guerre royale des équipages compétents avec des marins issus des flottes de commerce et de pêche ; cette conscription, à raison d'une année sur trois, fut supprimée à la Révolution et remplacée par le régime moins contraignant de l'Inscription maritime en 1795.
L'Inscription maritime et le service de conscription des inscrits maritimes ont été supprimés en 1965 ; ceux qui ont eu leur 18ème anniversaire après cette date ne peuvent, en aucun cas, se dire « inscrits maritimes ».
Les Administrateurs de l'Inscription maritime sont alors devenus des Administrateurs des Affaires maritimes.
Le statut militaire des Commissaires aux classes (1668), puis des Administrateurs de la Marine (1795), puis des Commissaires de la Marine (1835) et enfin des Administrateurs de l'Inscription maritime (1902) se justifiait parce qu'on leur avait confié « l'opération si délicate et si essentiellement militaire de la mobilisation » ; les Administrateurs des Affaires maritimes actuels n'ont plus cette charge et rien ne justifie plus leur statut militaire.

Clin (en anglais « clincher work ») : Les bordages sont disposés à clin quand chacun d'eux recouvre celui qui est au-dessous d'environ 3 centimètres comme les ardoises d'un toit et est cloué avec lui.

Clin-foc (en anglais « flying jib ») : Foc très léger qui s'amure sur un bout-dehors poussé en avant du bout-dehors de beaupré, dit de clin-foc ; le clin-foc peut avoir un rocambeau comme le grand foc.

Coaltar [« oa » se prononce « ô »] : Goudron extrait du charbon de terre ; on l'utilise pour protéger le bois exposé à l'eau de mer et pour calfater les bordages de la coque ou des ponts.

Coassurance (en anglais « co-insurance ») : Division d'un même risque couvert par un contrat unique entre plusieurs assureurs qui interviennent chacun pour un pourcentage de la valeur totale assurée.

Code ISM : Code international de gestion pour la sécurité de l'exploitation des navires et la prévention de la pollution.
Le code ISM a été adopté par l'Organisation maritime internationale (OMI) le 4 novembre 1993 et rendu obligatoire par le nouveau chapitre IX de la Convention SOLAS de 1974 sur le sauvetage de la vie humaine en mer.
Il établit un système de gestion de la sécurité, applicable tant à bord des navires qu'à terre par la compagnie responsable de l'exploitation du navire.

Coefficient de la marée : Coefficient imaginé par Laplace pour caractériser l'importance des marées ; depuis le début des années 1990 ce coefficient, toujours proposé par l'annuaire des marées du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) ne permet plus, comme auparavant, de calculer la hauteur d'une pleine mer à partir de l'unité de hauteur d'un lieu.
Les unités de hauteur ne sont plus fournies.
Pour un même coefficient, on peut avoir des hauteurs de pleines mers calculées différentes et cela, indépendamment des conditions de vent ou de pression atmosphérique qui peuvent entraîner d'autres écarts importants.

Coferdam :

Coffre (en anglais « moorind buoy ») : Caisson métallique mouillé en mer et servant à frapper des amarres.

Coltis : Le couple de coltis est celui des couples qui est situé le plus en avant du navire ; sur l'avant du coltis commencent les allonges d'écubier, puis les apôtres qui qui sont contiguës à l'étrave.
Le pied du coltis repose sur le point de la quille qui touche le brion ; le bau qu'il supporte est le bau du coltis.

Colure : On désigne ainsi chacun des deux grands cercles de la sphère céleste passant par les pôles célestes et par les points d'intersection de l'écliptique avec l'Équateur céleste ; ils sont perpendiculaires à l'Équateur ; ils sont aussi perpendiculaires l'un à l'autre car ils se coupent tous deux à angles droits aux pôles du monde.

- L'un passe par les points équinoxiaux; c'est-à-dire qu'il coupe l'écliptique aux points où ce cercle est aussi coupé par l'Équateur ; on l'appelle, à cause de cela, colure des équinoxes. Tous les astres placés sur le colure des équinoxes ont 0 degré ou 180 degrés d'ascension droite.

- L'autre passe par les points solsticiaux c'est-à-dire, qu'il coupe l'écliptique aux points où ce cercle touche les tropiques : on l'appelle, pour cette raison, colure des solstices. Tous les astres placés sur le colure de solstices ont 90 degrés ou 270 degrés d'ascension droite.
Le premier des points équinoxes marque le début du printemps (dans l'hémisphère Nord) et il est appelé pour cette raison point vernal (du latin ver = printemps).

Commande : Sorte de garcette d'environ 1,5 m de longueur, souvent composée de deux ou trois morceaux de fil de caret tortillés à la main ou de bitord fait à la main avec du fil de caret provenant de vieux cordages, et servant à faire divers amarrages..

Comme-ça (en anglais « as she goes» ou « steady ») : Commandement fait à un timonier, pour qu'il gouverne de manière à ce que le navire dévie le moins possible du point où se trouve la cap à ce moment-là.

Commettage (en anglais « lay of the rope ») : Le commettage est la réunion de fils à caret par tortillement ; un cordage peut être commis au tiers ou au quart, c'est-à-dire que les fils tendus se raccourcissent du tiers ou du quart.
Les éléments successifs qui composent un cordage sont chaque fois tordus en sens contraire de leur torsion propre.

Le toron, réunion d'un certain nombre de fils de caret dont la torsion propre est de gauche à droite, sera tordu de droite à gauche.

L'aussière, réunion de plusieurs torons (généralement trois, parfois quatre), sera tordue de gauche à droite ; une aussière est dite en trois, en quatre, selon le nombre de torons qui la composent.

Une aussière en quatre comporte une mèche ou petit toron central, qui empêche sa déformation sans ajouter à sa force ; le diamètre de la mèche est égal aux deux-tiers de celui des torons qui l'entourent, son sens de torsion est contraire de celui des torons.

Le grelin, réunion de plusieurs aussières, sera tordu de droite à gauche ; les aussières qui constituent un grelin portent le nom de cordons.

Commissaire d'avarie (en anglais « average agent ») : Personne désignée par l'assureur pour effectuer, à destination ou en cours de route, la constatation des pertes et des avaries.

Commission (en anglais « commission ») : Comparable à un brevet, la commission est délivrée par le ministre, alors que le brevet était délivré par le roi, maintenant par un jury ad hoc ; le commissionné peut être révoqué à tout moment alors que le brevet appartient à son titulaire et ne peut pas lui être retiré arbitrairement.
Une commission est également une réunion de personnes compétentes, nommées par ordonnance, par décret ou par l'autorité locale, et appelées à donner, sous la forme d'un rapport, leur avis sur des objets de leur spécialité.

Commissionnaire de transport (en anglais« forwarding agent ») : Prestataire de service qui se charge, matériellement et juridiquement, donc sous sa responsabilité et en son nom propre, de faire exécuter un transport de marchandises pour le compte d'un commettant.

Compas (en anglais « ship's compass ») : Les marins appellent compas les boussoles ; les compas sont souvent logés dans des habitacles et, pour compenser les mouvements du navire, ils sont suspendus à la cardan.
On distingue le compas étalon, le compas de variation, le compas de route, le compas de relèvement, le compas d'embarcation encore appelé volet.

Compensation du compas

Compromis d'avaries communes (en anglais « average bond ») : Document encore appelé « engagement à contribuer », présenté en cas d'avaries communes à la signature du réceptionnaire, lors de la livraison de la marchandise, portant engagement de payer la contribution telle qu'elle résultera du règlement d'avaries communes à établir par un ou plusieurs experts-répartiteurs.
La signature du compromis s'assorti généralement soit du versement d'une contribution « provisoire » soit de l'engagement par l'assureur de la marchandise de régler, le moment venu, la contribution « définitive ».

Comptoir (en anglais « factory ») : Ville ou établissement européen plus ou moins isolé sur une côte étrangère.

Conche (en anglais « small sandy bay ») : Petite baie sablonneuse.

Conforme : On dit qu'une carte est conforme si un angle mesuré sur la Terre est représenté sur cette carte par un angle de même valeur.
- La carte marine est une carte conforme ; cela signifie que les angles sont conservés quand on passe de la côte à sa représentation sur la carte ; c'est pour cette raison que le relèvement de l'alignement de deux amers à terre par rapport au Nord est égal à l'orientation des images de ces deux amers par rapport à un méridien sur la carte marine.
- Le relèvement d'un amer par rapport au Nord peut être porté, sur une carte conforme, comme une droite faisant, par rapport à une ligne de la carte représentant un méridien, le même angle que l'azimut de cet amer relevé au compas.
- Sur une carte conforme, une route qui fait un angle constant avec les méridiens est représentée par une droite.

Congé (en anglais « passport ») : Permission accordée à quelqu'un de quitter un bâtiment pendant un temps prescrit ; il y a des congés sans solde, avec tiers de solde, moitié, deux tiers et même solde entière.
Le congé définitif était la libération complète du service militaire des marins provenant du recrutement.
Pour le marin inscrit maritime, le congé était une permission de se retirer chez lui, quand la campagne était terminée.
Le congé d'un bâtiment du commerce ou du capitaine qui le commande était une autorisation de naviguer jusqu'au lieu de destination avec l'obligation de revenir au port de départ ; il devait être enregistré au bureau des classes du port d'armement.

Congréer (en anglais « to worm ») : Congréer un cordage, c'est en remplir les hélices dans leur longueur avec du petit filin ; cette opération rend le cordage plus rond, plus plein et son fourrage en est plus facile.

Conjonction : On appelle conjonction le phénomène dans lequel deux ou plusieurs corps célestes ont des longitudes célestes géocentriques ou des ascensions droites égales.
Une planète est en conjonction lorsque, vue de la Terre, elle est alignée avec le Soleil.
Le jour de la nouvelle lune, le Soleil et la Lune sont en conjonction.
Aux alentours des jours de conjonction de la Lune, on observe des marées de vives-eaux.

Connaissement (en anglais « bill of lading ») : Document prouvant la propriété de la marchandise embarquée et indiquant notamment sa nature, sa masse et ses marques distinctives.
Le connaissement est signé par le capitaine et remis au chargeur en échange de la marchandise ; le capitaine remettra la marchandise au réceptionnaire qui pourra lui en présenter le connaissement.

Conseil (en anglais « court », « office », « board », « council ») : Assemblée de personnes compétentes et éclairées, qui sont appelées à délibérer ou à se prononcer sur des questions du ressort de leurs attributions, ou de la spécialité du Conseil ; cette spécialité est indiquée par la qualification du Conseil.
Le Conseil d'avancement, à bord, statue sur les récompenses à accorder à l'équipage.
Quand il fait calme, on dit que les vents sont au Conseil.

Conserve (en anglais « company keeper », « company keeping », « company », « tender ») : Une conserve est un bâtiment convoyeur ou chargé d'accompagner, d'escorter, de protéger un convoi ; d'où les expressions naviguer de conserve ou en compagnie (en anglais « to sail in company »).
Les feux de conserve sont des feux de ralliement.

Consignataire (en anglais « ») : Négociant à qui l'on adresse un navire pour qu'il en prenne soin, ou des marchandises pour les recevoir en dépôt ou les vendre.
Le consignataire du navire agit comme mandataire salarié de l'armateur. Il effectue, pour les besoins et le compte du navire et de l'expédition, les opérations que le capitaine n'accomplit pas lui-même.
Le consignataire de la cargaison intervient comme mandataire salarié des ayant droits à la marchandise. Il en prend livraison pour leur compte et en paie le fret quand il est dû.

Consigne (en anglais « regulations ») : Règlements particuliers qui varient selon les bâtiments, leur nature ou leur destinations, mais qui sont basés sur les lois, règlements, décision du ministre ou de l'autorité supérieure.
Une consigne est aussi un ordre général ou une punition particulière qui interdit d'aller à terre ou de sortir du bord.

Consommable : Bien matériel perdant toute valeur comptable à sa première utilisation.
N.B. - Certains considèrent que le consommable perd également toute valeur intrinsèque le jour où ils en prennent possession ou même le jour de sa livraison, et ils ne jugent pas nécessaire d'en prendre soin.
En des temps pas très anciens où les communications et les moyens de transport, notamment aériens, n'étaient pas ce qu'ils sont devenus, c'est-à-dire à une époque pas très ancienne où il était quasi impossible de se réapprovisionner dans les ports d'escale à l'autre bout du monde, les marins prenaient un soin extrême à économiser les consommables embarqués au port d'armement : fournitures de bureau, outillage à main, produits d'entretien et même chiffons d'essuyage.
Remarque : Ce que l'on appelle « la Société de Consommation » tend à considérer que tous les biens sont des consommables, qu'il n'y a pas de biens d'investissement.

Constante de gravitation : La constante de gravitation est le quotient de la force de gravitation F exercée entre deux corps massifs M 1 et M 2 par le produit de la somme des masses m1 et m 2 de ces deux corps et de l'inverse du carré de leur distance d.
La valeur de la constante de gravitation dans le Système International est :
G = 6,67.10-11 newton * kg -2 / m 2
La force de gravitation F entre deux corps de masses m1 et m2 est (en newtons) : F = G * m 1 * m2 /d²

Contraire (en anglais « ahead », « foul ») : Le vent, la marée, le courant sont contraires lorsque, par leur direction, ils apportent obstacle à la route d'un navire ou à sa navigation.
Ils sont plus ou moins contraires selon qu'ils arrivent droit de l'avant ou qu'ils s'en éloignent plus ou moins.

Contrat : Un contrat est une convention passée entre deux ou plusieurs personnes, ayant pour effet de créer entre elles une obligation légale.
La non-exécution d'une convention est en elle-même la preuve d'une faute.
On distingue :
1 - Le contrat synallagmatique par lequel les deux parties contractantes s'engagent réciproquement (exemple : le chargeur paie le fret, le transporteur achemine la marchandise).
2 - Le contrat aléatoire où la valeur de la prestation dépend d'un événement ultérieur (exemple : un contrat d'assurance).
3 - Le contrat commutatif dont on connaît immédiatement les prestations réciproques (exemple : un contrat de vente).
4 - Le contrat collectif qui engage toutes les personnes d'un groupe par le seul consentement de ses délégués (exemple : une convention signée par les délégués autorisés d'un syndicat professionnel).
La responsabilité contractuelle peut (selon les faits et les termes du contrat) :
- être exonérée (le responsable du dommage est alors entièrement déchargé de l'obligation de réparer le préjudice subi par la victime),
-
ou être limitée (la réparation est limitée à une somme forfaitaire).
Remarque : La responsabilité contractuelle est exclusive de la responsabilité délictuelle.

Contrat de transport : Le contrat de transport établit les droits et les devoirs du chargeur de la marchandise et du transporteur et il précise les modalités de règlement des litiges liés au contrat qui peuvent survenir.
Pour le transport de marchandises le contrat de transport s'appelle connaissement.
Pour le transport de passagers il s'appelle billet de passage.
Remarque : Pour les affrètement le contrat s'appelle charte-partie.

Contre-arc (en anglais « sagging ») : Courbure de la quille dans le sens contraire à la courbure que l'on appelle arc ; le contre-arc peut être produit par l'effet du poids des mâts et de la tension des haubans.

Contrebande (en anglais « smuggling ») : Commerce illicite d'objets dont l'introduction est prohibée par la loi ou par les règlements des douanes.

Contre-bordier : Navire se rapprochant de notre navire et dont la route est opposée ou à peu près opposée à notre propre route.

Contribution d'avaries communes (en anglais« general average contribution ») : Terme de commerce maritime signifiant la répartition que l'on fait, dans le cas d'avaries communes, sur le corps du navire, sa cargaison et le fret, du prix et de la valeur des objets sacrifiés ou jetés à la mer, pour le salut commun.
C'est la part mise, selon un pourcentage uniforme, à la charge de l'armateur et de chacun des propriétaires des marchandises, dans le sacrifice fait dans l'intérêt commun du navire et de la cargaison.
Une contribution provisoire peut être demandée au moment de la livraison des marchandises ; elle est ajustée de manière définitive après établissement de la répartition ou dispache d'avarie commune par les soins de l'expert-répartiteur ou dispacheur.

Convention internationale : Pour entrer en vigueur en France, les conventions internationales doivent avoir été ratifiées et publiées au Journal officiel de la République française.
Certaines conventions internationales prises à des époques différentes, mais toujours en vigueur, peuvent comporter des dispositions opposées : on dit alors qu'il y a un conflit de conventions.

Convoi (en anglais « convoy ») : Réunion de navires de commerce navigant de compagnie, et sous escorte en cas de guerre.

Coordonnées : Les coordonnées correspondent à l'ensemble minimal de nombres nécessaire pour définir sans équivoque la position d'un point.
Les coordonnées d'un point correspondent à sa projection sur un axe de référence pour lequel une origine a été définie, selon une direction déterminée.
Deux coordonnées suffisent à définir la position d'un point dans un espace à deux dimensions, comme un plan ou une sphère.
Sur un plan, ces deux coordonnées prennent le nom d'abscisse et d'ordonnée, que l'on note respectivement x et y.
À la surface de la Terre, ces deux coordonnées seront la latitude et la longitude d'un lieu, que l'on note respectivement φ et G.
Toute fictive qu'elle soit, la sphère céleste possède deux dimensions ; donc deux coordonnées suffisent pour situer une étoile ou une planète sur la sphère céleste.

Coordonnées apparentes : Les coordonnées apparentes d´un corps à l´instant t donnent la direction du corps telle qu´elle serait vue par un observateur placé au centre de la Terre à l´instant t. Les coordonnées apparentes sont rapportées à l´Équinoxe et à l´Équateur vrai de la date ou à l´équinoxe vrai et à l´Écliptique moyen de la date.

Coordonnées astronomiques : Chaque couple de coordonnées astronomiques indique la position précise d'un point sur une planète ou sur la sphère céleste.
Les coordonnées astronomiques sont semblables aux coordonnées géographiques terrestres (longitude et latitude).
Sur la Lune, on les appelle coordonnées sélénographiques : longitude (λ) et latitude (β)

Coordonnées écliptiques : Les coordonnées écliptiques d'une direction sont les coordonnées de la direction rapportées à l´Écliptique moyen et à la direction origine du plan de l´Écliptique moyen définie par l´équinoxe. Ces coordonnées sont dites vraies lorsqu´elles sont rapportées à l´écliptique moyen et à l´équinoxe vrai de la date, moyennes de la date lorsqu´elles sont rapportées à l´écliptique et à l´équinoxe moyens de la date et moyennes d´une date de référence lorsqu´elles sont rapportées à l´écliptique et à l´équinoxe moyens de cette date de référence.

Coordonnées équatoriales : Les coordonnées équatoriales d'une direction sont les coordonnées de la direction rapportées à l´Équateur céleste et à la direction origine du plan de l´Équateur céleste définie par l´équinoxe. Ces coordonnées sont dites vraies lorsqu´elles sont rapportées à l´Équateur et à l´équinoxe vrais de la date, moyennes de la date lorsqu´elles sont rapportées à l´Équateur et à l´équinoxe moyens de la date et moyennes d´une date de référence lorsqu´elles sont rapportées à l´Équateur et à l´équinoxe moyens de cette date de référence.

Coordonnées horaires : Les coordonnées horaires d'une direction, en un lieu donné, sont l'angle horaire et la déclinaison.

Coordonnées horizontales ou Coordonnées locales : Les coordonnées horizontales d'une direction, en un lieu donné, sont l'azimut et la hauteur.

Coq (en anglais « cook ») : Appellation du cuisinier de l'équipage.

Coque : 1 - (en anglais « hull ») Corps d'un navire sans charge ni approvisionnements, ni agrès ; c'est aussi la muraille du navire.
2 - Sorte de boucle que l'on retrouve dans les cordages au repos par l'effet de leur commettage ou tortillement, et qui cause un obstacle à leur utilisation.

Corbeau : Synonyme de grappin.

Corbillon (en anglais « bucket ») : Petit baquet qui était destiné à contenir le biscuit distribué en ration à chaque plat de matelots qui était, ordinairement, de sept hommes.

Cordage (en anglais « rope ») : Réunion par le tortillement, le commettage ou le tressage, et dans une longueur voulue, d'éléments tels que des fils de caret ou des torons. Les cordages se distinguent par le nombre de fils de caret, les gros par la mesure de leur circonférence. On les distingue aussi par la qualité de leurs brins. Les longueurs des cordages se mesurent en mètres ou en brasses.
Les cordages en fibres végétales sont soit goudronnés (en anglais « black ») soit blancs (en anglais « untarred ») ; le cordage goudronné a reçu du goudron dans ses éléments, les fils à caret, et est moins sensible à l'action de l'eau de mer ou de la pluie, mais il a perdu en souplesse et en résistance.
Les cordages d'un navire comprennent l'ensemble de toutes les cordes, manœuvres, amarres de ce navire.

Corde : Synonyme de cordage ; dans la Marine, ce mot n'est employé que dans les expressions suivantes : « bout de corde » (morceau de corde) ; « corde de paratonnerre » ; « mât de corde » ; « corde de la cloche » ; fuir ou naviguer « à mâts et à cordes » (c'est, en cas de vent violent, naviguer avec toutes les voiles serrées) ; « coups de corde » (peine afflictive infligée avec une garcette, prévue par le décret du 22 août 1792 et abolie en 1848).
La raison en est que, pour éviter les confusions entre le très grand nombre de cordages employés à des usages différents, chaque cordage doit être désigné par son nom ; on évitera d'employer à sa place un nom passe-partout tel que « corde », ou « bout de corde » ou, pire encore, « bout » (tout seul comme le font, depuis quelque temps, certaines personnes).

Cordon (en anglais « strand ») : Synonyme de toron, dans un cordage.

Corne (en anglais « crutch », « throat », « peek », « gaff ») : Sorte de vergue dont un bout s'appuie par un croissant sur l'arrière d'un mât, et dont l'autre bout est soulevé, obliquement, en l'air, par des cordages qui appellent du haut de ce mât.
On se sert de cornes pour enverguer la brigantine, l'artimon, ainsi que les voiles dites goélettes et senaux, qui sont des voiles particulières aux bâtiments de ces dénominations.
Chaque corne porte le nom de sa voile, mais quand il s'agit de la corne d'artimon, qui est celle au bout de laquelle s'arbore le pavillon national, on dit simplement « la corne ».
L'inclinaison ou l'apiquage des cornes fait, ordinairement, un angle de 40° avec l'horizon.
Sur les navires à propulsion mécanique, les cornes des mâts de charge servent à manipuler les marchandises ou les charges diverses à l'aide d'un cartahu ; elles s'appuient à leur base sur un vi de mulet pour pouvoir être orientées à l'aide de faux bras ; elles peuvent être apiquées à l'aide de redresses.

Cornière : Pièce de charpente courbe, appelée également estain, formant l'un des côtés de l'arcasse.

Corps (en anglais « hull », « body », « center ») : Le corps du navire en est la coque, c'est-à-dire la partie principale du navire.
Dans l'expression « perdu corps et biens » le mot corps désigne le navire lui-même.

Corps (en matière d'assurances) (en anglais« hull ») : En termes d'assurances, on distingue l'assurance sur corps qui concerne le navire avec son armement et son équipage, de l'assurance sur facultés qui concerne les marchandises.

Corps-mort (en anglais « post moorings », « bollards in a dockyard ») : Chaînes et ancres disposées au fond de la mer, solidement retenues par des empennelages, et dont une branche qui part de la réunion des chaînes et nommée itague, revient au-dessus de l'eau où elle est portée par une forte chaloupe pontée ou par tout autre corps flottant.
L'itague est garnie est garnie d'un émerillon pour pouvoir tourner sur elle-même , sans se tortiller.
Quand un bâtiment s'approche d'un corps-mort où il veut s'amarrer, il laisse tomber son ancre, envoie chercher le bout de l'itague qu'il prend à bord, puis il relève son ancre et il se trouve bien amarré.
On appelle encore corps-morts les ancres, canons, pieux, boucles, anneaux qui sont employés comme points d'arrêt pour les câbles ou amarres que les bâtiments, dans un port, peuvent avoir besoin de fixer le long des quais.

Corsaire (en anglais « privateer ») : Bâtiment armé en guerre par des particuliers qui, à leurs frais, risques, péril et profit, met en mer pour s'attacher à nuire au commerce maritime des nations ennemies et à faire des prises.

Corvée (en anglais « hard duty ») : Travail rude et fatigant ; en particulier, c'est un service hors du bord exécuté par une partie de l'équipage tel qu'aller chercher des vivres, de l'eau, du bois.

Corvette (en anglais « sloop of war ») : Bâtiment de guerre ras, fin, léger et bien voilé ; ce sont des bâtiments à trois mâts qui portent de 20 à 30 canons.
Une corvette d'instruction est destinée à l'instruction élémentaire des élèves de l'école navale, des marins, des mousses et qui évolue dans les rades ou, quelquefois, au dehors.

Cosmographie (en anglais « cosmography ») : Description astronomique de l'Univers ne faisant appel qu'à des notions élémentaires de mathématiques et de physique.

Cosse (en anglais « thimble », « bull's eye ») : Anneau cannelé en fer plat ; la cannelure est extérieure et sert à recevoir un cordage qui fait l'estrope de la cosse.
Les cosses sont très-employées en voilerie.
Les empointures d'envergure, de ris, les faux palanquins, les points d'écoute, sont garnis de cosses.
Les cosses sont en fer galvanisé ou en acier inox.

Côte (en anglais « shore », « coast ») : Rivage de la mer ainsi que la terre et les fonds avoisinants.
La côte est accore ou à pic (en anglais « bold ») lorsqu'elle forme un plan vertical ou à peu près en arrivant vers la mer.
La côte est basse (en anglais « shallow ») lorsqu'elle s'élève peu et se prolonge presque horizontalement sous l'eau.
La côte est saine (en anglais « clear ») lorsqu'on peut, en navigant, l'approcher sans être exposé à la toucher.
La côte est dangereuse ou malsaine (en anglais « foul ») lorsque les abords en sont parsemés de bancs, de roches, de dangers ou qu'il existe de forts courants.
Une côte de fer est élevée, formant un roc escarpé comme un mur, auprès de laquelle il n'y a pas de mouillage.

Côté (en anglais « side », « broad side », « beam », « leeche ») : 1 - En parlant d'un bâtiment, ce mot est synonyme de flanc, de muraille ou de bord.
2 - En voilerie, c'est le nom marin des bords des voiles.
Chaque côté a son nom particulier: envergure, bordure, chutes, etc.
Pourtant le mot côté employé seul s'entend souvent des côtés de chute des voiles carrées.
Un côté droit est celui dont la forme est droite.
Un côté échancré, celui dont la forme est courbe, mais creusée à l'intérieur de la voile.
Un côté rond, ou encore un côté courbe, est celui où la courbure est convexe et extérieure.

Cotidale (Ligne - ) : Ligne représentant, sur une carte, l'ensemble des points ou la pleine mer a lieu à la même heure.

Côtier (Pilote - ) (en anglais « coasting ») : Les pilotes côtiers connaissaient exactement et par cœur les côtes, les fonds, les mouillages, les bancs, les dangers et écueils, les embouchures des rivières, les bouées, les marques, les coffres, les amers et les alignements, les feux, les phares et les signaux d'une côte, l'entrée des ports ou havres, les passes diverses qui peuvent les avoisiner, les marées et autres détails particuliers à certaines localités ou certaines parties de côtes de leur zone de connaissance.
On disait « pilote de la Manche » ou « pilote du golfe de Gascogne ».
Remarque : Les pilotes de mer actuels (en anglais « deep sea pilot ») tels les pilotes que les capitaines prennent pour les assister pendant leur navigation de port en port en Manche et en Mer du Nord, se font appeler abusivement « pilotes hauturiers ».

Coton (en anglais « cotton ») : Le coton est une fibre végétale qui entoure les graines du cotonnier (Gossypium), un arbuste de la famille des Malvacées.
Cette fibre est généralement transformée en fil qui est tissé pour fabriquer des tissus.

Cotonné : Une toile usée par le frottement des cargues est dite cotonnée ; le lin cotonne beaucoup, et plus que le chanvre.

Cotre (en anglais « cutter ») : Petit bâtiment de mer à un mât portant bien la toile ; son gréement provient de celui du sloop, mais en plus grandes dimensions ; ils ont très bien gréés et voilés pour le plus près et pour louvoyer..
Le beaupré du sloop est souvent horizontal pour pouvoir être facilement poussé dehors ou rentré ; on y voit un grand foc et une trinquette.
Les grands cotres ont un mât de hune et même un perroquet.

Couchant (en anglais « west ») : direction de l'ouest.

Coucher (en anglais « to strain ») : Faire incliner lorsqu'il s'agit de l'action qu'un vent de côté exerce sur la voile d'un navire.

Coucher d'un astre (en anglais « setting of a star ») : Instant où le centre de cet astre, quand il s'approche de l'horizon d'un lieu, coupe cet horizon et disparaît au-dessous.

Coudre (en anglais « to nail ») : Ce mot s'emploie quelquefois dans le sens de clouer lorsqu'il s'agit d'un bordage de la membrure.

Coulage (en anglais « leekage ») : Ce mot, appliqué aux liquides, exprime la fuite de ces liquides s'échappant de leurs contenants.

Coulant (Nœud - ) (en anglais « rolling hitch ») : Sorte de nœud qui se serre lorsqu'on fait effort sur le bout, que l'on tient à la main, du cordage qui a servi à faire ce nœud.

Coulée d'une carène :

Couler (en anglais « to sink ») : S'enfoncer et s'abaisser sous l'eau.

Couleurs (en anglais « ship's flag ») : Pavillon national.

Coup de roulis ou coup de tangage (en anglais « hard seeling orpitching ») : Oscillation prononcée et quelquefois brusque, dans le sens du roulis ou du tangage.

Coup de vent (en anglais « gale of wind ») : Augmentation considérable dans l'intensité du vent qui oblige, si l'on est en rade, à prendre toutes les précautions pour ne pas chasser et pour ne pas casser le câble chaîne ; et si on est en mer, à prendre la cape ou à fuir, vent arrière, devant le temps.

Coupe : Ce mot a plusieurs acceptions en voilerie.
Dans un sens, la coupe est la science de tailler les voiles, c'est-à-dire de déterminer leurs dimensions et leurs laizes d'après la grandeur des mâts et vergues qui doivent les porter.
La coupe signifie aussi l'action de tailler les voiles; quand on entend la coupe dans ce sens-là, il y en a trois sortes: la coupe à l'échelle, la coupe à la main, la coupe au piquet.
La coupe à l'échelle, où chaque laize est déterminée séparément sur plan, ou par le calcul, est très-supérieure à la coupe à la main, parce que les dimensions de chaque laize y sont obtenues indépendamment de toutes les autres, de sorte qu'une erreur, si l'on en commet, ne se répète pas, et est sans influence aucune sur la coupe des autres laizes.
Dans la coupe à la main, la première laize coupée sert de patron pour la suivante, celle-ci pour la troisième, et ainsi de suite. Les erreurs s'accumulent donc, et il n'est pas rare d'en voir faire de considérables.
La coupe au piquet, qui consiste à recouvrir de toile un plan de la surface à voiler, tracé en vraie grandeur, ne peut guère s'employer que pour les voiles de petites dimensions, celles des canots, par exemple: elle exige un local assez vaste, mais elle donne de bons résultats.
La coupe se fait toujours au couteau. La direction que suit le couteau en séparant la laize de la pièce, porte encore le nom de coupe. Si donc le couteau est dirigé suivant un fil de trame, la coupe est dite au droit fil. Dans tous les autres cas, elle est dite coupe oblique, parce que sa direction est oblique aux fils de chaîne et de trame.
La coupe, s'entend encore de l'effet d'une voile établie. On dit cette voile a une bonne coupe, une coupe bien entendue, pour exprimer qu'elle établit bien.
On nomme triangle de coupe le triangle rectangle formé par l'extrémité d'une laize sur son dernier fil de trame intact pris pour base.
La hauteur de ce triangle s'appelle indifféremment coupe ou hauteur de coupe. C'est dans ce sens qu'on dit: la coupe au mât, la coupe à l'envergure, à la bordure, etc.
Enfin, on appelle salle de coupe, le local où s'effectue la coupe des voiles.

Coupé (Pont - ) (en anglais « open deck ») : Interruption du pont à bord de certains navires, ordinairement vers l'arrière, un peu au-dessus de laquelle on établit une autre sorte de pont, avec des cloisons latérales percées de sabords ; ainsi il y a plus de hauteur au-dessous de ce pont que dans les autres parties, ce qui permet d'y construire des chambres et des carrés qui sont plus logeables.
On donne parfois le nom de coupée ou le nom de château à cette partie du navire.

Coupée (Échelle de - ) : Échelle permettant d'accéder de l'extérieur du navire au château.

Coupée (poulie - ) : Sorte de poulie dans laquelle une des joues laisse une ouverture suffisante pour laisser passer un cordage qu'on y place en double sur le réa, au lieu de l'introduire dans la caisse par une de ses extrémités.
Les poulies coupées sont ferrées, mais leur estrope en fer s'ouvre au moyen d'une charnière pour laisser passer le cordage.
On se sert des polies couées pour les cas qui demandent une grande promptitude.
Couper les câbles (en anglais « to cut the cables ») : Trancher les câbles et les amarres sur les bittes ou près de l'écubier d'un navire à quai ou au mouillage, dans un cas pressé, pour un appareillage urgent ; s'il s'agit d'une chaîne, on démaillera la manille d'assemblage de deux maillons successifs ou on la filera par le bout après avoir largué l'étalingure.

Couple : 1 - En mécanique, ensemble de deux forces parallèles, égales et de sens opposé, agissant en deux points différents d'un même solide. Le moment d'un couple est le produit d'une de ces forces par la distance des lignes d'action des deux forces.
2 - Les couples d'un navire (en anglais « frame », « timber », « bend ») sont des pièces de construction à deux branches qui s'élèvent, symétriquement, de chaque côté de la quille et jusqu'à la hauteur du plat-bord pour former la charpente, le squelette, la carcasse ou le bois tord du navire.
Un couple est une pièce d'assemblage ; l'assemblage entre les différents éléments d'un couple varie selon les époques et les types de bâtiments.
On distingue, en partant de la quille : varangue, fausse varangue, genou, 1ère allonge, 2ème allonge et, selon le cas, 3ème, 4ème et 5ème allonge.
Quand les faces planes ou latérales d'un couple sont perpendiculaires au plan de symétrie longitudinal du navire et à la quille, le couple est dit droit (en anglais « square timber ») : tels sont les couples de la maîtresse.
L'estain, le coltis et autres ont ces mêmes faces obliques, et on les appelle couples dévoyés ou couples élancés (en anglais « cant timbers »).
Une membrure du navire est composée de deux demi-couples symétriques ; les mots membrure (en anglais« ribs ») et couple sont souvent utilisés l'un pour l'autre.
Certains couples portent un nom spécial :
Le maître-couple (en anglais « midship frame ») dont les branches embrassent le plus grand espace ; lorsqu'on place deux maître-couples pour obtenir une même largeur sur une plus grande partie du navire, on les appelle maître-avant et maître-arrière.
Les couples de balancement (en anglais « balance timbers ») établissent le rapport des volumes des parties arrière ou avant.
Les couples de levée (en anglais « principal timbers ») sont les couples de la maîtresse.
Les couples de remplissage (en anglais « filling timbers ») sont placés entre les couples de levée pour ajouter à la solidité du navire.
Le couple du grand lof (en anglais « loof frame ») est correspond au kieu fixé pour la grand voile.
Le couple de coltis (en anglais « knucle timber ») est au-dessous des bossoirs.

Couple (À -) : Se dit de navires amarrés bord à bord.

Couples de balancement :

Courant : 1 - Mouvement de translation de la couche d'eau de surface par rapport au fond de la mer ; le courant se caractérise par sa vitesse et par la direction, par rapport au nord du monde, vers laquelle il porte les objets ou les navires qui flottent à sa surface.
2 - Manœuvre dont une extrémité seule est amarrée à un point fixe, et dont l'autre est destinée à recevoir l'action des hommes qui font effort dessus, et qui est tournée lorsque sa tension est convenable : par exemple les bras, les boulines, les cargues etc.
Au contraire, on appelle dormant une manœuvre ou un cordage qui est amarré à des points fixes par chaque extrémité : par exemple les haubans, les étais, les sous-barbes etc.
3 - On appelle gréement courant les manœuvres permettant d'établir, d'orienter et de disposer les voiles, par opposition au gréement tournant qui comprend les haubans et toutes les parties auxquelles on ne touche pas après qu'elles ont été réglées pour le voyage.

Courau : Bateau de charge d'un port de 10 à 50 tonneaux, dont l'utilisation est attestée à partir du 13ème siècle dans le Sud-Ouest de la France, notamment en Garonne, en Dordogne et en Gironde et plus tardivement dans les Pertuis charentais.
Remarque : au pluriel on écrit habituellement « des couraux ».

Courbe de déviation du compas :

Coureau (en anglais « narrow channel ») : Canal étroit, détroit, passage entre des hauts-fonds, des basses, des rochers, des îles très rapprochées et dans lesquels on peut, à la rigueur, naviguer.
Lorsque l'on dit « les Coureaux », il s'agit toujours des détroits entre Groix ou Belle-Île et la côte de Bretagne, de même que l'on dit « Les Pertuis » quand il s'agit des détroits entre les îles de Ré et d'Oleron et les côtes de Vendée ou de Charente-Maritime.

Couroi, Courroi, Coroi (en anglais« coat », « white stuff ») : Composition de trois parties de brai sec, deux de soufre et une d'huile de poisson ou de suif, dont on enduit, à chaud, la surface extérieure de la carène d'un navire.

Couronne de Barbotin, couronne-Barbotin ou Barbotin : Sorte de fort cercle en fonte, dans l'épaisseur duquel, et du côté extérieur, on a pratiqué des empreintes en creux, les unes à plat, les autres à angle droit avec les premières, où les mailles de la chaîne d'ancre (chaîne de Barbotin) s'engagent exactement.
Entraînée par le moteur du guindeau, elle permet de dévirer ou de virer la chaîne.

Couronnement (en anglais « taffarel ») : Extrémité élevée de la poupe qui s'arrondit élégament par en haut, et qui est couverte par une lisse dite de couronnement (en anglais « upper rail of the stern »).

Courrier (en anglais « mail ship ») : Navire à voiles ou à propulsion mécanique effectuant le service postal.
Les compagnies exploitant les courriers sont habituellement subventionnées par les États.
Outre la malle des lettres et des paquets, les courriers transportent habituellement des passagers payants.
Le mot « courrier » est principalement utilisé en Méditerranée ; c'est l'équivalent des mots « malle » ou « paquebot » utilisés en Atlantique, Manche ou mer du Nord.

Coursive (en anglais « passage ») : Terme général pour désigner les passages étroits, les couloirs, les corridors à bord d'un navire.
On donne aussi le nom de coursive à la partie du pont de la batterie la plus élevée qui est au-dessous des passavants, et qu'on appelle habituellement « grande rue ».

Courtier (en anglais « broker ») : Agent d'affaires maritimes auquel s'adressent, quand il y a lieu, les capitaines et les subrécargues des navires de commerce pour l'achat, la vente et autres détails analogues relatifs à leur cargaison ou à leur fret.
Les courtiers se tiennent au courant des départs et des arrivées de navires, du prix exact des denrées sur la place et ailleurs, des moyens d'en faciliter la vente, et de tout ce qui concerne les transactions commerciales.
La rémunération des courtiers consiste en une sorte de droit appelé courtage.

Courtier d'assurances maritimes (en anglais« marine insurance broker ») :Intermédiaire spécialisé dans les affaires d'assurance maritime, agissant en qualité de mandataire de l'assuré.

Coussin (en anglais « bolster », « bed ») : Corps qui sert à garantir d'autres corps de l'effet de frottement. ou, en d'autres cas, à adoucir les frottements.

Coussinet :

Couture (en anglais « chink », « seam ») : Intervalle entre deux bordages, entre deux pièces de construction, entre deux joints et qu'on remplit par un travail de calfatage, lequel prend, lui aussi, le nom de couture.

Crapaudine :

Cravate (en anglais « navel line ») : Bon cordage que l'on emploie à des opérations de force.

Crépuscule : En astronomie, on appelle crépuscule la lueur, croissante avant le lever du Soleil, décroissante après son coucher qui provient de l'éclairement des couches supérieures de l'atmosphère par les rayons de l'astre situé sous l'horizon, mais très voisin de celui-ci.
Dans le langage courant le crépuscule du matin est appelé aube ou aurore.

Crépuscule civil : Le crépuscule civil commence le soir au coucher du Soleil et finit au moment où le centre de cet astre est abaissé de 6° au-dessous de l'horizon ; à ce moment, si le temps est clair, commencent à paraître les planètes et les étoiles de première grandeur.
Le matin les phénomènes sont inverses.
Le Soleil ne s'abaisse pas de 6° au-dessous de l'horizon quand la somme algébrique de sa déclinaison et de la latitude du lieu est au moins égale à 84° en valeur absolue.

Crépuscule nautique : Le crépuscule nautique commence le soir au coucher du Soleil et finit au moment où le centre de cet astre est abaissé de 12° au-dessous de l'horizon ; à ce moment, si le temps est clair, commencent à paraître dans le sextant les étoiles de deuxième grandeur, alors que la ligne d'horizon est encore visible.
Le matin les phénomènes sont inverses.
Le Soleil ne s'abaisse pas de 12° au-dessous de l'horizon quand la somme algébrique de sa déclinaison et de la latitude du lieu est au moins égale à 78° en valeur absolue.

Crépuscule astronomique : Le crépuscule astronomique commence le soir au coucher du Soleil et finit au moment où le centre de cet astre est abaissé de 18° au-dessous de l'horizon ; à ce moment, si le temps est clair, apparaissent à l'œil nu les étoiles de sixième grandeur; il fait nuit.
Le matin les phénomènes sont inverses.
Le Soleil ne s'abaisse pas de 18° au-dessous de l'horizon quand la somme algébrique de sa déclinaison et de la latitude du lieu est au moins égale à 72° en valeur absolue.

Creux (en anglais « depth ») : Le creux en cale se dit de la profondeur comprise entre le fond et le dessous du bau du premier pont ; il se mesure d'aplomb, depuis le dessus de la quille jusqu'au milieu de la face inférieure de ce bau.

Croc (en anglais « hook ») : Pièce de fer recourbée servant, en général, à accrocher et à fixer les corps auxquels elle appartient.
Le croc à émerillon (en anglais « swivel ») est susceptible de tourner autour de l'extrémité supérieure de sa tige.
Le croc à trois branches (en anglais « creeper ») est une sorte de grappin plus fort qu'une chatte ; il sert à soulever un câble, à retirer une ancre du fond de la mer et autres usages semblables.

Croc de voilier : Espèce de crochet en fer bien trempé, qui sert à soutenir la toile sur les genoux. Sa longueur est d'environ 0,135m.
Il est attaché au banc des voiliers par un bout de ligne de 20 à 25 centimètres, toujours à droite de l'ouvrier qui y croche sa toile et la tire à lui de la main gauche pour la maintenir en faisant ses coutures,

Crochetée : En voilerie, la crochetée et la longueur de couture qu'on peut faire sans reprendre le croc.
Dans le travail ordinaire la crochetée se reprend toujours de gauche à droite.
Dans le ralingage à reculons elle se reprend de droite à gauche.

Croisière (en anglais « cruise », « cruising ground ») : Parage déterminé, limité, dans lequel un bâtiment de guerre établit sa navigation dans un temps prescrit, parcourant ce parage en tous sens de manière à ce qu'aucun navire ne puisse y passer sans qu'il le voie, le joigne, s'assure de sa nationalité, et le combatte s'il y a lieu.

Croix de Saint-André : Renfort composé de deux bandes en croix posées sur les diagonales d'une vieille voile.
On la fait toujours en toile demi-usée.

CROSS : Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage

Croupiat (en anglais « stern fast ») : Aussière ou grelin de l'arrière frappé sur un navire voisin, sur une ancre ou, en général, sur un point fixe en dehors et à portée, dont on se sert pour un appareillage ou autres cas semblables.

Croupiat (Faire - ) : Faire forcer de l'arrière un croupiat sur un point fixe extérieur situé vers l'avant du navire pour avancer et, en même temps, venir du bord opposé à celui où l'amarre est en tension.
Le point fixe peut être une ancre mouillée à l'avant du bateau, un bollard sur le quai auquel le navire était accosté, un bollard sur un quai éloigné.

Culer (en anglais « to go astern ») : Aller en arrière ou reculer.

Cycle (en anglais « cycle ») : En astronomie, le cycle lunaire est une période d'environ 19 années, comprenant 235 lunaisons, au bout de laquelle les nouvelles et pleines lunes reviennent, à très peu près, à la même heure du même jour du même mois ; ce cycle est aussi nommé cycle d'or et il fut calculé pour la première fois pas Euctémon et Méton d'Athènes au Vème siècle avant Jésus-Christ.
Le cycle d'or sert à calculer le nombre d'or et celui de l'épacte à l'aide duquel on trouve l'âge de la lune.
Avec l'âge de la lune, et si on connaît l'établissement de la marée en ce lieu, on peut déterminer les heures des pleines mers et des basses mers en un lieu donné.
Le cycle solaire est la période au bout de laquelle les dimanches et les autres jours de la semaine se reproduisent aux mêmes dates des mêmes mois ; sans les années bissextiles, cette période s'accomplirait en 7 ans. Mais à cause des années bissextiles, il faut 28 ans pour que ce retour ait lieu.
Le cycle pascal ou des indications est le produit des 19 ans du cycle lunaire par les 28 ans du cycle solaire, soit 532 ans ; le dimanche de Pâques revient alors au même jour du même mois, en même temps que la même époque de la phase de la Lune.

Dalot (en anglais « scupper ») : Trou pratiqué dans la fourrure de gouttière et au-dessous, pour l'écoulement, à l'extérieur, des eaux des ponts ou des pompes.

Dame de nage : Chandelier d'aviron ; la dame de nage comprend une fourche en forme de lyre en haut et un pivot en bas.
On insère le pivot dans un alésage du plat-bord et, pour nager, l'aviron prend sa place dans la fourche.

Dangers (en anglais « shelves ») : Terme générique par lequel on entend les roches, bancs, banches, basses, barres, battures, berges, vigies, hauts-fonds, récifs, écueils et autres de même nature, sur lesquels les navires sont exposés à toucher.
Un danger est une zone étendue (banc sablonneux ou vaseux, chaussée ou plateau rocheux) ou un haut-fond isolé (basse, roche émergée ou non) à proximité du rivage, sur laquelle la mer lève et où le navire risque de talonner (au large, on l'appellerait une vigie).
Les dangers (du latin dominus : « le maître » ou « le seigneur » du lieu) sont historiquement les roches, récifs, bancs, écueils et autres sur lesquels les navires pouvaient s'échouer accidentellement en pays étranger, et qui mettaient le navire, les marchandises, les passagers et l'équipage qui se trouvaient à bord sous la domination du seigneur du lieu et, souvent, des populations locales.
Pour garantir sa liberté et celle du navire en cas d'évènement de mer, le capitaine pouvait quelquefois obtenir, au port de départ, un « bref de sauveté » que l'on obtenait auprès du représentant local du seigneur qui possédait les dangers, après paiement d'une redevance modeste.
La pointe nord-ouest de l'île de Ré est prolongée en mer par les « dangers de la Baleine » ; selon le règlement local du pilotage de La Rochelle au XVIII ème siècle, le pilote-lamaneur de devait pas quitter le navire sur lequel il avait embarqué au départ des rades de La Rochelle, avant que ces parages ne soient passés.
Rappel : Jusqu'au XVIII ème siècle, les moines de l'abbaye de Saint-Mathieu de Fine-Terre (on dit maintenant Finistère), dans le pays de Léon, étaient chargés d'entretenir et de faire fonctionner un feu en haut d'une tour, par les nuits très noires d'automne et d'hiver, pour signaler aux navigateurs la côte inhospitalière ; en contrepartie ils avaient le droit de prendre pour eux et de garder les épaves (droit de bris et d'épave) et les vêtements des cadavres (droit de dépouilles) qui s'échouaient sur la grève.
En 1157, Hervé de Léon avait accordé à l'abbé de Saint-Mathieu personnellement, les droit de bris et d'épave sur les rivages de tous ses fiefs. En 1390 il est précisé que l'abbé de Saint-Mathieu peut se saisir du 1/10 ème de la coque, de la cargaison et du gréement du navire échoué, le reste revenant au seigneur de Léon.
L'abbé de Saint-Mathieu avait ce privilège parmi beaucoup d'autres : droit de cohue, droit de four à ban, droit de gerbe à la douzième, droit de mouture, droit de marché, droit de foire (en 1602 il y avait cinq foires annuelles et un marché hebdomadaire), droit de mesure du blé, droit de mesure du vin, etc.
Le « bon roi » Henri IV a confirmé le droit de dépouilles en 1602 par lettres patentes : il accordait aux religieux ce droit pour « tous ceux qui périssent en mer et aux côtes de Saint Mathieu, Plougonvelin et Le Conquet ».
À partir du 1er janvier 1694, les religieux furent chargés d'allumer un feu régulièrement et non plus seulement pendant les nuits noires d'hiver ; en échange, ils reçurent la confirmation de leur droit de bris. Ce feu devait faciliter l'accès au nouveau port militaire de Brest.

