LE VAURIEN
l'argent ne fait pas le bonheur
Un bateau à voile à deux équipiers pour le prix de deux bicyclettes,
ce fut le défi lancé par Philippe Viannay, créateur du centre nautique des Glénans à son ami Jean-acques Herbulot.
Olé moé
Le prototype fut construit par le second dans l'appartement du premier et sorti par la fenêtre, on était en 1951. L'année suivante après le succès remporté au Salon Nautique, la construction en série commençait chez Constantini à La Trinité.
Aujourd'hui navigue le numéro 36 000 et plus, la série a connu un développement international.
La dimension des plaques de contre-plaqué a déterminé les plans du Vaurien, toutes les innovations avaient pour but d'obtenir une construction économique sans sacrifier stabilité et sécurité. La simplicité des formes étonne encore, en particulier le fond plat qui se relève juste un peu pour dégager les coins du tableau, et pourtant ça marche ! Un seul défaut : l'absence de caissons étanches remplacés par des volumes gonflables.
Les Vaurien en polyester apparaissent dans les années 60, mais les formes adaptées au contre-plaqué ne le sont pas pour le plastique, en régate les bateaux bois ont longtemps gardé l'avantage.
Malgré ses qualités; le Vaurien n'a pas pu résister à l'engouement pour le 420, une autre époque commençait mais le Vaurien avait bien rempli sa mission en permettant la pratique de la voile par le plus grand nombre.
Qui à l'époque n'a pas navigué sur un Vaurien ?
Longueur 4,08 m
Largeur : 1,47 m
Déplacement à vide : 95 Kg
Surface de voilure : 8,8 m²