Le partage de l'eau douce l'été en Charente Maritime par Marc Commenge, 24 avril 2010
L'eau
douce est à travers le monde une source de conflits. Pourtant les
solutions techniques sont connues. Partager l'eau douce est une
nécessite vitale que l'on résout d'autant mieux qu'on accepte de
respecter le point de vue des uns et des autres. « Aucun aménageur
n'a jamais raison tout seul » nous dit M. Marc Commenge, ancien
directeur de l'Union des marais de Charente Maritime. Notre département
est un cas intéressant car l'été, il est confronté à une pénurie d'eau
douce. Les solutions sont à inventer en respectant l'agriculture,
l'ostréiculture, la chasse, la protection de la nature et le tourisme...
C'est au plus sec de l'année que la demande est la plus forte : les
estivants bien sûr, mais aussi le plancton des naissains d'huitres, la
survie des bovins, l'irrigation des terres cultivées. Or 70% des longs
étés sont secs, les petits cours d'eau ont un débit nul et la Charente
tombe à 5 m3/seconde ! Les réserves d'eau douce sont nécessaires. Elles
ne peuvent pas être faites dans les zones karstiques perméables, reste
le marais aux argiles étanches. La platitude de notre pays permet de
redistribuer l'eau où on en a besoin. Mais pour cela il faut s'entendre
! La réserve de 150 Ha de Breuil Magné est un exemple encourageant
d'harmonie entre les différents intérêts. Mais ailleurs les recours
devant les tribunaux se multiplient. Les délais s'allongent. Mais M.
Commenge reste optimiste : à terme la régulation de la ressource en eau
par des réserves est incontournable.
Richard Lick
Dîner conférence du 1 mars 2010
Le lundi 1er mars, M. Jean-Paul Léger vient nous parler de son métier -
officier radio de la marine marchande - “métier qui n’aura duré qu’un
siècle”. Pour y accéder : une première formation d’opérateur radio
sanctionnée par un certificat, une seconde, d’officier radio,
sanctionnée par un diplôme et des brevets. Historiquement, le naufrage
du Titanic, en 1912, fait connaître très largement le rôle de
l’officier radio. Les deux radios du bord, Jack Philips et Harold
Bride - le premier disparut dans le naufrage - ont émis jusqu’au bout
leur message de détresse, le maintenant célèbre SOS. Malheureusement,
le radio du bateau le plus proche était parti se coucher.
L’inconvénient de la présence d’un seul opérateur radio par navire,
avec l’arrêt de réception des messages pendant son sommeil, est apparu
et a provoqué la décision d’embarquer deux radios, jusqu’à la mise en
place de l’auto-alarme du récepteur.
En dehors des communications radio avec les autres navires, les ports
de destination, les familles des marins, du diagnostic à distance avec
l’hôpital de Toulouse, le travail de l’officier radio comprend
l’entretien et le dépannage de la radio, du radar, du sonar, le relevé
goniométrique, voire la gestion de la bibliothèque, du cinéma de bord,
ou de l’infirmerie.
Ce métier a conduit M. Léger à naviguer
- dans l’Atlantique : cabotage sur les côtes américaines et mexicaines, minéralier vers l’URSS,
- en Méditerrannée : cabotage sur un pinardier, en Crête, en Algérie,
- dans le Pacifique sud : Papouasie-Nouvelle Guinée, Tasmanie,
- dans l’Océan indien : côte africaine, Madagascar, Réunion,
- dans l’Antarctique sur un navire assurant le ravitaillement des Français et des Australiens de l’expédition Paul-Emile Victor,
et enfin sur des navires océanographiques : le Capricorne, sur les
côtes d’Afrique, pour déterminer les réserves de poissons par
écholocation, et le Coriolis, de l’ORSOM, dans le Pacifique, à la
recherche de nodules polymétalliques et pour l’étude des fonds.
M. Léger nous précise avec humour que les escales n’ont rien à voir avec le tourisme !
En conclusion, une vie passionnante racontée par un homme passionné.
Betty Gourdo
Dîner conférence du 7 décembre 2009
Monsieur Jacques DEPIN,
Président d'honneur de l'Université du Temps Libre , a
exposé la tragédie des cuirassés allemands
lors de la Seconde Guerre Mondiale : Erreurs d'utilisation
de ces navires et les incohérences d'Hitler, qui avait donné
l'ordre de ne pas engager le combat avec les navires de force égale
ou supérieure, pour se consacrer à la destruction des
convois de ravitaillement à destination de l'Angleterre et de
la Russie. L'amiral Lutjens commit des erreurs tactiques
fondamentales ; sous estimation des besoins en carburant du Bismarck
; Puis, pour rejoindre la mer du Nord, l'escadre (Bismarck, Prinz
Eugen et deux destroyers) emprunta les détroits en plein
jour, où les navires furent repérés, permettant
aux Britanniques la destruction de l'escadre Allemande.