Date julienne : Durée écoulée depuis l'origine de la période julienne (1 janvier - 4712 à 12 heures). On l´exprime en jours et fraction de jour.

Davier (en anglais « davit ») : Sorte de machine en forme de support, qui se compose de deux montants saillants, entre lesquels peut tourner un rouleau porté par un essieu en fer qui le traverse ainsi que les montants.

Débordez (en anglais « let fly the sheets », « sheer off ») : I - Commandement usité lorsqu'on ordonne de larguer les écoutes d'une voile, ou des voiles en général afin de déborder ces voiles.
II - Commandement usité lorsqu'on ordonne au patron d'une embarcation prête à partir, de la faire pousser au large.

Débouquer (en anglais « to disembogue ») : Sortir d'un chenal ou d'un passage entre deux terres pour entrer dans la mer libre.

Debout : Caractérise tout ce qui se présente sur l'avant ; exemple, vent debout.

Débris (en anglais « wreck ») : Partie ou pièce d'un navire qui a péri, et qu'on retrouve flottant au large, ou qui a été déposée, par la mer, sur le rivage.

Décapeler (en anglais « to take off the rigging at a mast's head ») : Décapeler un mât, une vergue, c'est en retirer, en enlever, en dégréer les cordages qui y avaient été précédemment capelés.

Déchalement : Synonyme de jusant.

Déchaler (en anglais « to flow down ») : Se dit en parlant de la mer quand elle descend.
De même, se dit d'un navire qui flottait par l'effet de la marée lorsque, la mer s'étant retirée de dessous lui, il se trouve plus ou moins échoué ; on dit alors que la mer déchale, que le navire est déchalé.

Déchirage (en anglais « ripping up ») : Dépècement d'une vieille embarcation, ou même d'une carcasse de navire.

Déclin ou déchet : Période comprise entre la vive-eau et la morte-eau (généralement un quart de lunaison).

Déclinaison : La déclinaison est l'une des coordonnées équatoriales polaires et l'une des coordonnées horaires.
C'est l'angle de la direction avec l´équateur céleste.
La déclinaison est comptée en degrés, de - 90° (déclinaison du pôle sud) à + 90° (déclinaison du pôle nord) à partir de l'Équateur.

Déclinaison d'un astre (en anglais « declination ») : Coordonnée équatoriale semblable à la longitude géographique terrestre.
C'est l'angle, mesuré du centre de la Terre sur le méridien de l'astre, entre l'Équateur et cet astre ; elle se mesure de l'Équateur vers les pôles.
La déclinaison d'un astre est complémentaire de l'angle horaire ; pour l'obtenir, il suffit d'observer, au moment où l'astre passe au méridien, la distance de cet astre au pôle.

Déclinaison magnétique : La déclinaison magnétique en un lieu de la surface de la Terre est l'angle compris entre la direction du nord du Monde et la direction du nord magnétique en ce lieu.
La déclinaison magnétique figure sur les cartes marines ; la déclinaison magnétique indiquée est habituellement celle de l'année de publication de la carte ; la variation annuelle de la déclinaison magnétique et son sens sont indiqués juste à côté.
La déclinaison magnétique est la correction à apporter au cap magnétique pour obtenir le cap vrai.
La déclinaison magnétique est la correction à apporter au relèvement magnétique d'un amer pour obtenir le relèvement vrai de cet amer.
Une déclinaison nord-ouest est comptée négative ; une déclinaison nord-est est comptée positive.
Remarque : La variation d'un compas magnétique en un lieu et à un cap donnés est la somme de la déclinaison magnétique en ce lieu et de la déviation magnétique de ce compas à ce cap.

Déclinquer (en anglais « to rip of ») : Enlever les bordages d'un bateau, d'une embarcation à clin.

Décoincer (en anglais « to take off the wedges ») : Retirer, enlever les coins, lorsque leur aide n'est plus nécessaire.

Découdre (en anglais « to rip of ») : Enlever les bordages de leur place, après les avoir déclouées.

Défense (en anglais « fender ») : Morceau de cordage ou de bois, vieux pneu, ballon gonflé ou tout autre accessoire que l'on place ou suspend contre le bord du navire pour en préserver la muraille des chocs contre d'autres navires, les quais, les pontons, etc.
Remarque : Certains plaisanciers appellent leurs défenses des « pare-battage ».

Déferler un pavillon : Peser sur la drisse lorsque le pavillon est à bloc, pour défaire le nœud qui le tenait ferlé.

Déferler une voile : Déployer la voile, larguer les rabans de ferlage ; une voile déferlée n'est plus retenue que par ses cargues, elle se trouve prête à être déployée..

Déhalage : Déhalage simple : action de déplacer un navire le long d'un quai, au seul moyen de ses amarres, sans dépasser d'autre navire à quai.
Déhalage : action de déplacer un navire qui est dans un port vers le dehors de ce port ou en dehors de ce port à l'aide d'embarcations, de remorqueurs, d'amarres.

Déhaler : Déplacer un navire en faisant forcer des amarres capelées sur le quai ou la berge.

Déjauger (en anglais « to rise higher out of the water ») : Un navire déjauge de telle quantité lorsque son tirant d'eau a diminué de cette quantité, notamment lorsque le navire s'est échoué ou que la mer s'est retirée.

Délaissement (en anglais « abandon ») : Mot du commerce maritime usité pour indiquer que les propriétaires abandonnent, par devant la justice, les objets qu'ils ont fait assurer sur un navire, ou le navire lui-même, lorsque, à la suite d'évènements de mer, la cargaison a éprouvé des dommages ou que le navire s'est perdu ; la propriété de ces objets, ou celle du navire, est, par là, transportée aux assureurs, mais avec obligation pour ceux-ci d'en payer la valeur stipulée par la police.
Le droit d'user du délaissement est, généralement, acquis à l'assuré.

Délégation (en anglais« delegation ») : Somme qu'un marin, avant le départ de son navire, désigne devoir être précomptée sur sa solde pour subvenir, pendant son absence, aux besoins de sa famille.

Délit : En droit civil, un délit est un fait dommageable, intentionnel ou non, qui engage la responsabilité de son auteur ; le demandeur doit apporter la preuve de la faute ou de la présomption de faute.
- Un délit civil est une faute intentionnelle préjudiciable à autrui, qui oblige à réparer le dommage en indemnisant la victime.
- Un quasi-délit est un délit involontaire accompli par négligence ou imprudence, mais qui engage la responsabilité de son auteur.
La responsabilité délictuelle est toujours illimitée.
Remarque : La responsabilité contractuelle est exclusive de la responsabilité délictuelle.

Delphinière :

Demande (À la - ) : Filer un cordage, un câble, une manœuvre à la demande, c'est les laisser s'échapper sans opposer d'action efficace pour les retenir mais, cependant, de manière à être prêt à arrêter leur mouvement par des bosses, des stoppeurs, des linguets ou autrement.

Démarrage, Désamarrage (en anglais« letting out ») : Action de défaire les nœuds ou amarrages. On emploie de préférence démarrage s'il s'agit de l'appareillage et désamarrage s'il s'agit de retirer des amarres.

Démolir une voile : Expression consacrée dans la comptabilité des matières pour exprimer qu'on défait entièrement une voile et qu'on emploie sa toile à d'autres usages.

Denier : Pour les éléments de cordages : on appelle denier la masse d'un fil ou d'une fibre de 9000 mètres de long.

Dépalé (en anglais « driven to leeward ») : Un navire se trouve dépalé quand, sous l'effet du vent ou des courants, il est entraîné à une certaine distance de la position où il devrait se trouver et qu'il aurait voulu conserver.
Si l'on considère qu'il y a une faute du manœuvrier, on dit que le navire s'est laissé dépaler.

Dépasser (en anglais « to unreeve », « to clear », « to strike ») : Faire passer ou repasser, pour ôter, défaire, retirer, changer ou enlever ; ainsi :
- on dépasse des tours de raban quand on fait repasser les bouts de ces rabans aux mêmes points par lesquels on les avait fait arriver où ils sont, afin d'en défaire les nœuds ou les tours, et les retirer ;
- on dépasse un cordage quand on le fait repasser par les poulies, cosses ou autres canaux dans lesquels on l'avait introduit lors de sa mise en place pour la manœuvre ou le gréement, afin de le visiter, le changer, le réparer ou le serrer ;
- on dépasse le câble d'une ancre mouillée quand on le fait passer par l'écubier jusqu'à ce que le bout intérieur en soit en dehors, afin de défaire les torons que des évitages du navire ont causés, en dehors des écubiers, entre ce câble et celui d'une autre ancre également mouillée ;
- On dépasse aussi les câbles quand on les rentre pour boucher les écubiers avant de mettre sous voiles.

Déplacement (en anglais « displacement ») : En France, le déplacement d'un navire s'exprime en tonnes métriques ; le déplacement est la masse du volume d'eau de mer qui remplacerait, si le navire n'y était pas, le volume occupé par la partie de la carène du navire située au-dessous du plan de flottaison.
Le déplacement lège est le déplacement du navire sans cargaison.
Le déplacement en charge est le déplacement du navire qui a chargé la quantité maximum autorisée de cargaison et le plein des soutes

Déployer (en anglais « to unfurl ») : Développer, en parlant d'une voile ou d'un pavillon.
Déployer une voile, c'est en larguer les rabans et les cargues pour la développer et être à même de l'établir ; déployer un pavillon, c'est le hisser tout déplié et développé, ou de manière à ce qu'il se développe.

Dépouille (Droit de - ) : Droit de percevoir les dépouilles de ceux qui sont jetés à la côte.
En 1390, le duc de Bretagne Jean IV avait accordé aux moines de Saint-Mathieu de Fine Terre, à l'extrémité de la Bretagne, le droit de dépouille de ceux qui venaient aux côtes des paroisses de Saint-Mathieu, Plougonvlin et Lochrist.
Le 24 janvier 1498, Charles VIII a confirmé par lettres patentes le droit de dépouille aux religieux de Saint-Mathieu pour les ports et havres de Brest et du Conquet.
Ce droit a été confirmé par lettres patentes en 1602 (Henri IV).

Dépreciation (en anglais « percentage of depreciation ») : Estimation, en quantité ou en pourcentage, d'un dommage affectant la marchandise et non chiffrable directement en différence de poids ou de quantité (dommage par mouillure, par exemple). On dit aussi réfaction.

Dépression (en anglais « dip of the horizon ») : Abaissement de l'horizon ; différence qui existe entre la hauteur angulaire, au-dessus de l'horizon visuel, d'un astre observé à la mer par un observateur dont l'œil se situe à une certaine hauteur au-dessus de l'eau, et la hauteur angulaire de cet astre qui serait observée au même lieu par un observateur imaginaire dont l'œil serait au centre de la Terre.
La dépression est la quantité dont l'horizon visuel est abaissée par rapport à l'horizon rationnel.

Dérader (en anglais « to be driven from one's anchor ») : Être entraîné hors d'une rade sur laquelle on était mouillé par la violence du vent ou du courant.

Déraper l'ancre (en anglais « to disloge », « to purchase », « to trip the last anchor ») : Les frottements solides qui tenaient l'ancre au fond de la mer disparaissent parce que l'on a viré le câble-chaîne jusqu'à ce que l'ancre quitte le fond.

Dérive (en anglais « leeway »,« drift ») : Angle entre la direction du cap du navire, c'est-à-dire l'orientation de sa quille, et la route suivie à la surface de la mer.
La dérive due au vent est l'effet de l'action du vent reçu par un côté du navire.
On apprécie, à vue, la dérive en observant l'angle formé par l'axe du navire et son sillage, sa houache, son remous, c'est-à-dire la trace qui se forme derrière le navire et qui reste visible pendant assez longtemps.

Dériver (en anglais « to go adrift », « to fall to leeward ») : Faire route dans une direction différente de celle du cap du navire.

Désaisissage (en anglais « unlashing ») :

Désarrimage (en anglais « breaking up the hold ») : Opération qui consiste à désarrimer un navire.
Le désarrimage désigne aussi le dérangement des marchandises par le roulis ou les effets du mauvais temps.

Désarrimer (en anglais « to break up the hold ») : Désarrimer un navire, c'est en défaire l'arrimage ou changer les dispositions de son arrimage.

Détresse (en anglais « distress ») : Position fâcheuse ou dangereuse ; besoin pressant de secours pour cause d'avaries graves, de voie d'eau, de manque de vivres.
On utilise des signaux spéciaux pour annoncer l'état de détresse : feu à main, pavillons N & C du code international, pavillon en berne, fusées rouges, massages radio, par exemple.
Il est du devoir le plus impérieux de tous ceux qui sont à portée, de prêter à un navire en détresse toute l'aide qu'ils peuvent apporter.

Développer : En parlant d'une voile ou d'un pavillon,

Déviation du compas : Angle que fait l'aiguille aimantée du compas avec le nord magnétique sous l'influence des masses de fer entrant dans la fabrication du navire.

Dévider : Défaire des écheveaux de fil.

Dévidoir : Instrument qui sert à dévider le fil.

Dévirer : Faire tourner la poupée du cabestan ou du guindeau en sens contraire, de telle sorte que la manœuvre, l'amarre ou la chaîne d'ancre qui la garnit sort du navire.

Diablotin : Autrefois, voile d'étai placée au-dessus du foc d'artimon ; elle a été remplacée par la voile d'étai de perroquet de fougue.

Diamant (en anglais « ») : Le diamant d'une ancre à jas est l'extrémité du gros bout de la verge de cette ancre ; c'est le point où se réunissent ses deux pattes.

Diamètre apparent : Le diamètre apparent est l'angle sous lequel un observateur aperçoit un astre dans le ciel ; le diamètre apparent est mesuré en degrés, minutes de degrés et secondes de degrés.
Le diamètre apparent de la Lune est d'environ 30' ou 0,5º.

Différence (en anglais « difference ») : La différence dans le tirant d'eau est celle qui existe entre le tirant d'eau d'un navire mesuré par l'échelle graduée sur l'étambot, à partir du bas de la fausse quille, et celle qui est graduée sur l'étrave.

Diminution du plat de la varangue : Réduction progressive de la longueur de la varangue considérée au niveau du plan de référence formé par la ligne du plat.

Dispache (en matière d'assurances) (en anglais « claim adjustement file ») : Document établissant le décompte de l'indemnité due par les assureurs à la suite d'un sinistre, conformément aux clauses et conditions de la police.

Distance (en anglais « distance ») : Espace qui sépare deux objets.
Dans la marine, les distances sont de deux sortes : celles qui s'apprécient en unités linéaires, et celles qui s'apprécient en unités de la circonférence du cercle.
On compte généralement les distances à la mer, non pas en unités de longueur (brasses, mètres, lieues terrestres, kilomètres, myriamètre, etc.) mais en angles mesurés du centre de la Terre.

L'unité pratique de distance angulaire est le degré (sous-multiple : la minute ou minute première de degré ; sous-sous-multiple : la seconde, ou minute seconde de degré).
La distance évaluée en mesure itinéraire, une minute de degré correspondant à un mille marin, est exacte si le navire a suivi une route orthodromique (sur un arc de grand cercle de la Terre) ; en cas de route loxodromique, la distance itinéraire effectivement parcourue par le navire entre deux positions successives est supérieure à la correspondance d'un mille marin pour une minute de degré, sauf si le navire a parcouru un arc de l'Équateur ou s'il a une route orientée est-ouest dans un sens ou dans l'autre.

Distance métacentrique :

Distance polaire d'un astre : Distance d'un astre au pôle mesurée par l'arc de grand cercle du cercle horaire (ou cercle de déclinaison) de cet astre compris entre cet astre et ble pôle.
La distance polaire est égale à 90° moins la déclinaison.

Distance zénithale : Distance mesurée par l'arc de grand cercle pris sur le vertical de l'astre et qui sépare le centre de l'astre du zénith.
La distance zénithale est le complément de la hauteur.

Dormant (en anglais « standing part ») : Partie fixe d'un cordage.
C'est l'extrémité d'un cordage qui résiste aux efforts exercés ; l'autre portion, qui est libre ou mobile, et qui est celle sur laquelle on agit, s'appelle le courant de ce cordage.

Doublage : En voilerie, bande de toile appliquée sur le bord des voiles pour les garantir contre le frottement et pour en augmenter la résistance et la longévité.

Dragon : Voile d'étai légère en forme de triangle et dont l'amure est mobile, ce qui permet de la faire courir à volonté sur son étai.
Les goélettes, les cutters, et en général les petits navires, sont les seuls auxquels on voit ordinairement porter le dragon.

Draille (en anglais « girt line ») : Une draille est un cordage tendu le long duquel une voile, une tente peuvent courir ou glisser par le moyen d'un transfilage ou d'anneaux fixés sur l'un des côtés.
Les drailles des focs ou des voiles d'étai sont des cordages formant dormant au-dessus du capelage d'un mât, et tendus dans la direction de l'étai de ce mât ; les focs ou les voiles d'étai se hissent sur ces cordages, le long desquels ces voiles peuvent glisser ou courir à l'aide de bagues frappées à leurs têtières.

Drapeau (en anglais « flag ») : Littéralement : « petit drap » ; morceau d'étoffe aux couleurs d'un État, d'une province, d'une ville, d'une association, d'une personne… et fixé sur une hampe.

Drisse : Manœuvre courante qui sert à hisser les voiles et en porte le nom.
Ainsi dit-on : drisse du grand foc, drisse du petit perroquet, drisse du grand hunier, etc.
Une drisse peut être en simple, en double, quelquefois en triple, selon l'effort qu'elle a à exercer.

Droit : On distingue, d'une part :
1 - Le droit des gens, que l'on appelle également droit international.
2 - Le droit civil qui est le droit que chaque peuple se constitue pour lui-même.
D'autre part,
Le droit positif comprend l'ensemble des lois, des décrets, des arrêtés et des conventions internationales en vigueur ; la doctrine et la jurisprudence sont aussi importantes à connaître que le droit positif.
La doctrine représente l'opinion des professeurs de droit et elle s'exprime dans les ouvrages de référence ou dans les revues spécialisées dans le droit maritime.
La jurisprudence rassemble les décisions de justice rendues par les différents tribunaux compétents : on s'intéresse particulièrement aux interprétations du droit qu'expriment, par leurs décisions, les tribunaux de dernier recours.

Droit fil : Direction du fil de trame ; c'est aussi la largeur d'une toile.
Ce qu'on nomme le droit fil, c'est la largeur de la laize, la longueur du fil de trame.

Droits de feu (en anglais « light dues ») : Taxes perçues pour financer le fonctionnement des phares d'un pays ; elle est perçue auprès de tous les navires faisant escale dans les ports du pays concerné.
En France, la perception des droits de feu a été supprimée en 1792 ; ces droits sont toujours à acquitter dans d'autres pays tels que le Royaume-Uni en Europe ou la Malaisie en Asie

Droite de hauteur : Construction graphique sur la carte marine permettant de réduire la hauteur observée d'un astre et de tracer un lieu géométrique (la droite de hauteur) où se trouvait probablement le navire au moment de l'observation.
La droite de hauteur dite de Marc de Blond de Saint-Hilaire utilise le vertical du lieu estimé de l'observation.
D'autres méthodes utilisent le méridien du lieu estimé ; c'est le cas des tables zoniques de Catalano, des tables américaines HO214 ou des tables anglaises 249.

Droit (Face de - ) : Face plane d'une pièce de charpente.
La face de droit d'une membrure est celle située parallèlement au plan du bordé.
Le contraire de la face de droit est la face de tour.

Droiture (en - ) (en anglais « right way », « hastily ») : Sans détour ni temps perdu.
On dit d'un bâtiment qui ne relâche pas pendant sa traversée et qui fait toute diligence, qu'il se rend en droiture à sa destination.

Drome (en anglais « float »,« raft ») : Ensemble des embarcations qui appartiennent à un navire.
La drome de sauvetage comprend l'ensemble des radeaux pneumatiques et des canots de sauvetage du navire.

Drosse : Câble, chaîne ou filin entraîné par la roue de l'appareil à gouverner et transmettant son mouvement au gouvernail.

Drosser (en anglais « to sheer ») : Un courant, la lame ou les vents drossent un navire d'une certaine quantité, dans une certaine direction, lorsqu'ils l'entraînent accidentellement hors de sa route.

Dunette (en anglais « poop ») : Construction située au-dessus du gaillard d'arrière, depuis le couronnement jusqu'au mât d'artimon sur un navire à voiles, jusqu'à une distance comparable sur un navire à propulsion mécanique..

Eau (en anglais « water ») : L'eau est considérée sous le rapport de ses deux espèces les plus distinctes : l'eau de mer et l'eau potable ; l'eau potable est appelée eau douce.
L'eau de mer a une saveur salée, amère, nauséabonde et, sur les côtes, une odeur désagréable.
On appelle « les eaux d'un navire » (en anglais « the wake ») celles qui se trouvent dans la direction de sa quille vers l'arrière, au moment où l'on parle ; un navire est dans les eaux d'un autre navire lorsqu'il est placé dans la direction arrière de la quille de celui-ci.

Ebbe, Ébe (en anglais « ebb-tide ») : Synonyme de jusant.
Ce mot n'est guère employé que dans l'expression « portes d'ebbe » qui désigne les portes d'une écluse permettant d'empêcher une marée extraordinairement haute de franchir l'écluse et de pénétrer à l'intérieur de la zone protégée par l'écluse.

Écart (en anglais « scarf », « boxing », « dhift ») : 1 - En construction, un écart est la jonction, l'assemblage, la réunion de deux pièces de bois ; elle consiste à ôter du bois d'une face d'une pièce de charpente ou de mâture, et de tailler celle qui doit s'assembler à la première, de manière qu'elle s'applique exactement en conservant les mêmes dimensions que le corps de chacune des pièces.
2 - Le mot écart est employé par les voiliers lorsqu'il s'agit de laizes qui se rejoignent dans leur longueur, soit bout à bout, soit lorsqu'il y a lieu à remplacer de la toile.
L'écart simple est celui que l'on fait sur une seule laize ; sa couture est double, d'une largeur de 2 à 3 centimètres, rabattue et piquée sur chacun des bouts ; les fils de chaîne des deux toiles se correspondent exactement, travaillent ensemble.
L'écart en plein est une réunion d'écarts simples, qui se font suite l'un à l'autre.

ECDIS (acronyme anglais : electonic chart display and information system) : Dispositif électronique permettant d'exploiter les cartes électroniques officielles en utilisant les informations reçues d'un système de navigation utilisant des satellites artificiels de la Terre.
De nombreuses obligations réglementaires conditionnent l'utilisation de la qualité d'ECDIS.

Échancrure (en anglais « hollow cut ») : Arc rentrant que l'on voit en bas ou sur les côtés d'une voile, et en vertu duquel les ralingues de ces parties, au lieu d'être en ligne droite, se courbent vers le milieu de la voile.
C'est habituellement du bas des voiles qu'il s'agit quand on parle d'échancrure.

Échappée : Sorte de cheminée dans laquelle est fixée une échelle verticale qui permet de fuir un compartiment confiné en cas de péril imminent.

Échaudis (en anglais « triangular iron ring ») : Boucle en fer triangulaire que l'on place à bord en quelques endroits pour les saisines des embarcations et du matériel arrimés sur le pont.

Échauffé (en anglais « rotten ») : Une pièce de bois ou un cordage est échauffé lorsque s'y déclare une fermentation, un commencement de pourriture qui en affaiblissent la qualité.

Échelle (en anglais « ladder ») : Les échelles d'un navire sont des sortes d'escaliers, mais mobiles à volonté, destinés à établir une communication entre les ponts.

Échelle de Beaufort : Francis de Beaufort (1774-1857) était un amiral anglais ; l'échelle qui porte son nom permet de qualifier la vitesse du vent de façon pratique et commode.
L'échelle comprend 13 niveaux, de zéro à douze ; chaque niveau correspond à la moyenne du vent mesuré pendant 10 minutes.
Force zéro correspond à une absence de vent, la mer est comme un miroir.
À force 4, les moutons deviennent franchement nombreux ; le passage de force 4 à force 5 (20 nœuds) est la limite au-delà de laquelle les petites embarcations ne doivent plus être en mer.
Force 7 correspond au début du mauvais temps : l'écume des crêtes des vagues est entraînée dans le lit du vent ; à force 7, les stations côtières diffusent un avis de grand frais.
Force 8 et force 9 correspondent à un coup de vent, force 10 et force 11 à une tempête ; à partir de force 8, les services de la météorologie diffusent pour le large un avis de coup de vent (vitesse du vent supérieure à 34 nœuds) et à force 10 un avis de tempête (vitesse du vent supérieure à 48 nœuds).
Force 12 correspond à des conditions exceptionnelles où la vitesse du vent est au minimum égale à 64 nœuds ; il n'y a pas de limite supérieure.
À la mer, on estime la force du vent à la vue, en observant l'aspect de la mer.
L'idée qui a servi à l'élaboration de cette échelle de la force du vent était qu'à force 1 on portait toutes les voiles que l'on possédait ; qu'à force 2 on enlevait les voiles les plus hautes ; à force 3 on enlevait les voiles au-dessous ; et ainsi de suite jusqu'à se trouver « à cordes et à mâts », c'est-à-dire sans la moindre voile exposée au vent.
Remarque : La force du vent sur l'échelle de Beaufort tient déjà compte des rafales éventuelles ; on peut donc dire « vent de 100 km/h avec des rafales à 130 km/h » mais jamais « vent de force 10 avec des rafales à 80 nœuds ».

Échelle de coupée (en anglais« accomodation's ladder » « gangway ») : Échelle permettant d'accéder à partir de la terre dans la partie arrière du navire appelée coupée.

Échelles de latitude et de longitude : Lignes graduées qui encadrent les cartes marines ; les verticales servent à déterminer la latitude, et les horizontales la longitude de tous les points de la carte.
Les échelles des latitudes croissantes sont placées sur les côtés des quartiers de réduction et elles indiquent, graphiquement, l'accroissement des degrés de la latitude à mesure qu'ils sont plus éloignés de l'Équateur.

Échelle de marée : Planche graduée servant à lire directement la hauteur de la marée par rapport au « zéro de l'échelle », choisi de préférence au niveau du zéro hydrographique.

Échelle de pilote (en anglais « pilot's ladder » ou « Jacob's ladder ») : Échelle de cordes placée sur le côté d'un navire pour permettre aux pilotes d'embarquer ou de débarquer en mer, à l'extérieur des ports.
Lorsque la hauteur de franc-bord est supérieure à 9 mètres, il faut aménager un dispositif constitué d'une échelle de pilote de hauteur inférieure à 9 mètres et d'une échelle de coupée.

Échelle de tirants d'eau (en anglais« scale ») : Marques peintes ou gravées de chaque côté de la coque, à l'avant, à l'arrière et au milieu du navire : ces marques représentent des nombres placés les uns au-dessus des autres et indiquant le tirant d'eau au moment de la lecture ; d'un côté, des chiffres arabes d'une hauteur de un décimètre, espacés de un décimètre ; de l'autre côté, des chiffes romains d'une hauteur de six pouces, espacés de six pouces.

Échelles du Levant (en anglais « sea port towns in the turkish dominions ») : Villes maritimes du Levant ; leur nom provient de l'habitude qu'on y avait , lorsqu'on y relâchait, de dire qu'on y avait fait escale, c'est-à-dire qu'on y avait disposé l'escale (l'échelle) pour descendre du bord et pour communiquer entre le navire et la terre.

Échelle du radar (en anglais « range ») :

Échouage (en anglais « stranding ») : Situation d'un navire qui touche volontairement le fond de la mer et qui ne flotte plus librement.

Échouement (en anglais « grounding ») : Situation d'un navire qui touche accidentellement le fond de la mer et qui ne flotte plus librement.

Échoué (en anglais « aground ») : Un navire est échoué quand il a rencontré le fond et qu'il cesse de flotter librement.

Éclat (Feu à - ) :

Éclipse de Lune : Éclipse où la Terre s´interpose entre la Lune et le Soleil.
L´éclipse de Lune est dite totale quand la Lune disparaît entièrement dans l´ombre de la Terre ; elle est dite partielle quand la Lune pénètre dans l´ombre de la Terre sans y être totalement immergée ; elle est dite par la pénombre quand la Lune entre dans la pénombre de la Terre sans entrer dans l´ombre.

Éclipse de Soleil : Une éclipse de Soleil a lieu lorsque la Lune se place entre le Soleil et la Terre. Un tel événement n'est possible qu'à la pleine Lune ; deux conditions supplémentaires sont nécessaires : que la Lune se tienne proche de l'écliptique, tandis qu'en même temps, la Terre soit alignée avec la Lune et le Soleil.
Selon la distance entre la Terre et le Soleil d'un côté, la Terre et la Lune d'un autre, la saison de l'année et la position de l'observateur, l'éclipse peut être totale, partielle et annulaire.
L´éclipse de Soleil est dite totale quand la Lune masque complètement le Soleil ; elle est dite annulaire quand le disque lunaire se projette sur le Soleil en laissant apparaître un anneau de lumière ; elle est dite partielle quand la Lune masque en partie le Soleil sans que l´on se retrouve dans les conditions d´éclipse totale ou annulaire.

Écliptique : Grand cercle de la sphère céleste qui coupe l'Équateur terrestre sous un angle de 23° 27' et que parcourt le Soleil dans une année par son mouvement apparent propre dans un référentiel géocentrique.
Les points de l'écliptique les plus éloignés de l'équateur sont les points solsticiaux ; les points d'intersection de l'écliptique et de l'Équateur sont les points équinoxiaux.
L'écliptique est également le plan de l'orbite terrestre autour du Soleil.

Écope (en anglais « scoop », « skeet », « ship's skeet ») : Sorte de pelle en bois ou en matériau synthétique, creuse et recourbée, dont on se sert particulièrement dans les embarcations pour en extraire l'eau qui peut s'y être introduite.

Écoute (en anglais « sheet ») : Manœuvre servant à border une voile.
L'écoute est un cordage destiné à tendre et à fixer le point inférieur qui se trouve sous le vent (et nommé alors point d'écoute) d'une basse voile soit carrée, soit à bourcet, et le point inférieur de l'arrière d'une voile aurique ou latine.
L'amure n'existe pas sur les voiles supérieures soit carrées, soit à bourcet, et les points inférieurs en sont appelés tous les deux points d'écoute ; on les distingue par les dénominations du vent et de sous le vent, ou de bâbord et de tribord.
Avoir le vent entre les deux écoutes signifie avoir le vent arrière.

Écoutille (en anglais « hatchway ») : Ouverture, à peu près carrée, dans un pont du navire permettant de communiquer entre les ponts.
Les écoutilles sont entourées d'un encadrement appelé surbau qui s'élève au-dessus du pont pour empêcher l'eau de s'introduire en bas par les écoutilles.

Écoutillon (en anglais « scutle ») : Petite écoutille percée en divers points du navire pour satisfaire à des usages locaux.

Écubier (en anglais « hawse-hole ») : Trou pratiqué sur l'avant, dans les joues du navire pour livrer passage aux câbles ou aux câbles-chaînes de l'ancre.
Les écubiers peuvent habituellement être fermés par des mantelets de fermeture pour empêcher la mer d'y passer lorsque le navire subit le tangage..

Écueil (en anglais « shelf ») : Un écueil est en général un danger connu sous les noms de basse, batture, roche ou récif.

Éducation : Action d'élever, de former, d'instruire une personne, en cultivant sas qualités physiques, intellectuelles et morales.
Remarque : L'instruction et l'enseignement peuvent débuter lorsque l'éducation et la formation sont achevées avec succès.

Effets de petits fonds (en manœuvre) (en anglais « shallow water effect ») :

Effort de traction : Force exercée sur la remorque par le remorqueur.

Égorgeoir (en anglais « spillig line ») : Cargue provisoire servant à serrer une voile majeure ; cette cargue embrasse la voile en en faisant le tour, au lieu d'être frappée sur les ralingues comme les cargues ordinaires.

Élancement de l'étrave : L'élancement de l'étrave est l'angle qu'elle forme avec la quille.

Élevé (en anglais « hight ») : On appelle pôle élevé celui qui est au-dessus de l'horizon du lieu où l'on se trouve.

Élingue (en anglais « sling ») :Cordage court ou fil d'acier épissé à ses deux bouts, destiné à saisir les fardeaux au moyen d'un palan ou d'une grue.

Élonger un cordage (en anglais « to haul along ») : Déployer et étendre un cordage sur le pont pour en défaire les coques ou faciliter leur utilisation prochaine.

Embabouiné (en anglais « foul ») : Engagé, embarassé, en parlant d'un navire qui se trouve dans une mer parsemée de dangers.

Embarcation (en anglais « boat », « launch », « craft ») : Terme générique pour toutes les petites constructions flottantes dites à rames, ou n'allant à la voile qu'accidentellement et dont la longueur ne dépasse pas 18 mètres.
Selon leurs dimensions, on distingue les yoles, les canots ou les chaloupes.

Embardée (en anglais « yaw »): Modification accidentelle et prononcée de la direction du cap du navire, soit d'un bord, soit de l'autre ; le vent ou les vagues (par exemple) peuvent tendre à faire embarder le navire.
Le mot embardée s'emploie lorsque l'on court grand largue ou vent arrière ou encore si, lorsque l'on est à l'ancre, l'avant du navire dévie de la direction qu'il devrait avoir.
Sous les allures autres que le grand largue ou vent arrière, on emploie le mot arrivée (en anglais « lee lurch ») si le mouvement a lieu du côté sous le vent, et d'auloffée ou oloffée (en anglais «yaw to the luff ») s'il a lieu du côté au vent ; à la cape, en panne ou quand on n'a pas d'erre, on l'appelle abattée.
Une petite embardée est appelée un lan.
L'appareil à gouverner (la barre) permet de corriger plus ou moins efficacement les embardées après qu'une perturbation a écarté le cap réel (mesure) de la valeur désirée (consigne).

Embecqueter (en anglais « to get in a streight », « to get within a cape ») : Lorsqu'il est question d'un des caps de l'entrée d'un détroit, d'un canal, d'un bras de mer, on dit qu'un navire a embecqueté lorsqu'il s'est avancé pour se trouver en dedans de ce cap.

Embelle (en anglais « breast of a ship ») : Partie d'un navire comprise entre le gaillard d'avant et le gaillard d'arrière.

Embellie (en anglais « clearing ») : Disposition, ou apparence de disposition du temps vers un changement favorable.
C'est encore un instant d'accalmie, de mer moins mauvaise.
L'embellie est une amélioration passagère du temps.

Embosser (en anglais « to bring the broadside ») : embosser est une opération qui consiste à amarrer un navire à l'ancre de manière qu'il puisse éviter ou changer de direction à volonté.
Quand on est à l'ancre, on s'embosse en mouillant une autre ancre en position telle que, si l'on en prend le grelin par un chaumard de l'arrière, et si l'on fait effort dessus, le navire se range dans la direction voulue.
Si l'on utilise l'ancre sur laquelle on est mouillé, le grelin qui part du chaumard de l'arrière vers l'organeau de l'ancre s'appelle de croupière ou d'embossure.

Embouquer (en anglais « to enter into the mouth of ») : Quitter la mer libre et s'engager dans un chenal ou dans un passage entre deux côtes, entre deux ou plusieurs îles, dangers, écueils, et par lequel il faut passer pour aborder dans certains pays.

Embraquer un cordage (en anglais « to take in the slack ») : Haler dessus pour le tendre ou pour en faire disparaître le mou.

Émerillon (en anglais « hook ») : Croc ou anneau qui est rivé dans l'anneau extrême d'une chaîne, de manière à pouvoir tourner librement dans le trou pratiqué dans cet anneau pour le recevoir.
Les deux câbles-chaînes d'un navire affourché peuvent être réunis par un émerillon d'affourchage (encore appelé maillon tournant) à une chaîne unique nommée itague d'affourchage qui entre à bord par un écubier : les différents évitages du navire ne peuvent plus donner lieu à ce qu'il fasse des tours dans ses câbles-chaînes.

Emménagements (en anglais « accomodations ») : Actuellement, partie du navire réservée pour le confort de l'équipage : cabines, carrés, cuisine etc.

Émotion : Plus l'émotion associée à un événement est intense, plus il est facile d'en raviver le souvenir et plus ce souvenir sera précis et détaillé.
On se rappelle mieux les évènements qui ont bien fini que les échecs, sauf pour certains évènements très négatifs et traumatisants.

Empanner (en anglais « clearing ») : Un navire empanne ou est empanné quand il est masqué par le côté de l'écoute de ses voiles ; c'est un accident qui peut être fâcheux pour la mâture, pour la voilure et pour le navire lui-même.

Empenneler (en anglais « to back ») : Mouiller en utilisant deux ancres sur la même ligne de mouillage ; la deuxième ancre, qui est mouillée plus au loin, est habituellement moins forte.

Empointure (en anglais « tack ») : Angles supérieurs des voiles enverguées, par opposition aux angles inférieurs, qu'on nomme points.
Quand les ris sont placés sur le haut des voiles on nomme empointures de ris leurs extrémités, parce qu'avec les ris pris, elles remplacent les empointures ordinaires, autrement nommées empointures d'envergure.

En belle : Déformation d'« embelle », en parlant des amarres disposée à partir de l'embelle, partie du navire comprise entre les deux gaillards.

En belle : Expression que les artilleurs utilisaient pour signifier qu'une bouche à feu est pointée, placée droit au milieu du sabord.

ENC (acronyme anglais : electonic navigation chart ) :

Encablure (en anglais « cable's length » ou « cable ») : Jadis : la longueur d'un câble qui est de 120 brasses de 5 pieds ou 100 toises de 6 pieds (environ 195 mètres).

Pour les Anglais , « a cable's length » est de 100 fathoms ou 200 yards.

Actuellement, une encablure (en anglais « a cable's length) est une petite mesure particulière aux marins pour estimer à vue les petites distances ; elle correspond environ à un dixième de la longueur d'un mille, soit un peu moins de 200 mètres.

Encalminé (en anglais « becalmed ») : Un navire est encalminé lorsqu'il se trouve dans un temps calme ou lorsqu'il est sous un abri qui lui dérobe le vent.

Encoignure (en anglais « loop ») :Nom donné à la ganse qui entoure les cosses que l'on place aux extrémités de l'envergure d'une voile.

Encontre (À l' - ) (en anglais « contrary ways ») : Deux navires vont à l'encontre l'un de l'autre lorsqu'ils font des routes diamétralement opposées et qu'ils se voient, l'un par l'autre, par l'avant.

En-dessous (en anglais « aft part ») : Ce mot se dit d'une voile et il en désigne la face qui, lorsque cette voile est enverguée, est tournée vers l'arrière du navire.
C'est sur la face en-dessous que l'on place le tablier, que l'on fait les gaines, que l'on pose les ralingues et tous les œillets, de ris et autres.

En-dessus (en anglais « fore part ») : Ce mot se dit d'une voile et il en désigne la face qui, lorsque cette voile est enverguée, est tournée vers l'arrière du navire.
C'est sur la face en-dessus que l'on pique les bandes de ris et les doublages.

Endurer : Verbe employé pour indiquer aux canotiers ramant du même bord dans une embarcation de diminuer l'effort qu'ils font sur leurs avirons, afin d'établir l'équilibre entre les efforts produits des deux côtés ou afin de ne pas nuire à un effet voulu du gouvernail.
On dit ainsi « endure tribord ! » ou « endure bâbord ! » et même « endure partout ! » si l'on veut diminuer momentanément la vitesse de l'embarcation.

Enfléchures (en anglais « rattlings ») : Échelons en quarantainier fixés sur les haubans et même, parfois, sur les gambes ; les enfléchures servent à supporter les pieds des hommes qui ont à monter dans le mâture et le gréement.

Enfourner : Un navire enfourne lorsque son étrave plonge dans la lame en cas de mauvais temps.

Engager (en anglais « to lay on the beam ») : Un navire engage quand il est tellement incliné que l'eau arrive sur son pont, et même, quelquefois qu'il ne peut pas se relever. Un objet quelconque est engagé lorsqu'il se trouve placé de manière à ne pas pouvoir facilement être retiré du lieu où il est.

En grand (en anglais « hard », « all in one time ») : Tout à fait, sans précaution ni retenue, en entier.

Enrochement : Entassement artificiel de blocs de pierre ou de béton, sur un point de la mer, pour former une jetée ou pour servir de base à un môle ou autre travail de ce genre destiné à s'élever au-dessus de la surface des plus hautes marées.

Enseigne (en anglais « flag », « ensign ») : On appelle ainsi le pavillon national qui se porte à la poupe.
Le petit mât qui supporte cette enseigne s'appelle mât de pavillon.

Enseignement : Action de transmettre un savoir.
Résultat de cette action.
Remarque : L'instruction et l'enseignement peuvent débuter lorsque l'éducation et la formation sont achevées avec succès.

En travers (en anglais « adrift », « athwart ») : Sorte d'adverbe qui indique la position d'un navire dont la direction de la quille est perpendiculaire à celle du vent, du courant, de la lame. Exemple : « en travers à la lame ».

Entrées d'une carène :

Entrepont (en anglais « between decks », « orlop ») : L'entrepont est l'espace compris entre deux ponts ; en particulier, l'entrepont est l'espace compris entre le faux pont et le pont principal.

Entretenir (en anglais « to commission ») : On dit que le gouvernement entretient une personne, que cette personne s'est fait entretenir dans la Marine ou qu'elle y est entretenue lorsqu'elle a été pourvue d'un brevet qui lui confère une position stable.
Les services d'une personne entretenue courent et comptent, sans interruption, qu'elle se trouve employée ou qu'elle ne le soit pas, et ils ne s'arrêtent que par cause de retraite ou de réforme.

Enture : Assemblage par lequel on réunit deux pièces de bois ou deux cordages bout à bout.

Envaser (en anglais « to put in a muddy ground ») : Envaser un navire, c'est le faire échouer volontairement dans un fond de vase ou sur un banc de vase molle ; on choisit la marée descendante pour pouvoir se relever au plein de l'eau.
C'est une ressource que l'on utilise quand on navigue dans de semblables fonds lorsque le navire fatigue en raison du mauvais temps.

Enverguer (en anglais « to bend », « to bring ») : Enverguer une voile c'est la fixer à une vergue, à une draille, par celle de ses ralingues qui est disposée à cet effet, et qu'on appelle ralingue d'envergure.
La voile est alors prête à être serrée ou, quand il y a lieu, à être déferlée pour prendre le vent.

Envergure (en anglais « bending ») : L'envergure d'une voile est la longueur du côté par lequel la voile est enverguée.
Lorsque les vergues d'un navire ont beaucoup ou peu de longueur, on dit de ce navire qu'il a beaucoup ou peu d'envergure.

Envoyer : Hisser un pavillon ou une voile.

En vrague, En vrac (en anglais « in disorder », « hastily ») : Sorte d'adverbe qui signifie en désordre, avec précipitation, pêle-mêle.

Épacte (en anglais « ezpact ») : L'épacte est l'âge de la lune au premier janvier de l'année.
On s'en sert pour obtenir la date de la première nouvelle lune cette même année.
L'épacte est égale à zéro la première année du cycle d'or ; elle augmente de onze jours pour chacune des années qui suivent.
L'épacte d'une année est le produit du nombre d'or de cette année par onze.

Épatement (en anglais « discarding ») : Nom donné à l'angle d'ouverture des haubans ou des galhaubans avec la tête de leurs mâts ; plus cet angle est grand, plus il y a d'épatement et plus le mât est solidement tenu.

Épaule (en anglais « bow ») : L'épaule d'un navire est le renflement que l'on voit au-dessus des façons de l'avant ; ce renflement a pour but d'empêcher un navire de trop s'immerger au tangage.

Épauler la mer : Faire route de manière que la mer arrive à quelques quarts de l'avant du navire de manière à réduire les mouvements de roulis et de tangage dans le mauvais temps.

Épave (en anglais « wreck ») : On entend, par ce mot, les objets abandonnés à la mer ou rejetés, par elle, à la côte.
Un navire abandonné, un gros poisson échoué sont considérés comme des épaves.

Épervier (en anglais « sweet net ») : Sorte de filet que l'on jette en le déployant, sur la surface de l'eau, et dont les extrémités garnies de petits poids en plomb, se rejoignent vers le fond de l'eau et retiennent les poissons qui se trouvent dans son rayon.

Épimètre : Partie de la cargaison d'un navire que l'on accordait à un pilote pour son salaire.

Épissoir, Épissoire (en anglais « fid », « splicing fid ») : Instrument en fer ou en bois dur en forme de fuseau utilisé pour ouvrir les torons des cordages que l'on veut épisser.
Les plus petits épissoirs reçoivent le nom d'épinglettes ; les plus gros, de burin.
Ceux des voiliers sont en bois et sont terminées en pointe arrondie ; il en existe de deux grandeurs : la première a de 40 m 50 cm de long et 5 à 6 cm de diamètre ; la seconde a de 30 à 35 cm de long et 4 à 5 cm de diamètre.

Épissure (en anglais « splice ») : Jonction ou enture de deux cordages ou des deux bouts d'un même cordage, qui s'opère en décommettant les torons et en les entrelaçant sur une longueur suffisante.
On l'emploie beaucoup en voilerie.
L'épissure du voilier est dite ronde, tandis que l'épissure ordinaire du matelotage est dite carré.

Épite (en anglais « stick », « quoin ») : Petite cheville en bois, ronde ou carrée, utilisée pour boucher les trous qui se trouvent, accidentellement, dans les pièces de bois.
Il y en a d'autres, en forme de coin, pour être enfoncés dans les extrémités des gournables, afin de les fixer à leur place ; en effet, les gournables sont fendues pour les recevoir.

Épitoir (en anglais « quadrangular bodkin ») : Petit poinçon quadrangulaire et tranchant par son extrémité ; il sert à ouvrir l'extrémité des gournables pour y loger les épites.

Épontille (en anglais « pillar », « prop », « post ») : Appui en fer poli ou en bois tourné que l'on place sous les baux, entre les ponts d'un navire, pour les supporter, les soutenir ou les empêcher de fléchir.
Les pieds des épontilles portent en général sur les hiloires.
On appelle épontille volante celle que l'on place exceptionnellement pour étançonner ou supporter un corps pesant ou un objet pesant arrimé sur le pont situé au-dessus.

Éprouver (en anglais « to find by experiment », « to try ») : Éprouver un objet c'est s'assurer par des expériences que cet objet, après sa fabrication, réunit toutes les conditions qui en garantissent la durée ou l'usage.
Les câbles-chaînes s'éprouvent à la presse hydraulique ; il en est de même des ancres et des cordages.