Bernard MENARD
Dîner conférence du lundi 5 octobre 2009
120 Amis ont suivi
avec beaucoup d’intérêt l'excellente
conférence de Mickaël AUGERON, maître de
conférence à l’Université de La Rochelle, sur les pirates et corsaires huguenots à La Rochelle au XVIe siècle.
A partir de la
seconde moitié du XVIe siècle, les actes de piraterie par
les huguenots, en particulier en provenance de La Rochelle se
multiplient. Il s'agit au départ de piraterie
d'opportunité. Il était en effet tentant, lorsque l'on
pratiquait la grande pêche à Terre Neuve ou que l'on
naviguait près des côtes de Floride, des Antilles,
du Brésil ou de l'Afrique, d'arraisonner des navires emplis
d'or ou de marchandises. D'autant qu'il s'agissait de navires de la
très catholique Espagne. Les pirates ont
enregistré des succès spectaculaires tels les prises de
Santiago de Cuba au Panama ou La Havane à Cuba, qui
obligèrent l'Espagne à renforcer ses colonies et à
protéger ses bateaux. Avec les guerres de religion en France, le
conflit prend une autre dimension. L'Amiral de Coligny et Henri de
Navarre décident d'accorder le statut de corsaires aux
pirates qui le souhaitent. Ils sont rejoints par des équipages
anglais et hollandais qui veulent profiter de ce nouveau statut pour
attaquer les flottes catholiques. Entre les années 1550 et
le siège de La Rochelle en 1628, La Rochelle aura
été une menace pour l'Europe catholique.
Bob NICOLAS
Dîner conférence du lundi 2 mars 2009
Quelle
soirée étonnante que celle de ce lundi 2 mars 2009
réunissant les Amis du Musée Maritime pour son
traditionnel rendez-vous mensuel, où il s’en est fallu de
peu que notre dîner conférence soit sans
conférence : l’orateur ayant oublié simplement
son rendez-vous !!!
Mais grâce à l’à-propos de nos
dévoués organisateurs tout rentrera vite dans
« l’ordre » avec l’inversion du
programme.
Ce fut donc en dessert qu’avec maestria et sans aucune
note, Monsieur Dominique Droin nous régala avec la
vie ô combien mouvementée de Pierre-Augustin Caron de
Beaumarchais. Etonnante aussi la biographie de ce dernier : tout
à la fois écrivain, horloger, inventeur, musicien,
politicien, espion, vendeur d’armes, armateur etc.
L’accent fut mis sur ses rapports avec la ville de Rochefort
où il acheta le vieux vaisseau
« l’Hippopotame » qu’il renommera le
« Fier-Rodrigue ».
Je ne vous en relaterais pas plus (n’en n’ayant ni le
talent, ni la compétence) mais vous renvoie vers le livre
de notre conférencier « La Rochelle-Rochefort &
Beaumarchais » qu’il nous a proposé avec
dédicace en fin de séance.
Un grand merci à tous pour ce grand moment de convivialité et de culture.
Dîner conférence du lundi 26 janvier 2009
Merci à François-Xavier PELLETIER, ethnologue et réalisateur et à Catherine LACROIX, son épouse, productrice, pour leur film « Cueilleurs de vie ».
Ils ont présenté, à la centaine d’Amis
présents ce soir-là, leur combat pour la défense
d’une culture ancestrale « la pêche du mulet
avec l’aide des botos (ou dauphins)»Ce film est
l’aboutissement d’une histoire d’amour
retraçant le quotidien entre une communauté de
pêcheurs d’origine açorienne, sur la côte sud
du Brésil, dans l’état de Santa Katerina, et
«les botos«.
Il
nous décrit le travail long et difficile du dauphin qui, par ses
sauts, ses contorsions, ses battement de queue, ses approches
particulières, conduit le mulet dans l’épervier
(filet) du pêcheur.
Tous les pêcheurs connaissent chaque dauphin par leur nom :
Borranichina, Tafarel, Escubi……entre autres.
Pour se nourrir, les dauphins n’ont pas besoin de l’homme,
mais les pêcheurs ont besoin des dauphins pour vivre. A la
moindre erreur du pêcheur (lancer du filet non conforme,
comportement différent…) le dauphin boude, il ne
travaille plus.
Mais cette pêche, dans la lagune, devient de plus en plus
difficile face à l’industrialisation, c’est la lutte
inégale entre les chalutiers (120 tonnes/an) et l’artisan
avec son épervier (quelques poissons par jour).
La pollution dans le lagon devient de plus en plus envahissante et
cause, à court terme, la mort des dauphins.
ML’espoir est toujours là, dans le cœur de
François-Xavier PELLETIER, qui noue, avec son épouse, une
relation harmonieuse avec la nature afin d’éclairer le
quotidien de ces personnages exemplaires
Rose-Marie Menou