Équateur (en anglais « equator », « equinoctial line ») : Grand cercle passant par le centre de la Terre et perpendiculaire à l'axe autour duquel elle accomplit sa révolution diurne.
L'Équateur partage le monde en deux parties égales, l'hémisphère nord et l'hémisphère sud ; il partage aussi la sphère céleste en deux hémisphères qui prennent, chacun, le nom du pôle qui s'y trouve contenu.
La longitude des différents lieux de la Terre se compte sur l'Équateur depuis 0° jusqu'à 180° à partir d'un méridien origine adopté à cet effet : il y a donc deux sortes de longitudes terrestres, à savoir la longitude à l'Est du méridien origine, et la longitude à l'Ouest du méridien origine.
Les marins ne se servent guère du mot « équateur » qu'en langage astronomique ; dans les autres cas, ils disent la ligne équinoxiale ou même « la ligne ».
Le méridien origine adopté actuellement est un méridien appelé « méridien international » qui est situé très près du méridien de Greenwich.

Équateur céleste : Grand cercle de la sphère céleste perpendiculaire à un axe voisin de l´axe de rotation de la Terre.
Par extension, on appelle aussi Équateur céleste le plan de ce grand cercle.

Équation des équinoxes : On appelle « équation des équinoxes » la différence du temps sidéral vrai au temps sidéral moyen.

Équation du centre : Partie de l´équation du temps due à l´excentricité de l´orbite terrestre. Dans le mouvement elliptique de la Terre autour du Soleil, elle représente la différence anomalie vraie - anomalie moyenne.

Équation du temps : On appelle « équation du temps » la différence du temps solaire vrai au temps moyen.
Même au méridien de Greenwich, le Soleil ne culmine pas toujours à 12 h 00 en temps moyen ; l'équation du temps un jour donné est l'écart entre le passage du Soleil au méridien supérieur ce jour-là et l'heure de midi du temps moyen.
La différence (temps solaire vrai - temps solaire moyen) que l'on appelle « équation du temps » est en réalité un écart et non d'une équation à résoudre ; cet écart, peut aller jusqu'à 16 minutes et quelques secondes ; cet écart s'annule deux fois aux environs du printemps, une fois entre l'apogée du Soleil et l'équinoxe d'automne, et une quatrième fois entre le périgée du Soleil et le solstice d'hiver.
Les marins qui naviguent en observant les astres font un très fréquent usage de l'équation du temps pour convertir le temps moyen en temps vrai et réciproquement.
L'écart appelé équation du temps est la somme des effets de deux causes :
1) L'excentricité de l'orbite terrestre : e = 0,01671 cause un écart C dit « équation du centre ».
2) Le plan de l'Équateur terrestre sur lequel est défini l'angle horaire ne coïncide pas avec celui de l'Écliptique, qui est le plan orbital annuel terrestre. L'angle dièdre de ces deux plans est : ε = 23° 27' = 0,40912 rad.
Chaque année, le 11 février : E = + 14 minutes : le Soleil culmine 14 minutes plus tard que la moyenne.
Chaque année, le 3 novembre : E = - 16 minutes : le Soleil culmine 16 minutes plus tôt que la moyenne.
Lorsque l'équation du temps est positive, le Soleil est en retard par rapport au temps moyen, et lorsque l'équation du temps est négative, le Soleil est en avance par rapport au temps moyen.
L'équation du temps évolue très lentement avec les années pour plusieurs raisons : variation de l'excentricité de l'orbite terrestre et variation de la longitude du périhélie.
Les marins font un très fréquent usage de l'équation du temps pour convertir le temps moyen en temps vrai et réciproquement.

Équation personnelle : Erreur systématique propre à un observateur donné, mais que l'on ne peut pas connaître a priori.

Équerrage : Angle formé par deux faces planes adjacentes d'une pièce de charpente, en particulier d'une membrure.

Équilibre : État d'un corps sollicité par deux ou par un plus grand nombre de forces qui s'entre-détruisent ou qui s'annulent sur une résistance.
Si une perturbation passagère vient à s'appliquer à un corps en équilibre, lorsque la perturbation a cessé, un corps qui était en équilibre stable retrouve sa position initiale, un corps qui était en équilibre instable ne retrouve pas sa position initiale.

Équinoxe : Sur Terre, deux fois par an, aux équinoxes, la durée d'un jour est égale à celle de la nuit ; le Soleil se lève alors exactement à l'est pour se coucher exactement à l'ouest.
Pour les astronomes de l'Antiquité, les équinoxes étaient des phénomènes plus facilement repérables que les solstices.
Au printemps dans l'hémisphère Nord, lorsque le Soleil coupe l'Équateur céleste en passant de l'hémisphère austral dans l'hémisphère boréal, c'est l'équinoxe de printemps ; lorsque le Soleil traverse à nouveau l'Équateur céleste en passant de l'hémisphère boréal dans l'hémisphère austral, le jour et la nuit sont encore égaux en durée : c'est l'équinoxe d'automne.
Un jour d'équinoxe, le Soleil se lève exactement à l'Est et il se couche à l'Ouest ; les astronomes de l'Antiquité ont pu identifier les équinoxes grâce à cette observation ; les équinoxes étaient des phénomènes plus facilement identifiables que les solstices.

Équipage (en anglais « crew », « ship's people ») : Nom collectif donné au personnel maritime qui se trouve à bord de chaque navire.
Tous sont inscrits, chacun selon son grade et ses fonctions à bord, sur un registre appelé rôle d'équipage.

Équiper (en anglais « to fit out », « to man », « to ship ») : On dit, indifféremment, équiper ou armer un navire.
Équiper ou armer un navire est une opération qui consiste à le mâter, embarquer le lest et l'arrimer, le gréer, le pourvoir de son personnel, et le munir de tout ce que nécessite la navigation à laquelle il est destiné.

Équipet (on doit faire sonner le « t » final d'équipet comme on fait sonner le « t » final de bout) (en anglais « garland of a sailor », « small open locker ») : Petite armoire, sorte d'étagère, petit coffre ouvert dans sa partie supérieure, attaché ou appliqué contre la muraille du navire ou contre une cloison, dans une chambre, près d'une couchettes ou dans une cabine, et qui sert à contenir des petits objets d'un usage courant.

Erre (en anglais « way ») : Quand il s'agit de la marche d'un navire, ce mot signifie la vitesse d'un navire par rapport à la surface de l'eau, que son propulseur soit en fonction ou pas.

Erreur humaine : Les erreurs humaines sont souvent provoquées par l'application automatique de stratégies de résolution de problèmes acquises dans d'autres contextes à l'occasion de séances « de formation » (comme l'on dit).

Erreur instrumentale : Erreur inhérente à l'instrument de mesure.
L'erreur instrumentale d'excentricité du sextant est une erreur systématique ; on la connaît grâce à une petite table collée à l'intérieur de la boite du sextant concerné, qui indique l'erreur d'excentricité pour quelques valeurs de hauteur observée.
Les autres erreurs instrumentales du sextant doivent être contrôlées avant usage ; ces erreurs elles doivent être réduites si elles sont très importantes : perpendicularité du petit et du grand miroir, puis parallélisme des deux miroirs.
L'une des erreurs instrumentales d'un sextant est la quantité dont le zéro du vernier est différente du zéro du limbe lorsque les miroirs sont parallèles ; on connaît cette erreur en faisant coïncider une image directe et une image doublement réfléchie d'un même objet très éloigné et en lisant la position du vernier par rapport au zéro du limbe.

Erse (en anglais « strop », « solvigee », « cringle ») : Une erse (ou erseau) est un anneau en petit cordage formé par la réunion de ses deux bouts qui sont épissés ensemble.
On se sert d'une erse en guise d'élingue pour entourer et pouvoir déplacer un fardeau ou pour le supporter et agir sur lui et pour d'autres usages semblables.

Escale (en anglais « scale ») : À l'origine, nom donné aux villes maritimes de la Méditerranée, de la Turquie au Maroc.
Actuellement, arrêt ou relâche dans un port.

Escadre :

Espar (en anglais « spar ») : Longue pièce de bois de sapin propre à la mâture.
L'espar est dit simple lorsqu'il a moins de 12 centimètres de diamètre ; au-delà, on l'appelle double.
Les espars servent à faire des mâts, des vergues d'embarcation, des bouts-dehors de bonnettes, des mâts de bôme, etc.
On les emploie même comme mâts de rechange des mâts de perroquet et de cacatois.

Esquenis (en anglais « caulking box ») : Petite caisse servant de siège aux calfats et contenant leurs outils ; elle est plus connue sous les noms de selle ou de sellette.

Esquif (en anglais « skiff ») : Frêle et petite embarcation ; en particulier, petit canot servant à traverser des rivières ou des petits bras de mer.

Essarder (en anglais « to swab ») : Éponger l'eau avec un faubert sur les ponts ou en d'autres parties du navire pour en accélérer le séchage.

Estain : Pièce de charpente courbe, appelée également cornière, formant l'un des côtés de l'arcasse.

Estamenaire : Synonyme d'allonge en Méditerranée.

Estarie (en anglais « lay days ») : Synonyme de jour de planche, c'est-à-dire de jour ouvré pendant lequel on charge ou décharge les marchandises du navire.

Estelle : Synonyme d'acculement en Méditerranée.

Estime (en anglais « dead reckoning », « ship'account ») : Nom donné au calcul du point, c'est-à-dire au lieu où se trouve un navire, lorsque ce calcul est fait d'après l'appréciation du sillage mesuré par le loch ; il en est de même de la variation estimée si l'on n'a pas pu l'observer, et de la dérive, quand on ne l'a pas mesurée avec la boussole, avec un renard ou avec un autre instrument à cet effet.
Dans l'appréciation du point, on fait entrer les effets présumés des courants, de la lame, des lans du navire, des changements de route momentanés, des inégalités dans la force ou la direction du vent, de l'influence des manœuvres accidentelles et autres causes semblables.
L'estime est donc sujette à beaucoup d'erreurs et ne donne que des résultats approximatifs. ; aussi la corrige-t-on toutes les fois que l'observation des astres en fait reconnaître les défectuosités.
Quand l'estime ou le point estimé est plus ou moins avancé que le point observé, on dit qu'on est en arrière ou en avant de l'estime.
Problème de l'estime : Connaissant les positions d'un point de départ et d'un point d'arrivée par leurs latitudes et leurs longitudes, la résolution du problème de l'estime permet de connaître la distance à parcourir et l'angle de rhumb (ou angle loxodromique encore appelé la route à suivre).
Problème inverse de l'estime : Connaissant la position d'un point de départ, la distance parcourue et l'angle de rhumb (ou angle loxodromique, encore appelé la route suivie ou route du Monde), la résolution du problème inverse de l'estime permet de connaître la latitude et la longitude du point d'arrivée.

Estimé (en anglais « by reckoning ») : Apprécié ou calculé par induction, par supposition ou approximativement.
La variation estimée est celle que l'on croit, suppose ou sait devoir exister dans le lieu dont il s'agit, et de laquelle on se sert à défaut de la variation observée.
Pour faire un point estimé à la mer à partir d'un point de départ connu, il faut connaître les éléments suivants : durée écoulée depuis le départ, vitesse moyenne du navire et direction de la route.

Si l'on fait un point estimé à partir d'un point estimé antérieur, on dit qu'on entretien l'estime.

Durée écoulée depuis le départ : Jusqu'à ce que des horloges fiables soient embarquées, la durée a été déduite de l'observation de l'écoulement d'un sablier que l'on retourne régulièrement dès qu'il s'est vidé. La précision des horloges actuelles donne l'heure à une fraction de seconde près : il est illusoire de chercher à obtenir une précision supérieure à la minute pour un point observé.

Route du navire : La route moyenne a longtemps été déduite du rhumb, réel ou moyen, où l'on a gouverné pendant les quatre heures de quart : à chaque demi-heure du quart, on place une cheville en bois dans un plateau circulaire percé de trous, appelé « renard », pour marquer le rhumb où l'on a gouverné pendant cette demi-heure. La précision du degré est vraisemblable si l'on dispose d'un bon compas gyroscopique et d'un pilote automatique bien réglé.

Vitesse du navire : Pendant tout le XVIème siècle, la vitesse était encore estimée à la vue, en se penchant le long du bord pour observer le sillage. Le loch à bateau a été décrit pour la première fois dans la seconde partie du XVIème siècle ; à partir de 1620, on en trouve la description dans la plupart des ouvrages de navigation.
Les lochs actuels des différents types peuvent tous se trouver dans des conditions de fonctionnement qui diminuent leur fiabilité.
Pendant des siècles, avant la mise en service des systèmes de radio-navigation (par exemple DECCA ou GPS) et lorsqu'on n'avait pas pu effectuer des relèvements d'une terre connue, et qu'on n'avait pas pu déterminer la position du navire par des observations astronomiques, on se contentait d'une position estimée ; cette position estimée était toujours entachée d'une incertitude plus ou moins importante.
Le GPS et les autres systèmes européen ou russe comparables permettent de lire la position de l'antenne avec une précision du millième de minute, c'est-à-dire une précision de l'ordre du mètre ; il est en général inutile de donner une position en latitude et longitude avec plus d'un chiffre après la virgule des minutes de degrés.

Estocs (en anglais « rocks ») : Rochers, têtes de rochers rapprochés et en grand nombre, qui sortent au-dessus de la surface de l'eau, ou qui sont près de la surface.

Estran : Bande côtière comprise entre les niveaux atteints par les plus hautes mers et les plus basses mers.
L'estran est alternativement émergé et submergé ; il est limité par la laisse de pleine mer et la laisse de basse mer.

Estrope (en anglais « strop », « grummet », « iron bending ») : Ceinture, lien en cordage fourré, épissé par les deux bouts, entourant et pressant les poulies ou moques, les cosses, les margouillets, et s'appliquant dans des cannelures ou engoujures qui y sont pratiquées pour recevoir ces ceintures, liens ou estropes.
Les estropes sont garnies d'œillets, fouets, cosses, aiguillettes ou crocs qui permettent de fixer les poulies, margouillets, cosses en divers lieux du navire, et partout où le besoin s'en fait sentir.
L'estrope est faite avec un toron cordé sur lui-même en trois ou avec un bout de corde épissé par les deux bouts.
Les estropes d'un grand nombre de poulies sont en fer ; certaines d'entre elles ont deux estropes.

Estroper : C'est placer l'estrope sur une poulie ou sur une moque.
Il faut toujours estroper très juste et très serré.

Établir (en anglais « to trim », « to haul about », « to secure ») : Établir une voile c'est la disposer convenablement, pour faire route d'après l'allure sous laquelle on navigue.

Établissement d'un port : Heure de la pleine mer dans ce port, en temps local vrai, le jour d'une syzygie équinoxiale, lorsque le Soleil et la Lune sont sur l'Équateur et à leurs moyennes distances de la Terre.
L'établissement du port est le retard moyen de la pleine mer sur l'instant du passage de la Lune au méridien du lieu, les jours de pleine ou nouvelle lune, et pour plus de précision on considère une syzygie ayant lieu à midi vrai.
Cette notion s'applique aux marées semi-diurnes.
À Brest, par exemple, l'établissement du port est de 3h46.

Étai (en anglais « stay ») : Gros cordage capelé ou aiguilleté au-dessus du capelage de chaque mât qui sert à tenir les mâts dans le sens de l'avant.; il se place dans le plan de symétrie longitudinale du navire et il est garni d'une moque ou d'une poulie à son extrémité inférieure.
Chaque étai porte la qualification du mât qu'il étaie : il y a l'étai du grand mât, appelé grand étai ; l'étai de misaine ; l'étai du grand mât de hune, etc.
Le mât de beaupré n'a pas d'étai ; celui-ci est remplacé par un cordage particulier appelé sous-barbe.
L'étai d'un maillon est la tige de fer que l'on voit en travers dans les anneaux ou maillons intermédiaires d'un câble-chaîne.
On appelle voiles d'étais des voiles auriques qui s'enverguent sur des drailles placées parallèlement aux étais et en dessous.

Étale de courant (en anglais « slack water ») : Moment d'annulation du courant au cours de la marée ; si le courant est giratoire, c'est-à-dire qu'il ne s'annule pas, l'étale est le moment où il est le plus faible.

Étale de marée : L'étale de marée correspond à l'intervalle de temps autour de la pleine ou de la basse mer, durant lequel il y a peu de changement dans le niveau de l'eau.
L'étale de marée ne coïncide pas nécessairement avec l'étale de courant.

Étaler (en anglais « to stand ») : Résister.
Un navire à la voile étale le courant lorsque son sillage est assez considérable pour qu'il ne soit pas entraîné par ce courant.
À l'ancre, il étale le vent et le courant lorsque, résistant à leurs efforts, il ne chasse pas.

Étalingure (en anglais « bend », « clinch ») : Nœud fait avec le bout d'un câble ou d'un cordage sur l'organeau d'une ancre pour le fixer à celui-ci.
S'il s'agit d'un câble-chaîne, le nœud d'étalingure qui le fixe à l'organeau de l'ancre est remplacé par une manille.
On se sert également d'une étalingure pour maintenir un câble d'ancre à la carlingue du navire.

Étambot (en anglais « stern-post ») : Pièce de bois de même largeur que la quille qui s'élève à l'arrière en faisant avec celle-ci un angle général obtus qu'on nomme quête.

Étambrai (en anglais « partner ») : Ensemble des pièces de bois qui, réunies, laissent un trou circulaire pour le passage des mâts, pompes ou cabestans.
Cette ouverture est surmontée et entourée d'un bourrelet en bois qui empêche l'introduction des eaux.
L'étambrai des mâts est ovale de l'avant à l'arrière.
L'étambrai du mât de beaupré a une forme ellipsoïdale, à cause de l'inclinaison permanente de ce mât.
La jaumière du gouvernail est parfois appelée étambrai du gouvernail.

Étamine (en anglais « buntine ») : Étoffe légère en laine dont on fait les pavillons ou guidons.

Étarquer (en anglais « to hoist home ») : Étarquer une voile, c'est la tendre au maximum.
On dit qu'une voile est bien étarquée lorsque sa drisse en a tendu les laizes autant que possible.

État absolu (d'une montre) : Avance ou retard d'un chronomètre ou d'une montre sur l'heure de temps moyen au méridien origine.
L'état de la montre est la différence entre l'heure en temps universel (TU) et l'heure indiquée par l'instrument.

E = TU - M
où E désigne l'état de la montre et M désigne l'heure indiquée par la montre.

Étayer (en anglais « to prop ») : Ce verbe est synonyme d'accorer, d'épontiller, d'étançonner.

Étoupe (en anglais « oakum ») : L'étoupe blanche est la partie rebutée par les préparatifs qui dégagent le chanvre propre à faire des cordages.
L'étoupe noire provient de vieux cordages goudronnés dont on fait la charpie qui porte cette dénomination d'étoupe ; les calfats en font ensuite des torons en la roulant sur leur genou avec le plat de la main : ces torons sont destinés à être ensuite enfoncés de force, avec leur ciseau et à coups de marteau, entre les joints des bordages et dans les coutures, pour les remplir et s'opposer à l'introduction de l'eau.

Étrave (en anglais « stem ») : Pièce courbante et saillante de construction, de même largeur que la quille, qu'on élève selon le plan diamétral sur l'extrémité avant du brion, lequel forme la liaison entre l'étrave et la quille.
L'étrave fait avec la direction de la quille, un angle mixtiligne qu'on appelle élancement.

Étraver : Pousser avec l'étrave un petit navire ou un objet qui aura été attiré accidentellement par la vague d'étrave.

Étriver (en anglais « to be across ») : Un cordage tendu qui agit ou appelle en faisant un coude est dit étriver, ou venir en étrive, ou appeler en étrive.
Si l'on produit cet effet à dessein, on dit qu'on fait étriver ce cordage.

Étui (en anglais « case ») : Sorte de sac ou d'enveloppe en toile ordinairement peinte, pour serrer et conserver les voiles, les tentes et les objets semblables.
Les voiles n'y doivent être placées que dans un état complet de sécheresse, et l'on doit les retirer, quelquefois, pour les aérer.

Évection lunaire : Les influences contradictoires exercées par les forces d'attraction de la Terre et du Soleil sur la Lune provoquent une perturbation de son mouvement orbital. L'excentricité de l'orbite elliptique de la Lune subit des variations qui constituent l'évection lunaire.

Événement de mer (en anglais « event », « peril of the seas ») : Toute circonstance susceptible de provoquer ou ayant provoqué un dommage au navire ou à la marchandise.

Évitage (en anglais « swinging ») : 1 - Changement de direction ou de cap d'un navire amarré dans un port, ou à l'ancre dans une rade, qui a lieu par l'effet d'aussières ou qui s'effectue de lui-même lorsque le vent ou la marée vient à changer.
2 - On appelle encore évitage l'espace nécessaire pour qu'un navire effectue un évitage cap pour cap dans un sens ou dans l'autre.
L'évitage d'un navire mouillé sur une seule ancre est un cercle centré au point où l'ancre a été mouillée, de rayon égal à la somme de la touée de chaîne et de la longueur du navire.

Éviter (en anglais « to swing ») : 1 - Changer le cap d'un navire :
- soit en s'aidant d'amarres, si le navire est dans un port,
- soit sous l'action du vent ou de la marée lorsqu'ils viennent à changer, s'il est au mouillage dans une rade,
- soit en utilisant la machine et la barre si la place n'est pas comptée..
2 - Éviter un navire à quai c'est changer son bord à quai,
- soit avec l'aide de remorqueurs ou en utilisant les propres propulseurs transversaux du navire,
- soit en utilisant la machine en avant sur la garde de l'avant, avec la barre vers le quai, jusqu'à ce que l'étrave s'appuie sur le quai, puis en faisant forcer une longue amarre de l'avant capelée à l'un des bollards du poste à quai.

Excentricité : Paramètre caractérisant la forme d´une conique.
Dans une ellipse, l'excentricité est le rapport de la distance entre le centre et le foyer et la moitié de l'axe le plus long de l'ellipse.
L'excentricité d'un cercle est 0 ; au-dessus de cette valeur, on parle d'une ellipse. Plus la valeur monte, plus l'ellipse s'aplatit.

Expédier (en anglais « to dispatch », « to fit out ») : Expédier un navire c'est lui donner une destination ou des ordres ; c'est aussi le charger, le munir d'approvisionnements et l'équiper pour un voyage.

Exposant de charge (en anglais « Quote ») : L'exposant de charge d'un navire est la différence entre le volume de sa carène lorsqu'il est lège, et celui de sa carène lorsqu'il est au tirant d'eau de charge.
L'exposant de charge est la tranche de la carène comprise entre la surface de flottaison du navire lège et la surface de flottaison du navire complètement chargé.
Cette tranche s'évalue en tonneaux cubiques de 1 026 kilogrammes chacun.

Facultés : [du latin facultas biens, richesses] Tous les biens (marchandises et autres biens) que l'assuré a la faculté de charger sur un navire ou tout autre moyen de transport et de faire garantir par un contrat d'assurances.

Faire valoir : Faire valoir la route c'est la corriger de la dérive et de la variation du compas afin de déterminer le cap-compas à adopter.

Fanal (en anglais « lanthorn », « lantern ») : Grande lanterne servant de feux de conserve ou de position.
Les fanaux de signaux sont destinés à être hissés aux têtes de mâts ou aux bouts des vergues pour faire des signaux de nuit.
Le fanal de consigne dans lequel on conserve de la lumière et du feu à bord, est surveillé par un factionnaire chargé de garder la consigne.

Fard ou Far ou Phare : C'est l'ensemble de toutes les voiles d'un mât.
On dit : fard du grand mât, fard de misaine, fard d'artimon ; mais on ne dit pas : fard de beaupré.
On dit encore le fard de l'avant, pour désigner le fard de misaine, et les fards de l'arrière, pour les deux autres.

Fardage (en anglais « dunnage ») : Planches de bois utilisées pour protéger la marchandise de l'humidité des parois et du fond de la cale due à la condensation de l'humidité de l'air.

Fargues, Falques (en anglais « wash-board ») : Planches minces clouées sur l'extrémité des allonges ou jambettes et en dehors, afin d'empêcher l'eau d'entrer facilement à bord des petits navires ou des canots lorsqu'il sont à la voile.

Fasseyer ou Fasier (en anglais « to shiver ») : Une voile faseye ou fasie lorsqu'elle n'est pas tenue raide ou gonflée et qu'elle bat au vent.
Lorsque la voile faseye ou fasie, on dit qu'elle barbeye, ou qu'elle est en ralingue, parce que le vent la frappe dans la direction de la ralingue de chute qui est au vent ; elle n'est ni pleine ni masquée.

Fatiguer (en anglais « to work loose ») : Un navire fatigue lorsque, à cause du mauvais temps, ses membrures sont ébranlées.
Dans le même sens, on dit que la mâture fatigue ou souffre, ainsi que le gréement.
Le marin réduit l'allure dans le mauvais temps pour éviter, selon l'expression consacrée, la fatigue du navire et de la cargaison.

Faubert (en anglais « swab ») : Sorte de petite balayette faite d'une poignée de fils à caret, de morceaux de vieux cordage ou de brins de coton, libres d'un bout et redoublés de l'autre, mais tenus ensemble ; le faubert se tient à la main et il est utilisé humide pour faire la propreté générale du navire.
Le faubert est également utilisé pour éponger l'humidité.

Faufiler : Synonyme de bâtir, c'est fixer provisoirement des toiles par une couture à points très-longs.
Les doublages et les renforts son faufilés avant de recevoir leurs coutures définitives.

Fausse route : Faire fausse route c'est changer de route, la nuit, pour tromper l'ennemi.

Faux bras (en anglais « preventer brace ») : Cordage employé à un usage particulier.
Le cordage utilisé à partir du navire pour faciliter l'accostage des embarcations est appelé un faux bras.

Faux foc : Voile triangulaire, dont le point d'amure est quelquefois fixé sur un rocambeau qui court à volonté sur le bout-dehors.
Le faux foc remplace le grand foc quand il vente bon frais.

Faux-pont (en anglais « spare deck ») : Plancher parfois volant, qui forme la base de l'entrepont.

Fayols (on prononce fayaux) (en anglais « kidney beans ») : Nom donné par les marins aux haricots secs.

Femelots (en anglais « googings ») : Pentures à deux branches et en fonte.
Les femelots sont cloués sur l'étambot, et ils sont destinés à recevoir les aiguillots du gouvernail.

Fenton : Morceau de bois coupé et préparé pour faire des chevilles.

Fer (en anglais « iron ») : Le fer est un métal très utilisé dans la marine.
Le fer a la propriété de faire dévier l'aiguille aimantée de la boussole.
Les corps étrangers que le fer contient ordinairement changent beaucoup ses qualités.
Selon les éléments qu'il contient, on distingue le fer doux et pliant ou le fer aigre et cassant.
L'acier est un alliage de fer qui contient plus de 0,08 pour 100 mais moins de 2,1 pour 100 de carbone.
L'inox est un alliage de fer qui contient moins de 0,2 pour 100 de carbone et plus de 10 pour 100 de chrome : l'oxyde de chrome qui se forme spontanément à la surface protège de la rouille le fer de l'inox, ce qui lui confère à l'inox une grande résistance à la corrosion.

Ferler (en anglais « to furl ») : Ferler une voile carrée c'est la relever, plis par plis, tout le long et un peu au-dessus et en avant d'une vergue ; on la fixe à la vergue avec les rabans de ferlage, et elle est alors ferlée ou serrée.
En rade, on remplace les rabans de ferlage par des jarretières en tresse plate, qui n'embrassent que la voile seule.
Du mot ferler on a fait aussi déferler, qui en est l'inverse, déployer; et on dit, déferler une voile, déferler un signal.
Ferler ne s'emploie que dans le cas des voiles carrées ; dans les autres cas, on se sert du verbe serrer.

Fermer (un alignement) (en anglais« to shut ») : Fermer deux objets tels que moulins, clochers, phares ou feux, tours, mâts ou autres amers signifie se diriger ou gouverner de manière à amener l'un par l'autre (c'est-à-dire qu'ils se confondent ou se superposent dans le même relèvement) deux de ces objets qui paraissent ou qui paraissaient éloignés l'un de l'autre.

Ferrée (poulie) : Une poulie ferrée est celle dont l'estrope est en fer.

Feu (en anglais « fire », « light house ») : Le mot feu désigne un phare (ou une marque de balisage lumineuse) lorsqu'on ne voit, de nuit, que la lumière qu'il projète.
Le mot feu désigne également un fanal allumé, de nuit, sur un navire pour indiquer sa position et la route qu'il suit ou les circonstances particulières qui sont susceptibles de lui conférer un privilège vis-à-vis des autres navires.

Feu de côté : Feu vert placé à tribord (en anglais « starboard light » ou « green light ») ou feu rouge placé à bâbord (en anglais « port light » ou « red light »), projetant chacun une lumière ininterrompue sur tout le parcours d'un arc d'horizon de 10 quarts (112,5 °) et disposés de manière à projeter cette lumière depuis l'avant jusqu'à 2 quarts (22,5 °) sur l'arrière du travers de leur côté respectif.

Feu de poupe (en anglais « stern light ») : Feu blanc placé aussi près que possible de la poupe, projetant une lumière ininterrompue sur tout le parcours d'un arc d'horizon de 12 quarts (135 °) et disposé de manière à projeter cette lumière sur un secteur de 6 quarts (67,5 °) de chaque bord à partir de l'arrière.

Feu de remorquage : Feu jaune ayant les mêmes caractéristiques qu'un feu de poupe et situé au-dessus du feu de poupe.
Le feu de poupe est allumé lorsque le navire remorque en flèche un autre navire.

Feu de tête de mât : Feu blanc placé au-dessus de l'axe longitudinal du navire, projetant une lumière ininterrompue sur tout le parcours d'un arc d'horizon de 20 quarts (225 °) et disposé de manière à projeter cette lumière depuis l'avant jusqu'à 2 quarts (22,5 °) sur l'arrière du travers de chaque bord.

Fil (en anglais « thread », « twine »,« yarn ») : Produit de la torsion d'une substance filamenteuse telle que chanvre, lin, coton, matériau de synthèse étiré, prise en petits faisceaux afin de former un fil plus ou moins fin selon sa destination.
Le fil à coudre est assez fin ; le fil servant à faire des tissus ou des toiles est proportionné à l'épaisseur que les tissus doivent avoir ; le fil à voiles varie en grosseur selon les espèces de toiles à coudre.
Le fer est également réduit en fils, avec lesquels on fait des faisceaux qui constituent des câbles pour les gréements en fer.

Fil à caret (en anglais « rope yarn ») : Le fil à caret est constitué par la réunion de brins de chanvre ou d'une autre matière, naturelle ou synthétique.
Le fil à caret est simple par définition ; les cordages sont tous constitués d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret commis, c'est-à-dire tortillés ensemble, en une ou plusieurs opérations.
Grâce à la torsion on peut réaliser des fils atteignant 300 mètres avec des fibres dont la longueur ne dépasse pas 3 mètres.
Un bon fil à caret est parfaitement uni, bien serré et d'égale grosseur sur toute sa longueur, sans boursouflures ; les différents filaments de chanvre doivent être enroulés suivant des hélices toutes de même pas pour s'allonger de la même manière lorsqu'ils sont sous tensions.
Un chanvre rude doit être tordu modérément parce qu'il possède une grande élasticité ; un chanvre doux, moins élastique, peut supporter une torsion plus forte.
La grosseur des fils à caret est comprise entre 4 et 9 millimètres de circonférence ; la grosseur moyenne est une circonférence de 6 à 8 millimètres.
On utilise des fils à caret de 3 grosseurs différentes, selon la provenance et la qualité du chanvre utilisé :
- Le plus gros fil à caret entre dans la fabrication des câbles : c'est le fil de câble.
- Le moyen sert pour les manœuvres courantes : c'est le fil de hauban.
- Le plus fin entre dans la fabrication des cordages des petites manœuvres, des lignes de loch, du lusin, du merlin ou du fil à voiles.
On doit chercher à obtenir par filage le chanvre le plus fin possible, car on fabrique des cordages plus solides avec des fils fins en nombre suffisant qu'avec des fils plus gros en nombre inférieur.
Le frottement qui existe entre les fibres par la torsion des fils augmente beaucoup la résistance à la rupture du chanvre ; mais si la torsion est exagérée, la tension sur les fibres de la périphérie réduit la résistance à la rupture.
Le denier est une unité de mesure qui indique la finesse d'un fil ou d'une fibre textile ; le denier est la masse d'un fil de 9000 mètres de long.
La ténacité d'un fil ou d'une fibre textile est sa résistance à la rupture ; elle s'exprime en grammes par denier.
Un très bon fil à caret est parfaitement uni, bien serré et d'égale grosseur sur toute sa longueur, sans boursouflures ; les différents filaments de chanvre doivent être enroulés suivant des hélices toutes de même pas pour s'allonger de la même manière lorsqu'ils sont sous tensions.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

Fil à voile : Le fil à voile est un fil retord qui est fait de deux fils à caret d'un chanvre fin et bien peigné ; ces deux fils sont longs de 23 à 33 mètres.
Le fil à voile se retord dans le sens opposé à celui où le fil à caret a été filé : le fil à voile a été commis ; pendant le commettage, le fil à voile perd environ le cinquième de la longueur des fils qui le composent.
Il ne doit présenter aucune sinuosité, afin d'être glissant et peu exposé aux ruptures.
Le fil à voile sert à assembler les lés de toile qui forment les voiles ; il peut être utilisé pour faire des surliures sur de cordages de petite circonférence.
Pour le conserver dans les coutures des voiles, où il est souvent exposé à l'humidité, on l'enduit de goudron; mais il ne faut pas le faire longtemps d'avance, sans quoi le fil s'échauffe et casse quand on l'emploie.
Grâce au goudronnage la couture acquiert une telle force que fréquemment il arrive dans la réparation d'une voile de couper tous les points d'une couture et de ne pouvoir séparer les deux toiles sans les déchirer.
Pour que le fil soit d'un bon usage, il faut mêler ce goudron d'un peu de suif dans le rapport sept parties de goudron et une partie de suif ; on échauffe le suif et le goudron, et quand le mélange est fondu, on y trempe le fil, qui retient moins que si la préparation était appliquée à froid.
Le fil à voile doit être plus fort que le fil du tissu de la voile pour lequel on le prépare.

Filadière : Petite embarcation à fond plat, employé sur certaines rivières ; l'étrave et l'étambot y sont assez relevés, et les extrémités sont aigus.

Filage (en anglais « spinning ») : On ne file que le fil à caret.
Pour le filage du chanvre, une molette du caret (le caret est le rouet de fabrication) fait subir une torsion au fil déjà fait, au fur et à mesure que le fileur le libère.

Filaret (en anglais « rail of nettings ») : Sorte de lisse servant de garde-corps et supportée par des batayoles.

Filer (en anglais « to veer out a rope », « to let go », « to veer away a chain cable ») : Lâcher, laisser aller une amarre ou la chaîne de l'ancre vers l'extérieur du navire ; on peut filer à la demande, en douceur, en grand.
S'il est question du sillage d'un navire, filer signifie marcher ou parcourir, en référence à la ligne de loch que l'on file pour connaître la vitesse du navire.
« Filer son câble par le bout » est synonyme de « avaler sa cuiller », « avaler sa gaffe », « passer l'arme à gauche
» qui tous signifient mourir.

Filer par le bout : Filer le mouillage par le bout c'est larguer l'étalingure dans le puits au chaînes et laisser aller à l'eau tout le mouillage.
Remarque : Avant de laisser filer le mouillage, et afin de pouvoir le repêcher ultérieurement, on lui amarrera un orin plus long que la hauteur d'eau à la pleine mer et qui sera relié à un flotteur tel qu'une bouée ou une défense gonflable.

Filet (en anglais « net ») : Employé seul, le mot filet désigne toujours des filets de pêche.
Dans les autres cas, on ajoute un mot qui en précise la nature, par exemple : filets de bastingage, filet de beaupré ou de foc.

Filière (en anglais « men ropes ») : On donne ce nom à des cordes tendues horizontalement pour des usages quelconques.
On nomme filières d'envergure des cordes tendues sur la partie supérieure des vergues, et qui servent à fixer l'envergure des voiles carrées ; les filières de ris sont des cordes semblables aux filières d'envergure et placées sur les vergues, un peu en arrière de ces filières, pour porter les rabans du ris.

Filin (en anglais « rope »ou « line ») : Terme générique pour les cordages autres que les câbles et les grelins.
Le petit filin est dit être de tant de fils, c'est-à-dire composé de ce même nombre de fils ; le gros filin est dit être en trois ou en quatre, c'est-à-dire composé de trois ou quatre torons.

Fin (en anglais « sharp bottomed ») : Un navire est dit être fin lorsque les formes de sa carène sont plus rétrécies que d'usage, particulièrement à l'avant et à l'arrière.

Flamme (en anglais « pendant ») : Sorte d'étendard ou de banderolle, généralement en étamine ; les flammes sont très longues, très étroites, terminées en pointe ou à peu près et enverguées par leur têtière à un petit bâton.

Flèche : I - On nomme flèche, par abréviation de flèche-en-cal, la voile aurique légère qu'on porte en dessus des brigantines et goélettes.
On nomme flèche la seconde partie d'un mât qui a deux ou trois capelages.
Les mâts à trois capelages sont rares, mais il y en a, et dans ce cas la troisième partie du mât s'appelle contre-flèche ; on donne quelquefois ce nom de contre-flèche au bois mort des mâts de cacatois.
Les flèches de mâts portent généralement le nom de la voile qu'on y établit; ainsi on dit : flèche de grand cacatois, de grand perroquet quand c'est le mât de hune qui est à flèche ; bâton de flèche quand le bout-dehors de clin-foc ne fait qu'un avec le bout-dehors de grand foc.
On appelle mât de flèche les mâts qui ne portent que des flèches-en-cul.
II - Remorquer en flèche, c'est quand le remorqueur et le remorqué sont l'un derrière l'autre et non pas à couple.

Flèche en cul ou Flèche en queue : Voile légère établie au-dessus de la brigantine ou d'une voile goélette ; elle est quelquefois triangulaire, mais le plus souvent enverguée sur une corne, ou à bourcet et alors enverguée sur une vergue tiercée au mât et parallèle à la corne de la voile inférieure.

Flore : Ancien nom donné au suif dont on enduisait les carènes des navires.

Flot (en anglais « flood tide ») : Terme par lequel les marins désignent le flux.
Le flot est le courant de marée portant dans la direction et le même sens que l'onde de marée.

Flot (À -) (en anglais « afloat ») : Sorte d'adverbe qui s'emploie lorsqu'on parle d'un navire qui n'est ni échoué, ni appuyé sur un corps étranger, et qui repose entièrement sur l'eau.

Flottabilité (en anglais « buoyancy ») : Propriété de ne pas être submergé.

Flottaison (en anglais « swimming mark ») : Partie de la coque d'un navire où, lorsque ce navire est droit et chargé, il est atteint par la surface d'une eau tranquille.
La ligne de flottaison est la ligne périphérique tracée à ce même endroit ; elle sépare les œuvres vives ou la carène au-dessous, des œuvres mortes ou accastillage au-dessus.

Flux (en anglais « flood tide ») : Les marins désignent le flux de la mer par le mot flot.

Foc (en anglais « jib ») : Nom générique des voiles triangulaires non enverguées. plus spécialement applicable à celles qui amurent sur le beaupré.
Les focs se développent sur des drailles entre les mâts de beaupré et de misaine.
Les grands navires à voiles en portent ordinairement quatre, installés l'un sur l'avant de l'autre : le petit foc, le faux foc, le grand foc et le clin-foc.
La position des focs les rend très utiles pour la manœuvre : on s'en sert très efficacement pour faire arriver le navire ou pour contre-balancer la voilure de l'arrière.
Pour les distinguer entre eux, les focs ont des noms particuliers :
- le clin-foc, le plus en dehors de tous et dont la draille part du capelage de petit perroquet ;
- le grand foc, dont la draille part des barres de petit perroquet ;
- le petit foc, dont la draille part aussi des barres, mais dont l'amure est sur le bas mât de beaupré ;
- la trinquette, dont la draille part du capelage de misaine, et dont l'amure est sur l'étrave ;
- le faux foc, qui remplace ordinairement le grand foc lorsqu'on porte deux ris dans les huniers.
On appelle foc d'artimon une voile d'étai qu'on porte entre le bas mât d'artimon et le grand mât.

Foc d'artimon (en anglais « mizen stay sail ») : Sorte de voile d'étai qui s'installe entre le grand mât et le mât d'artimon ; le sommet de sa draille et sa drisse partent du capelage du mât de perroquet de fougue.

Foëne (en anglais « fish jig ») : Instrument en fer pour harponner les poissons ; on y voit de 5 à 7 branches pointue, barbelées et armées à leurs bouts d'un dardillon. On l'emmanche à un bâton de 2 mètres de longueur.

Fond (en anglais « ground ») : 1 - Sol sur lequel la mer repose.
On dit que le fond est de bonne tenue lorsqu'il est plat, uni, et qu'il est formé d'un mélange où entrent principalement de la terre, du sable et de la vase, et assez compact pour retenir les pattes d'une ancre, lorsqu'un navire mouillé fait effort dessus.
Par le mot fond on entend encore la profondeur de la mer au lieu dont on parle.
2 - La partie inférieur de la coque du navire.
3 -
La partie inférieure des voiles.
On nomme ralingue de fond la ralingue de bordure des voiles carrées.
Les cargues qui sont fixées sur cette ralingue s'appellent cargue-fonds, et, par abréviation, fonds ; ainsi on dit : « pesez les fonds de grand voile ».

Forain (en anglais « open ») : La rade foraine est celle qui est hors du port et qui est ouverte, dépourvue d'abris suffisants contre les vents et la lame du large, et dans laquelle les navires au mouillage ne trouvent pas assez de sûreté en cas de mauvais temps.

Forcer (en anglais « to stretch ») : Agir avec force sur un objet, sur une manœuvre ; supporter un très gros effort.
Un mât, une vergue, une pièce de bois ou de fer forcent quand ils supportent un trop grand effort et que leur forme ou leur direction en est altérée.
On dit que le vent force quand il augmente.

Formation : Éducation intellectuelle et morale.
Action de donner ou d'acquérir les connaissances nécessaires à l'exercice d'une profession.
Remarque : L'instruction et l'enseignement peuvent débuter lorsque l'éducation et la formation sont achevées avec succès.

Fort (en anglais « thickness ») : Le fort, en parlant d'un navire, en est la partie où se trouvent les largeurs les plus considérables des couples et qui, généralement, est un peu au-dessus de la flottaison.

Fortune ( - de terre) ( - de mer) :
On évitera d'utiliser l'expression « fortune de mer » pour signifier « événement de mer ».

Fortune (Voile de - ) (en anglais « lug sail ») : On appelle voile de fortune la misaine carrée des cotres, des goélettes, des avisos à vapeur, etc. quand elle n'est pas enverguée à demeure ; si on l'envergue, elle prend le nom de misaine carrée.
On nomme encore voiles de fortune, celles qu'on installe en mer après des avaries graves de la mâture, pour remplacer la voilure normale d'un navire dont les mâts ont été emportés.
Sur les goélettes et les avisos à vapeur la voile de fortune, qui s'appelle simplement la fortune, est une véritable misaine, c'est-à-dire qu'elle est enverguée à demeure sur la vergue de misaine au lieu d'être enverguée sur des cartahus qui permettent de la hisser et de la rentrer à volonté, comme il se pratique pour une bonnette.
Les vergues qui portent les voiles de fortune s'appellent vergues de fortune.
Les mâts de fortune (en anglais « jury masts ») sont ceux de plus petites dimensions qui servent, faute de mieux, à remplacer les mâts cassés à la mer ; cette même dénomination s'applique à tous les objets qui sont faits ou installés avec des pièces qui avaient une autre destination que celle à laquelle on les a fait servir (par exemple : ancres de fortune, vergues de fortune, gouvernail de fortune).
On distinguait jadis la fortune de terre et la fortune de mer des armateurs de navires de commerce : leur responsabilité en ce qui concernait les expéditions maritimes qu'ils avaient financées était limitée à leur fortune de mer, qui était constituée par leurs navires ; leur fortune de terre, qui comprenait leurs maisons et autres malouinières, ne contribuait pas à payer leurs dettes maritimes.

Fouet (en anglais « laniard ») : 1 - Bout de cordage d'environ 2 mètres de longueur, fabriqué sous forme de tresse ; il se termine en pointe et il tient à des poulies ou à des bosses. On l'entortille sur un hauban, une amarre, un câble, un garant ou une manœuvre pour l'empêcher de courir. Le bout du fouet se tient à la main ou, s'il doit rester longtemps en place, on l'amarre avec un bout de bitord.
La bosse ou la poulie qui sont reliées au fouet sont appelées bosse à fouet ou poulie à fouet.
2 - Corde qu'on destine à être enroulée sur une autre, pour la fixer temporairement.
3 -
C'est aussi le nom d'un bout de ralingue qu'on laisse dépasser la voile au point de gorge des voiles auriques, et qui sert à fixer ce point sur la mâchoire.

Fougue (en anglais « mizen top ») : Le mât qui surmonte le mât d'artimon s'appelle mât d'artimon de fougue ; la vergue que porte ce mât est la vergue de perroquet de fougue ; la voile qui y est enverguée est le perroquet de fougue.

Fourcat : Varangue en forme de fourche, à l'acculement très prononcé, située vers les extrémités avant et arrière de la coque.

Fourrer (en anglais « to serve ») : Fourrer un cordage, c'est l'envelopper avec des tours réguliers, pressés et multipliés de torons, de bitord, de ligne ou de fil à caret afin de le préserver, par là, des effets du frottement de corps avec lesquels il est exposé à entrer en contact.

Fourrure (en anglais « serving ») : Enveloppe avec laquelle un cordage est fourré.
C'est aussi le nom des toiles usées qu'on emploie à bord à des usages divers.

Fraîchir (en anglais « to blow higher ») : Le vent fraîchit quand il augmente en force ou en vitesse.

Frais (en anglais « fresh ») : Le vent est frais quand sa force est un peu au-dessus de modérée.

Franc (en anglais « fair ») : On dit qu'une pompe est franche quand elle a jeté dehors toute l'eau qui était au fond de la cale.
Gouverner avec une barre franche c'est n'employer ni roue, ni mécanisme, ni palans ; la barre est alors tenue à la main ou avec un seul cordage appelé raban de barre, qui fait dormant le long du bord.

Franc-bord (en anglais « planks of the bottom ») : Bordé ou bordages du navire depuis la quille jusqu'à la préceinte.

Franches (Pompes - ) : On dit que les pompes sont franches lorsqu'elles sont en bon état de fonctionner, qu'il n'y a pas de voie d'eau à cet instant ou que la voie d'eau qui existe est maîtrisée par l'action des pompes d'assèchement.

Franchir une voie d'eau : On franchit une voie d'eau lorsque l'action des pompes d'assèchement suffit pour faire baisser le niveau de l'eau qui pénètre le bateau.

Franchise : Somme qui, par contrat, reste à la charge de l'assuré à la suite du sinistre.

Francisation (en anglais « act to frenchify a vessel ») : Acte relatif à la nationalité d'un navire et qui constate qu'il est français.
La francisation entraîne des droits et des devoirs pour le navire francisé.

Franco à bord (FOB) (en anglais « free on board ») : Contrat de vente maritime dans lequel l'exportateur traite pour un prix comprenant la valeur de la marchandise et les frais d'approche jusqu'à la mise à bord du navire désigné par l'acheteur.

Frapper : Attacher, fixer, en parlant d'une manœuvre dormante, d'une poulie, etc.
Le mot frapper s'entend plus particulièrement d'un amarrage momentané, comme d'une bosse sur un câble ou une amarre.

Frégatage : Forme d'une coque de navire qui est plus large, à la hauteur de la flottaison, que le pont supérieur.

Frégate (en anglais « frigate ») : Bâtiment à voiles portant trois mâts et plus petit qu'un vaisseau.
Les frégates portaient entre 40 et 60 bouches à feu.

Freinte de route (en anglais « Ordinary loss in weight or quantity ») : Déperdition en quantité ou en poids, naturelle et inéluctable, inhérente à certaines marchandises.

Fret (en anglais « freight ») : Le fret est le prix du transport ; somme d'argent que paient les chargeurs pour faire transporter leurs marchandises, ou que paient les personnes pour leur passage.

Fréter (en anglais « to charter ») : Fréter un navire, c'est le réserver en tout ou en partie, contre une somme convenue, le fret, pour y charger des marchandises ou des passagers.
On frète un navire à temps, c'est-à-dire pour une période convenue ou pour un voyage, c'est-à-dire d'un port de départ à un port d'arrivée.

Frottoir : Morceau de bois dur qui sert à aplatir les coutures.
Long environ de 10 centimètres, il a un bout taillé en coin et sa poignée est tournée.
Les voiliers anglais, qui ne cousent qu'à point debout, font un usage continuel du frottoir.

Fuir devant la mer (en anglais « to run before », « to bear ») : Fuir à la lame, fuir devant le temps, fuir devant le vent ou mettre en fuite, c'est laisser arriver puis gouverner pour recevoir le vent ou la lame de l'arrière ; il faut alors faire assez de sillage pour égaler la vitesse de la lame, afin qu'elle ne vienne déferler à bord.
Fuir à mâts et à cordes, c'est fuir devant le temps à sec de toile.

Fune (en anglais « rope ») : 1 - Les funes sont les cordages ou lignes qui servent à haler les filets.
2 - Ralingue fixée au milieu des tentes, et terminée à chaque bout par un fouet qui sert à les raidir d'un mât à l'autre.

Funin : Cordage de premier brin et qu'on ne goudronne pas afin qu'il soit plus souple et plus fort ; on le commet à trois, quatre ou cinq torons.

Fusée : Extrémité des vergues dont le diamètre diminue progressivement.
La fusée de signalisation se compose d'un tube chargé d'artifices qui produisent une vive clarté en s'enflammant.

Gabare (en anglais « barge ») : Sorte de bâtiment de charge.
Les grandes gabarres portent de 300 à 600 tonneaux et peuvent être employées pour des grands voyages.
Les petites gabares sont des navires destinés au service des rades et des ports.
On appelle encore gabares des bateaux longs et plats naviguant sur les rivières.
On donne le nom de gabarots aux plus petites gabares.

Gabarier : Façonner une pièce de charpente, en particulier une membrure, à l'aide d'un gabarit.

Gabarit (en anglais « mould ») : Les gabarits sont des patrons, des modèles en planches minces qui indiquent la forme des pièces de construction et qui servent à façonner les pièces.

Gabier : Matelot chargé particulièrement du beaupré, des hunes et de la tête des mâts (on dit gabier de misaine, gabier d'artimon etc.).

Galbord (en anglais « garboard streak ») : La virure de galbord est la virure la plus basse du bordé, juste au-dessus de la quille ; son can inférieur entre dans la râblure de la quille.
Remarque : En anglais ou en néerlandais, le mot signifie « maintien de la quille ».

Gaffe (en anglais « boat hook ») : Fer où l'on voit une pointe et un croc, et qui est garni d'un manche en bois de 3 à 4 mètres de long.
La gaffe sert à défendre une embarcation d'un abordage ou à la pousser au large.
- « Être à longueur de gaffe » d'un navire, c'est en être très près.
- « Se tenir à longueur de gaffe » c'est adopter une conduite qui exclut la familiarité.

Gagner (en anglais « to gain ») : Un navire gagne le large, gagne la côte, gagne un mouillage quand il fait route dans leurs directions.

Gagner au vent : Remonter le cap vers la direction d'où souffle le vent.

Gaillard : Extrémité renforcée et surélevée à l'avant ou à l'arrière du pont supérieur du navire.

Galbord : Premier bordage de chaque côté, juste après la quille.

Galhauban (en anglais « back stay ») : Cordage en chanvre ou autre matériau textile ou encore en acier et placé sur la coque ou sur une hune, forçant vers l'arrière et sur le côté pour assujettir les mâts supérieurs.
Les galhaubans se capèlent, comme les haubans, sur la tête de ces mâts ; leurs points d'appuis inférieurs étant sur les porte-haubans, ils procurent beaucoup plus de fixité que les haubans de ces mêmes mâts qui sont au bord des hunes ou des barres.
Les galhaubans sont les plus longues manœuvres dormantes d'un navire.

Galoche (en anglais « hanging clamp ») : Poulie longue et plate dont la caisse est ouverte sur une de ses joues, de manière à pouvoir y introduire promptement un cordage, en le capelant en double autour du réa.
Les fortes galoches ont une estrope en fer, et la partie qui correspond à l'ouverture de la caisse est à charnière.
Les grosses galoches sont garnies de crocs en fer pour pouvoir être fixées, les petites d'un fouet.
Les galoches sont aussi appelées poulies coupées.

Galon : Bande étroite en toile dont on recouvre une couture fatiguée pour l'empêcher de manquer.

Galvanisation : Traitement de surface du fer par immersion dans un bain de zinc liquide ; le fer est recouvert d'une mince couverture de zinc qui prévient son oxydation en milieu humide et chloré.

Garant (en anglais « running ») : Cordage passant dans des réas de poulies formant palan.
Garant est le nom donné à un cordage lorsqu'il est employé ou destiné à être employé pour agir au moyen de palans et qui, par conséquent, passe ou doit passer sur les réas de ces palans en allant de l'un à l'autre.

Garcette (en anglais « nipper ») : Bout de corde souple et de faible longueur utilisé pour saisir les bandes de ris ou pour effectuer des saisissages à bord.
Tresse en bitord en cinq, sept ou neuf fils, qui sert à prendre les ris à l'ancienne.
Les garcettes de ris sont tenues dans les œils de pie de la voile par un nœud de chaque côté de la toile.
Le ris Belleguic a supprimé les garcettes qui sont remplacées par un système de filières et autres accessoires dont le poids n'est guère que le tiers de celui des garcettes.
Les Anglais ont conservé l'usage des garcettes.

Garde ou Garde montante (en anglais « spring line ») : À l'origine, amarre de terre capelée à une allonge d'un navire mouillé dans une rivière en période de mascaret, notamment à Rouen, pour aider l'ancre à résister à la vague de la marée montante.
Actuellement, toute amarre tournée à l'avant du navire vers l'arrière, ou tournée à l'arrière vers l'avant, et dans tous les cas parallèle ou presque parallèle à la muraille du navire.
Les gardes avant et arrière préviennent les déplacements du navire respectivement vers l'arrière ou vers l'avant lorsqu'il est amarré.

Les gardes avant et arrière doivent absolument n'avoir aucune élasticité pour remplir parfaitement leur rôle.
Remarque : L'expression anglaise « spring line » qui correspond à « garde montante » vient de « spring tide » qui signifie « marée d'équinoxe » ; il ne faut pas confondre le mot « spring » qui signifie « équinoxe de printemps » avec l'homonyme « spring » qui est utilisé, par exemple, pour désigner l'amortisseur placé entre la pantoire et le fil d'acier qui constituent la remorque.

Gare (en anglais « shelter ») : Sorte d'enfoncement ou de petit port que l'on voit sur quelques points des rives de rivières ou canaux, qui sert d'abri aux barques et bateaux qui y naviguent et où, d'ailleurs, ils ne gênent pas les mouvements des autres barques ou bateaux qui montent ou descendent.
Remarque : On peut encore voir deux gares dans le canal maritime du Brault à Marans, l'un au nord pour les navires qui descendent de Marans à la mer, l'autre au sud du canal pour ceux qui montent.

Garnir (en anglais « to shoe ») : On garnit un cordage sur un treuil ou sur le cabestan lorsqu'on l'y enroule pour faire effort dessus à l'aide de cette machine.

Garochoir : Cordage dont les torons sont tortillés dans le même sens que leurs fils, afin de moins diminuer leur force et leur élasticité ; le garochoir est peu commis ; on l'appelle aussi main-torse.

Gatte (en anglais « manger ») : Emplacement réservé pour la récupération des liquides ; la gatte est formée par des cloisons verticales fixées sur le pont. Elle est quelquefois couverte par un caillebottis.
La gatte communique avec la mer par un dalot si elle est destinée à récupérer de l'eau de mer ; elle est en communication avec une caisse à égouttures si elle récupère des liquides pollués.

Gauche (en anglais « warped ») : Une pièce de construction est gauche, a pris du gauche quand ses faces et ses arêtes dévient de leur plan primitif ou de la ligne droite.
Quand une pièce de construction a deux déviations, on dit qu'elle est à double courbure : tels sont par exemple, beaucoup des bordages de la coque.

Gavauche (En - ) (en anglais« disorderly ») : Sorte d'adverbe qui, en parlant de l'arrimage d'un navire, de son gréement, de sa tenue, signifie désordonné ou en désordre.

Gêner (en anglais « to jam », « to wring ») : On gêne une pièce de bois en la tenant assez serrée dans une position qu'on lui fait prendre, pour qu'elle ne puisse s'en écarter en aucun sens.
Gêner le passage d'un navire privilégié, c'est l'empêcher absolument de passer ; on ne doit pas confondre l'expression « ne pas gêner le passage » (en anglais « not to impede ») avec l'expression « laisser le libre passage » qui signifie que l'on doit permettre au navire privilégié de passer sans avoir à modifier sa route ou sa vitesse.

Génois : Grand foc placé à l'avant du navire.

Génope (en anglais « seizing ») : Sorte d'amarrage qui consiste à presser deux cordages l'un contre l'autre, par des tours de ligne qui les empêchent de glisser l'un sur l'autre, ou de se séparer.

Génoper : Faire une génope.

Genou : Pièce de construction de forme courbe servant de liaison entre deux pièces de charpente qui se font suite ; elle se cheville à mi-longueur sur chacune d'elles.
Un genou est situé dans le prolongement de la varangue.
Ceux qui unissent les varangues les plus renflées et les allonges ont une courbure considérable ; on les appelle genoux de fond (en anglais « futtocks of the timbers amidship ») .
Ceux dont la courbure est rentrante, comme pour le surmontage des varangues placées dans les parties étroites du navire, sont nommés genoux de revers.

Gens (en anglais « men ») : On appelle gens de mer (en anglais « seamen » « seafaring men ») tous les hommes dont la profession est de servir sur mer, soit à bord des bâtiments de combat, soit sur les navires de commerce ou de pêche.
Les gens de quart (en anglais « men of the watch ») sont la partie de l'équipage qui fait le service du quart, au moment où l'on parle ou au moment dont on parle.

Géocentrique : Qui se rapporte à un système de référence centré au centre de la Terre.

Géodésique :

Géodésique (Système -) (en anglais « datum ») : On appelle système géodésique un système de coordonnées repéré par rapport à la Terre.
Un système géodésique permet de représenter avec précision chaque point de la Terre sur un support servant de modèle (un globe terrestre, une carte ou un plan).
Le système géodésique mondial WGS84 (Word Geodetic System, adopté en 1984) est, comme son nom l'indique, un système mondial, c'est-à-dire que toute la Terre est ou sera couverte par des cartes utilisant le système géodésique WGS84.

Géoïde : Le géoïde est une surface imaginaire irrégulière, équipotentielle du champ de la pesanteur, qui peut s'écarter de l'ellipsoïde de référence de plusieurs dizaines de mètres, au-dessus ou au-dessous ; il représente le niveau moyen théorique de la mer en chaque point du globe : le champ gravitationnel terrestre a la même intensité en tout point de cette surface.
Le géoïde est en tout point perpendiculaire à la direction du champ de la pesanteur.

Gibelot (en anglais « saddle of the head ») : Dans une embarcation, pièce fourchue fixée entre les deux plats-bords et l'étrave.

Gisement (en anglais « bearing ») : Relèvement ou direction respective de deux objets l'un par l'autre ; direction générale d'une côte par rapport à la ligne méridienne ou aux airs-de-vent de la boussole ; direction d'une île ou d'un écueil dans sa plus grande longueur.
Le gisement est également le relèvement d'un amer ou d'un navire par rapport à l'avant du navire ; pour effectuer ce relèvement on utilise ordinairement un taximètre.

Gîte (en anglais « list ») : Inclinaison d'un navire sur un bord.

Glène (en anglais « coil ») : Portion de cordage ployée en rond sur elle-même.
Les extrémités des manœuvres sont ordinairement arrangées en glène, afin de tenir moins de place et d'être mieux disposées pour le moment où l'on aura à s'en servir.
On fait aussi des glènes d'un lance-amarres qu'on veut lancer au loin.

Godille (en anglais « sculling oar ») : Nom donné à l'aviron que, dans certains canots, un homme place, droit à l'arrière, dans une dame de nage ou dans une sorte de creux placé sur le plat-bord au-dessus de l'étambot, et à l'effet de suffire à lui seul à faire marcher et diriger le canot.
L'homme se tient debout, dos à l'avant du canot, et tient la poignée de l'aviron à deux mains.

Goélette (en anglais « schooner ») : Petit bâtiment construit pour être rapide, portant 2 mâts souvent inclinés vers l'arrière ; la goélette est ordinairement disposée pour bien gagner au vent par le louvoyage.
La misaine et la grand voile de ces navires sont auriques et enverguées sur des cornes.

Goemon (en anglais « sea weed ») : Plante marine qui pousse sur les rochers et qui s'attache aux carènes des navires ; on l'appelle aussi varech.

Goniomètre : Appareil radio permettant de recevoir l'émission des radio-phares ; une antenne orientable ou un dispositif équivalent permet de déterminer le gisement du radio-phare.

Gorge (Point de - ) : Nom du point supérieur et avant des voiles auriques ; c'est le point qui est fixé sous la mâchoire des cornes.

Goudron : Matière végétale produite par la combustion et la distillation d'arbres résineux et qu'on emploie soit pur, soit mêlé d'huile de poisson ou de suif, pour préserver le chanvre de l'humidité.
Remarque : Le goudron minéral est un résidu de la distillation de la houille ; le bitume est extrait du pétrole.

Goujure (en anglais « notch ») : Cannelure telle que celle qui se trouve autour des caisses de poulie, caps de mouton, à l'effet de recevoir des estropes.

Goulet (en anglais « strait intrance ») : Resserrement des eaux produit par le rapprochement des terres à l'entrée d'une rade ; c'est une sorte de détroit.

Gournable (en anglais « tree-nail ») : Longue cheville en bois dur employée pour fixer les bordages qui recouvrent la carène.

Gouttière : Bordage, pièce de construction horizontale placée à la jonction d'un pont et du bordé d'un navire, servant à recueillir les eaux de ruissellement le long des ponts.

Gouvernail : Pièce profilée généralement de grande hauteur, de moyenne longueur et de très faible épaisseur, placée à l'arrière d'un navire et utilisée pour le diriger ; monté sur un axe vertical ou quasi-vertical, il peut être orienté vers tribord ou vers bâbord.

GPS (Global Postining System) : Système de positionnement permettant de connaître, après avoir traité les signaux électriques provenant de plusieurs satellites artificiels, la latitude, la longitude et l'altitude de l'antenne de réception, ainsi que sa vitesse par rapport au fond ; on peut lire également l'heure qu'il est avec une très grande précision.

Grain : Saute de vent de peu de durée souvent accompagnée de pluie.

Grand-aigle (en anglais « double elephant ») : Ancienne taille des cartes marines ; avant la Révolution de 1789, le format « grand-aigle » avait une largeur de 36 pouces et 6 lignes et une hauteur de 24 pouces et 9 lignes.
Jusqu'à la fin des années 1980, la taille normalisée des cartes marines publiées par le Service Hydrographique de la Marine était le format, dit « grand-aigle », de largeur 1,05 m et de hauteur 75 cm.
Le format « demi-aigle » était de 0,750 m par 0,525 m.
Les plus grandes cartes du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM) sont maintenant publiées dans le format A0, dont la surface est de 1 m² et le rapport grand côté sur petit côté de Φ = 1,618 ; la largeur est alors de 1,189 m et la hauteur de 0,841 m.

Grand mât (en anglais « main mast ») : Bas mât principal du navire.
Par extension, on donne la dénomination de grand mât à toute la mâture supportée par ce mât., lui-même compris.

Grand-voile (en anglais « main sail ») : Voile enverguée sur la grand-vergue d'un navire gréé à traits carrés.
À bord des navires à voiles latines, auriques ou autres analogues, on donne le nom de grand-voile à la voile principale du grand mât ; ainsi, à bord d'une goélette, la grand-voile est celle qui est portée par la corne du grand mât.
Remarque : On n'écrit pas « grande voile », ni « grand'voile » mais « grand-voile » car à l'époque où cette expression a été créée, l'adjectif grand était invariable.

Grappin (ou Grapin) (en anglais « grappling » ou « sheer hook ») : Verge de fer portant à un bout un anneau servant à fixer un câblot et garnie à l'autre de quatre ou cinq branches recourbées qui sont terminées par des oreilles en pointe.
On utilise un grappin pour mouiller une embarcation ; comme deux des pattes ou branches du grappin mordent toujours le fond, on ne met pas de jas.

Gratte (en anglais « scraper ») : Petite lame de fer, large, tranchante sur toutes ses arêtes, plate ; elle est emmanchée avec un petit bâton et l'on en fait usage pour gratter les ponts, les gaillards, la muraille et la carène, afin d'en détacher les corps étrangers qui peuvent y adhérer.

Grau (en anglais « brackish water lake ») : Petit lac d'eau saumâtre.
En Méditerranée, on donne le nom de grau à l'embouchure d'un canal conduisant de la mer à un étang ou à un lac voisin.

Gravier (en anglais « stone beach ») : Petits cailloux unis, lourds et propres à être employé comme lest.

Gravitation : Selon la loi de la gravitation formulée par Isaac Newton en 1687 dans les Principia, chaque corps disposant d'une masse possède une force d'attraction sur les autres corps.
Deux corps disposant d'une masse quelconque exercent une force d'attraction réciproque. La direction de cette force correspond à la ligne droite imaginaire qui relie les centres des deux corps.
L'intensité de la force F exercée par un corps sur un autre dépend de la masse (m1 et m2) de chacun des deux corps et de la distance d qui les sépare : elle augmente avec l'accroissement des masses et elle diminue avec l'agrandissement de la distance.
F = G · m1 · m2 / d²
G représente une constante de proportionnalité nommée constante de gravitation.
La loi de l'attraction universelle a permis d'expliquer le mouvement des astres et, notamment, des planètes du système solaire, servant de référence aux lois de Kepler et à ses théories sur les orbites elliptiques des planètes ainsi qu'à l'interprétation du champ de la gravitation d'un corps qui a été effectuée dans le cadre de la théorie de la relativité.

Gréement (en anglais « rigging » ou « tackle and furniture ») :Ensemble des cordages et des poulies qui servent à l'établissement et à la manœuvre des vergues, des cornes et des voiles d'un navire.
Quand on manœuvre les voiles, le gréement dormant (haubans, étais) reste fixe et le gréement courant (drisses, écoutes) est manipulé.

Gréer (en anglais « to rig » ou « to fit ») : Gréer un navire c'est établir à leur place les poulies, les cordages et les parties diverses qui sont destinées à tenir, consolider ou établir les mâts, les vergues, les voiles de ce navire et tout ce qui est relatif à sa manœuvre.

Grelin (en anglais « cablet »ou « cablelaid rope ») : Cordage composé de trois aussières ; il est quelquefois constitué de quatre aussières, avec une mèche centrale pour le tenir rond.
Le grelin est commis deux fois
Le grelin sert aux diverses opérations de halage, touage, évitage, amarrage.
On s'en sert également pour les embossures.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

Gril de carénage (en anglais « gridiron ») :Sorte de chantier horizontal au-dessus duquel on place un navire pendant la haute mer, de manière qu'il s'y échoue au jusant et qu'on puisse inspecter, entretenir ou réparer sa carène et ses fonds à la basse mer.

Gros (en anglais « high »,« fresh »ou « great ») :Un gros temps est un vent violent et une mer élevée ; une grosse mer est une mer qui déferle avec force.
Le gros d'un mât est le lieu de son plus gros diamètre ; il se trouve ordinairement au sixième de sa hauteur en partant du pied.
Le gros de l'eau (en anglais « hignt water », « spring tide ») s'entend de la pleine mer des malines ou grandes marées.

Guérite (en anglais « rim »,« mouth ») : Planche en chêne placée autour des hunes où elle forme un petit rebord.
Dans une manche à vent, on appelle guérite la partie ouverte latéralement vers le haut, et par laquelle le vent s'introduit.

Guerre (en anglais « war ») : 1 - La guerre est une abstraction sauf pour ceux qui donnent effectivement et sciemment la mort et pour les proches de ceux qui ont été tués.
2 -
La guerre est une lutte violente entre deux ou plusieurs États, mais elle ne s'étend pas jusqu'aux individus paisibles de chacun de ces États, considérés isolément…
Sauf s'il s'agit d'une guerre totale.
3 - Quels que soient les arguments que chacun des États belligérants puisse faire valoir en sa faveur, quelles que soient les accusations qu'il lance contre ses ennemis, la guerre, selon le droit des gens, est réputée aussi juste d'un côté que de l'autre ; c'est la victoire qui, en dernier ressort, vient donner raison au vainqueur.
La guerre est une sorte d'ordalie qui attribue au plus méritant, c'est-à-dire au vainqueur, la suprématie absolue sur le vaincu reconnu comme coupable et comme responsable de la guerre.
D'après Saint Augustin, « Dieu fait connaître sa volonté sur le champ de bataille ».
4 - La guerre se fait selon des Lois universellement reconnues :
Exemple : Les Anglais Salisbury, Suffolk et Talbot (sous les ordres du Régent, le duc de Bedford) faisaient le siège d'Orléans depuis le 12 octobre 1428.
Le duc Charles d'Orléans avait été fait prisonnier à la bataille d'Azincourt, le 25 octobre 1415, et il était toujours retenu en Angleterre.
Or, quiconque attaquait une ville dont il retenait le prince prisonnier, enfreignait les Lois de la Guerre.
C'est pour cette raison que l'héroïne franco-lorraine connue sous le nom de Jeanne d'Arc, réputée envoyée par Dieu - la Pucelle d'Orléans comme l'appela Voltaire - avait demandé et obtenu en avril 1429 de Charles VII de Valois, soi-disant dauphin de France, une troupe pour délivrer Orléans.
Après que les Bourguignons et les Picards eurent quitté leurs alliés anglais sans combattre, elle obtint que les Anglais eux-mêmes lèvent le siège d'Orléans le 8 mai 1429, avec quelques menaces d'attirer sur eux la colère divine et après un minimum de confrontations armées.
5 - La guerre est également un moyen d'obtenir rapidement des avantages, économiques ou autres, que la paix ne peut procurer.

Gueuse (en anglais « pig for ballast ») : Masse de fer coulée en forme de parallélépipède, de masse 25 à 50 kilogrammes, et qui sert à former le lest d'un navire.

Gui ou Guy (en anglais « spanker boom ») : Sorte de vergue qui s'appuie par un bout terminé en croissant sur le mât d'artimon ; sur l'autre bout qui dépasse en dehors du couronnement on borde la voile appelée brigantine qui est lacée au mât d'artimon et qui est enfilée sur sa corne.
On dit indifféremment « gui » ou « bôme » ou « baume ».

Guibre (en anglais « cut water ») : Assemblage de pièces de construction réunies les unes contre les autres et sur la face extérieure de l'étrave ; la guibre sert à consolider le mât de beaupré dont elle reçoit les sous-barbes et les liures.

Guidon (en anglais « broad pendent ») : Sorte d'étendard qui est plus long que large dont la gaine est fixée dans le sens de la drisse ; l'autre extrémité se termine par deux pointes.

Guindant (en anglais « stay »,« hoisting ») : Bord d'une voile carrée ou aurique situé contre le mât ou l'étai ; partie avant de cette voile.
Hauteur d'une voile carrée, distance de l'envergure à la bordure.
Longueur de la gaine d'une voile latine.
Une voile est bien en guindant quand elle a une chute convenable.

Guindeau (en anglais « windlass ») : Treuil à axe horizontal utilisé pour lever les ancres et virer des amarres.

Habitacle (en anglais « binacle », « bitacle ») : Sorte de petite armoire qui contient les montres, les boussoles ou les compas de route sur lesquels les timoniers qui gouvernent ont l'œil fixé.

Halage (en anglais « tracking ») : En parlant des navires, on entend par halage l'ensemble des opérations par lesquelles on leur imprime le mouvement, au moyen d'amarres fixées soit à des ancres que l'on mouille à cet effet, soit sur d'autres navires, soit à des points pris à terre et sur lesquels on agit, du bord, à la main ou à l'aide de treuils, de cabestans ou du guindeau.

Hale bas : Sur un voilier, manœuvre servant à étarquer une voile ou un tangon vers le bas, afin de maintenir dans le plan vertical les écoutes des voiles d'avant.

Hale haut : Sur un voilier, manœuvre servant à régler la hauteur d'une voile ou d'un tangon, en liaison avec le hale-bas.

Haler (en anglais « to haul in », « to draw ») : I - Quand il s'agit d'un cordage dont la direction est à peu près horizontale, c'est raidir, faire force dessus.
Haler, c'est aussi tirer à soi avec force, à l'aide d'un cordage.
Haler un navire c'est déplacer ce navire en faisant forcer des amarres depuis le quai ou la berge.
Lorsqu'un navire change de position au moyen d'amarres fixées en dehors et sur lesquelles on agit du bord, on dit que ce navire se hale.
II - En parlant du vent qui change de direction, il s'agit de la nouvelle direction d'où il souffle : le vent hale le nord, le sud, etc. quand il change en s'approchant, progressivement, du nord ou du sud.
« Le vent de sud hale suroît » signifie que le vent qui venait du sud va souffler maintenant du suroît.
On dit aussi que le vent se hale de l'avant, du travers, etc. quand il change en s'approchant, progressivement de l'avant ou du travers du navire.

Hamac (en anglais « hammock ») : Sorte de lit en forte toile à l'usage des matelots, de 1,85 mètres de longueur et de 1,06 mètre de largeur ; il est percé à la tête et aux pieds de 18 œillets pour recevoir à chaque bout les 18 branches d'une araignée issue d'un anneau en fer tenu par un raban.
Pour confectionner le hamac on utilise deux laizes de 0,57 mètres, coupées à la longueur de 2,03 mètres.
Le hamac possède un double fond dans lequel on met un matelas de 0,10 à 0,15 mètre d'épaisseur.
Le hamac garni pèse environ 7,5 kg.
On suspend le hamac à l'aide des deux rabans à deux crocs dans un faux-pont ou dans un poste d'équipage.
Les hamacs sont raidis, afin qu'ils ne soient pas trop courbés dans le sens de la largeur, au moyen de deux bouts de bois appelées bois de lit, placés à la tête et aux pieds et qui forcent sur les brins extrêmes de chaque araignée.

Hanet : Bout de ligne qui remplace les garcettes dans les ris des voiles auriques et latines.
On coud aussi des hanets sur le côté des hamacs pour les serrer dans la longueur.

Hasard : Le mot hasard est utilisé pour exprimer un manque apparent de causes, en tout cas l'ignorance des causes d'un événement. Le hasard est uniquement lié à l'incapacité à appréhender complètement certains phénomènes dans leur complexité naturelle et donc à les prévoir.
L'impossibilité de prévoir et de maîtriser la situation à laquelle on est confronté constitue un péril potentiel.
Si l'on se contente d'accepter notre ignorance, on parle de fatalité ou, parfois, de force majeure (vis major en latin, que l'on traduit par « vimer » ou « vimaire ») dans le cas d'un évènement malheureux ; en cas d'heureuse surprise, on parle quelquefois de magie ou de miracle.

Hauban (en anglais « shroud », « swifter ») : Les haubans sont de fortes manœuvres dormantes qui servent, ainsi que les galhaubans, à soutenir, à assujettir les mâts par le travers et par l'arrière.
Les haubans sont habituellement distribués par paires, c'est-à-dire qu'un seul morceau de cordage, formant une boucle ou un œillet à son milieu, se capèle sur un mât par cette boucle ; les deux branches forment chacune un hauban.
Les haubans des bas mâts se raidissent sur les porte-haubans ; les haubans des mâts de hune se raidissent sur le bord des hunes ; les haubans des mâts de perroquet se raidissent sur le bord des barres de perroquet.
Les haubans reçoivent la qualification des mâts auxquels ils sont appliqués.

Hauteur d'une direction : La hauteur d'une direction en un lieu donné est l'angle de la direction avec le plan horizontal.
La hauteur est l'une des coordonnées horizontales.

Hauteur d'un astre : La hauteur d'un astre est la distance angulaire mesurée par l'arc de cercle pris sur le vertical de l'astre entre le centre de l'astre et l'horizon rationnel.
Quand il s'agit du Soleil ou de la Lune, comme on ne peut observer que la hauteur d'un bord de ces astres, il faut, pour avoir celle de leur centre, tenir compte de leur demi-diamètre.
- La hauteur observée est la hauteur de l'astre telle qu'elle est mesurée avec le sextant, sans avoir subi de corrections.
- La hauteur vraie est la hauteur observée corrigée de l'erreur instrumentale, de la parallaxe, de la réfraction, de la dépression et du demi-diamètre (si l'on a observé le bord supérieur ou le bord inférieur d'une planète ou du Soleil).
- La distance zénithale est le complément de la hauteur.
- La hauteur méridienne d'un astre est sa hauteur lorsqu'il se trouve dans le méridien du lieu de l'observateur.
- La hauteur du pôle est l'arc de méridien compris le pôle élevé et l'horizon d'un lieu ; cette hauteur est égale à la latitude du lieu.
- Être à la hauteur d'un cap, d'une île, d'un port, c'est se trouver à la même latitude ou sur le même parallèle que ce cap, cette île ou ce port.
Remarque : Dans le langage des marins, prendre la hauteur ou prendre la hauteur méridienne signifie mesurer l'élévation du Soleil au-dessus de l'horizon au moment où il passe au méridien mobile du navire, pour calculer la latitude du lieu. Cette observation se fait ordinairement aux environs de midi et sert à établir le « point de midi ». De là est venue l'habitude de désigner la latitude sous le nom de hauteur ; on dit ainsi : « nous étions à la hauteur des Açores, à la hauteur du cap Finistère, etc. »

Hauteur métacentrique [ρ - a] (en anglais « GM ») :

Hauturier : Se dit des pilotes (en anglais « sea pilots ») et des capitaines (en anglais « sea masters ») du commerce navigant hors de vue des côtes et par le secours de la hauteur ou de l'observation des astres ; dans ce sens, on dit aussi navigation hauturière, qui n'est rien d'autre que la navigation au long cours.
Remarque : Les pilotes de mer français (en anglais « sea pilots ») qui assistent les capitaines dans des parages resserrés comme le Pas-de-Calais ou la Mer du Nord, sont des pilotes côtiers mais ils ont choisi de se faire appeler, en français, « pilotes hauturiers », bien qu'ils naviguent constamment à proximité, ou du moins à portée de radar, des terres ou des bouées qui balisent les routes qu'empruntent les navires sur lesquels ils embarquent.

Haveneau : Petit filet ayant une poche tenue ouverte par un cercle ; il tient à un manche et on le présente au courant.
Il sert également à à repêcher le poisson qui tombe d'un filet plus grand qu'on hale à bord ; on le nomme aussi boudeux.

Hélice propulsive de navire (en anglais« propeller »ou « screw ») : Appareil de propulsion mécanique permettant de transformer le couple moteur de la machine en poussée. Elle est constituée de deux ou plusieurs pales, ou ailes, fixées sur un moyeu et tournant habituellement autour d'un axe horizontal, parallèle à l'axe du navire.
On appelle intrados la face postérieure de chaque pale et extrados la face antérieure ; chaque pale est un corps profilé ; si l'on considère un profil de la pale, l'intrados a une forme quasi linéaire mais l'extrados a une forme courbe ; l'intrados de la pale a une forme qui se rapproche de la forme d'une hélice géométrique.
Nota : Une hélice à pales orientables est une hélice à calage variable ; la géométrie des pales ne change pas après que le calage des pales a été modifié, et c'est à tort que certains appellent une hélice à pales orientables : « hélice à pas variable » ou en anglais : « controllable pitch propeller ».
Les premiers fabricants d'hélices pour la propulsion des navires utilisaient, sans beaucoup d'efficacité, quelques spires d'une véritable hélice géométrique ; après avoir brisé accidentellement l'une de ces hélices, ils ont constaté que quelques fractions d'hélice avaient beaucoup plus d'effet qu'une hélice complète. Après quelques essais, ils ont regroupé des morceaux d'hélice, qu'ils appelèrent ailes ou pales, autour d'un moyeu ; on continue à appeler ce propulseur : « une hélice ».
Le mot « pale » vient du rapprochement de l'hélice marine et de la roue du moulin à eau ; le mot « aile » vient du rapprochement de l'hélice et de la voilure du moulin à vent.

Héliocentrique : Qui se rapporte à un système de référence centré au centre du Soleil.

Herminette (en anglais « adze ») : Outil à lame coupante, large, plate mais recourbée dans le sens de la longueur ; elle a un manche d'environ 1 mètre ; les charpentiers en font usage pour aplanir et polir les pièces de bois.
Lorsque l'herminette est, en outre, recourbée dans le sens de la largeur, l'herminette est dite gougée ou courbe.

Heure (en anglais « time »ou « hour ») : L'heure est la vingt-quatrième partie de la journée, et elle sert à en préciser les différentes parties.
L'heure solaire moyenne est donnée par une montre qui est réglée sur cet angle horaire.
L'heure astronomique d'un astre est mesurée par l'arc de l'Équateur compris entre le méridien supérieur et le pied du cercle de déclinaison de l'astre ; l'heure astronomique sidérale est mesurée par l'arc de l'Équateur compris entre le méridien supérieur et le point vernal.

Heure de marée : Pour la « règle des douzièmes » du calcul de marée c'est un sixième de l'intervalle de temps compris entre l'heure de la pleine mer et l'heure de la basse mer qui précède ou qui suit.
Pour l'utilisation des tableaux et cartes de courants, c'est l'intervalle de temps exprimé en heures de temps moyen (temps de la montre) qui sépare de la pleine mer la plus proche.

Heurt (en anglais « contact ») : Contact matériel d'un navire avec un bien autre qu'un navire de mer, un bateau de navigation intérieure ou un engin flottant, tels que quais, portiques, digues, engins portuaires fixes.
Dans un abordage sans heurt le navire abordé a subi les effets des vagues d'accompagnement du navire abordeur.

Hiloires (en anglais « bending strake » ou « roof tree ») : Pièces de construction verticales placées autour d'une ouverture dans le pont, pour empêcher l'eau de ruissellement de tomber dans le navire.

Homme à la mer (Un - ) (en anglais « a man overboard » ou « MOB ») : Cri que l'on fait spontanément dès qu'on s'aperçoit qu'un homme vient de tomber à la mer ; aussitôt on laisse tomber des bouées de sauvetage que l'on ne quitte pas des yeux et on cherche par tous les moyens à effectuer son sauvetage.

Honneur (À l'- ) (en anglais « close to » ou « quitenear ») : Ranger un quai, un point quelconque ou un autre navire à l'honneur, c'est en faire passer son navire aussi près que possible, sans avaries, sans abordage et sans le toucher.

Hôpital (en anglais « seek people's room » ou« hospital ») : On appelle à bord hôpital ou infirmerie un local disposé pour les malades.

Horizon (en anglais « horizon ») : L'horizon est le plan perpendiculaire à la verticale d'un lieu.
- L'horizon vrai, astronomique ou rationnel est le plan perpendiculaire à la verticale, passant par le centre de la Terre.
- L'horizon sensible ou apparent est le plan perpendiculaire à la verticale, tangent à la surface du globe terrestre.
- L'horizon visuel ou horizon visible pour un observateur dont l'œil est plus ou moins élevé au-dessus de la surface de la Terre, est la surface d'un cône droit ayant son centre à l'œil de l'observateur, et pour base le cercle formé par l'intersection de la Terre et du ciel.
L'horizon visuel est celui auquel se rapportent toutes les observations de hauteurs d'astres obtenues par le secours d'un sextant ; pour les calculs astronomiques, c'est à l'horizon rationnel que ces hauteurs doivent être rapportées, et la correction qu'on fait à cet égard est appelée dépression de l'horizon.
Dans son acception première, l'horizon (du verbe grec οριξειν, borner) est la limite circulaire de la vue pour un observateur placé à petite distance de la surface de la Terre; c'est l'endroit où se termine notre vue, où la Terre et le ciel semblent se toucher.
Quand on est au milieu des mers, l'horizon représente un cercle parfait ; ce cercle apparent est ce qu'on nomme l'horizon sensible ; on appelle horizon visible l'étendue de mer comprise entre ce cercle et le lieu où se trouve l'observateur.
Si l'œil de l'observateur était placé à la surface même de la mer, l'horizon serait un plan tangent à cette surface au lieu même de l'observation ; ce nouvel horizon, qui définit l'horizontale du lieu, et qui représente un plan tangent à la surface du lieu de l'observation, est ce qu'un nomme l'horizon rationnel ou horizon astronomique.
Les astronomes admettent encore un troisième horizon, qu'ils appellent horizon mathématique, géométrique ou géocentrique, parce qu'il passe par le centre de la Terre ; ce nouvel horizon, qui divise exactement la sphère en deux hémisphères égaux, est parallèle à l'horizon rationnel ; la distance entre ces deux horizons d'un même lieu est égale au rayon de la Terre. Les astronomes n'ont imaginé cet horizon géocentrique que pour rapporter toutes leurs observations au centre de la Terre.

Horloge (en anglais « watch glass » ou « sand glass ») : Autrefois, les divers intervalles de temps à bord des navires se mesuraient avec des sabliers.
Le sablier d'une demi-heure portait le nom d'horloge et c'est à son aide que l'on comptait le temps à bord ; on le tournait à midi et, successivement, on le retournait à chaque fois que le sable s'en était vidé d'une ampoulette dans l'autre, c'est-à-dire toutes les demi-heures. La première fois qu'on le retournait, on piquait ou frappait une fois sur la cloche du bord, deux coups la seconde fois, et ainsi de suite jusqu'à huit coups, par groupes de deux, qui marquait la fin du quart de quatre heures. On piquait la cloche d'un coup au bout d'une demi-heure de chacun des quarts suivants, puis de deux coups et ainsi de suite jusqu'à huit coups à la fin de chaque quart.
L'expression horloge marine est synonyme de montre marine.

Houache (en anglais « wake » ou « track ») : Remous ou trace que forme, à son arrière, un navire faisant route ; cette trace apparaît assez longtemps après le passage du navire.
On donne encore le nom de houache à un morceau d'étamine (en anglais « fore-runner ») fixé sur la ligne de loch à une distance du bateau de loch à peu près égale à la longueur du navire ; c'est de là seulement que l'on commence à compter les nœuds, à cause de l'effet de remous, c'est-à-dire des remous de la mer sur le bateau de loch à peu de distance du navire.

Houari : Voilure à demi-antenne, où les vergues portent deux blins qui courent sur les mâts, de sorte que les vergues étant hissées leur font suite.

Houle (en anglais « surge »ou « swell of the sea ») : La houle est une succession régulière de longues ondulations de la mer, qui ont principalement lieu lorsqu'il survient du calme après un grand vent.
Pendant que le vent soufflait, il se formait des vagues de hauteurs et de vitesses différentes ; lorsque le vent est tombé, les vagues rapides ont rattrapé des vagues plus lentes et des vagues de différentes vitesses se sont regroupées jusqu'à former des ondulations stables.
La houle est un type de vagues défini par son absence de relations avec le vent local ; le lames s'élèvent sans déferler ; elles ont une pente douce et une forme très allongée.
Un vent faible opposé à la houle peut en augmenter la hauteur sans l'arrêter.
Certaines houles de grande période se propagent sur des milliers de kilomètres ; il y a un transfert d'énergie, mais pas de transfert de matière ; plus la période de la houle est grande, donc plus la distance entre les crêtes est longue, moins la houle perd d'énergie au cours de sa propagation.
La vitesse de propagation de la houle dépend de la profondeur de la mer et elle peut atteindre plusieurs centaines de kilomètres à l'heure.
On dit de la houle qu'elle marque lorsqu'elle commence à paraître.
On caractérise la houle par sa longueur (longue, moyenne ou courte) et par sa hauteur (petite, modérée ou grande).
Lorsque la distance entre les crêtes est inférieure à 100 mètres, on dit que la houle est courte (période 8 à 10 secondes) ; lorsqu'elle est comprise entre 100 mètres et 200 mètres, on dit qu'elle est moyenne ; lorsqu'elle est supérieure à 200 mètres, on dit qu'elle est longue (période 17 à 20 secondes).
Lorsque la hauteur de la houle est inférieure à 2 mètres, on dit que la houle est petite ; lorsqu'elle est comprise entre 2 mètres et 4 mètres, on dit qu'elle est modérée ; lorsqu'elle est supérieure à 4 mètres, on dit qu'elle est grande.

HS (Hors service) : À l'âge de 50 ans, à l'époque du régime des classes ou du régime de l'Inscription maritime, les inscrits maritimes étaient dégagés du service dans la marine de guerre ; leur nom était rayé des rôles de rappel pour le service à bord des vaisseaux du Roi, de la République ou de l'Empire (selon les époques) ou des bâtiments de combat ; ils étaient alors inscrits sur le rôle des « hors service » (« HS ») et ils y restaient jusqu'à ce qu'ils cessent de naviguer en raison de le grand âge ou à cause d'infirmités.
À partir de 50 ans, les anciens inscrits maritimes inscrits sur les rôles des HS touchaient une pension d'ancienneté ; cette pension était calculée en fonction du nombre d'années pendant lesquelles ils avaient navigué sur des navires civils ou sur des bâtiments de combat.

Hublot (en anglais « light port ») : Petite ouverture percée dans la muraille d'un navire pour laisser passer la lumière et permettre au besoin l'entrée de l'air à l'intérieur du navire.
Les hublots sont fermés par des mantelets dans lesquels sont enchâssés des verres. Un volet plein appelé tape contre-hublot, qui se ferme en se rabattant de l'arrière, permet d'obtenir une bonne étanchéité du hublot en cas de bris du verre ; les tapes de certains des hublots sont habituellement fermées à la mer, et ne sont ouvertes que dans les périodes de beau temps : ces hublots sont appelés hublots du capitaine parce que c'est lui qui en autorise l'ouverture des tapes.

Hune (en anglais « top ») : Plate-forme établie au sommet des bas-mâts des grands navires à voiles à traits carrés.
La hune sert au ridage des haubans des mâts de hune ; elle sert également de lieu de repos aux gabiers et aux matelots, ainsi que de dépôt pour les objets du service courant des mâts et des voiles.
Le fond de la plate-forme est composé de bordages placés près à près, mais avec un peu de vide pour l'écoulement des eaux.
Un trou pratiqué au milieu de la hune, et appelé trou du chat, est assez grand pour contenir le ton du bas mât et le pied du mât de hune, et pour donner passage à un homme de chaque côté.

Hune (Mât de - ) : Les mâts de hune se placent dans le prolongement et au-dessus des bas mâts.
Le mât de hune qui est au mât de misaine est appelé petit mât de hune ; le mât de hune qui est au grand mât est appelé grand mât hune ; le mât de hune qui est au mât d'artimon est appelé mât de perroquet de fougue.

Hunier (en anglais « top sail ») : Voile carrée située au-dessus d'une basse voile et gréée sur un mât de hune ; on la nomme du nom de son mât.
Au petit mât de hune il y a le petit hunier (en anglais « fore top sail »), au grand mât de hune il y a le grand hunier (en anglais « main top sail ») et au mât de perroquet de fougue il y a le perroquet de fougue (en anglais « mizen top sail »).

Incoterms : Série de règles internationales pour l'interprétation des contrats de vente les plus utilisés dans le commerce maritime.
Les Incoterms sont publiés par la Chambre de commerce internationale (CCI) et révisés périodiquement.

Indemnité (en anglais « indemnity ») : On appelle indemnité une allocation pécuniaire attachée à une position temporaire et qui est, alors, un remboursement forfaitaire de dépense ou une sorte de complément de solde.
L'indemnité de route, appelée aussi conduite ou frais de conduite ou de route, est allouée à chacun, selon son grade, lorsqu'on voyage sur terre et par ordre.

Ingrat (en anglais « of inferior quality ») : On dit qu'une toile à voile est ingrate lorsque la matière qui a servi à en former les fils a été mal épurée.

Inscription maritime : L'inscription maritime était la base du recrutement du personnel des équipages de la Marine de guerre.
Le régime des classes avait été institué par Louis XIV en 1681, qui la substitua au régime dit de la presse ; il avait été implanté dans les principaux ports français par Colbert et Seignelay.
Dans chaque quartier, les marins étaient distribués en plusieurs classes, habituellement trois : les classes pouvaient être appelées, séparément ou simultanément, pour le service sur les bâtiments de guerre pendant un temps déterminé.
Le régime des classes a été supprimé à la Révolution et remplacé par le régime de l'Inscription maritime qui lui est en tous points comparable.
L'Inscription maritime comprenait tous les individus qui avaient exercé la profession de marin pendant un temps déterminé, et qui déclaraient vouloir continuer la navigation ; cependant, n'en faisaient partie que ceux qui avaient plus de 18 ans et moins de 50 ans.
Le marin requis touchait une solde ; sa solde était insaisissable ; il était dispensé de la mobilisation ou du recrutement dans les forces terrestres.
À l'âge de 50 ans, le marin était versé au rôle des « hors service » (en abrégé « HS ») et il touchait jusqu'à sa mort une pension d'ancienneté, versée par la caisse de pensions des Invalides, qu'il continue de naviguer au commerce ou à la pêche ou qu'il arrête.
Le régime de l'Inscription maritime a été supprimé en 1965.

Inscrit (en anglais « levy seaman ») : On appelait inscrit le marin qui faisait partie de l'Inscription maritime ou qui en provenait ; de même on, appelait conscrit celui qui venait du recrutement.

Installation (en anglais « fitting ») : Le mot arrimage s'applique à l'arrangement et à la disposition, à bord, des objets de poids considérable, tels que lest, eau, vivres du voyage, rechange et tout le chargement de marchandises ; pour les autres objets, on se sert du mot installation qui s'applique, en particulier, à la mâture, au gréement, aux vergues, aux voiles qui en dépendent.

Instant du lever ou du coucher d'un astre : L'instant du coucher ou du lever d'un astre en un lieu donné est l'instant où la distance zénithale observée Z de l´astre est égale à : Z = 90° + la réfraction à l´horizon.
La valeur de la réfraction à l´horizon étant mal connue, les instants du lever et du coucher des astres ne peuvent être calculés à une précision meilleure que la minute.
La réfraction est l'une des corrections à retrancher de la hauteur observée d'un astre pour connaître la hauteur vraie de cet astre ; c'est une correction à ajouter à la distance zénithale observée pour connaître la distance zénithale vraie.

Instant du lever ou du coucher de la Lune : L'instant du coucher ou du lever de la Lune en un lieu donné se rapporte soit au bord supérieur de la Lune, soit à son centre, et est calculé en tenant compte de la parallaxe.
L'instant du lever ou du coucher du bord supérieur de la Lune est donc l'instant où la distance zénithale observée Z du bord supérieur de la Lune est : Z = 90° + réfraction à l'horizon + rayon apparent de la Lune + parallaxe.

Instant du lever ou du coucher du Soleil : L'instant du coucher ou du lever du Soleil en un lieu donné se rapporte soit au bord supérieur du Soleil, soit à son centre, et est calculé en tenant compte de la parallaxe.
L'instant du lever ou du coucher du bord supérieur du Soleil est donc l'instant où la distance zénithale observée Z du bord supérieur du Soleil est : Z = 90° + réfraction à l'horizon + rayon apparent du Soleil.
On prend habituellement 34' comme valeur de la réfraction à l´horizon et 16' comme valeur du rayon apparent du Soleil.

Instruction : Action de transmettre à quelqu'un les connaissances et les principes nécessaires à son éducation.
Remarque : L'instruction et l'enseignement peuvent débuter lorsque l'éducation et la formation sont achevées avec succès.

Interlope (en anglais « smuggler ») : Un navire qui fait la fraude, ou qui cherche à introduire des objets prohibés, est qualifié d'interlope.

Invalides (Caisse des - ) (en anglais« fitting ») : La caisse des Invalides est destinée à pourvoir au paiement des pensions d'ancienneté des marins, de leurs veuves et de leurs orphelins mineurs.
L'institution des Invalides de la Marine est due à Colbert, sous le règne de Louis XIV, et elle date de 1673.
La caisse s'alimente d'une retenue sur la solde et sur les accessoires de solde, des prises faites à l'ennemi et du produit de la vente des épaves non réclamées.

Irlandaise (Ris à l'- ) (en anglais« irish reef ») : Si, lorsque l'on désire soulager rapidement une voile qui, sous l'action du vent, fait coucher un navire outre mesure, on la coupe ou on la découpe à coups de couteau, on dit que l'on a pris des ris à l'irlandaise. Cette locution vient des anglais !

Isophase (Feu - ) :

sthme (en anglais « isthmus ») : Bande étroite de terre qui réunit deux portions plus ou moins considérables d'un continent ou d'une île et qui, des deux côtés, est baignée par la mer.

Itague (en anglais « tye ») : Une itague est un cordage sur lequel on agit à l'aide d'un palan pour soulever un objet qui est tenu par l'autre extrémité de ce cordage.
Une itague passe ordinairement par une poulie de conduite, et c'est de l'autre côté de cette poulie de conduite qu'est fixé le palan.
Une itague est dite simple quand elle ne forme qu'un cordon entre la poulie de conduite et l'objet.
Si, sur l'objet, est une autre poulie embrassée par l'itague qui, en ce cas, fait dormant plus haut, on dit qu'elle est en double.
Quand le filin qui porte palan sur un de ses bouts est lui-même passé plus qu'en triple, on ne le nomme plus itague, et l'on dit qu'on a fait palan sur garant.
Les huniers se hissent toujours sur itagues ; on les a simples ou doubles, suivant la grandeur des voiles.
À la mer on fait itague ou drisse anglaise avec les drisses de perroquet.
Il y a des itagues pour hisser les vergues de hune, pour prendre les empointures des ris ; les vergues des grands navires ont deux itagues dont les palans descendent en bas, un de chaque bord, pour faciliter l'opération de hisser ces vergues.

Itague (Poulie d'- ) (en anglais « tye block ») : Poulie capelée par son estrope à la tête d'un mât de hune, qui sert à hisser et à amener la vergue de ce mât.
La face de cette sorte de poulie qui s'applique contre le mât est aplatie pour qu'elle soit moins sujette au mouvement ; on pratique deux goujures à sa caisse afin de la fortifier par une estrope double.

Itinéraire : Les mesures itinéraires sont celles dont on fait usage pour mesurer et indiquer la longueur du chemin d'un lieu à un autre.

Jambette (en anglais « brakets ») : Bouts d'allonge qui excède en hauteur la muraille d'un navire ; on s'en sert pour y tourner ou amarrer divers cordages.

Jas (en anglais « stock ») : Le jas d'une ancre est un axe de bois de section carrée composé de deux morceaux de bois fort épais ; perpendiculaire à la verge et aux pattes, son rôle est d'obliger l'ancre à présenter l'une de ses pattes perpendiculairement au fond de la mer afin qu'elle s'y enfonce.

Jauge (en anglais « tonnage ») : Volume intérieur du navire, exprimé en tonneaux de jauge ; on distingue :
- La jauge brute qui prend en compte tous les volumes du navire.
- La jauge nette, plus faible que la jauge brute car elle ne comprend pas certains volumes qui ne permettent pas de charger des marchandises.
Le tonneau de jauge traditionnel correspond à un volume de 100 pieds-cubes, mesure anglaise, soit 2,83 mètres cubes.
Le jaugeage s'effectue par l'appréciation du creux du navire, de sa longueur, de sa largeur, en ayant égard au renflement des varangues.
Le service des douanes est chargé du jaugeage officiel des navires.

Jaumière (en anglais « helm port ») : Ouverture pratiquée dans la voûte de l'arcasse d'un navire, au-dessus de l'étambot, pour permettre le passage de la mèche ou de la tête du gouvernail.

Jet (en anglais « jetson », « jettizon ») : Le jet à la mer est le débarquement à la mer par dessus bord de marchandises ou d'objets, quand on est en mer, et que la sûreté du navire ou que des circonstances impérieuses l'exigent.
Un procès-verbal doit constater la nature, l'espèce et la quantité des objets dont le jet a été opéré.
Tous les intérêts liés à l'expédition maritime, chacun en fonction de la valeur de ses intérêts dans l'expédition, contribueront pour dédommager les propriétaires des objets qui ont été jetés à la mer pour la sauvegarde du navire et de sa cargaison : on dit que le navire a été mis en avaries communes.
Le règlement des avaries communes

Jetée (en anglais « mole head », « break water ») : Chaussée qui s'avance dans la mer, et que l'on construit ou établit pour mettre un port à l'abri des violences des lames du large et, au besoin, pour servir de chemin de halage afin de faciliter, à l'aide d'une cordelle, l'entrée ou la sortie des navires.

Jeter (en anglais « to let go », « to cast away ») : Le mot jeter a plusieurs acceptions :
- Jeter le loch ( en anglais « to heave the log ») c'est laisser tomber le bateau de loch à l'arrière du navire, pour en filer la ligne à mesure que le navire matche, et déterminer la vitesse du navire par le nombre de nœuds ou de divisions de cette ligne qui s'échappent au dehors en un temps donné.
- Jeter le plomb de sonde ( en anglais « to heave the lead ») c'est laisser tomber le plomb de sonde pour compter le nombre de divisions de la ligne de sonde qui s'échappent, jusqu'à ce que le plomb ait atteint le fond ; la ligne de sonde doit, en ce moment, être la plus verticale possible.
- Jeter l'ancre ( en anglais « to let go the anchor », « to cast the anchor ») c'est laisser tomber au fond une ancre à laquelle tient un câble, à l'effet de retenir un navire au mouillage.
- Un navire est jeté ( en anglais « cast away », « driven », « cast ») à la côte, au plain, sur un rocher, sur un banc, lorsque par une cause quelconque il se trouve porté dessus et s'y échoue ou s'y brise et s'y perd.
- Si un navire en perdition choisit un point de la côte moins dangereux et s'y précipite, on dit qu'il se jette à la côte, ou à terre, (en anglais « runs ashore »).
- On dit aussi qu'un navire s'est jeté à la côte quand il s'est échoué par une fausse manœuvre.

Jeu de voiles : C'est la collection complète de toutes les voiles que peut porter un navire.
On n'a qu'un jeu de voiles quand on n'en n'a qu'une de chaque espèce ; on en a deux jeux si chaque voile est en double à bord.
On nomme jeu de rechange un jeu incomplet mais comprenant toutes les voiles majeures : focs, artimon et brigantine.

Jonque (en anglais « junk », « chinese junk ») : Terme générique adopté pour désigner les navires de construction chinoise.

Jouer (en anglais « to fetch away », « to veer ») : Un mât, une pièce de construction, un objet quelconque joue lorsque, étant mal consolidé, mal tenu, mal saisi, il a, pendant les mouvements du navire, du jeu ou un mouvement inusité.
Le gouvernail est dit jouer librement quand ses mouvements sont faciles.
On fait jouer les pompes, on met les pompes en jeu quand on les met en action.

Jour (en anglais « day », « lay days », « loosing », « slack », « gap ») : Le jour est l'intervalle de temps séparant deux passages successifs d'un astre donné au même méridien.
Le jour est l'unité de temps du système d´unités astronomiques international.
Le jour UAI est égal à 86 400 secondes du système de mesures international (SI).
Comme tous les corps célestes n'ont pas le même mouvement apparent, il en résulte différentes définitions du jour :
- Si l'on considère le point vernal, on définit le jour sidéral.
- Si l'on considère le Soleil vrai, on définit le jour solaire vrai.
- Si l'on considère un Soleil fictif, appelé Soleil moyen, dont la marche serait absolument régulière, on définit le jour solaire moyen ou jour moyen.
- Le jour de 24 heures des astronomes commence à midi pour faciliter les calculs astronomiques. ; il est en retard de 12 heures sur le jour civil.
- On appelle jours de planche le nombre de journées accordées ou convenues pour le déchargement d'un cargo-boat ou navire de commerce.
- On entend encore par jour un vide, une séparation entre deux pièces de construction ; le jour du franc-bord est sa couture avant le calfatage ; de même, on dit qu'il y a du jour en telle partie pour signifier qu'il y a un vide en cet endroit, là où deux pièces voisines devraient être exactement contiguës.

Jour julien : Partie entière de la date julienne.

Journal (en anglais « log book », « journal ») :

Jurisprudence : La jurisprudence rassemble les décisions de justice rendues par les différents tribunaux compétents : on s'intéresse particulièrement aux interprétations du droit qu'expriment, par leurs décisions, les tribunaux de dernier recours.
Les juges des tribunaux n'hésitent pas à prendre connaissance de la jurisprudence concernant des affaires semblables déjà jugées, avant de rendre leurs jugements.
La jurisprudence est accessible notamment par la lecture des revues spécialisées en droit.

Jusant (en anglais « ebb », « ebb tide ») : Courant de même direction et de sens contraire à l'onde marée.
Jusant est le mot par lequel les marins désignent le reflux des marées, qu'on appelle aussi perdant de l'eau.

Laisse e pleine mer : C'est la trace au sol composée de débris, de morceaux de coquillages, de branches de goémon et de brindilles diverses laissée par la mer lorsqu'elle a atteint à sa plus grande hauteur.

Laize ou Lé ou Laise : Bande coupée dans la pièce de toile et qu'on n'a ni rétrécie en la coupant, ni élargie en la cousant à une autre.
Pour les voiles de navire on n'emploie que la laize de 0,57 m.

Laize carrée : Laize coupée à droit fil, c'est-à-dire en suivant un fil de trame.

Lan ou Lans (en anglais « yaw », « sally ») : Déviation accidentelle quoique fréquente, mais courte, d'un navire hors de sa route ou de son cap.
Quand un lan est prononcé, on se sert plutôt du mot embardée.

Lance-amarres (en anglais « heaving line ») : Petite aussière à laquelle on a confectionné une pomme à un bout pour la lester et qui sert à faire passer des amarres ; on envoie le bout lesté du lance-amarres à bonne distance avec un grand balancement du bras, puis on fixe le bout de l'amarre au bout libre du lance-amarres.
On l'appelle aussi « touline » en Bretagne ou « mandeur » en Méditerranée.

Large (Au -) : Côté opposé au quai, si le navire est accosté directement à un quai, ou côté opposé au navire à couple duquel il est accosté.

Largue : Allure d'un navire qui reçoit le vent par le travers ou à peu près par le travers.

Larguer (en anglais « to let go ») : Laisser aller, détacher, démarrer une amarre.

Latitude (en anglais « latitude ») : La latitude d'un lieu est l'arc de son méridien compris entre l'Équateur et ce lieu.
La latitude se compte de 0° à 90° en partant de l'Équateur vers le pôle élevé et elle prend le nom de ce pôle.

Latitude astronomique : La latitude astronomique est l´une des coordonnées astronomiques.
La latitude astronomique est l´angle de la verticale du lieu avec l´Équateur vrai.
La latitude astronomique est comptée en degrés à partir de l'Équateur, de - 90° (latitude sud) à + 90° (latitude nord).

Latitude céleste : La latitude célested'une direction est l'angle de cette direction avec l'écliptique moyen.
La latitude céleste est comptée en degrés, de - 90° à + 90°.
La latitude céleste est l´une des coordonnées écliptiques polaires.

Latitude croissante : La loi de progression des minutes de latitude de la carte de Mercator est telle que chaque parallèle terrestre de latitude φ (en degrés) est représenté, sur la carte, par une droite parallèle à l'équateur, dont la distance à l'équateur (en minutes d'équateur) est égale à la fonction L (φ), appelée variable de Mercator ou latitude croissante λ de φ.
La latitude croissante λ de la latitude φ (en degrés) est égale au logarithme népérien de la tangente de la demi-latitude augmentée de 45° :
λ = L (φ)= ∫ dφ / cosφ = Log tg ( φ/2 + 45)

Latte : Synonyme de bau en Méditerranée.

Lest (en anglais « ballast ») : Matières pesantes qui s'arriment dans les parties basses d'un navire pour augmenter sa stabilité ; on peut utiliser, pour lester les navires, des gueuses en fer de 25 à 50 kilogrammes chacune ; du ballast qui est un mélange de sable et de cailloux ; de l'eau de mer embarquée dans les doubles-fonds du navire ; ou encore de métaux très pesants tels que le plomb ou l'uranium appauvri.

Lettre de réserves (en anglais« notification of damage ») : Protestation écrite circonstanciée que le réceptionnaire doit obligatoirement adresser au transporteur (ou à tout autre tiers responsable) pour préserver ses droits à recours.

Librations de la Lune : Balancements apparents de la Lune autour de son axe.
L'égalité de la durée de la rotation lunaire et de sa révolution sidérale empêcherait théoriquement un observateur terrestre d'apercevoir plus de la moitié de la surface lunaire ; les librations nous permettent d'en voir, en plusieurs jours, environ 59 pour 100.
Les librations sont le résultat d'une sorte d'irrégularité dans la vitesse de la révolution lunaire autour de la Terre.
Libration en longitude : Tandis que la vitesse de rotation reste toujours constante, celle de la révolution varie au cours du trajet de la Lune : comme son orbite n'est pas circulaire mais elliptique, la vitesse se réduit jusqu'à un minimum au moment où le point le plus éloigné de la Terre est atteint, pour accélérer au maximum au point le plus proche de notre planète. Ainsi, la Lune orbite parfois plus rapidement, parfois plus lentement qu'elle ne tourne autour d'elle-même. Cet effet, appelé la libration en longitude, transmet à un observateur basé sur la Terre l'impression d'un balancement régulier de 7° 53', une fois par mois vers l'est, une fois vers l'ouest.
Libration en latitude : La libration en latitude, grâce à laquelle une partie de la zone polaire nord, en alternance avec une partie de celle du sud, devient visible, s'explique par l'angle de 6° 40' que forme l'équateur de notre satellite avec son plan orbital. La libration diurne, due au mouvement de la rotation de la Terre, qui ne dépasse pas 1°, entraîne un changement de la face visible de la Lune entre le coucher et le lever. Pendant que les autres formes de libration ne consistent qu'en un balancement apparent, la libration physique est une oscillation effective de la Lune autour d'un point donné, provoquée par l'influence qu'exerce sa forme non sphérique sur son équilibre.

Lieue (en anglais « league ») : Ancienne mesure de longueur qui a la propriété d'être la vingtième partie de la distance mesurée sur un grand cercle de la Terre entre les côtés d'un angle au centre de un degré ; la lieue marine est à peu près équivalente à trois milles, mesure itinéraire romaine correspondant à mille doubles pas et qui avait cours depuis la frontière italienne jusqu'à Lyon ; elle vaut trois milles marins.
La lieu marine est de 2,851 toises ; elle vaut à 5,555 mètres.
La lieue marine et le mille marin sont à la fois des unités angulaires et des mesures itinéraires. Ce sont, comme l'heure et la minute, de vieilles unités qui datent d'avant le système métrique.
Le mille marin est une unité de longueur autorisée dans la navigation aérienne ou maritime.
La lieue marine, de 20 lieues au degré, ne doit pas être confondue avec la lieue commune de France ou lieue géographique, de 25 au degré.

Ligature :

Ligne (en anglais « yarn ») : Cordage composé de trois lusins commis de gauche à droite, et qui sert à une infinité d'usages, notamment pour faire tous les amarrages solides, les rabans, les transfilages, les bagues, les lignes de pêche, de loch, de sonde.

Ligne cotidale : Courbe représentant, sur une carte, tous les points pour lesquels la pleine mer a lieu à la même heure.

Ligne de mouillage : Ensemble du câble-chaîne et de l'ancre.

Lignerolle (en anglais « small line ») : On fait de la lignerolle en partageant un fil de caret en deux parties qui, tordues chacune de gauche à droite, sont ensuite commises de droite à gauche.

Limande : Bande en toile goudronnée qu'on enroule souvent sur les ralingues avant de les fourrer.

Limite d'élasticité : Si on dépasse la limite d'élasticité d'un cordage, ses éléments glissent les uns sur les autres et le cordage ne reprendra pas sa longueur initiale lorsque la charge exercée sur lui aura cessé.

Limites de côtes : Ligne passant par deux ou plusieurs objets remarquables à terre ou des marques de balisage et marquant une limite au-delà de laquelle la navigation n'est pas sûre ; les navires à voiles qui tirent de bords pour progresser contre le vent doivent impérativement avoir viré de bord et changé de route avant de la franchir pour s'en écarter.

Limbe : Le limbe d'un sextant

Lisses (en anglais « rising line », « rail », « ribband ») : Pièces de construction placées longitudinalement entre les couples.
Particulièrement, pièce plate horizontale reliant les couples, au-dessus du pavoi.

Lisse d'hourdi : Pièce de charpente disposée transversalement au-dessus de l'étambot, sous la barre d'arcasse.
Lorsqu'il n'y a pas d'arcasse, la lisse d'hourdy est placée directement sur le sommet de l'étambot.

Liston (en anglais « little rail ») : Décoration courant d'avant en arrière sur le bordé.

Lit du vent (en anglais « eye of the wind ») : Le lit du vent est le rumb ou la direction d'où souffle le vent.

Livarde (ou Baleston) (en anglais « sprit of a shoulder of mutton sail») : Perche ou arc-boutant avec lequel on élève et pousse, diagonalement, sous le vent du mât et vers l'arrière, le point supérieur d'une sorte de voile trapézoïdale ou aurique qui porte le nom de voile à livarde.
La livarde s'appuie sur une estrope fixée au mât.
Dans la Méditerranée, la livarde s'appelle baleston.

Livre de loch (en anglais « log book ») : On utilise quelquefois l'expression « livre de loch » pour désigner le casernet de la Passerelle.

Loch (en anglais « log ») : Le loch est un dispositif permettant de connaître la vitesse du navire.
Le loch ancien (milieu du XVIIIème siècle) était constitué d'une petite planchette de chêne appelée bateau d'environ un pied de haut sur cinq à six pouces de large, avec aux côtés deux petits tuyaux de bois pour aider à la soutenir, chargée sur l'arrière d'une petite bande de plomb pour qu'elle puisse flotter verticalement, et qu'on jette à la mer à l'aide d'une ligne on dit que la ligne du loch file.
La longueur de la ligne et la distance entre les nœuds étaient convenablement choisis.
Si on compte les nœuds qui passent pendant un espace de temps de 30 secondes (soit 1/120ème d'une heure) et qu'on adopte une distance entre les nœuds de 1/120ème de mille (15,64 mètres), on obtient directement, le nombre de nœuds filés égal à la vitesse en milles par heure.
Dans la pratique, on augmente un peu la distance entre les nœuds pour tenir compte de l'entraînement du flotteur par le navire ; le ministre de la Marine Maurepas, au XVIIIème siècle, avait fixé la division de la ligne de loch à 47 pieds et 6 pouces (15,20 mètres) ; Borda conseillait d'adopter 45 pieds (14,62 mètres).
Au XIXème et au début du XXème siècle on utilisait le loch Walker constitué d'une hélice (appelée le poisson) mise à l'eau derrière le navire et reliée par une ligne sans torsion à un dispositif compteur de tours fixé à l'arrière du navire : connaissant les caractéristiques du poisson, la différence des lectures du compteur permet de connaître la distance parcourue entre les deux lectures.
Les lochs actuels sont soit à tube de Pitot (loch SAL), soit électro-magnétiques, soit à effet Doppler ; les plaisanciers utilisent parfois des lochs constitués d'une petite hélice placée sous la coque qui entraîne un alternateur : la tension débitée par l'alternateur permet de déduire la vitesse actuelle.

Locman : Synonyme de lamaneur.

Lof (en anglais « weather side », « loof », « tack ») : Le lof d'un navire est le bord ou côté de ce navire qui se trouve frappé par le vent.
Le grand lof (ou lof de la grand voile) et le lof de misaine sont les points inférieurs de ces voiles y compris les poulies qui y sont placées pour servir à les amurer, à les border et à en carguer les points.

Lof pour lof : Un navire vire lof pour lof quand il vire vent devant ; recevant le vent par un bord de l'avant, il vient vers le lit du vent, change d'amure et reçoit ensuite le vent par l'autre bord.

Lofer (en anglais « to round ») : Faire venir le cap du navire plus près du lit du vent, de telle sorte que la quille du navire fasse un angle moins ouvert avec la direction d'où souffle le vent.

Loi nationale : Lorsqu'une loi nationale a été votée par l'Assemblée Nationale et le Sénat, promulguée par le Président de la République et publiée au Journal officiel de la République française, cette loi s'applique aux ressortissants français et, dans certains cas, aux étrangers.
Des lois nationales reprennent les dispositions des conventions internationales en vigueur qui ont été ratifiées par la France.

Longitude (en anglais « longitude ») : La longitude d'un lieu est l'arc de l'Équateur terrestre compris entre le méridien origine et le méridien du lieu.

Louvoyer (en anglais « to ply to windwards ») : Naviguer au plus près du vent, en changeant régulièrement d'amures, pour faire route vers la direction d'où souffle le vent.

Lover (en anglais « to coil ») : Enrouler un cordage sur lui-même lorsqu'il n'est pas utilisé, de gauche à droite s'il est commis à droite ou de droite à gauche s'il est commis à gauche.

Loxodromie (en anglais « rhumb line ») : Ligne qui forme avec tous les méridiens un angle constant.
Sur la carte marine en projection dite de Mercator, toutes les loxodromies sont représentées par des lignes droites.
Un marin navigant à cap constant suivra une route loxodromique car il coupera tous les méridiens à angle constant ; la représentation de cette route sur la carte marine dite de Mercator sera une droite.

Lumière (en anglais « hole ») : La lumière d'une pompe (en anglais « pump hole») est le trou pratiqué en haut et sur le côté d'une pompe et par où l'eau élevée par cette pompe sort pour passer par la manche qui la conduit au dalot.

Lunaison¨: Espace de temps compris entre deux nouvelles lunes consécutives ; c'est le mois synodique.
Depuis 1923, chaque lunaison reçoit un numéro d'ordre.
Exemple: la nouvelle nune du 8 septembre 1991 marqua le début de la 850 ème lunaison.
La durée de la lunaison varie de 29,32 jours à 29,77 jours avec une moyenne de 29,530588 jours.
Callipe au IVe siècle avant notre ère utilise une valeur de 29,530851 jours.
Le calendrier juif établi par Hillel II au IVe siècle après JC utilise une lunaison de 29,530594 jours (excès de seulement 0,59 seconde par lunaison).

Lune (en anglais « moon ») : La Lune est un satellite de la Terre, c'est-à-dire qu'elle l'accompagne dans sa révolution annuelle autour du Soleil ; pendant cette révolution, la Lune tourne autour de la Terre et cette autre révolution de la Lune, rapportée au Soleil, est de 29 jours 12h 44mn 3s et on l'appelle révolution synodique.
Le retour du passage de la Lune au méridien d'un même lieu éprouve tous les jours un retard de 50mn 28s soit 13° de différence dans le ciel avec celle du jour précédent.
Les différents aspects de la Lune constituent les phases de la Lune :
- À la nouvelle lune, conjonction des positions de la Lune et du Soleil, la moitié de la Lune qui est éclairée par le Soleil nous est invisible.
- À la première quadrature, position intermédiaire entre les moments de nouvelle lune et de pleine lune, la moitié seulement de la partie de la Lune qui est éclairée par le Soleil est visible ; si l'on prolonge le diamètre qui sépare la moitié éclairée et la partie sombre de la Lune par une ligne droite invisible, on imagine un « p » minuscule (comme premier) dans la figure formée par le demi-cercle éclairé de la Lune et cette ligne. La première quadrature prend le nom de premier quartier.
- À la pleine lune, opposition des positions de la Lune et du Soleil, la moitié de la Lune qui est éclairée par le Soleil nous est visible.
- À la seconde quadrature, position intermédiaire entre les moments de pleine lune et de nouvelle lune, la moitié seulement de la partie de la Lune qui est éclairée par le Soleil est visible ; si l'on prolonge le diamètre qui sépare la moitié éclairée et la partie sombre de la Lune par une ligne droite invisible, on imagine un « d » minuscule (comme dernier) dans la figure formée par le demi-cercle éclairé de la Lune et cette ligne. La seconde quadrature prend le nom de dernier quartier.


Lusin (en anglais « houseline ») : Cordage constitué par deux fils à caret de premier brin tordus ensemble.
Le lusin est un véritable fil retord, c'est-à-dire qu'il est fait avec deux fils simplement tordus mais pas commis ; on le trempe dans le goudron pour éviter qu'il se détorde.
On utilise le lusin pour arrêter les bouts des cordages de circonférence moyenne.
Le lusin s'emploie pour les amarrages et le merlinage des voiles ; il ne diffère du merlin qu'en ce qu'il a un fil en moins.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

Machine (en anglais « engine ») : Le mot employé seul est réservé à l'appareil mécanique de propulsion du navire, principalement un moteur diesel ou une installation comprenant une chaudière, des turbines à vapeur et un réducteur.
Remarque : C'est en ce sens que les voileux disent : « l'état naturel d'une machine est la panne ».

Madier : Synonyme de varangue en Méditerranée.

Madier fond de planche : Synonyme de varangue plate en Méditerranée.

Madier fond d'estelle : Synonyme de varangue acculée en Méditerranée.

Maille : Intervalle entre deux membrures.

Mailloche : Outil en bois servant à fourrer les cordages.

Maillon de chaîne (en anglais « schakle ») : Unité de longueur de la chaîne d'ancre valant environ 30 mètres. Les maillons sont reliés ensemble par des mailles spéciales ; les extrémités de chaque maillon sont repérées avec un marquage spécial permettant de savoir la touée de chaîne qui a été mise à la mer.
Dans la pratique, les longueurs des maillons peuvent varier, selon les navires, de 25 mètres à 50 mètres ; les longueurs les plus courantes sont 28 mètres, 30 mètres et 33 mètres.

Maître (en anglais « Master ») :

Maître-bau : Le maître-bau est le bau situé dans la plus grande largeur du navire ; la valeur du maître-bau augmentée des épaisseurs des deux bordés donne la largeur hors-tout du navire, sauf si les superstructures dépassent de la largeur de la coque.

Maître-couple : Couple du navire ayant la plus grande largeur.

Maître d'Équipage : Marin expérimenté responsable de l'équipage du pont.

Maître-gabarit :
Maître-gabarit, tablette et trébuchet sont les trois instruments d'une technique de conception non-graphique des carènes et de réalisation des membrures, c'est-à-dire d'un savoir-faire sans plans de construction.

Maîtresse (en anglais « Main », « chief ») : La maîtresse partie du navire est celle qui est comprise entre l'estain et les allonges de cornière où commence la poupe, et le couple de coltis où commence la proue.
La maîtresse-varangue est la varangue du maître-couple.
La maîtresse-ancre est l'ancre la plus forte.

Majeur (en anglais « lower »,« main »,« chief ») : Les mâts majeurs d'un navire sont le grand mât, le mât de misaine, le grand mât de hune et le petit mât de hune ; les voiles établies sur ces mâts sont dites les quatre voiles majeures.
Les lieues majeures sont les lieues que l'on parcourt sur un grand cercle du globe terrestre.

Majeures (Voiles - ) : Ce sont les huniers et les basses voiles.

Mal de mer (en anglais « sea sick ») : Malaise physique qui survient lorsque le navire fait route alors que la mer est mauvaise et qui peut affecter plus ou moins gravement, ou ne pas concerner les personnes embarquées.
Le mal de mer est comme le sommeil : s'il survient lorsque l'on n'a rien à faire, on ne peut pas lutter.

Maline (en anglais « full tide », « spring tide ») : On donne le nom de malines aux grandes marées de nouvelle et de pleine lune ; et la qualification de « grandes malines » aux malines des équinoxes.

Malle-poste ou malle (en anglais « mail ship ») : Navire à voiles ou à propulsion mécanique effectuant le service postal.
Les compagnies exploitant les malles-postes sont habituellement subventionnées par les États ; pour cette raison, elles ne sont pas autorisées à transporter, sur les navires postaux, certaines marchandises notamment en vrac, afin de ne pas faire de concurrence déloyale aux transporteurs non subventionnés..
Outre la malle des lettres et des paquets, les malles sont autorisées à transporter des passagers payants.
Le mot « malle » est principalement utilisé en Manche ou mer du Nord ; c'est l'équivalent du mot « paquebot » utilisé en Atlantique ou du mot « courrier » utilisé en Méditerranée.

Manche (en anglais « hose », « pump hose »,« strait »,« channel ») :1 - On appelle manche, dans la marine, ce que les pompiers appellent « tuyau ».
Une manche est une sorte de conduite en toile double que l'on emploie pour recevoir l'eau que les pompes dégagent et la conduire aux dalots où elle s'écoule à la mer par d'autres manches.
On appelle manches les conduites souples ou semi-rigides qui sont employées pour le refoulement ou l'aspiration des pompes ; des manches semi-rigides et annelées sont employées pour l'aspiration afin qu'elles ne s'aplatissent pas sous l'effet de la dépression créée par l'aspiration de la pompe.
2 - On appelle manches certains détroits : la Manche d'Angleterre (connue sous le nom de « la Manche » en France et « the Channel » au Royaume-Uni) la Manche de Bristol (ou Canal de Bristol).

Mandeur (en anglais « heaving line ») : Autre appellation du lance-amarres, spécialement en Méditerranée.
Petite aussière à laquelle on a confectionné une pomme à un bout pour la lester et qui sert à faire passer des amarres ; on envoie le bout lesté du mandeur à bonne distance avec un grand balancement du bras, puis on fixe le bout de l'amarre au bout libre du mandeur.
On l'appelle aussi « touline ».

Manille (en anglais « shackle ») : Fer rond en forme de fer à cheval, fermé par un boulon mobile et qui sert à une foule d'usages, notamment à mettre les bouquets de poulies dans les points de basses voiles ; le boulon de ces manilles est à clavette.

Manœuvre : 1 - (en anglais« manœuvre ») Une manœuvre est une opération, un mouvement qui nécessite un changement d'allure ou de cap.
2 - (en anglais « rigging ») Une manœuvre est également un morceau de cordage ou de chaîne disposé à bord pour le gréement ou pour le jeu des vergues et des voiles ; il y a les manœuvres courantes et les manœuvres dormantes.

Manœuvre (Capacité de - restreinte) : Un navire à capacité de manœuvre restreinte a une capacité de manœuvre diminuée par la nature de ses travaux et il ne peut pas toujours s'écarter de la route d'un autre navire conformément aux prescriptions du règlement international pour prévenir les abordages en mer ; de jour il montre 3 marques noires superposées à l'endroit le plus visible, de haut en bas : une sphère, un bi-cône et une sphère ; de nuit 3 feux superposés visibles sur tout l'horizon, le supérieur et l'inférieur étant rouges, celui du milieu blanc.

Manœuvre (Pas maître de sa -) (en anglais « NUC » ou « not under command » ou « not under control »): Un navire qui n'est pas maître de sa manœuvre n'est absolument pas en mesure de manœuvrer en raison de circonstances exceptionnelles ; de jour il porte 2 sphères noires superposées à l'endroit le plus visible, de nuit 2 feux rouges superposés visibles sur tout l'horizon.

Manque à virer : Se dit d'une manœuvre de virement de bord qui a échoué.

Manquer : Faillir à une tâche ; rompre, en parlant d'une manœuvre pou d'une amarre.
L'expression « trop fort n'a jamais manqué » est utilisée pour rappeler qu'un cordage plus fort que ce qui est nécessaire ne cassera pas.

Mantelet : Panneau servant à obturer un sabord s'ouvrant habituellement vers le haut à l'extérieur de la coque..

Marc Saint-Hilaire : On appelle droite de Marc Saint-Hilaire la droite de hauteur calculée par la méthode du vertical estimé (Inventée par Marc de Blond de Saint-Hilaire).

Marche (d'une montre) : La marche d'une montre décrit l'avance ou le retard que prend une montre en un temps donné.
La marche diurne est la quantité dont une montre ou un chronomètre avance ou retarde en un jour.
Une montre qui avance de deux secondes par jour aura une marche de : moins deux secondes par jour.

Marchepied : Cordage installé sous la vergue inférieure d'un voile pour permettre aux gabiers de poser leurs pieds pendant qu'ils serrent la voile, prennent un ris ou effectuent les opérations contraires.

Marée (en anglais « tide ») : Les marées sont la manifestation des attractions qu'exercent l'un sur l'autre deux astres assez proches ; sous l'effet des forces gravitationnelles, ils subissent des déformations pouvant conduire, dans le cas extrême, à leur désintégration.
Les attractions conjuguées du Soleil et de la Lune sur la Terre provoquent les marées océaniques ; la distance entre la Terre et la Lune est environ 400 fois plus petite que celle qui sépare la Terre du Soleil ; c'est pour cette raison que, malgré une masse beaucoup plus faible, c'est la Lune qui joue le rôle décisif.
La marée océanique est un mouvement alterné de montée et de baissée du niveau de la mer par lequel les eaux atteignent sur nos côtes deux pleines mers et deux basses mers entre deux passages consécutifs de la Lune au méridien supérieur du lieu.

Marée observée : La marée observée ne consiste pas en une onde unique, mais en une superposition d'un grand nombre d'ondes de marée de fréquences et d'amplitudes différentes.
La marée observée n'est pas une onde purement progressive ou purement stationnaire.
Les hauteurs des pleines mers et des basses mers qui se suivent sont différentes et les intervalles de temps entre des pleines mers consécutives ne sont pas constants.

Marégramme : Graphe représentant les variations du niveau de la mer, en un lieu, en fonction du temps.

Marnage : Différence des hauteurs d'eau d'une basse-mer et de la pleine-mer qui précède ou qui suit.
Remarque : Jusqu'à la fin des années 1960, on appelait amplitude de la marée ce que l'on appelle maintenant le marnage ; il ne faut plus le faire.

Marque de balisage : Aspect visuel d'une bouée, d'une tourelle, d'une balise, etc. caractérisé par son voyant, la forme et les couleurs de son corps et, éventuellement par les caractéristiques lumineuses du feu dont cette marque est pourvue.
On distingue notamment les marques de balisage latérales et les marques de balisage cardinales les marques spéciales les marques d'eaux saines les marques de danger isolé.

Marques de franc-bord :

Marquise : Genre particulier de tente, qu'on place au-dessus des autres tentes, à un mètre environ, pour empêcher qu'elles ne s'échauffent.

Marteloire (ou martelloio) : Canevas de lignes droites tracé sur certaines cartes marines anciennes et représentant les aires de vent.
Un marteloire se présente comme une circonférence sur laquelle sont répartis seize points équidistants, reliés chacun à tous les autres par une corde.
Chacun des angles inscrits sous-tendant une corde qui joint deux points consécutifs, est égal à 11,25 degrés ; c'est ce que nous appelions naguère un quart.
L'angle au centre correspondant représente naturellement le double, soit 22,5 degrés ; au centre du cercle on définissait 32 rumbs ou quarts ou points du compas dont la valeur était également de 11,25 degrés
L'usage des marteloires est lié à l'apparition de la boussole et a commencé au XIIIème siècle.
Les grandes cartes portulans de la Méditerranée contenaient en général deux marteloires. La position de chaque marteloire n'était pas liée à un point particulier de la carte ; cependant, son orientation servait de référence pour la lecture des routes. Les principaux points de la côte étaient, semble-t-il, reliés entre eux par un relèvement magnétique local.

Les portulans ont été probablement établis non pas pour représenter le monde, mais afin d'aider la mémoire des pilotes engagés sur un itinéraire privilégié.
Tout se passe comme si les portulans avaient été construits pour décrire un itinéraire privilégié, par exemple de l'Île de Bouin vers les Flandres ou l'Angleterre.
À l'empirisme médiéval, allait se substituer, à l'époque de Mercator et de Brouscon, une recherche plus fouillée, plus cohérente, cherchant la connaissance, non pas limitée à des questions particulières, mais dans son universalité. Il ne s'agissait plus seulement de savoir dans quelle direction et à quelle distance se trouvait le port d'arrivée, mais bien de le situer, de se placer et de calculer ensuite routes et distances, dans un contexte qui se voulait universel, applicable à toutes les mers et sous toutes les latitudes.

Nous sommes en présence de sauts dans le progrès technologique. Le premier saut a été marqué par l'utilisation du marteloire, qui va permettre une navigation par tous les temps et en toutes saisons en Méditerranée et, accessoirement, en proche-Atlantique ; le second saut a été la création de la carte moderne, qui permettra l'appréhension du monde entier jusqu'à ce que l'électronique et les satellites constituent à nouveau un autre saut.

Margouillet :

Mascaret : Sorte de mur d'eau bouillonnant, ressemblant à une lame qui déferle sur une plage, ou qui accompagne quelquefois vers l'amont de certains fleuves le front de la marée montante ; le mascaret se rencontre notamment en Dordogne, en Seine, en Amazone.

Masse : L'une des trois grandeurs fondamentales de la Mécanique avec la longueur et le temps ; dans le Système International (appliqué en France, décret n° 61-501 du 3 mai 1961 modifié), l'unité de masse est le kilogramme. La masse peut être considérée comme un coefficient propre à chaque corps, utilisé à la fois pour déterminer le poids de ce corps (il s'agit alors de la masse pesante), et pour déterminer la résistance qu'oppose ce corps à modifier sa propre vitesse (masse d'inertie). Masse inerte et masse pesante sont équivalentes selon un postulat qui n'a jamais été pris en défaut.

Mât :

Matelot (en anglais « seaman », « sailor ») :

Matelotage : Technique pour confectionner des épissures, des surliures etc., ou pour faire des nœuds qui tiendront sans manquer et qui seront facile à défaire lorsqu'il ne seront plus utiles.

Mâtereau : Bout de mât de 8,12 ou 18 mètres de longueur.

Mécanicien : Le rôle du mécanicien n'est pas d'accélérer la marche de la machine, mais d'empêcher qu'elle ne s'arrête.
Les premiers navires à propulsion mécanique ont embarqué un mécanicien pour assurer la conduite et l'entretien de la machins à vapeur ; c'était un terrien qui n'était pas « inscrit maritime », comme on disait jusqu'en 1966.
Lorsque des navires plus gros ont été pourvus de machines pour leur propulsion il est devenu nécessaire d'embarquer un second mécanicien, puis un deuxième second, puis un troisième second ; dans les années 1960 on voyait encore, au-dessus des cabines des officiers mécaniciens de certains navires anciens, les indications « premier second mécanicien », « deuxième second mécanicien », « troisième second mécanicien » ; c'est la raison pour laquelle le deuxième mécanicien est appelé « second mécanicien » et non pas « deuxième mécanicien », même s'il y a six officiers mécaniciens à bord du navire.
Les mécaniciens des navires de commerce sont maintenant des marins.
On embarque à bord des navires de commerce des officiers mécaniciens, des maîtres mécaniciens, des maîtres électriciens, des ouvriers mécaniciens, des graisseurs, des chauffeurs, des électriciens, des nettoyeurs, des novices mécaniciens.

Membrure : Pièce de construction sur laquelle dont fixés les bordés et les vaigrages.
Une membrure est composée de deux demi-couples symétriques ; les mots membrure et couple sont souvent utilisés l'un pour l'autre.
On dit la membrure pour désigner l'ensemble des couples du navire.

Membrure première (Construction à - ) : Type de construction de carènes commençant par la mise en place de la membrure, puis du bordé.
On dit « construction sur squelette ou à franc-bord membrure première » par opposition à « construction en coquille ou bordé premier ».
La construction navale à franc-bord « membrure première » repose sur l'emploi du maître-gabarit, de la tablette et du trébuchet.

Mercator : Mercator est en réalité le nom d'usage sous lequel est connu le cartographe et mathématicien flamand Gehard Kremer (1512 -1594).

Mercator a, entre autres, édité un atlas des cartes de Ptolémée.

Mercator est surtout connu parce qu'il a réalisé un canevas permettant de représenter, sur une surface plane, les loxodromies par des droites.
En réalité, la carte publiée par Mercator lui-même était très perfectible ; les intervalles entre les parallèles n'avaient pas été calculés ; ils avaient probablement été obtenus par des constructions géométriques astucieuses, comme on aimait en faire à cette époque, ou encore à partir des tracés relevés sur un globe terrestre.

Mercator ne connaissait pas le calcul différentiel inventé par Leibniz et Newton à la fin du XVIIème siècle, ni le calcul intégral, ni les logarithmes inventés par Neper en 1620.

C'est l'Anglais Édouard Wright (1561-1615) qui a le premier réalisé l'écartement progressif des parallèles, pas encore en utilisant une solution rigoureuse, mais avec une approximation suffisante pour les besoins pratiques de la navigation.
Wright a clairement énoncé la propriété fondamentale de la carte de Mercator : la similitude des petites figures et la conservation des angles.

Wright a permis aux navigateurs de résoudre sur la carte de Mercator le problème de l'estime qui permet d'obtenir la distance loxodromique exacte parcourue à route constante : on construit sur l'échelle des longitudes de la carte un triangle rectangle déterminé par le chemin en latitude entre le point de départ (de latitude φD) et le point d'arrivée (de latitude φA) , sachant que l'angle de route est Rv : l'hypoténuse de ce triangle représente la distance loxodromique m cherchée :

φA - φD = m cos Rv

La principale propriété de la carte marine dite de Mercator est d'être conforme, c'est-à-dire qu'un angle relevé sur la Terre est représenté par un angle égal sur la carte : en chaque point de la carte, le rapport de la longueur d'une minute de degré de latitude à la longueur d'une minute de degré de longitude est le même que sur la Terre.
Pour la deuxième édition de sa carte en 1610, Wright prit la peine de calculer les longueurs de toutes les minutes du méridien de la carte jusqu'à la latitude de 89° 59', avec des erreurs négligeables jusqu'à la latitude de 70° (il avait calculé les sécantes jusqu'à la quatrième décimale).
Gunter a proposé en 1623 une méthode par la latitude moyenne ; cette méthode commode et ne nécessitant pas le recours aux latitudes croissantes est encore utilisée et elle est considérée comme une méthode de bonne approximation pour les courtes distances.

Vers 1645, Henry Bond fit savoir qu'il avait découvert, on ne sait comment, que les résultats de Wright étaient proportionnels aux logarithmes népériens des tangentes des demi-latitudes augmentées de 45° :

L (φ) = Log tg( φ/2 + 45 )

Cette fonction est la variable de Mercator, encore appelée la « latitude croissante » de φ ; elle donne la distance à l'équateur terrestre du parallèle de latitude φ et elle s'exprime en minutes de degré d'Équateur.

Pour calculer la route RV , ou angle de rhumb, qui permet d'aller d'un point de départ D (latitude φD et longitude LD ), à un point d'arrivée A (latitude φA et longitude LA ), on utilise la relation suivante :

tan RV = ( LD - LA ) / ( L (φD ) - L (φA ) )

Halley a remarqué en 1695 que la projection stéréographique d'une loxodromie sur l'Équateur était une spirale logarithmique ; il en a tiré la justification de l'équation de la courbe loxodromique.

Fonction λ = L (φ) (latitude croissante).

Édouard Wright avait montré que la distance sur la carte d'un parallèle de latitude géographique φ est égale à la somme des longueurs calculées selon sa méthode de toutes les minutes de latitude entre l'équateur et le parallèle de latitude φ.

Roger Cotes, en 1714, a amélioré la démonstration de Halley, en la simplifiant ; connaissant les logarithmes et le calcul intégral, il a choisi des longueurs élémentaires dφ beaucoup plus petites qu'une minute de degré ; la latitude croissante λ = L (φ) est alors la somme, dans l'intervalle compris entre 0 et φ, de tous les dλ = dφ / cosφ .

λ = L (φ)= ∫dφ / cosφ = Log tg ( φ/2 + 45 )

Mercator (Projection de - ) : La surface quasi-sphérique de la Terre est projetée sur un cylindre circonscrit à l'équateur terrestre ; l'axe du cylindre est confondu avec la ligne des pôles de la sphère terrestre.
Remarque : On évitera de dire que le cylindre de projection est tangent à l'équateur ; si c'était le cas, le cylindre serait extérieur à l'équateur car, par définition, deux lignes tangentes n'ont qu'un seul point en commun et, en réalité, toute la ligne représentant l'Équateur est commune avec un cercle du cylindre sur lequel on effectue la projection.
L'Équateur terrestre, qui est un grand cercle, et les petits cercles parallèles à l'Équateur, appelés parallèles, sont représentés sur la carte de Mercator par des droites parallèles (horizontales si le nord est en haut).

Les méridiens terrestres, qui sont des grands cercles, sont représentés sur la carte de Mercator par des droites parallèles, perpendiculaires à l'équateur et aux parallèles, (et donc verticales si le nord est en haut) ; les minutes de longitude sur la carte sont égales sur tous les parallèles, contrairement aux minutes de longitude sur la Terre, qui vont en diminuant au fur et à mesure que le parallèle considéré est éloigné de l'Équateur et que les méridiens se rapprochent les uns des autres, jusqu'à se rejoindre au pôle.

En chaque point de la carte de Mercator, le rapport d'un élément de méridien à un élément de parallèle est le même que sur la Terre ; les minutes de latitude sur un méridien de la carte sont de plus en plus grandes, au fur et à mesure que l'on s'éloigne de l'Équateur ; c'est le contraire pour les minutes de latitude sur la Terre : les minutes de latitude sont toutes égales sur les méridiens terrestres, de l'équateur au pôle (à l'aplatissement de la Terre près).

Méridien : Grand cercle de la Terre passant par ses 2 pôles.
- Le méridien d'un lieu est le grand cercle qui passe à la fois par les pôles du monde, le zénith et le nadir du lieu.
- Le méridien supérieur est la portion du méridien comprise entre les pôles et qui contient le zénith.
- Le méridien inférieur est la portion du méridien comprise entre les pôles et qui contient le nadir.

Méridien céleste : Le méridien céleste d'un lieu est le demi-grand cercle de la sphère céleste contenant les pôles célestes et le zénith du lieu.
Par extension, le méridien céleste d'un lieu est le demi-plan contenant ce demi-grand cercle.

Méridien de Greenwich : Le méridien de Greenwich est le méridien passant par l´observatoire de Greenwich.
Le méridien de Greenwich a été choisi comme le méridien origine international.
Le méridien de Greenwich est maintenant remplacé, en tant que méridien origine, par le méridien terrestre origine.

Méridien origine : Méridien origine pour compter les longitudes sur l'Équateur.
Pendant longtemps, il s'est agit du méridien de l'Île de Fer.
Puis ce furent principalement le méridien de Paris et le méridien de Greenwich, selon les cartes ; le méridien de Greenwich est situé à 2° 20' 14'' à l'ouest du méridien de Paris.
Le méridien de Greenwich est devenu méridien international en 1884 mais, jusqu'à la Première Guerre Mondiale, les cartes françaises n'ont porté que les échelles de longitudes rapportées au méridien de Paris.
Puis, le Service Hydrographique français a fait figurer sur les cartes qu'il publiait les deux échelles de longitude, rapportées l'une au méridien de Paris, l'autre le méridien de Greenwich ; dans les années 1970, certaines cartes du Service hydrographique français portaient encore les deux échelles de longitudes.
Actuellement, le méridien origine se déplace très légèrement d'un côté et de l'autre du méridien de Greenwich, pour suivre l'évolution des mouvements relatifs de la Terre et du Soleil. C'est un méridien terrestre, proche du méridien de Greenwich, défini conventionnellement par les coordonnées de points de la surface terrestre.

Méridien terrestre d'un lieu : Le méridien terrestre d'un lieu est le demi-grand cercle de la sphère céleste géocentrique contenant les pôles terrestres et dont le demi-plan passe par le point considéré.

Méridienne : La méridienne est l'intersection du plan méridien avec l'horizon ; c'est une ligne qui va du Nord au Sud à la surface de la mer et qui passe par l'observateur.
On appelle hauteur méridienne la hauteur d'un astre au moment de son passage au méridien mobile du navire ; l'heure de la méridienne est très voisine de l'heure de la culmination maximum, mais les deux ne sont pas nécessairement confondus.
La hauteur méridienne permet, par un calcul simple, de connaître la latitude du navire, puisque l'angle horaire local est nul.
La hauteur méridienne du Soleil est essentielle pour la détermination du « point de midi », lorsque l'on ne compte que sur les observations astronomiques pour connaître sa position.

Merlin (en anglais « marline ») :cordage constitué par trois fils à caret de premier brin commis ensemble.
La fabrication du merlin ressemble à celle du bitord, sauf que le merlin compte trois brins et le bitord deux seulement.
Le merlin s'ourdit ordinairement sur une longueur de 50 mètres.
Le merlin sert à arrêter l'extrémité des gros cordages.
On le goudronne souvent, mais on garde blanc celui qui servira à nouer les cordages de manœuvre non goudronnés eux-mêmes.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

Merliner : Fourrer avec du merlin.
Les ralingues sont merlinées aux points d'écoute.

Métacentre : Le métacentre d'un navire pour une inclinaison θ est le point d'intersection des lignes d'action des forces de poussée pour des inclinaisons voisines de l'angle θ.
Les forces de poussée s'appliquent au centre de carène.
On distingue le métacentre transversal m et le métacentre longitudinal M.

Mètre : À l'origine, le mètre a été choisi comme étant la longueur de la dix millionième partie du quart du méridien terrestre, compté de l'Équateur au Pôle Nord.
Pour obtenir l'équivalence du mètre avec les unités de mesure des longueurs de l'ancien régime, Pierre-François Méchain et Jean-Baptiste-Joseph Delambre ont mesuré, par triangulation, entre juin 1792 et juin 1799, la distance de Dunkerque à Barcelone.
La longueur du mètre retenue a alors été de 3 pieds et 11296 lignes de la toise du Pérou, à la température de 16 degrés un quart.

Mette à la cape :

Mettre en panne :

Mille marin (en anglais « nautical mile ») : On appelle mille marin la longueur d'un arc de grand cercle terrestre sous-tendu par un angle d'une minute de degré, mesuré du centre de la Terre ; le mille marin est appelé « nautique » dans la Marine Nationale et par les aviateurs (« nautique » est tiré de l'expression « nautical mile» en usage dans les forces armées des pays de l'OTAN).
Le mille marin est une unité de longueur autorisée dans la navigation aérienne ou maritime.
Le mille marin est l'unité de longueur utilisée pour mesurer les distances parcourues en mer.
La longueur retenue en 1929 pour le mille marin international est de 1852 mètres.
Le mot « Mille », dans cette acception, vient du mot « mil » qui était l'unité de distance utilisée sur les galères en Méditerranée au XVIIème siècle et qui correspondait à mille pas de cinq pieds.
Lorsqu'il a été utilisé dans le Ponant, le « mil » s'est écrit « mille ».
Le père Fournier écrivait en 1647 dans son ouvrage « Hydrographie » (page 552 de la première édition) que l'on compte soixante mille pas de 5 pieds dans un degré de grand cercle de la Terre.
On sait par ailleurs qu'il y a 20 lieues dans un degré de grand cercle.
Par conséquent on compte 3 milles par lieue marine ou 60 milles par degré de grand cercle et le mille marin correspond à la longueur de 1 minute de degré d'un grand cercle de la Terre.
La valeur moyenne, en mètres, de la longueur du mille à la surface de la Terre est le quotient de 10 000 kilomètres (c'est la longueur du quart du méridien adoptée, après mesure de la Terre par triangulation, pour la définition initiale du mètre) par 5 400 (nombre de minutes de degré dans le quart du méridien), soit 1851,851852 mètres.

Minahouet : Planchette en bois qui remplace la mailloche à fourrer.

Minute : Le mot minute est un diminutif de « minuscule » ; il est l'équivalent de « sous-multiple d'une unité de mesure sexagésimale » ; on distingue les minutes de l'unité « degré », les minutes de l'unité « heure », etc.

L'usage est d'abréger les expressions :

- « minute première » (sous multiple de...) en « minute »,

- « minute seconde (sous-sous-multiple de...) en « seconde »,

- « minute tierce (sous-sous-sous-multiple de...) en « tierce », etc.

Note : On s'abstiendra d'utiliser des expressions telles que « minute de temps » ou « minute d'angle » qui n'ont aucun sens ; on se souviendra qu'en Cosmographie les angles se mesurent : soit en degrés, soit en heures, une heure étant égale à quinze degrés.

Misaine (Mât de - ) (en anglais « fore mast ») : Le plus en avant des bas-mâts verticaux sur les bâtiments qui en ont plusieurs.

Misaine (Voile de - ) (en anglais « ») : Basse voile carrée du mât de misaine sur les bâtiments à trait carré.
Basse voile aurique des goélettes.
Voile du mât de misaine dans les bateaux et canots.
On appelle misaine goélette des bâtiments carrés la voile aurique de leur mât de misaine.
On dit misaine carrée, misaine goélette, misaine latine, misaine à livarde, misaine en houari, etc. suivant le genre de la voile portée par le mât.

Mois lunaire anomalistique : Espace de temps compris entre deux passages successifs de la Lune au périgée de son orbite : 27,55455 jours, soit 27 jours 13 heures 18 minutes et 33,1 secondes.
Le mois anomalistique est plus long que le mois sidéral.

Mois lunaire sidéral : Temps mis par la Lune pour se retrouver dans une position identique par rapport à une étoile donnée : 27,3216609 jours, soit 27 jours 7 heures 43 minutes et 11,3 secondes.

Mois lunaire synodique : Espace de temps entre deux nouvelles lunes successives, encore appelé mois lunaire ou lunaison : 29,5305881 jours, soit 29 jours 12 heures 44 minutes et 2,8 secondes.

Mollir (en anglais « to ease ») : I - Le vent mollit quand il diminue de force.
II - On mollit une amarre quand on la lâche un peu pour qu'elle ait moins de raideur ou de tension.
III- Mollir la barre, c'est diminuer l'angle de barre (Ease the helm en anglais).

Montant : Période de la marée pendant laquelle le niveau de l'eau monte ; intervalle de temps entre la basse mer et la pleine mer qui la suit.
Synonymes: marée montante, montée, flux.

Montre marine (en anglais «time keeper ») : Les montres marines portent aussi le nom de chronomètre, d'horloges marines ou de garde-temps ; ce sont des instruments d'horlogerie de très grande position, nécessaires pour calculer la longitude du lieu où l'on se trouve.
L'idée d'appliquer les montres marines à la détermination de la longitude en mer remonte à 1520 ou 1530 ; mais l'imperfection des montres de cette époque ne permettait pas de les employer avec satisfaction à cet effet.
Une montre marine est une grosse montre à secondes d'une marche très régulière ; elles sont enfermées dans des boites où elles sont suspendues à la cardan, comme les boussoles.

Moque (en anglais « dead block ») : I - Bloc de bois à peu près lenticulaire, cannelé sur l'épaisseur de son contour pour recevoir une estrope, et évidé à jour dans sa partie centrale. On s'en sert pour rider ou tendre un étai de bas mât : deux moques sont alors estropées, l'une à l'extrémité inférieure de l'étai, l'autre à l'extrémité supérieure de son collier. ; une ride passant par la partie évidée ou par le trou de chacune des deux moques, sert à opérer la tension.
La moque est, comme le cap de mouton, une sorte de poulie sans réa.
II - Appellation familière de toutes sortes de récipients de réemploi servant à des usages variés (ancienne boite de conserve, pot à peinture vidé de son contenu et réutilisé, etc.).

Mordre : Synonyme de s'engager, se prendre.
On dit que la toile se mord, ou qu'elle est mordue, quand elle s'engage dans le réa d'une poulie.
On dit d'un cordage que l'on vire sur une poupée de treuil qu'il mord quand il est passé sous d'autres tours qui le serrent.

Morte eau (en anglais « neep tide ») : Période à faible marnage lors des quarts de Lune.

Mou : Un cordage a du mou quand il n'est pas tendu ; il y a du mou dans la chaîne d'ancre quand elle ne force pas ; donner du mou à un cordage, c'est en diminuer la tension en filant un peu de longueur.

Mouillage (en anglais « anchorage ») : Lieu convenable pour tenir un navire à l'ancre. C'est aussi la manœuvre par laquelle un navire gagne ce lieu et laisse tomber son ancre pour le retenir.
La ligne de mouillage comprend une ancre, une chaîne et parfois un câblot.
On estime depuis l'Ancien Régime et la marine à voiles que l'on doit mouiller une longueur de câble égale à trois fois la hauteur d'eau.
On admet souvent que la longueur totale de la ligne de mouillage d'un petit bateau de plaisance doit être au moins cinq fois la longueur du bateau.

Mouiller (en anglais « to anchor ») : Mouiller une ancre, c'est laisser tomber cette ancre pour qu'elle croche le fond et offre la résistance voulue.
Remarque : « Mouiller avec sa quille » est une expression familière qui signifie « être échoué ».

Nadir : Point où la verticale prolongée dans la direction des jambes de l'observateur touche le globe terrestre.
L'opposé du nadir est le zénit.

Nage : Action des rameurs sur les avirons d'une embarcation ou sur les rames d'un navire pour lui donner de la vitesse.

Navigation : Science permettant de connaître sa position à la mer.

Navigation côtière : Science permettant de connaître sa position à la mer en utilisant les relèvements et les alignements d'amers à terre, les marques flottantes et en utilisant le plomb de sonde pour connaître le brassiage et la nature du fond.
Actuellement, on utilise également les relèvements et les distances observés avec le radar ou les relèvements des radio-phares en utilisant le radio-goniomètre.

Navigation hauturière : Science permettant de connaître sa position à la mer en observant et en réduisant la hauteur des astres.

Navire (en anglais « vessel ») : Selon le règlement international pour prévenir les abordages en mer, le terme « navire » désigne tout engin ou tout appareil de quelque nature que ce soit, y compris les engins sans tirant d'eau, les navions et les hydravions, utilisé ou susceptible d'être utilisé comme moyen de transport sur l'eau.
Le sens du mot navire peut changer avec le contexte ; certains textes législatifs ou réglementaires adoptent d'autres définitions du mot navire.

Niveau moyen : Niveau résultant d'une opération de filtrage numérique consistant à éliminer de la hauteur d'eau observée les composantes périodiques de la marée.
Les niveaux moyens journaliers, mensuels, annuels, etc. sont obtenus en effectuant la moyenne de cette quantité.

Nœud (en anglais « knot ») : I - Division de la ligne de loch ; la ligne de loch est marquée par des nœuds espacés de 45 ou 46 pieds (environ 15 mètres), c'est-à-dire la 120ème partie d'un mille marin.
En 1781, Gaigneur, hydrographe, écrit que la majorité des navigateurs s'écartent de la division absolue de la ligne de loch, qui doit être de 47 pieds 6 pouces entre les nœuds ; chaque pilote la modifie selon ses préjugés : certains adoptent 42 pieds 6 pouces, d'autres 43, 44 ou 45 pieds ; Verdun de la Crène, Pingré ou Borda conseillent d'adopter 45 pieds (14,62 mètres) car il est nécessaire de diminuer un peu la longueur par rapport à la longueur exacte, pour tenir compte de l'entraînement du flotteur par le bâtiment.
En employant des sabliers de 30 secondes, avec des divisions de la ligne de loch trop courtes, les pilotes estiment la vitesse trop grande ; mais si le sablier n'est plus que de 25 ou 26 secondes, parce que les grains sont usés, l'erreur se trouve en partie rectifiée. Les grains s'usent surtout s'ils proviennent de coquilles d'œufs pilées.
Le nombre de nœuds filés en 30 secondes ou pendant la 120ème partie d'une heure, correspond à la vitesse du navire exprimée en milles par heure.
Les vitesses des navires à la mer ne sont normalement pas exprimées en vitesses linéaires (ni « lieues terrestres par heure », ni « kilomètres à l'heure », ni « mètres par seconde »). Les vitesses des navires sont traditionnellement mesurées en « minutes de degré de grand cercle terrestre par heure » : ce sont des vitesses angulaires qui correspondent à des « milles par heure ».
Par tradition, on dit habituellement « nœuds » à la place de « minutes de degré parcourus par heure » ou de « milles par heure ».

En raison de la forme de la Terre, aplatie aux pôles, une minute de degré intercepte des arcs de longueurs différentes, mesurées à la surface de la mer, pour des latitudes différentes.

Des distances égales en milles, parcourues en mer près dans deux parages situés à des latitudes différentes, peuvent correspondre à des longueurs (en kilomètres) légèrement différentes. Un navire naviguant près de l'Équateur, et dont la vitesse est exprimée en nœuds, parcourt en un temps donné une plus grande distance en kilomètres que s'il navigue à la même vitesse (en nœuds) en Mer du Nord.
II - Point où le grand cercle décrit par le Soleil sur la sphère céleste (l'écliptique) coupe l'Équateur céleste ; à l'un de ces points d'intersection le Soleil passe au-dessus de l'Équateur et à l'autre il passe dessous : le premier est appelé nœud ascendant et le deuxième est appelé nœud descendant.
Le premier est le point Vernal (γ) et le Soleil s'y trouve à l'instant du printemps.

III - Enlacement de cordages dont passe les bouts les uns dans les autres en las serrant.
La pratique des nœuds s'appelle le matelotage.
Un bon nœud tient pendant que l'on compte sur lui mais on peut le défaire facilement lorsqu'on n'en a plus besoin.

Nœuds ascendant et descendant : Le nœud ascendant et le nœud descendant représentent les points où l'orbite d'un corps céleste coupe un plan de référence.
Lorsqu'on parle d'une planète du système solaire, c'est en général l'écliptique qui sert de plan de référence, tandis que par rapport à un satellite, on se sert plutôt du plan de l'équateur de la planète autour de laquelle il gravite.
Pour la Lune, le nœud ascendant indique le point d'intersection de son orbite avec l'écliptique, après lequel la déclinaison de la Lune augmente jusqu'à 5,9° au-dessus - et en dessous après avoir passé le nœud descendant - le plan de l'orbite de la Terre autour du Soleil.

Noix : Épaulement qu'on laisse à la tête des mâts supérieurs pour supporter les capelages.
Dans les mâts de petite dimension les noix sont percées d'un clan pour drisse.

Nombre d'or : Le nombre d'or d'une année marque la position de cette année dans le cycle d'or.
Le reste de la division du millésime d'une année par onze est le nombre d'or de l'année.
Le produit du nombre d'or par onze est l'épacte, qui correspond à l'avance de la Lune sur le début de l'année solaire..

Nouvelle lune : Phase où la Lune ne tourne vers la Terre qu'une face obscure et où elle se lève et se couche au même instant que le Soleil ; si, en même temps, la Lune se trouve proche de l'écliptique, un observateur terrestre voit une éclipse de Soleil.
L'instant de chaque nouvelle lune marque le début d'un nouveau mois lunaire.

Nordet : Direction du nord-est, notamment en parlant de la direction d'où souffle le vent.

Noroît : Direction du nord-ouest, notamment en parlant de la direction d'où souffle le vent.

Nutation : Découvert en 1737 par James Bradley, le mouvement de nutation est causé principalement par l'action gravitationnelle de la Lune qui entraîne la précession des équinoxes.
La nutation est un déplacement des points équinoxiaux d'une amplitude totale de 34" et d'une période de 18,6 ans.
Le phénomène de la précession est dû aux forces de marée exercées sur le bourrelet équatorial terrestre par la Lune et le Soleil ; elle se transmet à l'axe de rotation de la Terre qu'elle incite à décrire une espèce de spirale dont la période correspond à environ 25 760 ans.

Nylon : C'est l'une des fibres synthétiques les plus résistantes et les plus faciles à trouver.
Il coule dans l'eau de mer car sa densité est de 1.14.
Lorsqu'il est mouillé, sa résistance à la rupture diminue légèrement.
Le nylon est élastique ; il peut s'allonger de 17% sous une charge égale à 20% de sa résistance à la rupture.
Le nylon résiste aussi bien aux tensions habituelles causées par la houle (étirement et détente) qu'aux chocs (secousses violentes et soudaines) susceptibles d'affecter un mouillage par mauvais temps ou une remorque.
Le nylon est durable, il résiste à l'usure de surface et à l'abrasion interne causées par les torsions et l'étirement ; il résiste aussi au vieillissement et se détériore peu lorsqu'il est exposé au Soleil.
L'immersion prolongée du nylon dans l'eau de mer a cependant tendance à le raidir un peu.
Nylon est l'appellation donnée par la firme Du Pont à une matière plastique de type polyamide utilisable comme fibre textile et commercialisée en 1938.
Chimiquement, le nylon est un polymère de condensation, fait d'un très grand nombre de molécules liées entre elles par des liaisons amide qui vont former une très longue chaîne.
Une amine est un composé organique dérivé de l'ammoniac dont certains hydrogènes ont été remplacés par un groupement carboné ; si l'un des carbones liés à l'atome d'azote fait partie d'un groupe carbonyle on obtient un amide.
Tous les polyamides sont nommés en fonction du nombre d'atomes de carbone présents dans leur monomère : le nylon est appelé nylon 6-6 car de part et d'autre du groupement amide se trouvent six atomes de carbone (dont l'un est compris dans la fonction amide).
Le nylon a été inventé le 28 février 1935 par Wallace Carothers qui travaillait pour la firme chimique américaine Du Pont.
La marque nylon n'a pas été déposée.

Obéir à la barre : Un navire obéit bien à la barre si, quand on donne un petit angle de barre, le navire vient facilement du bord où on a mis la barre et si, lorsqu'on a remis la barre à zéro, le navire arrête son embardée sans qu'il soit besoin de rencontrer la barre.
Pratiquement un navire obéit à sa barre si on arrive à placer son cap du bon côté de sa route-surface ; le bon côté est celui vers lequel on désire venir.

Obliquité de l'écliptique : L'obliquité de l'écliptique est l'angle de 23°27' environ que l'écliptique fait avec le plan de l'Équateur terrestre et également avec l'Équateur céleste.
La détermination de la valeur de l'obliquité de l'écliptique est l'un des plus anciens problèmes auxquels se sont confrontés les astronomes. Ératosthène, 250 ans avant Jésus-Christ, avait trouvé 23°50' ; Albategnius en 880 après Jésus-Christ a trouvé 23° 35' 40"; Tycho Brahé en 1587 a trouvé 23°31'30" ; aujourd'hui l'obliquité est environ de 23° 27'.
Euler et Laplace ont expliqué la diminution de l'obliquité par l'attraction mutuelle de toutes les planètes dont les orbites, diversement inclinées, cherchent naturellement à venir dans un même plan.
Laplace a déduit par le calcul que la variation de l'obliquité est périodique, de sorte que le Soleil, après s'être écarté de l'Équateur, s'en rapprochera, mais que l'obliquité de l'écliptique ne peut varier que de 2 à 3 degrés.

Observatoire de marée : Site d'observation de la marée incluant un appareil enregistreur appelé marégraphe, une échelle de marée et des repères de nivellement placés à proximité.

Occultation : Passage d´un astre derrière un autre qui le cache à la vue d´un observateur terrestre.

Occultation (Feu à - ) :

Œil épissé :

Œillet : Petit anneau en ligne ou en corde, qui sert à protéger le bord des trous qu'on perce dans les voiles pour y passer certaines cordes ou amarrages.
Œillet s'entend aussi du trou lui-même, lorsqu'il est garni de son œillet et prêt à servir.
Les œillets portent des noms divers, suivant leurs emplois ; ainsi dit-on œillets d'envergure, de ris, de fond, de pattes de palanquins, etc.

Œuvres mortes : Parties extérieures du navire qui sont émergées lorsque le navire est à pleine charge.

Œuvres vives : Parties extérieures du navire qui sont immergées lorsque le navire est à pleine charge.

Olonne (Toile d' - ) (en anglais« olonne sail cloth »): Sorte de toile à voile ainsi nommée parce qu'elle est fabriquée en assez grande quantité à Olonne et dans ses environs.

Onde de tempête : Élévation prononcée du niveau de l'eau associée au passage d'une tempête.
Cette élévation est d'une part, le résultat direct de la dénivellation due au vent et de l'effet des basses pressions sur la hauteur de la marée près du centre de la dépression.
D'autre part, une dépression qui se déplace au-dessus de la surface de l'eau est accompagnée d'une longue onde de surface.
Enfin, en arrivant près du rivage, l'onde de tempête grossit en raison de la présence des petits fonds.

Opposition : En astronomie, on appelle opposition le phénomène dans lequel deux ou plusieurs corps célestes ont des longitudes célestes géocentriques ou des ascensions droites différentes de 180°.
Le jour de la pleine lune, le Soleil et la Lune sont en opposition.
Aux alentours des jours d'opposition, on observe des marées de vives-eaux.

Organeau de l'ancre (en anglais « iron ring ») : Gros anneau qui traverse l'œil percé à l'extrémité de la verge d'une ancre à jas, du côté opposé à celui des pattes, et auquel on fixe le câble de l'ancre.

Orienter (en anglais « to trim », « to close haul ») : Orienter les vergues, les voiles, c'est les brasser, les disposer pour que le vent les frappe de la manière la plus convenable, la plus avantageuse par rapport à l'allure sous laquelle on est, et particulièrement quand on est au plus près.
Les voiles sont bien ou mal orientées quand elles sont ou ne sont pas brassées comme il convient ; on dit encore, dans le même sens, que le navire est bien ou mal orienté.

Origine des temps : En 1984 l´origine des temps, ou époque standard, a été fixée au 1er janvier 2000 à 12 heures.
Elle correspond à la date julienne 2 451 545.0 et est désignée par J 2000.0 ou par J 2000.
Par définition le début d´une année julienne est séparé de l´époque standard par un nombre entier d´années juliennes.

Orin (en anglais « buoy rope ») : Filin, câble ou cordage dont l'un des bouts est frappé à un objet au fond l'eau et dont l'autre bout est aiguilleté à une bouée servant à repérer la position de l'objet immergé.
On nomme également orin un bout de ligne ou de cordage qui sert à prévenir la perte d'un objet susceptible de tomber, et à retenir cet objet ; on tient son couteau amarré à son cou avec un orin de couteau.

Orthodromie (en anglais « great circle sailing ») : Arc de grand cercle de la surface de la Terre ; c'est la route la plus courte pour aller d'un point de la Terre à un autre.
L'orthodromie fait un angle variable avec les différents méridiens qu'elle coupe.
La navigation par l'arc de grand cercle oblige à recalculer plusieurs fois la route à suivre, au fur et à mesure que l'on progresse en longitude.

Osculateur (Élémént -) : L'un des éléments elliptiques caractérisant le mouvement que prendrait un corps céleste à un instant donné si, à partir de cet instant, toutes les forces perturbatrices disparaissaient.

Ourdir (en anglais « to warp ») : Ourdir des fils de caret, c'est étendre horizontalement, sur une certaine longueur et dans des directions parallèles, tous ceux qui doivent entrer dans la composition d'un cordage.
Ces fils sont étendus en les tirant de dessus leurs tourets, directement ou à l'aide de crocs dits à ourdir.
Exemple : Un câble devant avoir 120 brasses de longueur, l'ourdissage de ses fils de caret va jusqu'à 186 brasses ; pour les aussières de même longueur, il est de 170 à 175 brasses.

P & I Clubs : Les P & I Clubs sont des mutuelles d'armateurs créées en Angleterre au milieu du XIXème siècle pour couvrir la responsabilité civile des armateurs et des affréteurs de navires que les assureurs traditionnels dits « à primes fixes » ne garantissaient pas.
Le premier risque couvert par les P & I Clubs concernait les indemnités à verser aux ayants-droits des passagers transportés sur mer s'ils décédaient pendant la traversée, à une époque où l'assurance sur la vie humaine n'était pas autorisée.
Actuellement, les P & I Clubs peuvent garantir le paiement des amendes dues par les capitaines ou les armateurs alors qu'il est interdit, en France, de se substituer à celui qui est condamné à une amende.
Les contrats d'assurance P & I sont renouvelés chaque année le 20 février, date qui, historiquement, marque le début de la reprise de la navigation en mer Baltique.
Au début de chaque exercice, le conseil d'administration du P & I Club, constitué des principaux armateurs, se réunit pour décider du montant des primes qui est appelé, à titre provisionnel, à hauteur d'environ 80 % du total des sinistres payés au cours de l'année précédente.
Si cette somme s'avère insuffisante à la fin de l'exercice, il est procédé à un rappel de primes pour clore les comptes.
Puis, deux ou trois ans après, si nécessaire, il est procédé à un rappel de cotisations en fonction du montant des sinistres survenus au titre de l'exercice considéré. En cas de sinistralité moindre, le surplus des cotisations perçues initialement alimente le fonds de réserve du Club.
Treize des principaux P & I Clubs sont regroupés au sein de l'International Group of P & I Clubs dont le siège social est situé à Londres, mais il existe d'autres clubs indépendants.

Palan : Système de poulies servant à augmenter la capacité de traction.
Le palan est constitué d'une ou de plusieurs poulies et d'un cordage passant par ces poulies ; le cordage passant par les réas des poulies est appelé le garant s'il s'agit d'agir sur la voilure ; on l'appelle le cartahu s'il s'agit de soulever des charges.
Le bout du garant ou du cartahu fixé à une poulie est le dormant, le bout sur lequel s'effectue la traction est le courant.
On distingue, selon la fixation et le nombre de poulies :
- Le palan simple : deux poulies simples à crochet à un seul brin ; le dormant est fixé à la poulie supérieure ; le courant passe en premier par la poulie supérieure.
- Le palan double : poulies doubles en 3 ou 4 brins.
- Le palan triple : poulies triples en 4 et 5 brins.
- Le cartahu simple : filin passant par une poulie simple fixée en hauteur ; le dormant est fixé à la charge à soulever.
- Le cartahu double : un dormant est fixé à un point fixe élevé, la poulie mobile est munie d'un crochet pour supporter la charge à lever, une poulie fixe en hauteur à côté du point fixe du dormant.
- L'itague : un dormant sur un point mobile le courant faisant retour par une poulie fixée à un élément bas du navire.
- L'itague double.
- Les bredindins : les dormants des poulies se rejoignent sur un même crochet.
- La caliorne : formée d'une poulie double et d'une poulie triple, dont l'une est munie d'un croc.

Palanquée : Charge levée par le cartahu

Palanquin : Manœuvre courante, ordinairement double, qui sert à hâler vers le bout des vergues les cosses d'empointure de ris ou les cosses d'envergure.

Panamax : On appelle Panamax un navire dont l'une des dimensions atteint la dimension maximale correspondante définie par l'Autorité du Canal de Panamá.
Dimensions maximales des navires pouvant naviguer dans le canal de Panama :
- Longueur hors tout : 294,1 mètres (965 pieds) ;
- Largueur hors tout : 32,3 mètres (106 pieds) ;
- Tirant d'eau : 12,0 mètres (39,5 pieds) en eau douce tropicale ;
- Tirant d'air : 57,91 mètres (190 pieds).
Remarque : Les navires les plus larges ayant transité sont les cuirassés américains du type North Carolina, d'une largeur de 33,025 mètres (108 pieds 3,9 pouces).

Panneau : Fermeture en bois ou en métal fermant une ouverture : une écoutille, une hiloire ou parfois un sabord.

Papillon : Synonyme de contre-cacatois, voile légère hissée au-dessus du cacatois.

Paquebot (en anglais « packet boat », « steam packet », « mail ship ») : Navire à voiles ou à propulsion mécanique effectuant le service postal.
Le mot paquebot est une adaptation de l'expression anglaise « packet boat » ; lorsque les paquebots ont abandonné la voile pour adopter la propulsion mécanique, on a d'abord utilisé l'expression « steam packet » avant de revenir au mot « paquebot ».
Le mot paquebot est utilisé en Manche et en Atlantique ; c'est l'équivalent du mot « courrier » des pays méditerranéens ou du mot « malle » parfois encore utilisé en Manche et en Mer du Nord et que les Anglais ont emprunté ; ils l'écrivent « mail » mais ils le prononcent comme les Français prononce le mot « malle ».
Outre la malle des lettres et des paquets, les paquebots sont autorisés à transporter des passagers payants.
Les compagnies exploitant des paquebots sont habituellement subventionnées par les États ; pour cette raison, elles ne sont pas autorisées à transporter certaines marchandises sur leurs navires postaux, notamment en vrac, afin de ne pas faire de concurrence déloyale aux transporteurs non subventionnés.
Remarque : Les lettres et les paquets sont maintenant acheminés par voie aérienne ; la poste n'est plus transportée par mer, sauf très exceptionnellement et les États ne subventionnent plus de navires pour assurer le service postal : il n'existe plus de paquebots.
Le « France », dernier grand paquebot transatlantique français, a été désarmé et vendu lorsque qu'il n'a plus été subventionné ; son armateur était alors incapable d'investir sur ses fonds propres pour se lancer dans l'exploitation des navires de croisières.
Il est fautif, et en tout cas abusif, d'utiliser le mot « paquebot » pour désigner les navires à passagers qui sillonnent aujourd'hui les mers et qui se contentent de promener de port en port jusqu'à 3000 touristes.

Parallaxe : Différence entre les directions apparentes d´un corps céleste lorsque l´observateur passe d´un point de l´espace à un autre.
On appelle encore parallaxe l'angle sous lequel est vu, de ce corps céleste, un segment de droite joignant les deux points.

Parallaxe diurne : C'est la différence entre les positions d'un astre observé simultanément de la surface de la Terre et du centre de la Terre.
Pour une étoile la parallaxe diurne est négligeable.

Paramètre : Les paramètres se répartissent en paramètres statiques que l'on appelle ordinairement « paramètres » et en paramètres dynamiques que l'on appelle ordinairement « variables ».
Les paramètres dynamiques sont classés en variables indépendantes dont on peut choisir la valeur et en variables dépendantes dont la valeur dépend des paramètres statiques et du choix des variables indépendantes.

Paramétrique (houle - ) :

Parer : C'est être dégagé, prêt à continuer.
- Parer un cap, c'est l'avoir doublé.
- Parer un navire, c'est être dans une situation où le risque d'abordage est écarté.
- Faire parer une manœuvre, c'est la dégager de ce qui pouvait l'entraver.
- Les ancres sont parées à mouiller quand les stoppeurs sont enlevés, que les couronnes de Barbotin sont débrayées du guindeau et que les freins sont serrés.

Parez à mouiller : Ordre que l'on donne à l'équipe de plage avant de serrer les freins des ancres, déssaisir les ancres, enlever les stoppeurs des ancres, vérifier que les couronnes de barbotin sont débrayées, afin qu'au moment où l'ordre de mouiller telle ancre sera donné, il suffise de desserrer le frein pour que cette ancre tombe au fond de lamer.

Pas maître de sa manœuvre : voir « Manœuvre (Pas maître de sa - ) ».

Passage au méridien : Le passage d'un astre au méridien est le moment où cet astre rencontre le méridien.
L'heure du passage au méridien est l'ascension droite de l'astre ; elle est comptée en temps sidéral, qui marque 0 heure 0 minute 0 seconde quand le point vernal ou le point origine des ascensions droites passe au méridien.

Passager : Personne qui paye un fret supérieur pour le passage de sa propre personne que pour les marchandises qui l'accompagnent.
Remarque : Une personne qui paye un fret supérieur pour le passage de ses marchandises que pour le passage de sa propre personne est appelé un subrécargue.

Passavant : Passage ménagé pour circuler entre l'avant à l'arrière d'un navire sans être mouillé par les vagues.

Passerelle de navigation (en anglais « navigation bridge ») : À l'origine, c'était une passerelle reliant les parties hautes des coffres des roues à aubes sur les navires à propulsion mécanique qui disposaient d'une roue de chaque bord ; les coffres auraient empêché de voir vers l'avant si l'on était resté à faire la veille sur la dunette comme à bord des voiliers.
Lorsque les navires à propulsion mécanique ont utilisé des hélices au lieu des roues, certains on repris la veille sur la dunette, d'autres ont installé une passerelle au tiers avant pour assurer la veille et la navigation, comme sur les navires à roues ; cette disposition a ensuite été généralisée jusqu'à l'apparition des navires à château à l'arrière.

Patron (en anglais « skipper ») : Marin qui commande un bâtiment de petites dimensions ; on dit : patron de pêche, patron d'embarcation, patron d'un bateau de plaisance.
Le mot patron est d'origine méditerranéenne ; il est à peu près équivalent au mot maître qui était utilisé en Manche ou en Atlantique.

Pataras : Cordage fixé au faîte d'un mât et rappelant vers l'arrière par un système de palans, servant à le maintenir en position et parfois à lui donner de l'arc pour modifier la forme de la chute de la grand voile.

Patte : Anneau en corde qu'on frappe en certains endroits des ralingues.
On le fait avec un toron recordé sur lui-même.
On en fait un grand usage en voilerie, et on les désigne par le nom de leur emploi. : patte de ris, de palanquin, d'envergure, de bosse, etc.
Lorsque la patte est à la fois maintenue ouverte et protégée contre l'usure par une cosse intérieure en métal, dont elle devient alors l'estrope, on la nomme patte à cosse.

Patte de l'ancre (en anglais « ») :

Patte d'oie : Cordage qui se termine par trois branches pour agir sur trois points à la fois d'un autre cordage ou d'un objet sur lequel on les fixe.
L'expression « patte d'oie » s'emploie pour désigner une figure comprenant un groupe de 3 lignes, 3 branches, 3 câbles ou 3 cordages qui se rejoignent en un point, un anneau ou une manille ; de ce point, de cet anneau ou de cette manille part également une ligne, une branche, un câble ou un cordage dans la direction opposée à celle de la branche médiane du groupe de 3 branches ; les branches extrêmes du groupe de 3 branches font entre elles un angle d'environ π/9 ou 40°.
Expression : « Mouiller en patte d'oie » (en anglais « to moor with three anchors ahead »).
Expression : « Donner une remorque en patte d'oie » : Fixer au moyen d'une manille, à l'extrémité de la remorque, deux pantoires qui formeront entre elles un angle d'environ π/9 ou 40° lorsqu'elles auront été capelées à bord du navire remorqué, chacune d'un bord du gaillard d'avant ; une vérine est également fixée à la manille et forme la branche médiane de la patte d'oie ; ce cordage permet à l'équipage du navire remorqué de hâler à bord la remorque et de rendre les pantoires molles, le temps de les capeler à bord ou de les larguer.
Remarque : Certains utilisent parfois abusivement l'expression « patte d'oie » lorsqu'il n'y a que 2 branches ; cette figure ressemble plutôt à un pied de cochon(le cochon a un sabot fendu en deux).

Paumelle (en anglais « palm ») : Espèce de gant en cuir réduit à la paume de la main permettant de ne pas se blesser la main quand on pousse les aiguilles à voile ; la paumelle est renforcée par une plaque de métal garnie d'empreintes pour caler l'extrémité de l'aiguille sur laquelle on doit faire un effort.

Pavillon (en anglais « flag »,« ensign »,« jack ») : Sorte de drapeau qui, au lieu d'être fixé à une hampe, porte le long d'un de ses petits côtés une gaine et une petite ralingue en corde qui déborde aux deux bouts pour le fixer à une drisse avec laquelle on le hisse pour le faire flotter dans son sens vertical.
Le pavillon de l'Europe : Dès sa création en 1949, le Conseil de l'Europe a été conscient de la nécessité de donner à l'Europe un symbole, drapeau ou pavillon, auquel les peuples européens puissent s'identifier.
Le 25 octobre 1955, l'Assemblée parlementaire a choisi à l'unanimité un emblème d'azur portant une couronne de douze étoiles d'or ; ce symbole des douze étoiles d'or faisait explicitement référence à l'Apocalypse de Jean.
Le 8 décembre 1955, le Comité des ministres a adopté ce drapeau européen.
L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a exprimé à plusieurs reprises le souhait de voir les autres organisations européennes adopter ce symbole européen pour ne pas mettre en cause, par des emblèmes distincts, la complémentarité, la solidarité et le sentiment d'unité de l'Europe démocratique.
C'est le Parlement européen qui a pris l'initiative de l'usage d'un drapeau pour la Communauté européenne.
Une proposition de résolution a été présentée à cet effet dès 1979, à la suite des premières élections du Parlement au suffrage universel direct.
Dans sa résolution adoptée en avril 1983, le Parlement a préconisé que le drapeau communautaire soit celui créé par le Conseil de l'Europe en 1955.
Le Conseil européen a souligné, en juin 1984, lors de sa réunion de Fontainebleau, la nécessité de promouvoir l'identité et l'image de l'Europe auprès des citoyens et dans le monde.
Par la suite, le Conseil européen a approuvé, lors de sa réunion de Milan, en juin 1985, la proposition du comité Adonnino visant l'adoption d'un drapeau par la Communauté.
Le Conseil de l'Europe ayant marqué son accord pour l'utilisation par la Communauté du drapeau européen qu'il avait retenu en 1955, les institutions communautaires l'ont introduit au début de 1986.
Tant le Conseil de l'Europe que la Communauté européenne (et, depuis l'entrée en vigueur du traité de Maastricht, l'Union européenne) sont représentés par le drapeau et le pavillon européens ; celui-ci est devenu le symbole par excellence de l'identité européenne et de l'Europe unie.

Pavois : I - Muraille légère et volante, en bois ou en toile.
On en met souvent au-dessus des plat-bord des petits bâtiments pour les garantir de la mer.
II -
Autrefois : ensemble des boucliers ornés des armoiries des chevaliers présents à bord, disposés debout de chaque côté du navire, à la limite extérieure du pont supérieur.
Actuellement :
Grand pavois : Suite de pavillons amarrés les uns aux autres, dans un ordre conventionnel, en suivant l'étai et l'entremise
Petit pavois : Pavillon national arboré en tête de chaque mât, y compris le mât de pavillon à l'arrière et le mât de beaupré ou, s'il n'y a pas de mât de beaupré, sur un mâtereau disposé à l'avant du navire au-dessus de l'étrave.

Pendille (Amarrage sur - ) : Dans l'amarrage sur pendille le navire est amarré perpendiculaire au quai ou au ponton.
L'avant (ou l'arrière) du navire est amarré au quai et l'arrière (respectivement l'avant) sera tenu par une amarre du large, fixée à un corps mort mouillé à bonne distance du quai ; l'extrémité de cette amarre du large est prolongée par une pendille en cordage lesté dont l'extrémité libre peut être mise à terre.
L'amarre du large et la pendille sont suffisamment lestées pour que l'hélice du navire qui vient s'amarrer ou qui appareille ne risque pas d'être engagée.
Le navire qui arrive pour s'amarrer en pendille amarre d'abord une de ses extrémité (l'avant ou l'arrière) côté quai puis embraque sur la pendille jusqu'à attraper l'amarre du large pour tenir son autre extrémité (l'arrière ou l'avant).

Peneau (Faire - ) (en anglais « backing of an anchor ») : Laisser l'ancre en suspension dans l'eau au bout d'une bonne touée de chaîne, la chaîne étant parée à filer.
On « fait peneau » pour mouiller, en venant du large, sur des grands fonds presque accores.

Perdant : Période de la marée pendant laquelle le niveau de l'eau baisse ; intervalle de temps entre une pleine mer et la basse mer qui la suit.
Synonymes: marée descendante, baissée, reflux.

Périastre : Sur une orbite elliptique, le périastre est le point de l'ellipse le plus proche du foyer de l´ellipse (corps central).
La position du périastre est l´un des éléments élliptiques usuels.
Le périastre est appelé périgée lorsque le corps central est la Terre ; on l'appelle périhélie lorsque le corps central est le Soleil.

Périgée : Point de l'orbite elliptique d'un astre ou d'un satellite artificiel gravitant autour de la Terre, où ce corps se trouve à la distance la plus courte de la Terre.

Péril : Le péril est ce qui menace les biens, la santé ou l'existence.
Le péril est également une épreuve, une situation dans lesquelles on est exposé à une menace.
Lorsque le péril concerne l'échouement d'un navire à la côte ou sur des brisants, on dit plutôt danger.

Période julienne : Système chronologique qui numérote les jours, sans discontinuer, depuis le 1er janvier de l'année - 4712 à 12 heures.

Perroquet (Mât de - ) : Les mâts de perroquet se placent dans le prolongement et au-dessus des mâts de hune.
Le mât du petit perroquet est au-dessus du mât de misaine, le mât du grand perroquet est au-dessus du grand mât, le mât de perruche est au-dessus du mât de perroquet de fougue.

Perroquet (Voile de - ) (en anglais « top gallant sail ») : Voile carrée de toile légère qui surmonte les huniers.
Le grand perroquet (en anglais « main top gallant sail ») surmonte le grand hunier ; le petit perroquet (en anglais « fore top gallant sail ») surmonte le petit hunier ; la voile qui surmonte le perroquet de fougue (établi au-dessus du mât d'artimon) s'appelle perruche (en anglais « mizen top gallant sail »).
Quand les perroquets sont installés pour rester habituellement en place, on dit qu'ils sont gréés ; s'ils ne s'installent que provisoirement on les qualifie de volants.

Perroquet de fougue (en anglais « mizen top sail ») : Le perroquet de fougue est le nom que l'on donne au hunier porté par le mât qui surmonte le mât d'artimon.

Perruche : Voile haute, carrée, portée par le mât de perroquet de fougue, lequel surmonte lui-même le mât d'artimon ; c'est l'appellation habituelle du perroquet d'artimon..

Pertuis :
Lorsque l'on dit « Les Pertuis » ou « Les Pertuis charentais», il s'agit toujours des détroits entre les îles de Ré et d'Oleron et les côtes de Vendée ou de Charente-Maritime, de même que l'on dit « les Coureaux » quand il s'agit des détroits entre Groix ou Belle-Île et la côte de Bretagne.

Petit cercle : C'est un cercle de la Terre qui ne passe pas par son centre et qui la divise en deux parties inégales.

Petit foc : Petite voile triangulaire, encore appelée trinquette ou tourmentin, enverguée à l'étai de misaine et utilisée à l'allure de cape.

Petit-fond : Petit fond signifie que la mer a peu de profondeur au lieu dont on parle.
Au pluriel : l'expression « les petits fonds » désigne la partie inférieure du navire juste au-dessus de la coque.

Petit largue : Allure d'un navire qui reçoit le vent entre le bon plein et le vent de travers.

Phare ou fard ou fare : Nom donné à l'ensemble d'un mât et de son gréement (vergues, voiles), mais seulement quand le navire est à traits carrés.
Le petit phare est celui du mât de misaine ; le grand phare est celui du grand mât ; le phare de fougue correspond à l'artimon.
On appelle encore phare de l'avant, le mât de misaine ; phare de l'arrière, le mât d'artimon.

Phases de la Lune : Configurations successives de la Lune se produisant lorsque les longitudes célestes géocentriques de la Lune et du Soleil sont égales (nouvelle lune), diffèrent de 90° (premier quartier), de 180° (pleine lune) ou de 270° (dernier quartier).
Explication du phénomène par Léonard de Vinci : le Soleil éclaire toujours un hémisphère de la Lune, qui n'est pas lumineuse par elle-même ; selon l'orientation de l'hémisphère de la Lune éclairé, la Lune nous apparaît sous divers aspects ou « phases ».

Pible : Un mât à pible est construit d'une seule pièce.

Pic (À -) (en anglais « up and down ») : L'ancre est à pic quand le câble ou le câble-chaîne a une longueur juste suffisante pour que l'ancre touche le fond de la mer ; si on vire encore le câble de l'ancre, elle quitte le fond.

Pied (en anglais « foot ») : Le pied du roi sous l'ancien régime, ancienne mesure de Paris, se divisait en 12 pouces, ou 144 lignes, ou 1728 points.
La valeur du pied du roi de l'ancien régime correspond à 32,484 centimètres.
Le pied anglais actuel correspond à une valeur de compromis (1959) de 0,3048 m.

Pied de pilote (en anglais « under keel clearance ») : Supplément de hauteur que les marins ajoutent à leur tirant d'eau pour déterminer les profondeurs admissibles pour naviguer en sécurité.
Le pied de pilote permet de compenser l'incertitude sur les sondes de la carte, l'incertitude sur la prévision de la hauteur de la marée, la décote éventuelle due au vent, à une onde de tempête ou à une pression atmosphérique basse, et le surenfoncement du à la vitesse du navire, particulièrement considérable lorsque le clair sous quille est très réduit.
Dans n'importe quelles conditions, même s'il ne s'agit pas de la navigation, lorsque l'on prend des précautions pour éviter les risques liés à l'ignorance des conditions réelles, on dit que l'on prend un pied de pilote ; si les précautions sont manifestement démesurées, on dit que ce n'est plus un pied de pilote mais une godasse de clown.

Pilote (en anglais « pilot ») : Marin spécialiste d'un port, d'une rivière, d'un fleuve ou d'une zone côtière délimitée que les capitaines des navires appellent obligatoirement pour les assister, avant de naviguer ou de manœuvrer dans la zone pour laquelle ce pilote a été commissionné.
Le Doyen Rodière faisait remarquer qu'en Droit français, contrairement au Droit argentin, le législateur n'a pas voulu définir avec précisions le rôle et les obligations du pilote en arguant du fait que tout le monde connaît ce rôle (délibérations du Sénat préparant la loi du 28 mars 1928) ; en réalité la connaissance que l'un a de ce rôle peut être différente de celle qu'en a un autre.
Le pilote n'est pas responsable envers les tiers des dommages causés au cours des opérations de pilotage.
Il doit contribuer à la réparation, dans ses rapports avec l'armateur du navire piloté, dans la mesure où celui-ci établit que le dommage est dû à une faute du pilote.
Au cours des opérations de pilotage ou au cours des manœuvres d'embarquement et de débarquement du pilote, les accidents survenus au pilote sont à la charge de l'armateur du navire piloté, à moins qu'il n'établisse la faute du pilote ou de l'équipage du bateau-pilote.
Au cours des mêmes opérations, les avaries causées au bateau-pilote sont à la charge de l'armateur du navire piloté, à moins qu'il n'établisse la faute lourde du pilote.
Au cours des manœuvres d'embarquement et de débarquement du pilote, les accidents survenus à l'équipage du bateau-pilote sont à la charge de l'armateur du navire piloté, à moins qu'il n'établisse la faute du pilote ou de l'équipage du bateau piloté.
Tout pilote doit fournir un cautionnement ; le pilote, par l'abandon de ce cautionnement, peut s'affranchir de sa responsabilité civile résultant des articles précédents, sauf dans le cas où la faute par lui commise constitue une infraction à l'article 79 du Code disciplinaire et pénal de la Marine marchande.

« Un pilote est un maître ; il faut toujours le laisser faire et il faut souvent le laisser dire. »

(Victor Hugo, « Quatre-vingt-treize », ligne 1086).

Piquée : Toile avariée par moisissure et sur laquelle on voit des taches noires qu'on nomme nielles.

Piquer les heures (en anglais « to strike ») : Frapper sur la cloche du navire avec son battant, en tirant sur la corde de la cloche selon un code précis ; ces tintements indiquent l'heure aux membres de l'équipage qui travaillent sur le pont.
C'est souvent le timonier à la barre à ce moment-là qui est chargé de faire tinter la cloche.
Chacun des six quarts de veille de la journée sur un navire de commerce dure quatre heures : midi à quatre heures de l'après-midi, quatre heures à huit heures, huit heures à minuit, minuit à quatre heures du matin, quatre heures à huit heures et huit heures à midi.
Le code des heures couvre chaque période de quatre heures commençant au début d'un quart :
- Au bout d'une demi-heure, 1 coup seul ;
- Au bout de la première heure, 2 coups groupés ;
- Au bout d'une heure et demie, 2 coups groupés et 1 coup seul ;
- Au bout de la deuxième heure, 2 groupes de 2 coups;
- Au bout de deux heures et demie, 2 groupes de 2 coups et 1 coup seul ;
- Au bout de la troisième heure, 3 groupes de 2 coups;
- Au bout de trois heures et demie, 3 groupes de 2 coups et 1 coup seul ;
- À la fin de la quatrième heure, 4 groupes de 2 coups (c'est la fin du quart et le début du quart suivant).
Lorsque l'on mesurait les intervalles de temps à bord des navires au moyen de sabliers, on piquait ou frappait la cloche, selon le code, à chaque retournement du sablier d'une demi-heure, qu'on appelait horloge, et qui comptait le temps à bord.
Simultanément on portait à l'aide d'une cheville enfoncée dans un abaque en bois percé de trous la route moyenne suivie pendant la demie-heure qui venait de s'écouler.
On disait de ceux qui surestimaient volontairement le chemin parcouru pendant leur quart qu'ils « tiraient au renard ».

Placard : Morceau de toile qu'on applique sur les voiles pour recouvrir une partie avariée sans la retirer.
Quand on retire la vieille toile, on dit mettre des pièces.

Plage : Partie du pont dégagée ; il y a habituellement, sur un navire, la plage avant et la plage arrière.

Plan (en anglais « draught ») : Représentation plane d'une petite partie de la Terre ; l'échelle d'un plan est constante quel que soit le point choisi.
Au contraire de la carte de Mercator, les degrés de latitude, au nord ou au sud du plan, sont égaux au degré à la latitude moyenne du plan ; il en résulte que pour un plan de l'hémisphère nord, les degrés sont trop grands au sud et trop petits au nord. On n'édite de plans que pour représenter des étendues très réduites.
Les plans ou cartes planes ont été inventés par l'Infant Henri, fils du roi du Portugal Jean 1er.

Plan d'urgence (en anglais « contingency planning ») : Procédures à appliquer en cas d'évènement inattendu ou de difficultés particulières.

Planante (Coque - ) : On dit qu'une coque est planante si la vitesse qu'elle atteint est supérieure à
Si la vitesse est comprise entre et on dit que la coque est dans une situation semi-planante.
Si la vitesse est inférieure à , on dit que la coque est à déplacement.

Planche : Planche permettant de monter à bord du navire depuis le quai, pour porter les marchandises.
On appelait jours de planche les journées où la planche était en place, pendant lesquelles l'on charge ou décharge le navire.
Actuellement, les jours de planche sont les jours de travail des ouvriers dockers.

Planchon (en anglais « ») : Petite passerelle volante permettant d'accéder, depuis le quai ou le rivage, à bord d'un navire.

Plat-bord : Pièce de charpente qui recouvre le tête des couples.
Les murailles du pont des navires, la fargue des canots, les pavois quand il y en a, sont montés au-dessus des plats-bords.

Pleine mer (en anglais « high water ») : Moment de la marée où le niveau de l'eau est maximum au cours d'un cycle de marée.
Le mot « mer » est souvent employé comme synonyme de « marée » : la mer est haute ou pleine à la fin du flot, puis elle commence à descendre.

Plomb de sonde : Morceau de plomb possédant un anneau au sommet et un évidement sous la base. Une ligne de sonde graduée se fixe à l'anneau et permet de connaître la brassiage à l'endroit où le plomb de sonde a été plongé. On place un morceau de suif dans l'évidement qui remontera un échantillon du fond que le plomb aura atteint, ce qui permettra de connaître la nature du fond.
Les sondages successifs, à des intervalles de temps convenablement choisis et à une route et à une vitesse déterminées, permettent à un marin pratique de la région de connaître sa position.

Plus près : Allure d'un navire qui reçoit le vent aussi près que possible de l'avant.

Poinçon : Outil en fer emmanché, qui a la forme d'un fuseau et sert, quand on ralingue, à écarter les torons pour livrer passage à l'aiguille.
Il y a deux grandeurs de poinçons :
La première a de 16 à 17 centimètres de long sur 12 millimètres de diamètre.
La seconde a de 9 à 10 centimètres de long sur 7 millimètres de diamètre.
Les pointes sont adoucies.
On emploie aussi pour certains travaux un poinçon tranchant à la pointe et qui a de 15 à 20 centimètres de long.

Point I - (en anglais « fix ») : Latitude et longitude du navire à un instant donné.
- Le point estimé est déterminé par la navigation estimée et il n'est qu'approximatif.
- Le point observé est déterminé par la navigation astronomique ou par des relèvements et distances d'amers connus à terre.
- Le point GPS est obtenu en lisant sur un récepteur GPS la latitude, la longitude et éventuellement l'altitude du navire, à l'instant indiqué par le récepteur GPS.
II - Synonyme d'angle, pour les voiles.
Ce nom est une abréviation de point d'attache parce que les angles des voiles en sont les principaux points d'attache.
La forme des points varie beaucoup, suivant les voiles et suivant les usages locaux.

Point cardinal : Les points cardinaux sont les points de rencontre de la méridienne d'un lieu et de l'horizontale perpendiculaire à cette ligne avec l'horizon apparent.

Point de non-retour (en anglais « abort position ») : Étape après laquelle il ne serait pas raisonnable de renoncer à une manœuvre commencée.

Point giratoire (en anglais « turning point ») : Pied de la perpendiculaire abaissée du centre instantané de rotation sur l'axe longitudinal du navire.

Point tournant (en anglais « way point »): Lieu de la traversée où l'on change de route.

Point vernal : Point d'intersection de l'écliptique et de l'équateur céleste que le Soleil franchit au moment de l'équinoxe de printemps de l'hémisphère nord, passant de l'hémisphère austral à l'hémisphère boréal de la sphère céleste.
Le point vernal est utilisé comme point de référence du système de coordonnées équatoriales (ascension droite, déclinaison) ; il est habituellement désigné par la lettre γ.
Le point diamétralement opposé de l'écliptique est nommé équinoxe d'automne. L'espace de temps qui s'écoule entre deux passages du Soleil au point vernal correspond à une année tropique, c'est-à-dire à 365,24 jours ou encore 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 46 secondes.
Pourtant, soumis à l'influence du phénomène de la précession, la position du point vernal n'est pas fixe sur l'écliptique ; la précession luni-solaire entraîne un déplacement du point vernal de 50' 38'' par an dans le sens rétrograde ; la précession planétaire, en revanche, résultat des forces de marées exercées par les autres planètes sur la Terre, fait avancer le point vernal dans le sens direct de 12'' par an.
La précession totale du point vernal, dite précession des équinoxes, est de 50' 26'' par an.

Pointe (en anglais « head ») : 1 - Le mot « pointe » est quelquefois synonyme de cap du navire : on dira « amarre de pointe » ou « amarre de bout » pour les amarres qui partent de l'étrave vers l'avant du navire ; on dira de même remorquage en pointe lorsque la remorque est capelée ou tournée à l'étrave du navire remorqué.
2 - En voilerie, on appelle pointe

Pôles célestes : Le pôle céleste nord et pôle céleste sud sont les deux points d´intersection de la sphère céleste avec un diamètre dont la direction est voisine de celle de l´axe de rotation de la Terre.

Pôles du monde : Deux points fixes de la sphère céleste autour desquels la Terre semble tourner.
- Le pôle élevé est le pôle situé au-dessus de l'horizon.
- Le pôle abaissé est le pôle situé au-dessous de l'horizon.
- Le pôle boréal (du nom de la constellation de l'Ourse), encore appelé septentrional (faisant référence aux sept étoiles de la constellation de l'Ourse), est le pôle Nord.
- Le pôle austral est le pôle Sud.

Polypropylène : Fibre synthétique de densité 0,91 ; le polypropylène flotte.
Le polypropylène a une assez bonne résistance à la rupture ; celle-ci augmente légèrement dans l'eau de mer.
Le polypropylène a une bonne élasticité ; il peut s'allonger de 9 pour 100 sans déformation.
Il possède aussi une excellente résistance aux chocs.
Le polypropylène est assez durable, sauf s'il demeure exposé au Soleil.

Pompe :

Ponant : Côtes françaises de l'Atlantique, de la Manche d'Angleterre et de la Mer du Nord.

Pont (en anglais « deck ») : Plancher sur lequel on marche aux divers étages d'un navire.

Ponteau : En Méditerranée, point particulier du bordé d'une galère ou d'un autre navire, situé au niveau de la face extérieure du trinquenin (bordage latéral du plancher de la couverte).

Port en lourd : Masse des soutes, des réserves d'eau et de lubrifiant, et de tout ce qui est nécessaire au bon fonctionnement du navire, ainsi que de la quantité maximum de cargaison qu'un navire est autorisé à embarquer.

Portant : Allure d'un navire qui reçoit le vent entre son travers et son arrière.

Porte-haubans : Pièce de construction horizontale permettant de déborder les cadènes des haubans en dehors de la coque.

Position : La position terrestre d'un lieu est repérée à partir du centre de la Terre par deux angles au centre :
- la latitude du lieu est l'angle mesuré entre le plan de l'Équateur et la demi-droite issue du centre de la Terre et passant par la position du lieu ; elle est comptée de 0° à 90° vers le pôle nord ou vers le pôle sud,
- la longitude du lieu est l'angle formé entre le demi-plan du méridien origine et la demi-droite issue du centre de la Terre et passant par la position du lieu ; elle est comptée à partir du méridien origine de 0° à 180° vers l'est ou vers l'ouest.
La latitude et la longitude sont exprimées en degrés et dixièmes de degré.
La position d'un lieu dans un système géodésique est repérée à partir du centre d'un ellipsoïde de référence et par la distance du lieu à cet ellipsoïde.

Potasser : Nettoyer la coque ou les cloisons du navire, souvent avant de les repeindre, en utilisant un faubert et de la potasse délayée dans l'eau, puis les rincer à l'eau douce.

Pouillouse : Voile de cape triangulaire dont la draille part de la tête du grand mât et va au pied du mât de misaine.

Poulie : La poulie simple est un appareil qui comporte essentiellement deux joues entourant une roue appelée réa dont la circonférence est creusée d'une gorge ; cette roue peut tourner autour d'un axe fixe traversant les joues.
Des entretoises tiennent les joues écartées et un crochet ou un anneau permet de tenir la poulie.
Une poulie double comprend deux réas côte à côte ; une poulie triple en comprend trois.

Poupe : Partie arrière d'un navire.

Poupe (Feu de - ) :

Poussée : Force propulsive exercée par l'hélice et transmise à la butée par l'intermédiaire de l'arbre d'hélice.

Préceinte : Virure du bordé, plus large et plus épaisse que les autres, formant une ceinture à l'extérieur du navire et maintenant les couples solidement liés entre eux.
On peut trouver des préceintes à différentes hauteurs de la coque.
Les préceintes ont une fonction de renfort longitudinal.
Les préceintes sont équivalentes, à l'extérieur de la coque, aux serres qui sont à l'intérieur.

Précession des équinoxes : La précession des équinoxes est le déplacement séculaire de l´équinoxe le long de l´écliptique.
Le phénomène de la précession a été constaté par Hipparque vers 150 avant notre ère ; il a été confirmé par Bradley et La Caille au XVIIIème siècle : l'axe de rotation de la Terre n'est pas fixe par rapport aux étoiles ; il décrit une sorte de conique lentement et de façon continue.
Isaac Newton en a proposé une explication : le plan de l'écliptique est incliné par rapport au plan de l'Équateur terrestre ; d'autre part, la Terre est aplatie aux pôles, et elle est entourée à l'équateur par une sorte de gonflement, le « bourrelet » équatorial. L'attraction que la Lune et du Soleil exercent sur ce bourrelet a pour effet de tendre à rapprocher le plan de l'écliptique et le plan de l'Équateur terrestre ; l'axe de rotation de la Terre, qui est toujours perpendiculaire à l'Équateur, est également concerné par le rapprochement des plans de l'écliptique et de l'Équateur ; c'est la précession luni-solaire.

Précession-nutation : Déplacement au cours du temps du plan de l´Équateur et du plan de l´écliptique, par rapport à un système de référence inertiel, dû aux actions gravitationnelles de la Lune, du Soleil et des planètes. La représentation mathématique de ce déplacement comporte des termes séculaires, des séries périodiques et des séries de Poisson.
Conventionnellement, on appelle précession l´ensemble des termes séculaires et nutation l´ensemble des séries périodiques et des séries de Poisson.

Précession-nutation luni-solaire : Déplacement du plan de l´Équateur sous l´action, essentiellement, de la Lune et du Soleil. L´action des planètes n´est cependant pas négligeable et est prise en compte dans les théories modernes. Comme la précession-nutation, la précession-nutation luni-solaire se décompose conventionnellement en précession luni-solaire et nutation luni-solaire.

Précession planétaire : Les planètes du système solaire et la Lune influent sur l'orientation de l'axe de la Terre, bien que de façon plus faible que le Soleil.
Ce phénomène correspond à un déplacement des points équinoxiaux sur l'écliptique vers l'est de 0,11" et à une diminution de l'obliquité de l'écliptique de 0, 47" par an.
Remarque : La somme de la précession luni-solaire et de la précession planétaire prend le nom de précession générale ou de précession des équinoxes au sens large (la précession solaire est largement prédominante).

Précession solaire : Découvert par Hipparque (vers 130 av J.C) le mouvement de précession solaire est causé par l'action gravitationnelle du Soleil sur le bourrelet équatorial de la Terre.
C'est un lent mouvements des points équinoxiaux sur l'écliptique de 50,2" par an vers l'ouest ; les points équinoxiaux parcourent l'écliptique en 25 800 ans.
Simultanément, l'axe de rotation de la Terre dessine un cône centré sur l'axe des pôles de l'écliptique.

Pré-étirement : Opération qui consiste à étirer individuellement les composants d'un cordage avant de les tresser ou de les commettre ensemble, selon le cas, dans le but de réduire sa capacité à s'allonger quand il est utilisé.

Prélart (en anglais « tarpauline ») : Couverture mobile, en toile peinte, qu'on met sur les panneaux, bastingages, dromes, etc. en temps de pluie.
On désigne les prélarts par les noms des objets qu'ils abritent ; ainsi on dit prélart de panneaux, de bastingages, etc.
On emploie également, pour les prélarts, une toile particulière et imperméable qui n'a pas besoin de peinture ; comme elle subit un rétrécissement considérable, il est bon de tenir les prélarts neufs trop grands de 1/20 en chaîne, et de 1/40 à peu près en trame.

Premier méridien : On appelle premier méridien un méridien de convention, dont le point de rencontre avec l'équateur terrestre forme le point de départ de la longitude. En France, on a longtemps adopté comme premier méridien celui de Paris, en Espagne celui de Tolède, en Suède celui d' Upsala, en Angleterre celui de Greenwich.
Actuellement, le méridien origine universellement adopté est le méridien international qui est très voisin du méridien de Greenwich.

Prendre un ris : Action de réduire la surface de la voile, en faisant un pli dans le bas de la voile.

Profil de sondes (en anglais « development ») : Route suivie par un navire sondeur pour effectuer des relevés hydrographiques dans une zone de la mer.
Moins les profils de sonde sont espacés, plus la fiabilité des sondages dans la zone concernée est élevée.

Prolonge :

Propulseur d'étrave (en anglais « bow thruster ») :

Proue :

Quadrature : On appelle quadrature le phénomène dans lequel le Soleil et la Lune ont des longitudes célestes géocentriques ou des ascensions droites différentes de 90°.
Les jours de premier quartier et de dernier quartier, le Soleil et la Lune sont en quadrature.
Aux alentours des quadratures, on observe des marées de mortes-eaux.

Quarantainier ou Quarantenier (en anglais « ratling line ») : Cordage composé de trois ou quatre torons ayant, chacun, deux ou trois fils à caret fin et dont la grosseur varie 27 à 45 millimètres de circonférence ; il sert à faire de forts amarrages, des enfléchures, des empointures de voiles, etc.
Le quarantainier est ordinairement goudronné.

Quart (en anglais « point »,« rhumb of the compas ») :Quart est synonyme de aire de vent.
C'est le quart d'un demi-rumb de 45°.
C'est la quantité angulaire comprise entre deux des trente-deux aires de vent de la boussole ; le quart est équivalent à 11° 15'.
Remarque : On appelle rumb entier la quantité angulaire comprise entre deux points cardinaux voisins, par exemple le Nord et l'Est ; on appelle demi-rumb les quatre divisions intermédiaires (points inter-cardinaux) c'est-à-dire NE, SE, SW et NW ; on appelle quart de rumb les huit divisions intermédiaires dites NNE, ENE, ESE etc.
La boussole (ou sa rose) n'était jadis divisée qu'en seize parties.
Ce n'est que plus tard, avec l'amélioration des compas, qu'on imagina les 16 autres divisions, ce qui porte à 32 le nombre des divisions de la rose, chacune d'entre elles formant un
quart du compas de 11° 15'.
Le quart est une unité angulaire pratique pour rendre compte du gisement d'une observation visuelle à la mer : il serait présomptueux d'annoncer qu'on aperçoit un navire à 33 degrés et 45 minutes sur tribord alors qu'il est raisonnable de l'annoncer à 3 quarts (à un demi-quart près).

Quart (en anglais « watch ») : Le quart est le service de veille sur le pont et partout où besoin est pour veiller à la sûreté du navire.
Le temps à bord est divisé en parties qui forment la durée des quarts.
À la mer, on fait toujours le quart ; dans le port, le service est réglé par garde ; en rade, on doit faire le quart, mais parfois la garde y est tolérée.

Quête : 1 - Inclinaison d'un mât vers l'arrière.
Le réglage de la quête du mât se fait à l'aide de l'étai et des haubans et permet de modifier le comportement d'un navire à voiles.
2 - La quête de l'étambot est l'inclinaison de l'étambot au-delà de l'extrémité postérieure de la quille.

Queue de rat : Tresse ronde et terminée en pointe, qu'on fait au bout d'un cordage avec les extrémités de ses fils de caret.
L'épissure en queue de rat est celle où l'on épisse deux filins inégaux, de telle manière que le passage d'une grosseur à l'autre soit fait en diminuant progressivement la différence de leurs diamètres.

Quille : Pièce de construction située à la partie inférieure de la carène, dans le plan de symétrie longitudinal du navire qui supporte l'étrave, les membrures et l'étambot.
Une fausse quille fixée sous la quille peut aider à protéger celle-ci des heurts et des frottements.
Sur certains bateaux de plaisance cette fausse quille est appelée la bande molle.

Raban : Cordage de 8 à 9 mètres de long formé d'un nombre impair de cordons de bitord et servant serrer les voiles.
Les rabans de hamac sont des quaranteniers servant à le suspendre ; il y a un raban à la tête du hamac et un aux pieds.
On donne le nom de raban aux bouts de ligne ou de quarantenier qui servent à faire le dormant des empointures sur les vergues.
Les rabans qui font les empointures d'envergure s'appellent rabans d'envergure ; ceux qui font les empointures des ris s'appellent rabans d'empointure de ris et rabans de contre-empointure.

Râblure de quille : Empreinte pratiquée de chaque côté de la quille, d'avant en arrière et se prolongeant à l'étrave et à l'étambot, servant au calage de la virure de galbord (premiers bordages de chaque côté, près de la quille).

Racage : Anneau en corde qui empêche les vergues de s'écarter du mât qui les porte.
Certains racages sont garnis en cuir ; d'autres sont faits avec des morceaux de bois appelés pommes et bigots qui sont enfilés dans les cordes multiples du racage.

Raidir (en anglais « to heave tight ») : Raidir un cordage c'est agir dessus avec assez de force pour le tendre.

Radouber : Faire le gros entretien périodique du navire.

Raguer : Synonyme de frotter.

Ragure : Usure causée par le frottement.

Raidir : Tendre.

Ralingue : Filin en trois qui sert à entourer (ou ralinguer) les voiles ; sa torsion est plus faible que celle d'un filin ordinaire de même échantillon, en raison des différences d'allongement qui se produisent entre la toile à voiles et le filin qui l'entoure.
Les ralingues empêchent les bords des voiles de se rompre sous l'effort du vent.
Elles portent le nom des côtés sur lesquels elles sont appliquées ; ainsi on dit ralingue de bordure, ralingue d'envergure, etc.
Les ralingues sont en trois et en premier brin, afin qu'elles soient plus fortes, plus souples et moins sujettes à allongement que le filin ordinaire.

Rambarde : Main courante en bordure des ponts servant de garde-corps.

Rappeler : Exercer une tension soudaine et souvent brutale lorsqu'il s'agit d'une amarre ou de la chaîne de l'ancre.

Rapport de mer (en anglais « sea protest ») : Rapport écrit, rédigé par le capitaine, des évènements qui se sont déroulés pendant le voyage ; le rapport de mer fait foi jusqu'à preuve du contraire, c'est un acte juridique essentiel à la défense des intérêts du navire.

Râtelier : Pièce de bois comportant des trous dans lesquels on glisse les cabillots destinés à tourner les manœuvres.

Rayon métacentrique :

Raz : Zone où l'on observe des courants de marée violents.

Réa : Roue mobile d'une poulie comportant une empreinte creusée à sa circonférence dans laquelle se place le garant.

Reculons (À - ) : Ralinguer à reculons, c'est ralinguer de droite à gauche, c'est-à-dire en portant l'ouvrage à droite à mesure qu'il est fait, tandis que dans le ralingage ordinaire on le pousse à gauche.

Redresse :

Réduction à l'Équateur : Partie de l´Équation du temps de période six mois, due à l´obliquité de l'écliptique.

Réduction des routes : Combinaison des trajets parcourus, définis chacun par une route et une distance parcourue, et composant l'itinéraire suivi par un navire pendant un temps donné ; la réduction des routes permet de connaître sa position au terme de cette durée.

Réfraction atmosphérique : La réfraction est la propriété que possède l'atmosphère de faire paraître les astres plus élevés qu'ils ne le sont réellement.
La réfraction astronomique est le changement de la direction des rayons lumineux provenant d´un astre ; ce changement de direction dû à leur traversée de l´atmosphère terrestre.
La réfraction a pour effet que la distance zénithale observée de l´astre est inférieure à la distance zénithale qu´il aurait s´il n´y avait pas d´atmosphère et que sa hauteur est supérieure ; la valeur de la réfraction dépend de la distance zénithale de l´astre, des conditions atmosphériques et de la longueur d´onde de la lumière.
La réfraction est l'une des corrections à retrancher de la hauteur observée d'un astre pour connaître la hauteur vraie de cet astre.

Règle proportionnelle (en anglais « subject to average ») : Principe général en matière d'assurance, en vertu duquel, en cas de sinistre, l'indemnité est réglée proportionnellement à la valeur d'assurance et non à la valeur réelle.

Régulation du compas :

Relâche : Faire relâche se dit d'un navire qui entre dans un port où il n'était pas prévu qu'il s'arrête, pour se mettre à l'abri du mauvais temps ou pour réparer les dommages qu'il a subis.

Relèvement (au compas) (en anglais « bearing ») : Le relèvement d'un astre, d'un amer ou d'un autre navire est l'angle formé par la ligne Nord-Sud et la direction dans laquelle on voit cet astre, cet amer ou cet autre navire.
- Le relèvement au compas magnétique est le relèvement sans aucune correction, c'est-à-dire l'angle formé avec la ligne Nord-Sud du compas.
- Le relèvement magnétique est le relèvement au compas magnétique corrigé de la déviation du compas, c'est-à-dire l'angle formé avec la ligne Nord-Sud magnétique.
- Le relèvement vrai est l'angle formé avec la ligne Nord-Sud vraie ; c'est le relèvement au compas magnétique corrigé de la déviation du compas et de la déclinaison magnétique, ou le relèvement au compas gyroscopique corrigé de la variation du compas gyroscopique.

Remonter au vent : C'est naviguer vers la partie d'où viennent les vents.
On dit que le vent monte ou remonte quand il passe du sud vers le nord.

Remorquage : Le remorquage est une opération conventionnelle, c'est à dire qu'elle repose sur un échange de volonté entre le capitaine du navire remorqué et celui du navire remorqueur. Elle se distingue par là de l'assistance (ou sauvetage) qui est une intervention obligatoire, et du remorquage ou du renflouement d'une épave. Dans le premier cas, le navire qui prête assistance est tenu d'intervenir, dans la limite de ses moyens. Dans le second cas, le navire transformé en épave n'est plus susceptible d'émettre une volonté quelconque.
1 - Les opérations de remorquage portuaire s'effectuent sous la direction du capitaine du navire remorqué. Les dommages de tous ordres survenus au cours des opérations de remorquage sont à la charge du navire remorqué, à moins qu'il n'établisse la faute du remorqueur.
2 - Les opérations de remorquage en haute mer s'effectuent sous la direction du capitaine du remorqueur. Les dommages de tous ordres survenus au cours des opérations sont à la charge du remorqueur, à moins qu'il n'établisse la faute du navire remorqué

Remorque : 1 - (En - ) : Manœuvre qui consiste à faire remorquer par un navire un autre navire qui manque de moyens pour marcher.
Le remorquage peut se faire en flèche (le remorqueur devant le remorqué) ou à couple (le remorqueur accosté au remorqué).
2 - L'amarre qui sert à remorquer un navire en ligne (en anglais « tow line ») prend le nom de remorque.

Remorque (Feu de - ) :

Remorqueur (en anglais « tug ») : Navire qui en remorque un autre, c'est-à-dire qui le traîne derrière lui ou qui l'entraîne à couple, ou qui l'a pris à la remorque.
Certains navires spécialisés dans le remorquage et munis de dispositifs spécifiques, notamment pour pouvoir larguer la remorque sous tension lorsqu'il remorquent en flèche, sont appelés remorqueurs même lorsqu'ils ne sont pas en opération de remorquage.

Renard : Panneau en bois sur lequel sont pratiqués des trous dans lesquels on place des chevilles pour représenter les différentes routes suivies : à la fin du quart, il est facile d'en déduire le chemin parcouru pendant ce quart.
On donne également le nom de renard à un tableau permettant de déterminer quelles personnes qui sont à bord et celles qui sont à terre lorsque le navire est au mouillage sur rade ou amarré à quai.

Rencontrer la barre : Mettre la barre du bord opposé à celui où elle était auparavant pour atténuer la vitesse de l'embardée.

Renfort : Double épaisseur de toile qu'on donne aux voiles en certaines parties.

Renverse : Moment où le courant de marée change brusquement de sens.

Représentation cartographique : Une carte est une représentation plane de la surface courbe d'un corps sphérique ou d'un ellipsoïde.
Chaque point de cette surface courbe est représenté par un point unique sur la surface plane de la carte, par une transformation mathématique appelée projection.

Reprise : Petite réparation qu'on fait en passant des fils dans la toile pour la renforcer.

Resserrées (Eaux -) (en anglais« shallow water ») : Un navire navigue dans des eaux resserrées lorsque ses possibilités de manœuvre sont limitées par la présence des ouvrages portuaires, par la proximité du rivage ou de profondeurs insuffisantes pour son tirant d'eau ou par une intense circulation de navires de commerce, de bâtiments de guerre, de bateaux de plaisance ou même d'engins de plage.

Responsabilité (Limitation ou exonération de la - du capitaine) :

Revif : Période comprise entre la morte-eau et la vive-eau pendant laquelle le marnage augmente.

Révolution lunaire draconitique : La révolution draconitique de la Lune est le chemin parcouru par la Lune au cours de son orbite autour de la Terre entre deux passages consécutifs au nœud ascendant, l'un des deux points d'intersection de l'orbite lunaire et de l'écliptique.
La durée de la révolution draconitique est de 27 jours, 5 heures, 5 minutes et 35,8 secondes.
Remarque : Le terme « draconitique » vient de l'image du dragon qui guette le Soleil et la Lune près des nœuds pour les avaler : les éclipses solaires ou lunaires se produisent lorsque la position de la Lune est proche de l'écliptique.

Révolution lunaire sidérale : La révolution sidérale de la Lune est équivalente au mois lunaire sidéral, c'est-à-dire au temps nécessaire pour parcourir son orbite et se retrouver dans une même position par rapport aux étoiles et au Soleil.
La durée de la révolution sidérale de la Lune est de 27 jours, 7 heures, 43 minutes et 11,6 secondes.

Révolution lunaire synodique : La révolution synodique de la Lune est équivalente au mois lunaire synodique, c'est-à-dire au temps écoulé pour se retrouver en conjonction avec le Soleil ; c'est l'espace de temps séparant deux nouvelles lunes successives.
La révolution synodique de la Lune est encore appelée mois lunaire ou lunaison.
La durée de la révolution synodique de la Lune est de 29 jours, 12 heures, 44 minutes et 2,9 secondes.

Révolution lunaire tropique : La révolution synodique de la Lune est de 27 jours, 7 heures, 43 minutes et 4,7 secondes.

Ride : Petit cordage passant et repassant dans les trous d'un cap de mouton pour raidir les haubans.

Ride de marée ou Raz de courant : Une ride de marée ou un raz de courant est une zone de déferlement de vagues ou de violente agitation superficielle qui peut se produire à certains moments de la marée en présence d'un fort écoulement de marée.
Ce phénomène peut être provoqué par un écoulement rapide sur un fond irrégulier, par la conjonction de deux écoulements opposés ou par l'accumulation de vagues ou de houle contre un écoulement de marée de direction opposée.
Lorsque des ondes se déplacent à contre-courant, la forme et l'énergie de l'onde sont comprimées dans une longueur d'onde plus courte, ce qui rend les vagues plus grosses et plus abruptes ; si le courant est assez fort, les vagues peuvent devenir suffisamment abruptes pour se briser et dissiper leur énergie dans une mer en furie.

Rider : Rider une manœuvre dormante c'est la tendre fortement à l'aide de ridoirs ou de caps de moutons.

RIPAM (en anglais : COLREG) : Règlement International pour Prévenir les Abordages en Mer, signé à Londres le 20 octobre 1972 au siège de l'Organisation Maritime Internationale, entré en vigueur pour la France le 15 juillet 1977 (décret n°77-778 du 7 juillet 1977). Depuis cette date, il a été amendé à plusieurs reprises.

Ris : Petit renfort de toile cousu à angle droit sur les laizes de la voile et dans lesquels sont ménagés des œillets destinés à recevoir les garcettes qui permettent de réduire la surface de la voile. On dit aussi bande de ris.
Prendre un ris, c'est serrer une partie de la voile sur la vergue avec les garcettes passées dans les œillets de la bande de ris.

Risque : On dit qu'il existe un risque quand on a la conjonction d'une vulnérabilité(un péril) et d'un aléa (un hasard).
C'est l'expérience d'accidents survenus ou évités d'extrême justesse au cours d'opérations comparables qui permet de savoir qu'il y a des vulnérabilités ; cette expérience peut être directe (personnelle) ou encore indirecte (rapportée par des tiers de confiance).
Cependant, contrairement à l'expérience indirecte, l'expérience directe suscite des émotions qui aident à bien se rappeler l'essentiel et à en tirer profit par la suite, même si l'on ne se souvient pas toujours avec précision du contexte particulier des manœuvres de référence.

Risques ordinaires (en matière d'assurances) (en anglais « ordinary risks ») : Risques normaux de transport, par opposition aux risques de guerre, grèves, etc. qualifiés de « risques exceptionnels ».

R.N.L.I. (« Royal National Lifeboat Institution ») : Équivalent au Royaume-Uni de la SNSM. Organisme agréé chargé du secours en mer de naufragés.

Rocambeau (en anglais « traveller », « jib iron ») : Cercle en fer garni d'un croc et qui entoure librement un mât ou un bout-dehors tel celui de beaupré ; on y fixe une voile par son point d'amure ou de drisse ; cette voile peut ainsi être amurée ou hissée à divers points de ce mât, ce qui permet de l'adapter à la force du vent.
Les voiles d'embarcation sont à rocambeau.

Rôle : Liste ; le mot provient du temps où l'on inscrivait les noms sur un rouleau de papier.
On établit :
- le rôle d'Équipage qui comprend les noms de tous les membres de l'Équipage ;
- le rôle d'abandon qui précise le poste et la fonction de chacun des membres de l'Équipage s'il faut abandonner le navire ;
- le rôle d'incendie qui précise le poste et la fonction de chacun des membres de l'Équipage en cas d'incendie à bord du navire ;
- le rôle de combat qui précise, pour les bâtiments de combat, le poste et la fonction de chacun des membres de l'Équipage lorsqu'on rappelle aux postes de combat.

Rotation synchrone de la Lune : La Lune tourne toujours le même hémisphère vers la Terre. Il faut donc que la durée de sa rotation soit identique à celle de sa révolution ; cette synchronisation est due à l'interaction des forces gravitationnelles des deux astres.

Roue du gouvernail (en anglais « wheel ») : La roue du gouvernail, souvent appelée « la barre », que tourne le timonier, détermine la mise en position du gouvernail à l'angle désiré.

Roue [pour la propulsion du navire] (en anglais « paddle ») :

Rouler :

Roulis :

Rouster : Synonyme d'amarrer, lier.

Rousture : Amarrage destiné à relier entre elles des pièces de bois.
Quelquefois pourtant on nomme aussi roustures des amarrages faits sur deux filins.

Route (Faire -) (en anglais « under way ») : Selon le RIPAM : « un navire fait route quand il n'est ni à l'ancre, ni amarré à terre, ni échoué ».

Route-fond (On dit aussi route du monde ou route vraie) : Ligne que suit un navire à la surface de la mer quand il est en marche ; la route fond moyenne parcourue est la ligne qui joint deux positions successives du navire, déterminées par des observations (observations astronomiques, relèvements d'amers, relevé des indications du récepteur GPS).
On définit la route-fond par rapport au Nord ; le Nord de référence est le Nord géographique, c'est-à-dire la direction du méridien du lieu.

Route libre : Circonstance où le navire adopte la vitesse maximum que sa machine ou sa voilure peut lui donner.

Route-surface : Direction dans laquelle le navire rencontre l'épaisseur d'eau dans laquelle sa carène est immergée ; la route surface est mesurée à partir du méridien mobile du navire, du nord vers l'ouest, de 0° à 360°.
La route-surface peut s'apprécier à vue en observant, au moyen du compas, la direction du sillage du navire que l'on aperçoit sur la mer après son passage.
L'angle entre le cap du navire et sa route-surface est appelé la dérive due au vent.
I. - En pleine mer, lorsque le navire suit une route constante à vitesse constante et que l'on connaît la direction et la vitesse du courant moyen qu'il subit, on peut estimer la route du monde par une construction graphique sur la carte marine : le vecteur représentant la route-fond (ou route du monde) est la somme du vecteur représentant la route-surface et du vecteur représentant le courant.
II. - En manœuvre, la position du cap par rapport à la route-surface correspond au sens de l'embardée que va subir le navire.

Rumb (en anglais « rhumb ») : On appelle rumbs (à rapprocher de l'espagnol rumbo : route), les positions des différents points de l'horizon.
- On appelle également rumb le plan vertical d'un observateur terrestre (c'est-à-dire le vertical de la sphère locale) passant par un point donné de l'horizon.
- On distingue trente-deux rumbs (ou quarts, ou aires) de vent correspondant aux directions cardinales et inter-cardinales ; par exemple, pour les 45 degrés compris entre le Nord et l'Est les 9 lignes sont : Nord, Nord quart Nord-Est, Nord Nord-Est, Nord-Est quart Nord, Nord-Est, Nord-Est quart Est, Est Nord-Est, Est quart Nord-Est, Est.
- Il y a quatre quarts dans 45°, et donc 11,25° dans un quart de la rose des vents.
- La ligne de rumb, ou route loxodromique, est le trajet d'un navire dont la route fait toujours le même angle avec la direction du Nord.
La carte marine conservant les angles, la route loxodromique du navire y est représentée par un rhumb sur la carte c'est-à-dire un segment de droite.
Sur la Terre, la route loxodromie entre deux points est un segment de courbe gauche, plus long que l'arc de grand cercle limité par les points de départ et d'arrivée.
N.B. : Le mot rumb peut être rapproché du mot ῥόμβος en grec ancien (qui se prononce rhombos) et que l'on traduit par rhombe en français, synonyme de losange.

Rusé : Une ancre rusée est celle dont les pattes, quand elle est au fond, y sont mal disposées et n'y pénètrent pas ou ne s'y enfoncent as assez pour résister à l'effort exercé, et pour retenir le navire qui est mouillé sur cette ancre.

Rythmé (Feu - ) :

Sabord : Ouverture rectangulaire percée dans le bordé ou dans les parties extérieures des emménagements.

Saborder : Faire couler un navire volontairement en créant des voies d'eau, soit en ouvrant des prises de coque communiquant avec l'intérieur du navire, soit en pratiquant des ouvertures dans la coque au moyen, par exemple, d'explosifs.

Sac (Faire le - ) : Une voile fait le sac quand elle bombe trop, quand elle n'est pas plate ; cela vient souvent de la manière dont les ralingues sont posées.

Safran : Une des pièces principales du gouvernail ; le safran est une pièce verticale en contact avec l'eau, rectangulaire, profilée et de peu d'épaisseur, placée à l'arrière du navire et pouvant être orienté d'un bord ou de l'autre d'environ 30°.
Les safrans de certains navires peuvent s'orienter de plus que 30° pour les manœuvres de port à vitesse très réduite.

Saisine :

Saisissage (en anglais « lashing »):

Sancir : Plonger de l'avant et ne pas pouvoir se relever à la lame parce que l'eau se porte à l'avant ; le navire s'abîme alors par l'avant.

Sangle : Tresse plate, de largeur moyenne, faite en bitord, et qui sert à recouvrir certains filins. Certaines ralingues, au lieu d'être basanées, peuvent être recouvertes de sangles.

Saros : Période de temps d'environ 6 585,3 jours, ou encore 18 ans 11 jours et 8 heures, au bout de laquelle la Terre, la Lune et le Soleil se retrouvent exactement dans les mêmes positions relatives.
Ce cycle était connu des Chaldéens ; il représente le retour des éclipses de Lune ou des éclipses de Soleil telles qu'elles s'étaient produites dans les cycles précédents.
Le saros comporte 38 saisons d'éclipses, revenant en moyenne toutes les 5 ou 6 lunaisons ; à chaque saison d'éclipses il y a au moins deux éclipses et parfois trois éclipses.
En moyenne un saros comprend 84 éclipses, réparties en 42 éclipses de Soleil et 42 éclipses de Lune.
Les 42 éclipses de Lune se répartissent de la manière suivante : 14 éclipses par la pénombre, 28 éclipses par l'ombre dont 14 éclipses partielles et 14 éclipses totales.
Les 42 éclipses de Soleil se répartissent de la manière suivante : 14 éclipses partielles et 28 éclipses centrales.
Ce nombre d'éclipses par saros est une valeur moyenne ; en réalité il existe des saros riches pouvant atteindre jusqu'à 94 éclipses (47 de chaque) et des saros pauvres comportant seulement 78 éclipses.
Le Saros résulte de la combinaison des trois périodes de révolution de la Lune, exprimées en jours solaires :
- Mois synodique (d'une nouvelle lune à la suivante ) :
= 29.530589 jours = 29j 12h 44m et 03s
- Mois anomalistique (d'un périgée au suivant) :
= 27.554550 jours = 27j 13h 18m et 33s
- Mois draconitique (d'un nœud ascendant ou descendant au suivant) :
= 27.212221 jours = 27j 05h 05m 36s
Un Saros est égal à 223 mois synodiques ou 239 mois anomalistiques ou 242 mois draconitiques, à quelques heures près :
223 mois synodiques de la Lune = 6585.3223 jours = 6585j 07h 43m
239 mois anomalistiques de la Lune = 6585.5375 jours = 6585j 12h 54m
242 mois draconitiques de la Lune = 6585.3575 jours = 6585j 08h 35m

Scélérat : Coupable ou capable d'un grand crime
Dans une acception archaïque : noir, infâme, atroce
Vague scélérate : appellation familière et abusive d'une vague exceptionnelle qui suppose que la Nature puisse avoir la volonté coupable de martyriser le pauvre marin par la formation de vagues insurmontables.

Scintillant (Feu - ) :

Seconde : 1 - Unité de temps du Système International depuis 1967.
La seconde SI est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les deux niveaux hyperfins de l´état fondamental de l´atome de césium 133.
2 - Sous-sous-multiple d'une unité sexagésimale, habituellement le degré ou l'heure) ; dans ce cas, seconde est l'abréviation de « minute seconde ».
Minute signifiant « petit » (à rapprocher de minuscule) les sous-multiples de l'heure ou du degré sont la minute première, la minute seconde, la minute tierce (abrégés respectivement en minute, seconde ou tierce).

Seiche : Oscillation libre de l'eau (indépendante de la marée) dans un bassin fermé ou semi-fermé, correspondant à sa période naturelle.
On observe des seiches en Méditerranée.
Une seiche peut être causée par le passage d'un système de pressions au-dessus du bassin, ou par le formation puis la disparition d'une dénivellation due au vent dans le bassin.
Après le déclenchement du phénomène, l'eau clapote jusqu'à ce que l'oscillation soit amortie par des frottements visqueux dans la masse de l'eau ou par des frottements sur le fond de la mer.
À la différence des ondes de marée qui sont des oscillations forcées, une seiche est une oscillation libre.

Senzile : Galère ordinaire à 26 bancs.

Serre : Virure de forte section fixée intérieurement sur les membrures.
Les serres ont une fonction de renfort longitudinal.
On distingue notamment les serres de bouchain, et les serres bauquières.
Les serres sont équivalentes, à l'intérieur de la coque, aux préceintes qui sont à l'extérieur.

Serrer : 1 - Serrer une voile, c'est la plier sur sa vergue, son mât, etc.
2 - Serrer le vent, c'est gouverner le plus possible dan le lit du vent.

Servir (Faire - ) : Orienter une voile pour qu'elle prenne le vent.

Sextant : Le sextant se compose d'un châssis sur lequel est fixé un limbe gradué en degrés ; le limbe est circulaire et représente un sixième d'une circonférence.
Le châssis supporte aussi le petit miroir : ce petit miroir n'est recouvert de tain que sur sa moitié, de sorte que l'on voit, quand on le regarde, pour moitié à travers lui et pour moitié l'image de l'objet observé doublement réfléchie par le grand miroir puis le petit miroir.
L'alidade, bras mobile supportant le grand miroir, porte un index qui se déplace devant le secteur gradué du limbe.
On fixe sur l'alidade des sextants les plus récents un tambour gradué solidaire d'une vis sans fin engagée dans une crémaillère située sur le limbe. Un dispositif de débrayage de la vis sans fin permet de désolidariser l'alidade du limbe. Ce tambour gradué permet le réglage fin de la position de l'alidade à la minute d'arc près.
Sur le châssis sont fixés une poignée permettant de tenir le sextant, des pieds pour le poser et de le caler dans sa boîte, des filtres atténuant au besoin des images trop brillantes et la lunette de visée, dont le grossissement ne doit pas être trop important pour que l'image reste stable. La lunette de visée permet d'accroître la luminosité des objets célestes peu brillants ; certains sextants possèdent plusieurs lunettes pour s'adapter aux différents usages : lunette terrestre, lunette pour le Soleil, lunette pour les étoiles.
Les deux miroirs, en particulier le grand miroir doivent être perpendiculaires par rapport au plan du limbe ; des vis de réglage permettent d'ajuster l'orientation des miroirs par rapport au sextant.
Lorsque le sextant est bien réglé, on peut superposer exactement l'image d'un objet doublement réfléchie par le grand miroir et par la partie revêtue de tain du petit miroir, et l'objet lui-même à travers la partie sans tain du petit miroir ; l'index de l'alidade doit alors se trouver exactement vis-à-vis de la graduation zéro du limbe.

Sillage (en anglais « »): Vitesse d'un navire.
Utilisé dans le sens de houache (en anglais « wake ») : Trace laissée à la surface de la mer par le passage d'un navire.

Singlon : En Méditerranée, synonyme de fourcat.
En Méditerranée on appelle singlon une varangue en forme de fourche, à l'acculement très prononcé, située vers les extrémités avant et arrière de la coque.

Sinistre (en anglais « casualty ») : Tout événement ayant entraîné un dommage ou une perte matériels pour la marchandise assurée.

Sloop : Voilier dont le gréement est constitué d'un mât et de deux voiles.

SNSM (en anglais « RNLI ») : Société Nationale de Sauvetage en Mer : Association à but non lucratif existant grâce aux cotisations de ses membres, à la générosité du public ou des entreprises et à des subventions de l'État ou des collectivités locales.
Les sauveteurs embarqués, membres des équipages des canots, des vedettes et des bateaux que la SNSM arme sont tous bénévoles, c'est-à-dire qu'ils ne perçoivent ni salaires, ni indemnités sauf en remboursement des dépenses qu'ils ont personnellement engagées au profit de la SNSM.
Les surveillants de plage de la SNSM sont des salariés placés par la SNSM auprès des maires des communes littorales.

Solstice :

Solsticiaux (Points solsticiaux) : Les points solsticiaux sont les points de l'Écliptique les plus éloignés de l'Équateur ; le Soleil y arrive vers le 21 juin et vers le 21 décembre.

Sombrer (en anglais « to sink ») :

Souille : Volume occupé dans la vase par la carène d'un navire qui y est échoué.

Souillarde :

Souquer : Exercer une forte traction : on souque un nœud, on souque sur les avirons.

Sous le vent : Dans la direction vers laquelle souffle le vent.

Soute (en anglais « bunker ») : Magasin établi dans les fonds ou dans la cale.
La soute aux voiles est le magasin où sont logés, à bord, les voiles de rechange et autres objets confectionnés de voilerie.
Sur les navires à propulsion mécanique le mot a désigné les soutes à charbon puis, par analogie, les soutes à mazout, et enfin le mazout embarqué lui-même.
Au pluriel, « les soutes » représentent la quantité de combustible existant à bord du navire.
Embarquer le combustible pour la machine, c'est faire les soutes, c'est souter.

Souter : Embarquer du combustible pour les chaudières ou les moteurs.

Souvenirs : Les souvenirs sont des expériences conscientes.
Les souvenirs ne s'évanouissent pas mais ils peuvent devenir inaccessibles temporairement.
L'oubli est un fractionnement des souvenirs en composantes élémentaires.
L'oubli est un obscurcissement progressif des anciens souvenirs en raison de l'arrivée de nouveaux souvenirs qui s'y opposent.
Les expériences personnelles ne cessent pas d'exister malgré leur oubli apparent.
La mémoire ne se réduit pas au souvenir conscient des évènements et on reste inconsciemment dépendant de nos expériences vécues.
Mais ce que l'on a retenu doit servir à inventer ou réinventer l'avenir, pas à essayer de reproduire le passé.
La mémoire du passé est la rétrospective ; la mémoire de l'avenir est la prospective.

Sphère céleste (en cosmographie) : Sphère rattachée à la Terre, de très grand rayon, de centre correspondant au centre de la Terre et dont le plan diamétral est confondu avec le plan diamétral de la Terre.
La sphère céleste est utilisée pour repérer la position des astres ; elle tourne en glissant sur la sphère locale autour de l'axe des pôles terrestres.
À toute direction D on associe le point d´intersection de la sphère céleste et de la demi-droite parallèle à D dont l´origine est le centre de la sphère.
Les coordonnées sphériques équatoriales locales sont :
- l'angle horaire noté AH : c'est l'angle dièdre compris entre le méridien et le cercle horaire de l'astre considéré. Il est compté positivement de 0° à 360° dans le sens de rotation de la sphère céleste d'Est en Ouest (sens rétrograde).
- la déclinaison notée D : c'est la distance angulaire d'un astre au plan équatorial, comptée positivement de 0° à 90° pour les astres de l'hémisphère céleste Nord (déclinaisons boréales), et négativement de 0° à -90° dans l'hémisphère Sud (déclinaisons australes).

Sphère locale (en cosmographie) : Sphère rattachée à la Terre, de très grand rayon, de centre correspondant à l'observateur terrestre et dont le plan diamétral est le plan horizontal du lieu d'observation.
Les coordonnées sphériques horizontales locales sont :
- l'azimut noté Z : c'est l'angle dièdre compris entre un plan vertical de référence (le méridien) et le plan vertical passant par l'astre examiné ; on le mesure sur le plan de l'horizon à partir du méridien, du nord vers l'ouest, de 0° à 360° ;
- la hauteur notée h : c'est l'angle compris entre le plan horizontal et la droite joignant le centre de la sphère à l'astre examiné ; elle est positive de l'horizon vers le zénith, et négative de l'horizon vers le nadir.

Squat : Mot anglais signifiant qu'un navire qui fait route subit à la fois un surenfoncemnt par rapport à son enfoncement au repos et un changement d'assiette : ses tirants d'eau sont différents et habituellement supérieurs à ce qu'ils étaient lorsque le navire était arrêté.

Stabilité de route : Faculté que possède un navire à revenir facilement à son cap après en avoir été écarté par une perturbation passagère.

Station (en anglais « station ») : Limites de la croisière d'un petit bateau ou d'un navire appelé stationnaire.
Exemple 1 - Chacune des deux frégates-météorologiques France 1 et France 2 restait en station en Atlantique nord pendant un mois jusqu'à être relevée par l'autre et à rentrer au port de La Pallice, à La Rochelle, pour un séjour de trois semaines.
Exemple 2 - Les navires à destination d'un port peuvent s'attendre à trouver le bateau porte-pilotes dans les limites de la station de pilotage.
Commentaire : Le remplacement, à la fin des années 1960, du bateau porte-pilotes « Arméria » en fer par des vedettes rapides en bois ou en matériaux composites, qui quittent le port juste à temps pour rejoindre les navires à la bouée de Chauveau, a entraîné la suppression de la station de pilotage de La Pallice.
Auparavant, les limites de la station de pilotage de La Pallice étaient : le parallèle de l'île d'Aix au sud, la côte de Charente Maritime à l'est, les îles de Ré au nord et d'Oleron au sud-ouest et la ligne Chassiron-Les Baleines à l'ouest.
Remarque : On utilise parfois l'expression « station de pilotage » pour désigner ce qui concerne l'ensemble des pilotes commissionnés pour un même parcours, mais sans que le mot station ne soit défini avec précision.
L'expression station de pilotage est quelquefois utilisée abusivement pour désigner le bureau du pilotage.

Stevedore (en anglais « stevedore »): Personne ou entreprise chargée du chargement, de l'arrimage, de l'accorage et du saisissage des marchandises au départ ou du désaisissage et du déchargement des marchandises à l'arrivée.
Contrairement l'acconier, le stevedore n'est pas chargé de prendre soin des marchandises sous tente ; le rôle du stevedore commence lorsque les transitaires ou les chargeurs lui ont apporté les marchandises à charger sous palan, sur le quai ou, après la déchargement, son rôle prend fin lorsque les marchandises ont été mises sur le quai.
N.B. : Dans les ports de Mer du Nord, de Manche et d'Atlantique le stevedore et le transitaire exercent chacun leur métier ; les deux professions peuvent être exercées sous la même raison sociale, parfois par le même personnel mais, dans ce cas, les réserves de l'un concernant l'état de la marchandise doivent néanmoins être notifiées à l'autre par lettre recommandée.
Dans les ports de Méditerranée, le stevedore et le transitaire sont juridiquement remplacés par l'acconier.
Remarque : Le saisissage, l'accorage ou le désaisissage sont quelquefois confiés à des entreprises spécialisées.



Stoppeur :

Subrécargue : Personne qui paye un fret supérieur pour le passage de ses marchandises que pour le passage de sa propre personne.
Remarque : Une personne qui paye un fret supérieur pour le passage de sa personne que pour les marchandises qui l'accompagnent est appelé un passager.

Suète : Direction du sud-est, notamment en parlant de la direction d'où souffle le vent.

Superstructures :

Surbau : Pièce de construction verticale et de faible hauteur placée transversalement pour empêcher l'eau de ruissellement d'entrer dans le navire par une issue pratiquée dans un pont ou un faux-pont.

Surenfoncement : Augmentation de l'enfoncement du navire lorsqu'il a pris de la vitesse, par rapport à son enfoncement au repos.
Ce phénomène peut être accentué lorsque le clair sous quille est réduit.

Surliure : Gainage du bout d'un cordage avec du fil à voile pour éviter qu'il se décommette.

Suroît : Direction du sud-ouest, notamment en parlant de la direction d'où souffle le vent.

Surpattée : Une ancre est surpattée lorsque sa chaîne fait un tour sur une de ses pattes.
Un navire dont l'ancre est surpattée aura une mauvaise tenue de son mouillage.

Surprime (en matière d'assurances) (en anglais « additional premium ») : Prime supplémentaire correspondant aux risques spéciaux ou aggravés dont l'assuré demande la garantie.

Système géodésique (en anglais « datum ») : On appelle système géodésique un système de coordonnées repéré par rapport à la Terre.
Un système géodésique permet de représenter avec précision chaque point de la Terre sur un support servant de modèle (un globe terrestre, une carte ou un plan).
La forme de la surface de la Terre est proche de celle d'un ellipsoïde de révolution de rayon équatorial R0 et d'aplatissement α ; l'aplatissement caractérise la différence entre la longueur du petit axe (axe des pôles) et celle du grand axe (axe équatorial) de l'ellipse génératrice.
Il en résulte que la latitude géographique d'un point de la surface de la Terre (angle du plan équatorial de la Terre avec la verticale du lieu de ce point), est différente de la latitude géocentrique, (angle du plan équatorial de la Terre avec le rayon qui joint le centre de la Terre au point donné).
- Chaque système géodésique régional, élaboré pour répondre au mieux aux besoins spécifique locaux, est a priori adapté aux conditions locales et il est indépendant des autres systèmes régionaux.
Le système ED50 est un système géodésique régional (« ED50 » désigne le système géodésique compensé européen, adopté en 1950).
- Le système géodésique mondial WGS84 (en anglais word geodetic system, adopté en 1984) est, comme son nom l'indique, un système mondial, c'est-à-dire que toute la Terre est ou devrait être couverte par des cartes utilisant le système géodésique WGS84.
L'ellipsoïde de référence du système WGS84, centré au centre de masse de la Terre, a pour axe de révolution l'axe des pôles terrestres :
Ses caractéristiques sont :
- rayon équatorial : R0 = 6378,137 km ;
- aplatissement : α = 1/298,257223563.
La projection de chaque point de la Terre sur l'ellipsoïde de référence du système géodésique WGS84 respecte strictement la longitude, mais elle majore la latitude d'une valeur qui est comprise entre 0 (à l'équateur) et 11,545 minutes de degré à 46° (latitude du Fort Boyard).
Le système géodésique mondial WGS84 permet de rattacher entre eux les divers systèmes régionaux, en adoptant pour chaque cas un décalage moyen, valable dans les limites de la zone couverte par la carte.
Une fusée intercontinentale atteindra sa cible si celle-ci est repérée dans le même système géodésique que celui du lieu de son lancement ; les forces armées américaines considèrent l'entretien du système géodésique mondial comme un enjeu stratégique essentiel à leurs ambitions.

Système de référence galiléen : Un système de référence galiléen ou système de référence inertiel est un système de référence spatial privilégié en mécanique newtonienne, associé à une échelle de temps uniforme.
Deux systèmes de référence inertiels se déduisent l´un de l´autre par un mouvement de translation de vitesse constante.
C´est dans ces systèmes de référence que sont valables les lois fondamentales de la mécanique générale.

Syzygie : Moment où la Terre, le Soleil et la Lune sont alignés ou à peu près alignés (nouvelle lune ou pleine lune) ; les syzygies annoncent les marées de vives-eaux.
Les syzygies sont la pleine lune et la nouvelle lune, c'est-à-dire lorsque la Lune est en néoménie ou en opposition.

Tablette :
Maître-gabarit, tablette et trébuchet sont les trois instruments d'une technique de conception non-graphique des carènes et de réalisation des membrures, c'est-à-dire d'un savoir-faire sans plans de construction.

Tablier : Grand doublage qu'on place au centre des huniers et perroquets, sur leur face arrière, pour les garantir contre le battement sur les mâts et sur le gréement.

Taillemer : Pièce extérieure à l'avant de l'étrave.

Taillevent : Grand voile au tiers sur les chaloupes ou les lougres.

Talon de quille : Extrémité arrière de la quille sur laquelle repose l'étambot.

Talon d'une varangue : Partie inférieure d'une varangue dotée d'un acculement.

Talonner : Toucher le fond avec le talon de la quille.

Tangage :

Tanguer :

Tapecul : Le mât d'artimon, lorsqu'il est planté tout à fait sur l'arrière, s'appelle mât de tapecul, et la voile de lougre qu'il porte alors s'appelle tapecul.
Dans les embarcations et bateaux qui ont un mât en arrière de la chambre, on appelle ce mât : mât de tapecul, et la voile qu'il porte : tapecul, quelle qu'en soit la forme.
Le tapecul borde toujours sur un borde-dehors poussé en arrière de l'embarcation, et qu'on nomme bout-dehors de tapecul.

Taquet (en anglais « cleat ») : Morceau de bois ou de métal, fixé ou placé en divers endroits du navire, pour y capeler ou tourner des cordages ou des manœuvres.

Taud : Morceau de grosse toile servant à étancher un panneau.
Étui en grosse toile que l'on utilise pour protéger les voiles ferlées.
Tente en toile forte, en forme de toit, pour laisser couler les eaux de pluie ; on établit des tauds sur le pont pour abriter les hommes.

Taximètre :

Température : La température se mesure en degrés Celsius (°C), en degrés Farenheit (°F) ou en Kelvin (K).
L'échelle Kelvin se mesure à partir du zéro absolu : 0 K = - 273,16 °C

Temps (en anglais « time ») : « Le temps est la durée bornée, par opposition à l'éternité » (Fénelon).
Chaque borne s'appelle un instant, une partie de temps aussi petite que l'on désire.
Chaque instant, pour un observateur donné, correspond à l'angle formé au pôle par le méridien du lieu de cet observateur et le cercle de déclinaison qui passe par le centre du Soleil : on l'appelle « l'angle horaire ».
Le calcul de l'angle horaire fait connaître l'heure précise du lieu où l'on se trouve ; si l'on compare cette heure à celle que l'on compte au méridien origine au même instant, la différence de ces heures, convertie en degrés à raison de 15° pour une heure, donnera la longitude du lieu où se trouve l'observateur.
On distingue :
- Le temps astronomique dans lequel on compte les 24 heures de la journée de suite, en partant de midi.
- Le temps civil qui commence au minuit précédent, dans lequel les heures se comptent par 12, c'est-à-dire qu'il y a les 12 heures du matin et les 12 heures du soir.
- Le temps moyen qui est donné par les chronomètres ou par les horloges et les montres bien réglées, dans lequel les heures sont supposées égales entre elles.
Le temps moyen est l'angle horaire du Soleil moyen.
- Le temps vrai qui est marqué, à midi, par le passage du Soleil au méridien ou qui est déterminé par le calcul de l'angle horaire ; par suite du mouvement en ascension droite du Soleil, qui varie sans cesse, le jour vrai est tantôt plus long, tantôt plus court que le jour moyen.
Le temps vrai est l'angle horaire du Soleil vrai.
- Le temps sidéral qui mesure la marche des étoiles ou leur retour au même méridien et qui, en raison en raison de l'uniformité du mouvement de la Terre, se compose de périodes égales appelées jours sidéraux ; comparé au jour moyen, le jour sidéral a une durée plus courte de 0 heure 3 minutes 56 secondes, quantité qu'on appelle accélération des fixes, et qui représente la différence diurne du mouvement moyen en ascension droite du Soleil, converti en temps moyen.

Temps atomique international (TAI) : Coordonnée de repérage temporel établie par le Bureau international de l´heure sur la base des indications d´horloges atomiques fonctionnant dans divers établissements et dont l´unité est la seconde SI.

Temps des éphémérides : Échelle de temps utilisée de 1952 à 1976 pour les théories dynamiques et jusqu´en 1984 pour les éphémérides des corps du système solaire. Elle est définie à partir de la théorie du mouvement de la Terre autour du Soleil de Newcomb. Cette échelle de temps est maintenant remplacée par les échelles de temps terrestre TT, de temps coordonné barycentrique TCB, de temps coordonné géocentrique TCG, de temps dynamique barycentrique TDB.

Temps légal : Temps utilisé sur tout le territoire d´un pays donné.
Le temps légal est décidé par les autorités administratives qui choisissent, en général, d´adopter le temps universel coordonné (UTC) décalé d´un nombre entier d´heures ; par exemple, en France, le temps légal est UTC + 1 heure en hiver (heure d´hiver) et UTC + 2 heures en été (heure d´été).

Temps sidéral : Le temps sidéral est l'angle horaire de l´équinoxe.
On parle du temps sidéral vrai lorsqu´il s´agit de l´équinoxe vrai et du temps sidéral moyen lorsqu´il s´agit de l´équinoxe moyen de la date.
En un lieu donné, à un instant donné, la somme de l´ascension droite vraie d´un astre et de son angle horaire est égale au temps sidéral vrai ; au moment du passage supérieur d´un astre au méridien, son ascension droite vraie est donc égale au temps sidéral vrai.

Temps solaire moyen : Le temps solaire moyen est le temps solaire vrai corrigé des inégalités de l´ascension droite du Soleil : c´est donc la partie linéaire, par rapport au temps, du temps solaire vrai.

Temps universel (TU) (en anglais « UT ») : Échelle de temps étroitement liée à la rotation diurne de la Terre qui a longtemps été à la base des temps légaux.
TU est défini par une relation mathématique donnant l´expression du temps sidéral en fonction du Temps universel ; on peut donc déterminer TU à partir d´observations d´étoiles (passage d´étoiles au méridien, par exemple).
Le Temps universel ainsi obtenu est rapporté à un pôle fixe sur la Terre et est noté TU0 (en anglais « UT0 »).
Le Temps universel rapporté au pôle céleste des éphémérides CEP s´obtient en s´affranchissant du mouvement du pôle et est noté TU1 (en anglais « UT1 »).
Depuis 1984 l´échelle de temps légale n´est plus basée sur le Temps universel mais sur le temps universel coordonné TUC (en anglais « UTC »).

Temps universel coordonné (TUC) (en anglais « UTC ») : Échelle de temps diffusée par les signaux horaires et utilisée comme base des temps légaux.
C´est, en fait le temps atomique international TAI décalé d´un nombre entier de secondes. Ce nombre est modifié régulièrement de telle sorte que la différence entre TUC (en anglais « UTC ») et le temps universel TU1 (en anglais « UT1 ») n´excède pas 0.9 s en valeur absolue

Tenon : Extrémité rétrécie d'une pièce de bois destinée à s'encastrer dans une mortaise.

Tente : Vaste surfaces en toile qu'on étend horizontalement à une certaine hauteur au-dessus des ponts pour les garantir du soleil.
Les tentes portent différents noms : le marsouin est la tente la plus de l'avant ; la grand tente vient ensuite, entre le grand mât et le mât de misaine, et on l'appelle aussi tente des passavants ; la tente du gaillard d'arrière s'étend entre le grand mât et le mât d'artimon ; la tente de dunette est la dernière.

Tenue : 1 -La tenue du mouillage dépend de la qualité du fond.
2 - La tenue du plein est la période de temps assez considérable dans certains lieux, pendant laquelle la hauteur de la marée reste à peu près égale à celle de la pleine mer.
On observe au Havre une longue tenue du plein en raison des ondes de marée tiers-diurnes liées à la proximité de l'estuaire de la Seine.

Tête de mât (Feu de - ) :

Têtière : Synonyme d'envergure.

Théorie : La théorie est la description de ce qu'il convient d'observer attentivement pour comprendre les phénomènes que l'on voit ou dont a été est le témoin, afin de pouvoir prédire des évènements futurs comparables ; la théorie enseigne les liens entre les causes et les conséquences des phénomènes.

Tiens bon (en anglais « avast ») : Commandement de cesser ce que l'on est en train de faire et d'attendre de nouvelles instructions.

Tillac : Pont découvert.

Timonier : Homme de barre.

Timonerie : Abri où se trouvent la barre, l'habitacle du compas et les horloges.

Tins (en anglais « keel-blocks ») : Morceaux de bois de peu de valeur, de peu de longueur, employés en les mettant à plat pour servir de support à la quille d'un navire, afin de l'exhausser au-dessus de la cale ; les tins sont placés de distance en distance.

Tirant d'eau (en anglais « draught », en américain « draft ») : Quantité dont un navire s'enfonce verticalement dans l'eau, depuis le dessous de sa quille jusqu'à la flottaison.
Des échelles peintes sur la coque permettent de lire à l'avant, à l'arrière et au milieu du navire, d'un bord et de l'autre, les enfoncements de ces différentes parties du navire.

Titrage ou titre d'un fil : Le titrage ou titre d'un fil est une mesure qui permet d'apprécier la finesse du fil.
Le numéro anglais pour un fil correspond au nombre d'écheveaux de 840 yards (768,1 mètres) contenus dans une livre anglaise (453,6 grammes) ; par exemple, un fil dont le titrage est de 120 aura une longueur de : 120 x 768,1 = 92 172 m ; il y a 92 172 mètres de ce fil dans une livre anglaise.
Plus le fil est fin, moins il sera lourd et plus importante sera la longueur de fil dans une livre anglaise, et donc plus le titrage sera élevé.

Toile à voile : Il s'en fabrique de différentes grosseurs, qu'on proportionne aux usages auxquels elles sont destinées.
La toile à voile proprement dite a une largeur uniforme de 57 centimètres en trame, et les pièces ont une longueur d'environ 60 mètres en chaîne.
Pour la voilure des embarcations on utilise des toiles plus étroites.
Au contraire, pour les prélarts, tauds, etc. des toiles plus larges sont avantageuses.
On fait des toiles en chanvre, en lin et en coton ; celles de chanvre, quand elles sont bien faites, sont les meilleures de toutes ; celles de lin viennent après et peuvent aussi être très-bonnes ; celles de coton ne valent jamais les autres, à beaucoup près.
Les conditions nécessaires pour qu'une toile à voile soit bonne sont la force, la légèreté, la souplesse et la résistance aux déformations. Pour les obtenir, il faut donner aux fils de chaîne et de trame un rapport convenable de force.
Les matériaux synthétiques permettent d'obtenir des voiles très solides, de grandes qualités nautiques, à des prix variables.

Ton : Partie de mât située au-dessus du capelage, et qui sert à porter un chouquet pour le passage du mât suivant.

Tonne : Grosse bouée pouvant servir de balise ou de point d'amarrage.
Une tonne destinée à servir de point d'amarrage est habituellement appelée un coffre.

Tonneau de jauge : Unité de volume intérieur des navires admise internationalement et valant 2,83 mètres-cubes.

Tonture : Convexité du pont dans le sens de la longueur du navire.

Toise : Mesure d'arpentage valant 6 pieds ; la toise de Paris correspond à 1,949 mètre.

Torcheur de toile : Se dit d'un capitaine qui tient le maximum de voiles établies aussi longtemps que possible, parfois en dépassant les conditions limites pour carguer sans les déchirer certaines d'entre elles.

Toron (en anglais « strand of a rope ») : Cordage constitué par plus de trois fils de caret commis ensemble ; dans le commettage d'un toron, le tortillement est fait dans un sens opposé à celui de la torsion des fils pour que ceux-ci ne soient pas trop tortillés et conservent de la souplesse et de l'élasticité.
Remarque : Le fil à caret est le constituant de base de tous les cordages ; il est obtenu par filage ; le fil à caret est tortillé de gauche à droite (le fil à caret est tortillé en S).
Le fil à voile est un fil retord constitué de 2 fils à caret (le fil à voile est commis en Z).
Le bitord est formé de 2 fils à caret de deuxième brin commis ensemble ; le tortillement du bitord est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le bitord est commis en Z).
Le lusin est composé de 2 fils à caret de premier brin tordus ensemble ; le lusin est un véritable fil retord : le tortillement du lusin est fait dans le même sens que celui des fils à caret qui le composent (le lusin est commis en S).
Le merlin est composé de 3 fils à caret de premier brin commis ensemble ; le tortillement du merlin est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le merlin est commis en Z).
Le toron est un cordon constitué d'un nombre plus ou moins grand de fils à caret de premier brin ; le tortillement du toron est fait dans le sens opposé à celui des fils à caret qui le composent (le toron est commise en Z).
L'aussière est constituée de trois torons commis ensemble ; le tortillement de l'aussière est fait dans le sens opposé à celui des torons qui le composent ; les aussières à quatre torons possèdent une âme pour conserver leur forme et ne pas s'aplatir quand elles sont sous tension (l'aussière est commise en S).
Le grelin est constitué de 3 aussières commises ensemble ; le tortillement du grelin est fait dans le sens opposé à celui des aussières qui le composent (le grelin est commis en Z).

T** PLEASE DESCRIBE THIS IMAGE **orsion : La torsion d'un fil est le sens dans lequel il a été filé ou retordu.

Il existe deux types de torsion, qui dépendent de la direction dans laquelle on va filer les fibres :

- torsion en Z : le fil est filé ou retordu dans le sens des aiguilles d'une montre.

- torsion en S : le fil est filé ou retordu dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (voir illustration).

On peut assembler deux ou plusieurs fils ensemble, c'est le retors ; on obtient alors un fil plus épais, régulier et solide.

Généralement, on file le premier brin en Z, et on retord ensuite plusieurs brins en S ; un fil se retord dans le sens inverse du sens dans lequel il a été filé ou retordu ; cette logique inverse détord et redresse les fibres des fils qui le composent, ce qui permet d'obtenir un fil retors plus doux.

Cette technique permet d'augmenter la qualité, la résistance et le diamètre du fil.

Touage : Synonyme de remorquage.

Touée : Longueur de chaîne filée pour mouiller l'ancre.

Touer : Déhaler un navire au moyen d'ancres en virant les câbles d'ancres au cabestan.

Touline (en anglais « heaving line ») : Petite aussière pouvant servir à remorquer une petite embarcation..
Une touline peut servir de lance-amarres : on confectionne une pomme à un bout pour le lester ; on envoie le bout lesté, même à bonne distance avec un grand balancement du bras, puis on fixe le bout de l'amarre au bout libre de la touline.
En Méditerranée, on dit « mandeur » au lieu de touline ou de lance-amarres.

Tour (Face de - ) : Face courbe d'une pièce de charpente.
La face de tour d'une membrure est celle située perpendiculairement au plan du bordé.
Le contraire de la face de tour est la face de droit.

Tour de bitte : Façon d'amarrer une amarre à une bitte.

Tourmentin : Plus petite des voiles de l'avant, encore appelée trinquette ou petit foc.

Tourner : Faire assez de tours à une amarre autour d'un taquet, d'un cabillot ou d'une bitte pour que le frottement exercé sur cette amarre l'empêche de filer ou de lâcher.
Tourner est synonyme de fixer une amarre.

Tous risques (en matière d'assurances) (en anglais « all risks cover ») : Mode d'assurance étendant la garantie à tous les risques, à l'exception de ceux qui sont limitativement exclus par la police.

Trame : C'est le nom des fils qui, dans la toile, sont tissés en travers des chaînes, c'est-à-dire en travers de la longueur des pièces.

Tramping : Mot anglais signifiant « transport maritime à la demande ».

Transfiler :

Transitaire (en anglais « ») : Le transitaire prend soin des marchandises dès l'instant où les chargeurs les lui ont confiées, et il les présente sous palan près du bateau qui va les charger ; après leur déchargement, depuis que les marchandises ont été débarquées du bateau jusqu'à ce que les réceptionnaires en prennent livraison.
N.B. : Dans les ports de Mer du Nord, de Manche et d'Atlantique le stevedore et le transitaire exercent chacun leur métier ; les deux professions peuvent être exercées sous la même raison sociale, parfois par le même personnel mais, dans ce cas, les réserves de l'un concernant l'état de la marchandise doivent néanmoins être notifiées à l'autre par lettre recommandée.
Dans les ports de Méditerranée, le stevedore et le transitaire sont juridiquement remplacés par l'aconier.

Transport maritime à la demande (en anglais« tramping ») : Par opposition au transport maritime par ligne régulière, ce mode d'exploitation des navires se fait sans itinéraire fixé à l'avance.

Travers au vent : Un navire présente le travers au vent lorsque l'impulsion du vent est dirigée perpendiculairement à son flanc. Rester en travers était synonyme, dans la vieille Marine à voile, à être en panne, aller en dérive. C'est encore de nos jours, ou à peu près, la position d'équilibre stable que finit par prendre un navire dont la propulsion est inopérante.

Traversin : Diverses pièces de charpente servant à renforcer des points de la structure du navire ou à supporter d'autres pièces prennent le nom de traversin

Traversier : I. - Traversier était le nom que l'on donnait à des bateaux de pêche ou de bornage des environs de La Rochelle.
II. - (en anglais « breast line ») Traversier est le nom donné à des amarres qui partent de l'avant ou de l'arrière d'un navire, perpendiculairement à son axe. III. - Traversier se dit d'un navire se rapprochant de notre navire et dont la route est perpendiculaire ou à peu près perpendiculaire à notre propre route et en tout cas croise notre route.

Trébuchet : Sorte de bûchette d'environ un quart de pouce de diamètre et un pied de long utilisée par le maître-charpentier pour tracer les varangues à partir de la varangue-première.
Maître-gabarit, tablette et trébuchet sont les trois instruments d'une technique de conception non-graphique des carènes et de réalisation des membrures, c'est-à-dire d'un savoir-faire sans plans de construction.

Trésillon : Morceau de bois ou de fer qu'on passe entre les deux branches d'un anneau en filin, et qu'on tourne ensuite indéfiniment pour serrer deux cordes l'une contre l'autre.
En pareil cas, on dit qu'on fait trésillon.

Treuil (en anglais « winch ») : Machine comprenant un cylindre généralement vertical appelé tambour, sur lequel on enroule une amarre ou une manœuvre, et qui sert à forcer sur cette amarre ou sur cette manœuvre.

Remarque. - Beaucoup de plaisanciers français qui ont fréquenté des plaisanciers anglais, ou qui ont navigué avec d'autres plaisanciers qui eux-mêmes parlaient comme cela, utilisent le mot anglais « winch » à la place du mot français « treuil ».

Tribord (en anglais « starbord ») : Partie d'un navire située à main droite d'un observateur situé sur ce navire, dans l'axe, lorsqu'il regarde vers l'avant du navire.

Tribord amure : Naviguer avec l'amure à tribord et la bôme à bâbord.

Trinity House : Corporation fondée à Londres par une charte d'Henri VII en 1514 pour organiser le pilotage des navires dans les eaux et dans les ports du Royaume-Uni.
Trinity House a mis en service son premier phare en 1609 à Lowestoft et le premier bateau-feu du monde dans l'estuaire de la Tamise en 1732.
À partir de 1968, installation de balises répondeuses radar (Racon) ; à partir de 2002, du GPS différentiel ; à partir de 2008 de l'AIS.
La tutelle du pilotage a été transférée par le Pilotage Act de 1987 de Trinity House aux différentes autorités portuaires du royaume, non sans réduire de plus de moitié le nombre des pilotes.
Le rôle actuel de la corporation de Trinity House est triple :
1 - Fourniture et entretien des aides à la navigation dans les eaux territoriales d'Angleterre, du Pays de Galles, des îles anglo-normandes et de Gibraltar : phares, balises, bouées, sondages, aides radio-électriques.
2 - Organisation et financement de l'instruction des futurs officiers de la marine marchande britannique.
3 - Hébergement des marins âgés dans des établissements de retraite, organisation et financement d'organismes de charité.

Trinquette : Voile triangulaire qui s'établit sur draille, entre la tête du mât de misaine et l'étrave.
Sur les côtres la trinquette s'appelle quelquefois misaine.
Sur les bâtiments gréés en carré, la trinquette est seulement employée à la cape et par très-mauvais temps, sur une draille volante qu'on dépasse aussitôt qu'on ne se sert plus de la voile.
Quand elle sert comme voile de cape, la trinquette s'appelle aussi tourmentin.

Tropiques : Les tropiques sont deux petits cercles de la Terre, parallèles à l'Équateur et qui en sont éloignés de 23° 27', l'un au Nord (tropique du Cancer) l'autre au Sud (tropique du Capricorne).

Trou d'homme : Ouverture elliptique pouvant être obturée de façon étanche et permettant de pénétrer dans un compartiment habituellement inaccessible comme un double-fond, une soute, un cofferdam.

Tsunami : Perturbation de la surface de l'eau consécutive à un déplacement du fond sous-marin ou à un affaissement de terrain sous-marin, par exemple provoqué par un tremblement de terre ou une éruption volcanique sous-marine.
La perturbation peut se propager en surface sur des milliers de kilomètres, à une vitesse qui peut atteindre 700 km/h (400 nœuds) dans des fonds de 4000 mètres.
La période des vagues peut varier entre quelques minutes et une heure ; la distance entre les crêtes peut varier de moins de cent kilomètres à plusieurs centaines de kilomètres.
La hauteur des ondes d'un tsunami en mer est seulement de l'ordre du mètre et, sur une longueur d'onde de plusieurs centaines de kilomètres, cela ne constitue pas une déformation importante de la surface de la mer.
Cependant, lorsque ces ondes arrivent en eau peu profonde, elles sont ralenties par l'existence d'eaux peu profondes et par un possible effet d'entonnoir et la hauteur des vagues peut atteindre plusieurs mètres.
Le mot tsunami est tiré d'une expression japonaise signifiant « onde de port ».

Tuyère (en anglais « nozzle ») : Sorte de tube dont la partie extérieure peut être quelconque et dont la partie intérieure est formée de deux troncs de cônes ; les petites sections des cônes sont égales et réunies au col de la tuyère.
L'écoulement de l'eau de l'entrée à la sortie de la tuyère est constant en débit ; la section de passage diminuant entre l'entrée dans la tuyère et le col, la vitesse de l'eau augmente et sa pression diminue depuis l'entrée jusqu'au col ; puis sa vitesse diminue du col à la sortie de la tuyère pendant que la pression augmente.

Si l'on place l'hélice du navire au col de la tuyère, la pression sur sa face amont est réduite par rapport à ce qu'elle aurait été si la même hélice avait été placée directement sous voûte, c'est-à-dire sans tuyère.

Le rendement de l'hélice augmente lorsqu'elle est placée dans la tuyère et la perturbation de l'eau après le passage du navire est réduite.

Par ailleurs, la tuyère diminue les risques de cavitation et d'aération de l'hélice qu'elle entoure ; cet effet est spectaculaire lorsqu'on bat en arrière.
Un navire dont l'hélice est placée dans une tuyère a un effet de pas très réduit lorsque l'on bat en arrière : nous l'avons constaté à de nombreuses reprises sur les deux navires semblables « Stat Dover » et « Star Dieppe » ; le premier a une hélice sous voûte le second une hélice dans une tuyère ; lorsque l'on bat en arrière, l'avant du « Star Dover » vient sur tribord alors que les « Star Dieppe » ne change pas de cap.

Remarque. - Un simple cylindre que l'on place autour de l'hélice pour la protéger des chocs avec le fond de la mer si on navigue dans des parages où il n'y a pas assez de hauteur d'eau, ou avec les débris présents dans l'eau, n'apporte pas les avantages d'une tuyère.

Unité astronomique : Demi grand axe d´une orbite que décrirait autour du Soleil une planète de masse négligeable, non perturbée, dont le moyen mouvement est égal à k radians par jour, k étant la constante de Gauss.

Unité de hauteur d'un port : C'est la hauteur d'eau au-dessus du niveau moyen, au moment de la pleine mer, à l'époque des syzygies, lorsque le Soleil et la Lune sont sur l'Équateur terrestre et à leur moyenne distance de la Terre.

Unités de longueur : Unités de longueur utilisées dans la marine :

Le méridien terrestre est un grand cercle de la Terre passant par les pôles

Le quart du méridien terrestre = 90 degrés = 10 000 km (loi19 frimaire an VIII)

La lieue terrestre = 4445 m (il y a 25 lieues terrestres dans un degré de méridien)

La lieue marine = 5556 m (il y a 20 lieues marines dans un degré de méridien)

Le mille marin international = 1/3 de lieue marine = 1852 m

L' encablure =185,2 m = 1/10 de mille marin

La brasse anglaise = 1,624 m (utilisée pour mesurer la profondeur de la mer sur certaines cartes marines anciennes étrangères)

Le mètre décimal = dix millionième partie du ¼ du méridien terrestre

Le mètre = 3 pieds et 11,296 lignes de la toise de Paris (loi 19 frimaire an VIII)

Anciennes unités de longueur françaises :

Le pied = 12 pouces = 144 lignes = 1728 points = 1/6 de toise = 1/12000 de lieue

L'empan est la distance entre le pouce et l'un des quatre autres doigts

La coudée est la longueur de l'avant-bras (entre le coude et l'extrémité du majeur)

La coudée vaut 2 empans

La brasse est l'écart des bras aux poignets ou aux mains fermées

La brasse vaut 8 empans ou 4 coudées.

Jusqu'en 1667

Le pied de Charlemagne = 9/8 du pied romain, mesure environ 0,03334 m

Le pied du roi = 0,032660 m

La lieue de Paris = 1666 toises = 10 000 pieds = 3266 m

À partir de 1668 jusqu'en 1737

Le pied du roi = 0,0324839385 m (pointure 48¾)

Le point = 1/1728 pied = 0,187986 mm

La ligne = 12 points = 2,25583 mm

Le pouce = 12 lignes 27,07000 mm

La toise = 6 pieds = 1,949040 m

Le pas = 0,624 m

L'aune de Paris = 6322 points = 0,118844819 m

La perche de Paris = 18 pieds = 5,84712 m

La perche ordinaire = 20 pieds = 6,49680 m

La perche des eaux et forêts = 22 pieds = 7,14648 m

L'arpent = 220 pieds = 71,46480 m

La lieue de poste = 13 200 pieds = 4 287,8880 m

la lieue de Paris = 2 000 toises = 3 898,8080 m

Anciennes unités de longueur anglaises :

Le pouce anglais mesure environ 25,4 mm

Le pied anglais = 36/35 du pied romain = 12 pouces ; il mesure environ 304,8 mm

Va et vient : Appareil servant à transférer des hommes d'un navire en détresse échoué près du rivage jusqu'à la côte.
Un fort cordage est établi entre le navire échoué et un point fixe à terre ; une bouée-culotte suspendue à une poulie engagée sur le cordage peut aller du navire à la terre, guidée par un cordage en double pouvant la faire avancer ou la retenir.

Vadrouille : Sorte de balai fait de fils de caret, morceaux de vieux cordage ou de brins de coton, tenus ensemble et emmanchés, qui est utilisé mouillé pour faire la propreté des ponts.

Vague exceptionnelle : Vague isolée
Vague scélérate : appellation familière et abusive d'une vague exceptionnelle qui suppose que la Nature puisse avoir la volonté coupable de martyriser le pauvre marin par la formation de vagues insurmontables.

Vaigre : Virure formée de planches de bois épaisses fixées sur les membrures et garnissant la paroi intérieure de la coque du navire.

Vaigrage : Ensemble des vaigres.

Vaisseau : Les vaisseaux étaient les plus gros bâtiments de la marine à voiles ; ils possédaient trois mâts et au moins deux batteries couvertes ; ils portaient entre 74 et 120 canons.

Varangue : Pièce de construction à deux branches formant la partie inférieure d'une membrure et placée à cheval sur la quille ; de chaque côté sont fixés sur les varangues les genoux puis les allonges.

Varangue acculée : Varangue dotée d'un acculement.

Varangue plate : Varangue ne présentant pas d'acculement.

Varangue-première :

Variation du compas (en anglais « compass error ») : C'est l'angle formé par la ligne Nord-Sud du compas avec la vraie ligne Nord-Sud du monde.
Pour un compas magnétique, c'est la combinaison de la déclinaison magnétique et de la déviation du compas.
La variation d'un compas (W) est la différence de l'azimut vrai (Zv) moins l'azimut au compas (Zc) : W = Zv - Zc

Veille (en anglais « watch ») : La veille est l'activité la plus importante et l'une des plus difficiles à bord des navires à la mer ; elle s'effectuait sur la dunette et au bossoir, sur les navires à voiles et sur la passerelle à bord des navires à propulsion mécanique.
Le matelot de quart qui assure la veille prend le nom d'« homme de bossoir », même s'il reste à la passerelle. À la fin de son quart il rend compte à l'officier de quart dans les termes suivants : « rien de nouveau sous le bossoir, Monsieur, les feux sont clairs ».
Tout navire doit en permanence assurer une veille visuelle et auditive appropriée, en utilisant également tous les moyens disponibles qui sont adaptés aux circonstances et conditions existantes, de manière à permettre une pleine appréciation de la situation et du risque d'abordage (règle 5 du règlement international pour prévenir les abordages en mer).

Vent (en anglais « wind ») : Le vent est un déplacement horizontal d'air qui se produit lorsque l'on observe un gradient de pression entre deux points de la Terre peu éloignés.
Lorsqu'il existe une différence de pression entre deux points, l'air circule de l'endroit où la pression est la plus élevée vers l'endroit où elle est la moins élevée : l'air se déplace de la haute pression vers la basse pression.
Le vent est caractérisé par la direction d'où il souffle et par sa vitesse ; cette vitesse s'exprime en mètres par seconde, en kilomètres à l'heure, en nœuds ou selon sa force dans l'échelle de Beaufort.

Vent arrière : Allure d'un navire recevant le vent de l'arrière.

Vent (Au - ) : Le côté au vent est le côté du navire d'où vient le vent.

Vent (Sous le - ) : Le côté sous le vent est le côté opposé à celui d'où vient le vent.

Vent de travers : Allure d'un navire qui reçoit le vent par son travers.

Verge : Partie rectiligne de l'ancre, entre l'organeau et le diamant.
Les petites ancres ont une verge ronde ; les grosses l'ont de section carrée.

Vergue : Pièce cylindrique allongée, une fois plus grosse au milieu qu'aux extrémités, servant à supporter les voiles.
Les extrémités amincies de la vergue s'appellent les fusées.

Vérine : 1 - Lampe de verre que l'on suspend au-dessus du compas de route pour que l'homme de barre puisse lire les graduations de la rose.
2 - Cordage plus résistant et de section plus forte qu'un lance amarres et qui sert à haler à bord une câble ou une amarre.

Vernal (Point - ) : Le point vernal (noté γ) est l'un des deux points de la sphère céleste où l'Équateur céleste et l'écliptique se coupent ; ces deux points sont les points équinoxiaux.
Le point vernal est le premier des points équinoxiaux ; le passage du Soleil en ce point marque le début du printemps (dans l'hémisphère Nord) ; c'est pour cette raison qu'il est appelé point vernal (du latin ver = printemps).
Le point vernal est l'origine des ascensions droites et des longitudes écliptiques.
Par définition les coordonnées célestes du point vernal sont : ascension droite = 00 heure 00 minutes 00 seconde ; déclinaison= 000 degré 00 minutes 00 seconde.
Remarque : Le point vernal est actuellement situé dans la constellation des Poissons ; il en ressortira vers 2700 de notre ère pour entrer dans la constellation du Verseau. Il se déplace d'à peu près un degré tous les 70 ans (deux fois le diamètre apparent du Soleil ou de la Lune) et il change de constellation tous les 2000 ans environ.

Vernier :

Vertical : Le vertical d'un astre est un grand cercle de la sphère céleste passant par cet astre, le zénith et le nadir du lieu d'observation ; le vertical est perpendiculaire à l'horizon.
La hauteur d'un astre est l'arc du vertical compris entre le centre de l'astre et l'horizon.

Verticale : La verticale d'un lieu est la direction opposée au champ de la pesanteur en ce lieu ; elle est donnée par le fil à plomb.
Le point de la sphère céleste associé à cette direction est le zénith du lieu, le point diamétralement opposé est le nadir.

Vice propre (en anglais « haulier ») : Avarie trouvant sa source dans la nature de l'objet assuré, indépendamment de toute influence extérieure à cet objet.

Videlle : Sorte de reprise en fils croisés qu'on fait sur un commencement de déchirure.
Une videlle faite à temps évite quelquefois des avaries.

Vigie (en anglais « vigie ») : Écueils et rochers de petite étendue, que l'on trouve hors de l'eau ou sous l'eau, à une bonne distance de la terre (à proximité du rivage, on l'appellerait un danger).

Vin de chambre : Vin logé dans des bouteilles cachetées, servi à la table des officiers et des passagers, par opposition au cambusard qui est servi à l'Équipage..
On appelait autrefois la chambre la partie du navire située à l'arrière et qui était réservée à l'État-Major.

Virer : 1 - Faire rentrer à bord une amarre ou le câble de l'ancre en utilisant un cabestan, un treuil ou le guindeau.
Virer à pic est virer le câble de l'ancre jusqu'à ce que l'ancre soit à la verticale de l'étrave.
2 - Virer de bord est changer d'amure : c'est modifier le cap du navire jusqu'à ce qu'il reçoive le vent du bord opposé.

Virer vent arrière : Se dit d'un navire qui change d'amure en recevant le vent par l'arrière.

Virer lof pour lof : Se dit d'un navire qui change d'amure en recevant le vent par l'avant.

Virure : Suite de bordages ou de vaigres formant une ligne horizontale courant de l'avant à l'arrière du navire.

Vit de mulet : Pièce métallique articulée reliant la bôme au mât.

Vitesse de libération : Vitesse minimale dont doit être animé un vaisseau spatial ou une fusée pour pouvoir échapper à l'attraction d'un astre donné.

Vitesse fond : La vitesse fond est la vitesse d'un navire mesurée par rapport au monde ; la vitesse fond moyenne est le quotient de la distance parcourue entre deux positions successives du navire par l'espace de temps qui sépare les deux observations ; ces positions du navire doivent avoir été déterminées par des observations (observations astronomiques, relèvements d'amers, relevé des indications du récepteur GPS, relèvement et distance de l'écho au radar d'un point remarquable à terre).

Vitesse limite : On appelle vitesse-limite d'un navire la vitesse qui correspond à la formation d'un train de vagues dont les crêtes sont espacées d'une distance égale à la longueur du navire.

Pour dépasser cette vitesse-limite, il faut augmenter considérablement la puissance de la propulsion et le navire commence alors à se soulever dans l'eau ; on dit que le navire est en situation de semi-déplacement.

À partir de ce moment, si on augmente la vitesse, le navire s'élève davantage et il arrive à prendre une situation équilibrée à partir de laquelle la vitesse peut augmenter sans qu'il soit nécessaire d'augmenter la puissance de la propulsion de façon excessive : le navire est en situation planante.

Certaines formes de coques facilitent le dépassement de la vitesse limite : on dit que ces navires ont une coque planante. Ceux qui n'y arriveront pas ont une coque à déplacement.

Vitesse surface : Vitesse d'un navire par rapport à l'eau dans laquelle est immergé le navire ; il s'agit de l'eau qui se trouve à une distance de sa coque supérieure à l'épaisseur de la couche limite ou épaisseur d'eau perturbée par le passage du navire.

Vive-eau : Moment de la lunaison où le marnage est maximal, correspondant à une pleine lune ou à une nouvelle lune.

VHF (Very Hight Frequency) : Gamme de fréquences dans laquelle se font les communications radio maritimes à courte portée (de l'ordre de quelques dizaine de milles, selon l'élévation de l'antenne et la puissance du poste émetteur).

Voile : Surface de toile destinée à recevoir le vent et à en transmettre la force au navire.
Les voiles on deux formes principales : elles sont ou triangulaires ou à quatre côtés, et elles portent un grand nombre de noms différents suivant leurs emplois, leur coupe et la manière de les établir.
- Les voiles sont classées selon les mâts :
Voiles de beaupré - Clin-foc, faux foc, grand foc, petit foc ;
Voiles du mât avant - Misaine, petit hunier fixe, petit perroquet fixe, petit cacatois, petit contre-cacatois ;
Voiles du mât du milieu - Grand voile, grand hunier fixe, grand perroquet fixe, grand cacatois, grand contre-cacatois, flèche de grand-cacatois ;
Voiles du mât arrière - Artimon (ou voile barrée), perroquet de fougue, perruche, cacatois de perruche, contre-cacatois de perruche ou brigantine.

Voile aurique : Voile de forme trapézoïdale tenue entre une vergue et une bôme (ou gui).

Voile carrée : Voile quadrangulaire dont le bord supérieur est horizontal et est tenu par une vergue suspendue au mât par son centre.

Voile à corne (en anglais « gaff ») : Voile quadrangulaire comprise entre une vergue (ou corne) et une bôme (ou guy).
Les voiles à corne sont à la base des gréements auriques.

Voile à livarde : On appelle livarde un espar en travers de la voile.

Voile au tiers (en anglais « lug sail ») : Pour la va voile au tiers, ou voile à bourcet, la drisse est frappée au tiers avant de la voile.

Voile de cape : Voile de petites dimensions déployée en cas de tempête pour permettre de gouverner le navire.

Voile latine : Voile triangulaire ou quadrangulaire qui peut recevoir indifféremment le vent d'un côté ou de l'autre ; sa chute avant est toujours au vent et sa chute arrière sous le vent.

Voilure : Ensemble des voiles d'un bâtiment.
C'est aussi l'ensemble des voiles sous lesquelles il navigue à un moment donné, mais alors on dit: le navire porte telle voilure, ou « quelle voilure avez-vous ? » mais l'expression « la voilure » employée seule indique la totalité des voiles qu'on peut porter.
On dit aussi qu'un bâtiment a une voilure de brick, de goélette, etc. pour indiquer qu'il est gréé en brick ou en goélette ou qu'il a une voilure de vaisseau, de frégate, pour indiquer que la surface de sa voilure est la même que celle d'un vaisseau ou d'une frégate.

Volume de carène : Volume d'eau qui remplacerait la partie du navire située au-dessous du plan de flottaison.

Yole (en anglais « jig ») : D'origine scandinave, la yole permet de transporter des personnes, soit à la voile, soit à l'aviron.

Zénith : Point où la verticale prolongée au-dessus de l'observateur touche la sphère céleste.
Le point opposé est le nadir.

Zéro de la carte : Niveau de référence auquel se réfèrent toutes les sondes portées sur la carte et les hauteurs d'eau fournies par l'annuaire des marées.
On l'appelle encore zéro hydrographique.
Sur les cartes françaises, le zéro correspond habituellement aux plus bases mers théoriques possibles, mais ce principe admet des exceptions : à La Rochelle et dans les eaux environnantes, le niveau des plus basses mers théoriques et le zéro de l'annuaire des marées correspondent à une sonde positive d'environ quinze centimètres.

Zéro la barre : Ordre donné au timonier de manœuvrer la barre de telle sorte que le safran du gouvernail soit orienté selon l'axe longitudinal du navire ; lorsque l'ordre est exécuté, le timonier annonce « la barre est à zéro ».

Zone dangereuse (en anglais « no go area » ou « NGA ») :

Zone de marée : Les côtes de la France sont divisées en zones de marée.
On définit une zone de marée par un port de référence où le zéro hydrographique est déterminé, et par des limites géographiques : pour chaque port situé à l'intérieur de la zone concernée, une relation de concordance permet de choisir un zéro hydrographique en accord avec celui du port de référence.
Près de la séparation entre deux zones de marée adjacentes, on peut observer des discontinuités.